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Test : Tearaway

La PSVita n’a pas toujours connu des jours heureux. Ses ventes sont moribondes, les jeux se font assez rares, les titres annoncés de longue date se font encore attendre et les killer-apps ne se bousculent pas au portillon. Mais elle a Tearaway.

Né de l’esprit fertile de MediaMolecule, les parents de Sackboy, Tearaway nous emmène découvrir l’épopée de Iota (ou Atoi), un messager souhaitant transmettre une lettre à Vou. Et Vou, c’est vous. Le joueur, un véritable roi Soleil, être tout puissant presque divin qui a la faculté d’aider notre ami en interagissant avec certains éléments du décor. D’une manière très habile, Tearaway exploite chacune des capacités de la PSVita et étonne. Le pavé arrière, mis au ban par bon nombre de jeux déjà sortis, permet ainsi de crever littéralement l’écran pour déplacer des structures; la caméra sert à mêler le réel au virtuel tandis que l’écran tactile donne la possibilité de déplier des mécanismes, Iota évoluant dans un univers proche des livres animés/pop-up rempli de stop-motion.

L’utilisation de chacune des fonctionnalités de la PSVita se fait assez naturellement et ne pose guère de problème car Tearaway est après tout un jeu de plate-forme assez simple d’accès. La difficulté est presque absente, Iota ne peut mourir, il réapparait toujours de manière instantanée après une chûte ou une mort contre un Scraps, la racaille locale. Mais on ne s’ennuie pas pour autant. La progression est fluide et le jeu réussit sans-cesse à se renouveler, que ce soit au niveau du gameplay, des mécanismes ingénieux, de son excellente bande-son ou des décors somptueux. La direction artistique est à ce propos à tomber et invite même le joueur à se l’approprier en lui offrant la possibilité de dessiner, découper et coller pour personnaliser Iota ou quelques habitants de ce monde féérique. Car c’est bien là le thème du jeu : proposer un véritable conte impliquant à la fois Iota, ce héros revêtant la forme d’une enveloppe, et le joueur.

Tearaway n’est bien entendu pas parfait. Il y a ce manque de challenge qui pourra rebuter, cette durée de vie de seulement 7h (10h/12h pour viser le 100% ), des affrontements un poil redondants, ou des dessins pas toujours très précis, l’index cachant une partie du patron. Mais tout cela reste assez anecdoctique face à ce que propose au final le jeu : une oeuvre maitrisée combinant à la fois une réalisation AAA et le charme unique des jeux indépendants. Tout simplement enchanteur.

Tearaway est développé par MediaMolecule et édité par Sony Computer Entertainment. Jeu sorti le 22 novembre sur PSVita. PEGI 3+.

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