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Apex vs Fortnite: la réaction d’Epic Games

Comment Fortnite s'organise pour contrer Apex Legends

Face à Apex Legends, la réaction de Fortnite n’a pas tardé. Le jeu d’Epic Games est sur le qui-vive afin de conserver sa place de leader et sa base de joueurs.

Il se dit que plus de 10 millions de personnes ont assisté au concert de Marshmello dans Fornite. Dans un récent communiqué, Electronic Arts a affirmé que Apex Legends rassemblait par moment 2 millions de personnes en même temps.

C’est un nombre colossal, mais loin de ce que fait Fortnite. Epic Games craint néanmoins son nouveau concurrent. Il est nouveau, il a le vent en poupe et pour le contrer, il faut utiliser les grands moyens.

Fortnite veut gagner la bataille des streamers

Le succès d’Apex repose sur plusieurs points. Parmi eux, il y a naturellement la qualité même du jeu et puis l’importance des streamers. Il ne faut pas oublier qu’Apex est sorti le jour même de son annonce. Il n’a eu droit à aucune campagne marketing. Electronic Arts a entièrement misé sur les streamers pour faire décoller Apex Legends. Pour cela, l’éditeur américain a probablement mis la main à la poche. Ça a sans doute fait du bien aux finances de certains streamers, en plus d’être heureux de pouvoir enfin jouer à autre chose depuis 18 mois.

Mais ça, ça n’arrange pas les affaires de Fortnite. Lui aussi doit son succès aux streamers. Il n’y a qu’à faire un petit tour sur Youtube et Twitch pour découvrir qu’un nombre incroyable de personnes sont spécialisés dans ce jeu. Fortnite ne peut se permettre de perdre ces précieux alliés.

Pour ce faire, Epic Games a tenu à renforcer son programme de soutien aux créateurs. A chaque achat depuis la boutique en ligne, un joueur peut indiquer un code créateur, ce qui va rémunérer un streamer à hauteur de 5%; dès que 10 000 V-Bucks (100 dollars) sont dépensés, il reçoit alors 5 dollars. Dans une vidéo très intéressante, Gotaga a révélé que ce montant avait été revu à la hausse. Du 8 au 22 février, c’est 20 dollars que récupère le streamer.

Les gains financiers peuvent être colossaux pour certaines personnes. Dès lors, les streamers n’ont absolument aucun intérêt à déserter Fortnite pour la concurrence; il faut qu’ils restent sur ce jeu pour maximiser leurs revenus. Leurs fans vont ensuite continuer à consommer du Fortnite. Ils sont même incités à utiliser un code créateur puisque cela donne accès à un skin pour habiller ses armes. Tout est fait pour que tout le monde y gagne… enfin surtout Fortnite.

Fortnite veut conserver sa base de joueurs

Malgré tout, Fortnite se doit d’être plus agressif. Après le lancement d’Apex Legends, Epic Games s’est illustré en rachetant des mots clefs sur Google. Son coup de maître se trouve ailleurs. Le développeur américain a lancé le défi Ultime Effort. Pendant les prochains jours, chaque joueur devra remplir un certain nombre d’objectifs: faire X dégâts, visiter X lieux, jouer avec X amis etc. Ceux qui rempliront le défi Ultime Effort obtiendront gratuitement le Passe de Combat de la prochaine saison de Fortnite.

L’intérêt de cette opération est double. Tout d’abord, beaucoup vont rester sur Fortnite afin de valider chacun des défis. Et d’ici deux semaines, quand la nouvelle saison sera lancée, ces mêmes joueurs retourneront sur Fortnite pour déverrouiller chaque bonus du Passe de Combat, ce qui devrait prendre pas mal de temps.

Fortnite est un Free-To-Play. Pour continuer d’exister, il se doit de conserver une solide base de joueurs. Bien sûr, à l’heure actuelle, il n’est en aucun cas menacé de disparition. Mais quand on est le leader, on souhaite le rester et on refuse de voir des concurrents émerger. Souvent, la compétition est saine. Mais là, c’est une véritable guerre que s’apprête à mener Fortnite contre Apex. Au final, tout est une question de temps de jeu disponible. C’est une denrée précieuse et pour la conquérir, il faut parfois faire de gros efforts. Epic Games est prêt à en fournir beaucoup, mais est-ce que cela suffira?

Splinter Cell: le teasing continue dans Far Cry New Dawn

Il y a du Splinter Cell dans Far Cry New Dawn

Splinter Cell enfin de retour? Ubisoft n’oublie pas Sam Fisher et parle de lui dans Far Cry New Dawn.

Attention Spoiler: ce qui suit dévoile une des quêtes annexes de Far Cry New Dawn.

Cela fait depuis Blacklist (août 2013) que la licence Splinter Cell n’a pas connu de nouvel épisode. Que ce soit sur PS4 ou Xbox One, Sam Fisher n’a jamais eu droit à une aventure inédite. C’était pourtant l’une des anciennes têtes d’affiche d’Ubisoft.

A chaque E3, et même aux Game Awards, beaucoup espèrent revoir l’espion américain. Mais à chaque fois, il est absent. Comme nous l’avons déjà expliqué, le retour de Splinter Cell est compliqué.

Horatio, le magnifique Phacochère de Far Cry New Dawn, a refusé de poser sur cette photo.

D’une manière ou d’une autre, Splinter Cell reste malgré tout présent dans l’actualité. Ces derniers mois, on a revu Sam Fisher dans Ghost Recon Wildlands. Puis il y a le cas Far Cry New Dawn.

La combinaison de Sam Fisher dans Far Cry New Dawn

Dans le dernier jeu d’Ubisoft, on retrouve des Expéditions. Ce sont des missions qui se déroulent hors de Hope County. Il faut à chaque fois, dans des lieux uniques, récupérer un butin puis le sécuriser; on peut aussi recommencer ces quêtes en changeant la difficulté pour de plus gros gains. Parfois, il est nécessaire d’infiltrer un bateau, une base dans le désert ou bien un énorme avion, après un crash. C’est justement dans cette épave que l’on retrouve du Splinter Cell.

L’avion en question appartient au gouvernement américain. Il s’agit plus précisément de l’un des QG mobiles de Sam Fisher. A l’intérieur, il y a un grand écran sur lequel on peut voir l’interface de ShadowNet. En se débrouillant bien, on peut aussi admirer et récupérer la combinaison furtive de Sam Fisher. Cela débloque d’ailleurs un précieux trophée/succès.

Ce n’est pas Sam Fisher. Mais c’est bien son équipement.
Piquer les fringues de Sam Fisher = Trophée obtenu.

Bref, on retrouve une sacrée référence à Splinter Cell dans Far Cry New Dawn. Et ce qui est intéressant, c’est que Far Cry n’est pas une licence estampillée Tom Clancy. Ubisoft n’était donc pas du tout obligé d’inclure Sam Fisher dans ce jeu.

Et qu’est-ce que cela indique au final? Bien sûr, on ne sait pas. Pour les 12 prochains mois, Ubisoft a prévu The Division 2, Trials, Skulls and Bones et très probablement Watch Dogs 3. Il y aura d’autres jeux, c’est certain. On a envie de dire que Splinter Cell sera annoncé à l’E3 pour une sortie en février/mars 2020. Mais bon, on n’a absolument aucune certitude. Seul l’avenir nous le dira mais en tout cas, il est agréable de voir qu’Ubisoft n’a pas oublié ce bon vieux Fisher.

Test: Far Cry New Dawn – le spin-off de trop?

Notre avis sur Far Cry New Dawn, la suite du 5

Un an après Far Cry 5 et trois mois après son annonce, Far Cry: New Dawn est là. C’est un titre qui se la joue Spin-Off dans un monde post-apocalyptique. Mais entre les apparences et la réalité, il y a parfois un monde.

Il n’y a aucun doute: Far Cry New Dawn est bien un Far Cry. C’est très joli, les flingues se manient bien, il y a des avant-postes à libérer… On retrouve aussi une IA pourrie, des véhicules, des hallucinations ou des compagnons dont Horatio, un magnifique Phacochère. Le monde de Far Cry New Dawn est quant à lui délicieusement ouvert avec quelques missions linéaires.

Donc oui, c’est bien un Far Cry. Dans le passé, Ubisoft nous avait pourtant habitués à des spin-off bien différents. Blood Dragon se la jouait un peu film de science fiction enchaînant tous les clichés du genre. Far Cry Primal nous plongeait quant à lui dans la pré-histoire; adieu flingues et mitrailleuses lourdes, il fallait sortir les lances pour chasser des mammouths.

Far Cry: RPG Edition

Far Cry New Dawn ne propose pas un tel dépaysement. C’est un jeu qui est clairement dans la lignée de Far Cry 5. On pourrait même considérer que c’est suite. Cela se déroule toujours à Hope County —dans une version bien plus réduite—, ça continue l’histoire de Joseph Seed et on a accès à un gameplay classique: flinguer tout ce qui bouge.

En fait, Far Cry New Dawn est vraiment une suite du 5, vendue à petit prix (environ 45€) sous la forme d’un stand-alone. Il y a néanmoins un twist: il ajoute une couche RPG. Cette composante jeu de rôle est liée aux affrontements. Les ennemis ont désormais des points de vie qui se font la mal à chaque dégât reçu. Lors des combats, on voit des nombres partout, transformant l’écran en un Borderlands-Like. Les armes ont aussi un niveau de rareté; celles en bas de l’échelle sont bien moins efficaces que celles au sommet.

Cela a deux conséquences sur Far Cry New Dawn. La première est cette impression d’avoir des armes inoffensives à mesure que l’on progresse. La seconde est l’obligation de « farmer » pour acquérir les ressources nécessaires permettant d’améliorer son équipement; plus on joue, plus on fait face à des adversaires résistants.

Far Cry New Dawn n’impose aucun ordre dans les missions à faire. On peut enchaîner les principales, avec des secondaires, des avant-postes ou des expéditions hors de Hope County… On est libre, mais pas tant que ça. Rapidement, on se rend compte qu’on ne peut rusher la campagne principale. Il est indispensable d’enchaîner les quêtes annexes pour acheter un meilleur matos.

On fait rapidement face à un pic de difficulté si on refuse de changer d’armes. Les premiers flingues deviennent vite inefficaces et font alors des dégâts ridicules. Sous prétexte que les ennemis enfilent un casque de moto, ils peuvent se manger des chargeurs complets dans la tronche sans moufter. En revanche, dès qu’on fait l’acquisition d’une arme plus rare, le combat s’équilibre.

Un Far Cry qui manque de personnalité

Avec Far Cry New Dawn, Ubisoft essaye presque de proposer une nouvelle formule. Ca fait un peu jeu de 2019. Il y a du loot à foison et on récupère tout ce qu’on trouve sans jamais faire attention —syndrome Tomb Raider. Les ennemis sont des sacs à PV. Les dégâts sont affichés. On peut recommencer de nombreuses missions en augmentant la difficulté (ennemis plus puissants, alarmes plus nombreuses…) pour de meilleures récompenses.

Sous ses faux-airs de spin off, Far Cry New Dawn intrigue. C’est une suite du 5. Il est donc destiné aux fans de la série. Pour les nouveaux venus, on leur conseillera de privilégier le 4 ou l’opus sorti l’an dernier. Far Cry New Dawn ne vise pas un nouveau public et sa nouvelle formule ne fera pas que des heureux. Il faut accepter cette couche RPG et cette nécessité de farmer un peu pour abattre des ennemis lambdas devenus sans raison extrêmement résistants.

Que les plus impatients se rassurent: les micro-transactions sont présentes pour aider chacun à aller plus vite. Cela dit, on peut facilement terminer la campagne sans débourser un centime. Il suffit simplement de refaire quelques missions et d’acheter des armes plus puissantes. C’est d’ailleurs l’un des problèmes du jeu: son petit prix implique une durée de vie plus faible. Pour un jeu aux accents RPG, cela restreint le sentiment de progression; il n’y a en fait que deux ou trois paliers à atteindre.

Far Cry New Dawn, un spin-off décevant?

Far Cry New Dawn ne tranche pas autant qu’un Primal ou Blood Dragon. L’aspect Post-Apo’ semble sous-utilisé. Les armes sont par exemple très classiques mis à part un lance-scies qui, malgré ses munitions, ne démembrent pas les ennemis. On note aussi, sans trop en dire, l’apparition de quelques compétences surnaturelles, mais tout cela reste bien timide.

C’est un jeu qui ressemble plus à un test de la part d’Ubisoft qu’à une nouvelle aventure. Là où le bât blesse, c’est que ce n’est clairement pas le meilleur des Far Cry. Il souffre de missions peu inspirées et d’une histoire guère passionnante —les méchants s’écoutent parler. La durée de vie est clairement honnête avec une petite douzaine d’heures pour voir la cinématique de fin et moins de 20h pour tout boucler. Ça reste sympa’, mais c’est vraiment loin d’être inoubliable. Comme dans le 5, du coop est aussi proposé et il est impossible de s’éloigner de son coéquipier… un peu à l’image de cet opus qui reste trop proche de Far Cry 5.

Far Cry New Dawn est édité et développé par Ubisoft. Jeu disponible le 15 février sur PC, PS4 et Xbox One. Ce test de Far Cry New Dawn a été fait sur une PS4 classique. PEGI 18.

Nintendo Direct: Super Mario Maker 2 et un remake de Zelda annoncés

Super Mario Maker 2 et un remake de Zelda ont été annoncés lors d'un Nintendo Direct

Au cours du Nintendo Direct du 13 février 2019, le constructeur japonais a notamment révélé Super Mario Maker 2 et un remake de Zelda: Link’s Awakening.

Parmi tous les jeux Wii U n’ayant pas encore fait le voyage sur Switch, il y avait Super Mario Maker. Il était évident que cette licence arriverait un jour sur la console hybride de Nintendo. Tout le monde se posait néanmoins une question: un portage classique ou bien un nouvel épisode? Après tout, Mario Kart 8 a hérité d’une simple version Deluxe quand Splatoon est apparu sous la forme d’une suite sur Switch.

C’est le choix d’un Super Mario Maker 2 qui a été retenu par Nintendo. Ce titre est attendu pour le mois de juin. La formule est maintenant connue et il s’agira toujours de construire des niveaux en 2D. On imagine que davantage d’options seront offerts aux architectes et on espère qu’un mode multi sera de la partie. Ça serait l’occasion de donner un charme supplémentaire au Nintendo Online. Cela dit, Super Mario U Deluxe, sorti début janvier, ne possède aucun mode multi en ligne. Bref, Nintendo aime bien surprendre son public.

Un nouveau Zelda Switch en 2019

Autre annonce majeure de ce Nintendo Direct: un remake de Zelda. C’est Link’s Awakening, sorti à l’origine sur Game Boy en 1993, qui bénéficiera d’un sacré lifting. La caméra reste aérienne mais tout est désormais proposé en 3D. Au final, l’esthétique globale du jeu ressemble énormément à 3D Dot Game Heroes.

Enfin, pour revoir le Nintendo Direct d’hier soir, il suffit de cliquer ici. Pour ceux qui veulent un résumé par écrit:

  • Tetris Battle Royale (99 joueurs, le dernier en vie a gagné). C’est dispo et gratos pour les abonnés au Nintendo Online.
  • Astral Chain est un jeu d’action signé Platinum Games (Bayonetta) et exclusif à la Switch. Sortie prévue le 30 août.
  • Final Fantasy VII sortira le 26 mars sur Switch. Le 9 est disponible.
  • Hellblade sera porté sur Switch ce printemps. C’est plutôt sympa’ de la part de Microsoft, nouveau proprio du studio Ninja Theory.
  • Deltarune sort sur Switch dans 2 semaines.
  • Plutôt populaire sur Twitch, Dead By Daylight arrivera à la fin de l’année sur Switch.
  • Fire Emblem a une date de sortie: le 26 juillet.
  • Si vous avez Starlink sur Switch, bonne nouvelle: une mise à jour gratuite ajoutera des missions en avril et opposera Star Fox à Star Wolf.
  • Dragon Quest XI S arrivera à l’automne prochain.
  • Aucune info sur Bayonetta 3.
  • Aucune info sur celui qu’on appelle Starfox Grand Prix.
  • Aucune info sur Animal Crossing.
  • Aucune info sur un possible portage de la trilogie Metroid Prime.
  • Aucune info sur le prochain jeu vidéo Pokémon.
  • Ca ne signifie pas que ces jeux n’existent pas. Nintendo a simplement choisi de ne pas les évoquer cette fois-ci.

Avis: Balade Royale, le roman Fortnite non-officiel

Critique Balade Royale, un livre sur Fortnite

Fortnite passe par la case librairie. De premiers livres sont disponibles et parmi eux, on retrouve Balade Royale, ouvrage écrit par Mathias Lavorel.

Ce qui est intéressant avec Balade Royale, c’est que ce livre donne un contexte à un jeu qui, de base, n’en a aucun. Il se passe plein de choses dans le monde Fortnitel’histoire du cube etc.— mais rien n’est explicité. Chaque joueur interprète comme bon lui semble chacun des événements. Dans Balade Royale, on retrouve la vision de Mathias Lavorel. Il tente de donner un sens à Fortnite en dévoilant l’envers du décor. Qu’est-ce que cette île? Qu’y trouve-t-on vraiment? Quel est le but de tout ça?

Balade Royale: le début d’une belle aventure Fortnite

Tout au long des 180 pages de Balade Royale, on suit Paul, 17 ans, prêt à tout pour percer au cinéma. Il se retrouve finalement embarqué dans un bus volant puis jeté sur cette fameuse île où 99 autres personnes se tirent dessus. Dès lors, il va tout faire pour comprendre où il est et comment s’échapper de ce mystérieux endroit.

Sans surprise, Balade Royale multiplie les références à Fortnite. Si les noms des lieux ne sont jamais cités (Tilted Towers, Lucky Landing…) on les reconnait assez facilement. Il en va de même pour les tenues des personnages, certains gadgets ou tout ce qui tourne autour de la construction. Le roman Balade Royale respecte parfaitement Fortnite; on sent que l’auteur a enchaîné les parties.

Balade Royale est un livre que l’on recommande naturellement aux fans de Fortnite. Mais c’est aussi un ouvrage que l’on pourrait conseiller aux parents. Il permet en effet de comprendre très facilement l’univers du jeu. Balade Royale a beau s’inspirer d’un jeu vidéo, on retrouve un vocabulaire simple. Le style est quant à lui fluide, et le tout est parsemé de quelques traits d’humour et de jolies illustrations.

Sur la couverture, il n’y a pas marqué qu’il s’agit du Tome 1 de Balade Royale. Il est pourtant évident que c’est un livre qui laisse présager une suite. Il pose là les bases d’une future saga: les présentations sont faites, Paul a maintenant compris où il se trouve. Balade Royale est en fait le début d’une jolie aventure Fortnite, tant pour son héros que pour le lecteur.

Balade Royale, aux éditions 404, est disponible depuis janvier 2019.

PS: Mathias Lavorel est quelqu’un de formidable, quelqu’un de très modeste —il multiplie les Top 1 mais se dit nul— et très talentueux. Je le dis car je le pense mais aussi parce que c’est un ami. C’était sans doute important de le préciser. Si vous avez aimé Balade Royale, n’hésitez pas à vous intéresser aux autres livres que Mathias Lavorel a écrit: Comprendre les Super-Héros, Comprendre Star Wars, Comprendre Game Of Thrones et Comprendre les Jeux Vidéo. Pour le coup, il n’a pas écrit ces bouquins en solo. Il a fait ça en duo avec quelqu’un, paraît-il, fort recommandable.

Apex Legends, c’est Titanfall sans les bons trucs, mais ça marche

Apex Legends, plus fort que Titanfall?

En quelques heures, Apex Legends est devenu la nouvelle star. Il s’agit pourtant d’un Titanfall sans ses meilleurs atouts. Alors pourquoi un tel succès?

Depuis sa sortie la semaine dernière, Apex Legends, c’est plus de 25 millions de téléchargements et un pic de deux millions de joueurs en simultané. Mais Apex Legends, c’est aussi un chara-design douteux ou un moteur bien vieillot. Et surtout, Apex Legends, c’est un Titanfall light.

Apex Legends, c’est Titanfall, mais pas trop

Apex Legends se déroule dans l’univers de Titanfall, il est donc normal d’opposer ces deux jeux. Quand on évoque Titanfall, on pense tout de suite à ces méchas qui rendaient les affrontements uniques. C’est aussi un jeu que l’on associe à ses déplacements très aériens, magnifiés par des courses sur les murs. Et au final, aucun de ces aspects ne se retrouve dans Apex Legends.

Si on retire à Titanfall ce qu’il propose de mieux, que reste-t-il à Apex Legends? La réponse est simple: un très bon jeu de tir.

Il ne faut pas oublier que derrière Respawn, on retrouve de nombreuses personnes importantes d’Infinity Ward, les créateurs de Call Of Duty. Les FPS, c’est leur métier. Qu’on aime ou pas ce qui a été fait sur les Modern Warfare, difficile de nier qu’ils s’y connaissent. Cela se ressentait dans les deux premiers Titanfall, et avec Apex Legends, c’est toujours d’actualité.

Si on compare avec un PUBG, c’est le jour et la nuit. Il est vrai que le premier prend le parti de la simulation avec des mouvements lents voire hasardeux. La visée est quant à elle délicate. Dans Apex Legends, tout est parfaitement fluide. Les personnages se déplacent avec une immense facilité et la visée est simple. Certes, cela est lié à un recul minimum —l’école Call Of Duty— mais on remarque que tout répond au doigt et à l’oeil. Le joueur a sans cesse un parfait contrôle de la situation; merci les 60 images par secondes.

Pourquoi Apex Legends est un succès?

Apex Legends, c’est un FPS AAA gratos à la sauce Battle Royale. Il offre une excellente expérience, accessible à tous, et à travers le mode de jeu le plus populaire du moment. Donc bien sûr que ça plaît. Il bénéfice aussi de quelques ajouts bien pensés. Un bouton est ainsi dédié à la communication. Même les plus timides au micro coupé peuvent transmettre à leur coéquipier des informations importantes: lieu à visiter, objet à ramasser, menaces à l’horizon… Il correspond aussi aux codes de 2019. Il faut absolument du coop et seules les parties en escouades sont autorisées. On a aussi évoqué dans le passé la disparition des classes au profit des héros. Cela donne tout de suite une plus grande profondeur car tout le monde est unique et il faut s’adapter aux capacités de chacun.

Après la sortie de PUBG, on savait que les concurrents se multiplieraient. Les gros éditeurs ont néanmoins eu l’intelligence de ne pas se précipiter. Que ce soit Activision (Blackout) ou Electronic Arts, ils ont pris leur temps et réussi leur pari. Apex Legends n’est pas Titanfall. Ce n’est pas non plus un Battle Royale révolutionnaire; après tout, il se limite à 60 joueurs répartis dans 20 escouades. C’est en revanche un excellent jeu de tir. Comme Blackout en fait, sauf qu’Apex Legends est jouable gratuitement.

Enfin, terminons cet article en évoquant le rôle des influenceurs. Si Apex Legends en est là aujourd’hui, c’est aussi grâce à eux. Ils ont fait une incroyable promotion du jeu. C’était nécessaire car Apex Legends est sorti le jour même de son annonce. D’un point de vue marketing, Electronic Arts a parfaitement joué son coup et on suppose que l’arrivée du jeu est aussi un petit soulagement pour les streamers après 18 mois non-stop de Fortnite. Mais tout le mérite revient au jeu même et de l’expérience optimale qu’il propose.

La Switch reste une (excellente) console de complément

La Switch, une console de complément à la Xbox One et PS4

Malgré ses solides performances commerciales, la Switch reste une console de complément à la PS4 et à la Xbox One. Petit décryptage d’un phénomène pas si étonnant.

A l’aube de son deuxième anniversaire, la Switch ne faiblit toujours pas. Certes, elle devrait manquer son objectif des 20 millions sur cette année fiscale pour finalement se contenter de 17 millions de consoles, ce qui reste absolument remarquable. Mais ce ne sont pas ces données qui nous ont intéressés ces derniers jours.

La Switch, une console Nintendo avec des jeux Nintendo

C’est quelque chose qui est géniale avec Nintendo: le Japonais est totalement transparent quand il s’agit d’évoquer les performances commerciales de ses jeux. Certains diront que Big N aurait tort de se priver alors que sa Switch cartonne. Mais n’oublions pas que même à l’époque de la Wii U et de son échec, Nintendo balançait à tour de bras des chiffres.

Au 31 décembre 2018, on sait que:

  • Mario Kart 8 Deluxe, c’est 15,02 millions de ventes
  • Super Mario Odyssey, c’est 13,76 millions de ventes
  • Super Smash Bros. Ultimate, c’est 12,08 millions de ventes
  • The Legend Of Zelda: Breath Of The Wild, c’est 11,68 millions de ventes
  • La doublette Pokémon: Let’s Go Pikachu/Evoli, c’est 10 millions de ventes
  • Splatoon 2, c’est 8,27 millions de ventes

On rappellera au passage que Super Smash Bros. Ultimate est sorti en décembre 2018. C’est dire à quel point les ventes de ce jeu sont hors-norme.

Le plus intéressant dans tout ça est de rapporter ces informations aux ventes de la Switch. On appelle cela le taux d’attachement. Toujours au 31 décembre 2018, on comptait 32,27 millions de Switch dans le monde. Cela signifie que 47% des possesseurs de cette console ont Mario Kart 8 Deluxe. Pour Mario Odyssey, cela est de 43%. Quant à Smash Bros et Zelda, on est à 37 et 36%.

Cela tend à indiquer que la Switch est avant tout prisée pour les jeux Nintendo; rappelons qu’il s’agit souvent des jeux les mieux notés sur Metacritic. Il est également important de préciser que d’autres productions réussissent à tirer leur épingle du jeu. Fortnite est ainsi le jeu Switch le plus joué en 2018. Nintendo a aussi déclaré qu’il y avait plusieurs dizaines de jeux millionnaires sur Switch. Il s’agit de titres en provenance d’éditeurs tiers et aucun nom n’a été donné. Une chose est sûre néanmoins: la plupart des plus gros AAA du moment ne sont pas Switch.

La Switch, un complément à la PS4 et/ou à la Xbox One

L’autre donnée ne nous vient pas de Nintendo même, mais de l’EEDAR, société d’analyse spécialisée dans le jeu vidéo. D’après ses données, aux Etats-Unis, plus de la moitié des possesseurs d’une Switch ont également une PlayStation 4. En ce qui concerne la Xbox One, cela tourne autour des 40%.

Ce sont deux machines sorties il y a fort longtemps —novembre 2013. Il est donc normal que beaucoup les possèdent déjà. La Switch souffre néanmoins de son manque de jeux AAA en provenance d’éditeurs tiers. Oui, certains titres comme DOOM Eternal et Mortal Kombat XI sortiront plus ou moins en même temps sur toutes les plateformes. Mais dans l’ensemble, beaucoup zappent la Switch. Il suffit de jeter un coup d’oeil aux sorties de ce premier trimestre: Kingdom Hearts III, Resident Evil 2, Anthem, The Division 2, Devil May Cry V, Metro Exodus… Ils ont tous un point commun: ne pas être sur Switch.

Peut-être qu’à terme, ils arriveront sur la console de Nintendo. Mais dans les faits, si on veut jouer à l’un de ses titres, il est indispensable de posséder une PS4 ou une Xbox One —voire un PC même si KH3 n’est pas dessus. Parfois, la Switch paye son manque de puissance. Porter un jeu sur cette console est jugé compliqué. On peut aussi imaginer que les développements de ces productions ont débuté bien avant que la Switch ne connaisse son incroyable succès. Ou bien certains éditeurs estiment qu’il n’est pas intéressant de sortir un jeu sur la machine de Nintendo.

Et à l’avenir?

Nintendo est plutôt du genre à annoncer ses jeux aux derniers moments. Quelques titres sont néanmoins déjà connus. On sait ainsi qu’un Pokémon inédit ainsi qu’un Animal Crossing sont en préparation. Il y a fort à parier qu’il s’agit là de futurs cartons. Normal puisque ce sont des jeux Nintendo sur une console Nintendo. En ce qui concerne les jeux éditeurs tiers, c’est comme toujours l’inconnu.

Ça risque d’être un peu plus compliqué à l’avenir. On parle de plus en plus de la PlayStation 5 et de la prochaine Xbox. Normalement, ce devrait être pour 2020. C’est encore loin, mais à ce moment là, il y aura un véritable gap entre la Switch et ses nouveaux adversaires; ce sera dur de récupérer les jeux d’autres éditeurs.

Puis il y a cette Switch Mini que l’on dit prévue pour cette année. Elle devrait être plus compacte et plus portable que le modèle actuel. Ce ne devrait en rien changer la donne: la Switch est une console Nintendo avec d’excellents jeux Nintendo. Elle a toutefois quelque chose de plus par rapport aux anciennes machines de la marque japonaise: son excellent catalogue de jeux indés.

Non, les jeux Nintendo ne sont pas seuls sur Switch. Le soutien des développeurs indépendants est très important. Nintendo dédie même parfois ses fameux Directs à ces productions; cela fonctionne puisque ces titres se vendent très bien sur Switch. Mais au final, on retient que le manque de gros jeux en provenance d’éditeurs tiers oblige de nombreux joueurs à avoir chez eux une Switch et une autre console.

PlayStation Plus: les jeux de février 2019

Liste des jeux PlayStation Plus de février 2019

En février 2019, la sélection PlayStation Plus comporte pas mal de gros jeux.

Sortez les violons: le PlayStation Plus offre pour la dernière fois des jeux PS3 et PSVita. Toute bonne chose a une fin. On saluera quand même l’effort de Sony d’avoir négocié pour cet ultime mois Metal Gear Solid 4: Guns Of The Patriots. Il est apparu en 2008 (!) uniquement sur PS3, malgré d’innombrables rumeurs le voyant, à terme, arriver sur 360. Depuis, ce titre a naturellement vieilli. Les phases de gameplay sont souvent bancales et inégales tandis que les cinématiques sont interminables. Il faut le dire clairement: c’est un jeu taillé pour les fans de Kojima avec quelques séquences grandioses.

Les deux gros jeux PS Plus en février 2019 sont bien entendu sur PlayStation 4. Le premier est Hitman, ou plus précisément sa première saison. Sur le site, on a beaucoup parlé de l’Agent 47, et à chaque fois, c’était en bien. Hitman est un excellent jeu; la mission à Sapienza est un chef d’oeuvre. Peut-être que cela donnera ensuite envie à certains joueurs de se plonger dans sa suite, Hitman 2. Celui-ci repose sur la même formule, si ce n’est qu’il voit tout en plus grand, quitte à en être effrayant.

Enfin, l’autre grosse production de ce mois se nomme For Honor. Le jeu de combat d’Ubisoft s’offre à chacun. Contrairement à ce que l’on peut penser, il n’est pas daté et ses serveurs ne sont pas vides. C’est un titre qui obéi à la logique des Jeux-Service. Ubisoft déploie donc de manière fréquente de nouvelles mises à jour avec du contenu inédit. Un bon moyen pour conserver une solide base de joueurs.

Liste des jeux offerts sur le PlayStation Plus en février 2019:

PlayStation 4
  • For Honor
  • Hitman
  • Rogue Aces
PlayStation 3
  • Divekick
  • Metal Gear Solid 4: Guns Of The Patriots
PlayStation Vita
  • Divekick
  • Gunhouse
  • Rogue Aces

Apex Legends: Le Battle Royale F2P d’Electronic Arts

Apex Legends, un Battle Royale dans l'univers de Titanfall

Apex Legends est un nouveau Battle Royale situé dans l’univers de Titanfall. Et il est gratos.

Ça aurait dû être une surprise mais certains ont lâché le morceau un peu plus tôt —l’appel de la gloire. Connu depuis vendredi soir mais officialisé ce soir, Apex Legends est un nouveau Battle Royale. Encore un diront certains, mais celui-ci a quelque chose de spécial.

Ce petit truc en plus, c’est son développeur. A la tête d’Apex Legends, on retrouve Respawn, les créateurs de Titanfall. Ce Battle Royale se déroule d’ailleurs dans cet univers… mais sans les méchas. Il n’y a pas non plus de double-saut ou de wall-run, cette possibilité de courir sur les murs. Soyons honnête, c’est tout à fait étrange.

Apex Legends, c’est au final un Battle Royale, un FPS dans lequel 20 équipes de 3 joueurs s’affrontent. C’est aussi un hero-shooter où chacun des 8 personnages jouables hérite de capacité unique. Enfin, c’est un Free-To-Play. Apex Legends est dès à présent téléchargeable gratuitement sur PC, PlayStation 4 et Xbox One. Il arrivera peut-être plus tard sur iOS, Android et Switch. Il y aura peut-être même du cross-platform. On suppose que tout cela dépendra de la longévité du jeu.

Puisque Apex Legends est un F2P, Electronic Arts a rajouté des micro-transactions un peu partout. Il y a un battle-pass, de quoi acheter de nouveaux skins, ou bien débloquer de nouveaux héros. Bien sûr, à chaque partie, on gagne une monnaie virtuelle. Mais les plus impatients sortiront la carte bleue.

Apex Legends est le deuxième Battle Royale en provenance d’un puissant éditeur; le premier est Blackout de Call Of Duty Black Ops 4. Fait intéressant: Battlefield V attend toujours le sien. Le jeu de DICE devrait normalement voir débarquer Firestorm au printemps, soit après tout le monde.

A-t-on encore le temps de jouer à tout?

La guerre du temps d'écran

Après une courte période de répit, les sorties jeux vidéo reprennent et c’est le même constat qui s’impose: comment avoir le temps de jouer à tout?

C’est peut-être une erreur de ma part, mais il semblerait qu’il n’a jamais été aussi difficile de jouer à tout. Ce n’est pas une question de moyens. Après tout, il y a sans cesse des promos. Non, le problème, c’est le temps. Il devient compliquer de jouer et il faut sans cesse faire des choix. La mode est aux jeux longs, voire très longs. Un titre comme Assassin’s Creed Odyssey demande par exemple un temps colossal pour dévoiler tous ses secrets. Et on ne parle là que de l’aventure principale. Le jeu d’Ubisoft a ainsi droit à des DLC payants ou du contenu additionnel gratuit. Le but est qu’on revienne toujours à cette aventure hellénique.

Les Games As A Service veulent tout notre temps

Du côté d’Ubisoft, comme chez de nombreux éditeurs, c’est la notion de jeu-service qui domine. C’est une tendance dont on parle depuis maintenant très longtemps et qui, petit à petit, a fait son nid dans presque toute l’industrie. C’est le cas chez Electronic Arts (ex: Battlefield V) ou bien Square Enix dont le jeu Avengers reposera certainement sur cette philosophie.

Le but des Games As A Service est de capter l’attention des joueurs; il faut les retenir le plus longtemps possible. Quelqu’un qui revient sans cesse sur un jeu a de fortes chances d’effectuer des dépenses fréquentes via des micro-transactions. Cela signifie qu’avec un seul titre, les studios peuvent maintenant générer des revenus sur le long terme. Pour retenir les joueurs, les développeurs usent différentes techniques.

Il y a notamment ces défis quotidiens et hebdomadaires, ou la démocratisation des Battle Pass; il faut désormais payer pour avoir le droit de débloquer ensuite du contenu à travers de nombreuses heures de jeu. C’est presque une routine qui s’installe: chaque jour, on lance encore et encore les mêmes jeux pour avoir droit à sa petite récompense virtuelle.

Parfois, c’est uniquement des points d’expérience supplémentaires qui sont acquis. Ces derniers serviront alors plus tard, pour débloquer par exemple un personnage dans Rainbow Six Siege. Pour peu qu’on se soit lancé dans plusieurs jeux-service, il devient difficile de jongler avec tous les titres. Autre point intéressant et souvent oublié, il y a aussi la notion de poids à prendre en compte. Sur consoles, beaucoup ont des disques durs de 500Go. Ils ne peuvent donc accueillir qu’un nombre limité de jeux.

Quelle place pour Anthem et The Division 2?

Comme le rappelle Karol Severin, analyste jeu vidéo chez Midia Research, plus un éditeur occupe une part importante sur un disque dur, moins il reste de place pour un concurrent. De là à imaginer que certains studios gonflent artificiellement le poids de leur jeu… La stratégie de Rockstar avec Red Dead Redemption 2 a en tout cas été intéressante. Avec ses 100Go, cet open-world a probablement poussé pas mal de monde à supprimer un ou deux titres. Et pour sauver le soldat GTA V, pas mal de bonus sur GTA Online ont été offerts en cas de précommande. Une façon comme une autre de pousser chacun à conserver ce jeu.

Pour en revenir aux Games As A Service, ils peuvent aussi représenter une forme de confort. Si on a peu de temps pour jouer, on privilégiera une valeur sûre. Ou bien une courte expérience; les jeux indés sont les parfaits compagnons des jeux-service. Si on est pressé, il y a peu de chance pour qu’on se lance dans un autre titre qui demande un grand investissement.

Le 22 février, Anthem atterrira sur PC, Xbox One et PlayStation 4. Trois semaines plus tard, le 15 mars, ce sera The Division 2. Ces productions ont été bâties pour durer dans le temps. A leur sortie, elles vont forcément évincer des jeux, que ce soit de manière temporaire ou définitive. On peut aussi évoquer une terrible concurrence entre ces deux jeux, même s’ils sont bien différents; l’un penche du côté de la science-fiction, l’autre se déroule dans un univers plus réaliste malgré ses mécaniques de jeu de rôle.

Toutes les sociétés spécialisées dans le divertissement sont concernées

Le temps n’est pas extensible. On assiste maintenant à la guerre du divertissement, à la guerre du temps d’écran. Les récentes déclarations de Netflix vont dans ce sens. La plateforme de streaming ne craint pas ses concurrents. Ses adversaires ne sont pas HBO ou Hulu; il ne s’agirait alors que d’une question de contenu, chose que l’on peut facilement changer. Non, la menace qui plane au-dessus de Netflix, ce sont les jeux vidéo. Lorsque quelqu’un est sur Fortnite ou un autre jeu, il lui est impossible d’être sur Netflix. On retrouve là encore cette notion de choix. La plateforme de Streaming veut que la décision aille dans son sens. C’est peut-être pour cela qu’un projet comme une série TV Resident Evil a été signée. Cela permettra sans doute de recruter du côté des joueurs.

Même dans la sphère du football, on entend le même discours. Peter Moore est un ancien haut dirigeant de SEGA, Electronic Arts et Microsoft. Il est désormais à la tête de Liverpool, l’actuel leader du championnat de foot anglais. Dans une interview donnée au magazine Arabian Business et résumée par Sportspromedia, Peter Moore craint que le foot ne réussisse pas à séduire les plus jeunes. « Rester assis sur un canapé pendant 90 minutes, c’est long pour un millenial. […] Il y a une telle pression au niveau du temps maintenant, et seulement 24 heures dans une journée… et si peu d’heures pour jouer à Fortnite.« 

On vit à une époque où on a accès à énormément d’offres pour se distraire. Et celles-ci sont généralement disponibles à petit prix; en revanche, si on les cumule, ça commence à chiffrer, bien sûr. Des abonnements pour la musique (Spotify, Deezer), des séries (Netflix, OCS) ou bien des jeux (Game Pass, PSNow) existent. C’est la même pour l’information: une offre Premium tourne autour des 10€ quand les journaux papiers voient chaque année leur prix gonfler.

Il semblerait que l’illimité soit la nouvelle norme. Il semblerait qu’il soit nécessaire de toujours être au courant de tout. Cela crée presque une forme de pression sociale. Cette forme d’anxiété a même un nom: le FOMO. Il faut consommer en quantité pour ne pas être relégué sur le banc de touche. Et au final, il y a un surplus d’informations, un surplus de possibilités. On n’a jamais eu autant de choix, quitte à être dépassé par les événements.

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