Accueil Blog

PlayStation 5: une communication géniale ou bien maladroite?

Les nouvelles révélations au sujet de la PlayStation 5 surprennent. En terme de communication, Sony a décidé d’innover. Si certains y verront une forme de maladresse —traduisant sans doute une frustration de ne pas en savoir davantage—, d’autres estimeront que Sony fait avant tout cela pour tout verrouiller. C’est notre cas.

L’officialisation de la console next-gen de Sony avait eu lieu en début d’année, chez Wired. Le nom officiel de la PlayStation 5 —ô surprise— a quant à lui été révélé hier soir, toujours chez Wired.

Et la console en elle-même? On ne l’a toujours pas vue. De même, aucune image de l’interface de la machine, de sa manette, de ses jeux ou de ses démo techniques. A la place, Wired enchaîne les blocs de texte. En 2019, c’est courageux.

PS5: d’abord la console puis la manette

Dans le premier article, il était question d’officialiser la future arrivée d’une console next-gen de la part de Sony. Les contours étaient aussi donnés: un monstre de puissance capable d’afficher des jeux en 8K ou des effets très gourmands comme le Ray Tracing. Jusque-là, rien que du très classique. Puis Sony précisait que l’arrivée d’un support de stockage SSD, couplé à quelques bidouillages de la part du Japonais, permettrait de réduire considérablement les temps de chargement. Jouer sans attendre, ou quelque chose comme ça, devrait être l’un des slogans de cette PS5.

Avec ce second article, Wired révèle le nom de la console (PlayStation 5) et donne un peu plus de détails. C’est notamment la manette qui fait l’objet de quelques paragraphes. On sait ainsi qu’elle sera légèrement plus lourde, qu’elle héritera de ce qui ressemble à un micro (pour une assistance vocale via une IA?), que les gâchettes offriront différents degrés de résistance… Autre ajout intéressant: des retours haptiques dans la manette pour reproduire la sensation de toucher. Cela rappelle les JoyCon de la Switch dont les vibrations sont bluffantes; elles ont néanmoins disparu avec la Switch Lite.

La manette de la PS5 bénéficiera aussi d’une meilleure autonomie et d’un rechargement en USB C, ce qui n’est guère étonnant. Autre information qui ne surprendra personne: la date de sortie de la PlayStation 5 est prévue pour la fin d’année 2020, comme nous le répétons depuis un bon petit moment ici.

Avant la PS5, Sony revoit sa manière de communiquer

Rien que du texte, pas d’image. Il faut faire travailler son imagination pour voir la PS5, sa manette, ou bien ses jeux. Serait-ce une forme de communication bancale de la part de Sony? Comment peut-on annoncer des choses sans les montrer?

Le fait est que Sony n’est semble-t-il pas encore prêt à tout dévoiler. Il prend son temps et cela va avec sa stratégie débutée ces derniers mois. Le constructeur japonais n’était pas à l’E3. A la Gamescom, il n’a tenu aucune conférence. Plus fort encore, c’est pendant l’Opening Night que Sony a plus ou moins discrètement officialisé le rachat de Insomniac Games.

Sans doute bien inspiré par Nintendo et ses fameux Direct, Sony s’est aussi mis aux State Of Play. Il y a quelques jours, c’est par ce programme enregistré qu’il a annoncé la date de sortie de The Last Of Us: Part II. Quant à Death Stranding, la grosse exclusivité PS4 de cette fin d’année, il avait reçu avant l’E3 un trailer de près de 8 minutes. Une manière comme une autre pour Sony de montrer qu’il peut créer l’événement quand il le souhaite.

Multiplier les infos officielles sur la PS5 pour éviter les leaks

Sony veut en fait maitriser sa communication. Le choix de Wired est intéressant car c’est un magazine/site qui s’adresse à un public technophile; la prochaine fois, cher Sony, offrez néanmoins l’exclusivité à JulienTellouck.com svp.

Cela permet aussi à Sony d’accélérer les choses. Les dev kits PS5 se multiplient et de plus en plus d’équipes ont entre les mains cette future console Next-Gen. Plus le temps passe, plus les risques de fuite se multiplient. Sony préfère ainsi mettre directement les choses au clair. Il détient la vérité et la distille quand il le veut. Ça évite donc les leaks qui se mélangent ensuite aux rumeurs, ce qui crée tout et n’importe quoi.

C’est bien sûr un peu agaçant de n’avoir aucune image de la PS5. On est curieux, on est impatient, on veut tout, maintenant. Il reste néanmoins 12 mois à Sony pour dévoiler le reste des informations au sujet de la PS5. On a envie d’imaginer une stratégie rappelant celle de la PS4: une conférence à la fin du premier trimestre 2020 avec quelques démos techniques, puis un grand show aux alentours de l’E3 avec une date de sortie et un prix. Puis il sera temps de se confronter à la Xbox Scarlett.

La PS4 n’est pas morte, mais la PS5 et le PSNow représentent l’avenir

A son rythme, Sony accélère. Il rappelle que la PS4 n’est pas encore morte via les prochaines sorties de Death Stranding et de The Last Of Us: Part II. Il revoit à la baisse les prix du PSNOW alors que Stadia débarque dans un mois et que Microsoft ne cesse de parler de cloud-gaming. Sony donne l’impression de faire la course, mais en solo. Il gère son allure et donne quelques coups d’accélération de temps en temps. Il faudra voir comment seront gérées les prochaines étapes importantes, notamment face à la concurrence.

Il reste encore à savoir la date précise de la PS5 (octobre, novembre?), son prix (399€?) et ses fonctionnalités inédites (comme le Share autrefois). Puis il sera question des jeux de lancement. On n’achète pas une console next-gen parce qu’elle est jolie. Il y aura forcément les jeux tiers comme FIFA, Assassin’s Creed chez les Vikings, Call Of Duty… Est-ce que Sony osera dégainer Horizon 2? Pour un jeu de cette importance, 3 ans et demi de développement paraît presque court… On imagine que Sony Japan voire London Studio auront leur mot à dire.

Et puis il y a le cas Bluepoint. Les auteurs du remake de Shadow Of The Colossus (chef d’oeuvre), des remasters de Metal Gear Collection (chef d’oeuvre) et Uncharted Collection (chef d’oeuvre), et du portage PSVITA de PlayStation All-Stars Battle Royale (oups) travaillent sur PS5. Il s’agira à nouveau de ressusciter une ancienne licence, ou plutôt la ré-imaginer. Les paris sont ouverts. On ignore ce que c’est ou si ça sera disponible au lancement de la PS5. Mais la véritable interrogation est: Sony va-t-il racheter Bluepoint? A voir si ce n’est pas une annonce de 2020… avec des informations supplémentaires sur la PlayStation 5, donc.

Avis: Balade Royale 2, Retour vers Royale Suprématie

Balade Royale, le roman inspiré de Fortnite, s’offre une suite en cette rentrée littéraire 2019. Retour vers Royale Suprématie —le nom de ce Tome 2— est à l’image des seconds épisodes dans le jeu vidéo: il reprend l’essence du premier opus pour mieux approfondir chacun de ses thèmes.

Dans le livre Balade Royale, sorti en début d’année, Mathias Lavorel nous racontait l’histoire de Paul. Cet adolescent se retrouvait propulsé dans le jeu télévisé Royale Suprématie, largement inspiré de Fortnite. On y retrouve les mêmes règles —celles du Battle Royale— et le même univers. Que ce soit la carte ou les objets et armes à ramasser, tout est parfaitement identique. Cela est totalement assumé puisque sur la couverture du livre, il est inscrit qu’il s’agit d’un roman non-officiel Fortnite.

Balade Royale 2 : quand Fortnite rencontre Watch Dogs

Ce premier tome décrivait avec beaucoup de précision les premiers pas de Paul dans ce jeu TV, sans doute pour respecter au mieux l’oeuvre de base. Avec Retour vers Royale Suprématie, l’auteur tourne la page et laisse davantage exprimer son imagination. Il ne s’agit plus d’expliquer les parties de ce Battle Royale. A la place, Mathias Lavorel s’intéresse à tout ce qui gravite autour de ce show télévisé. Paul reste l’attraction principale de cette suite. Mais désormais, l’histoire s’articule aussi autour d’un groupe de hackers, bien décidé à laisser éclater la vérité au sujet de Royale Suprématie.

Avec un casting plus étoffé, ce Tome 2 de Balade Royale gagne en rythme et en rebondissements. Ce roman se lit toujours aussi facilement. On y retrouve de l’humour, aucune trace de violence et pas mal de références geek. Par moment, c’est Minecraft qui est évoqué. A d’autres, c’est Retour Vers le Futur tandis que la fin rappelle Watch Dogs 2.

Il en ressort une lecture très agréable et c’est un livre que l’on conseille naturellement à ceux qui ont dévoré le premier opus. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de l’avoir lu pour comprendre Retour vers Royale Suprématie. C’est certes la suite directe, mais tout est parfaitement résumé dans les premières pages de ce second tome. De même, pas besoin d’être fan de Fortnite pour se plonger dans ce bouquin. A vrai dire, c’est la grande force de Balade Royale #2 – Retour vers Royale Suprématie: se détacher du jeu d’Epic Games pour créer sa propre histoire.

Balade Royale, Tome 2 : Retour vers Royale Suprématie, par Mathias Lavorel, est disponible depuis août 2019 aux éditions 404.

PS: Mathias Lavorel, l’auteur de ces best-sellers internationaux, est un ami. A aucun moment il ne m’a demandé de publier mon avis ici. Le livre m’a plu alors j’ai pris l’initiative d’écrire quelques lignes à son sujet. Rien de plus, rien de moins.

PS NOW: Sony met enfin en avant son Cloud Gaming

Le Cloud Gaming, c’est l’avenir, et Sony l’a semble-t-il enfin compris en revoyant les tarifs de son PlayStation Now.

Le jeu des chaises musicales inquiète un peu, mais qu’importe, Sony continue de mener sa barque. La PS4 signe des performances exceptionnelles, la PS5 est dans les tuyaux, et le cloud gaming est enfin mis en avant. Cela fait près de 6 ans que le PlayStation Now existe mais on a néanmoins l’impression que ce service n’a jamais vraiment décollé. Aux dernières nouvelles, on comptait 700 000 abonnés. C’est peu. Il faut que ça augmente, alors Sony revoit complètement sa stratégie et se montre même agressif.

Le PS NOW baisse de prix

Oui, la PS5 aura un lecteur optique. Mais non, ce ne sera pas le seul moyen pour jouer aux derniers jeux à la mode. Le Cloud Gaming représente l’un des avenirs du jeu vidéo. Il en faut pour tout le monde: ceux qui aiment le démat, le physique et le cloud. Le PS NOW est clairement amené à grossir avec le temps.

Pour conquérir plus de joueur, le PS NOW revoit ses prix à la baisse. Il en coûte désormais 9,99€/mois, 24,99€/trimestre ou 59,99€/an.

A titre de comparaison, il fallait autrefois débourser 15€/mois ou 100€/an pour profiter de ce Cloud Gaming. Il s’agit donc d’une réduction de près de 40%, ce qui est colossal. Mais ça signifie aussi que pour générer autant de revenus qu’auparavant, il va falloir beaucoup recruter.

Sony a débloqué un joli petit budget pour cette pub dédiée au PS NOW.

Le catalogue PS NOW continue de s’enrichir. Près de 700 jeux sont déjà disponibles, que ce soit des titres PS2, PS3 ou PS4. Jusqu’au 2 janvier 2020, on retrouvera notamment God of War, Grand Theft Auto V, inFamous Second Son et Uncharted 4: A Thief’s End. Il s’agit de quelques-uns des meilleurs jeux de la PS4. On se demande toutefois pourquoi ces titres devraient quitter le PSNOW après seulement 3 mois de disponibilité. Que l’accord avec Take Two pour GTA soit de 180 jours, ok, mais pourquoi les jeux First-Party, donc financés par Sony, ne sont pas amenés à rester indéfiniment?

Le Cloud Gaming, c’est aussi le Remote Play

Le PS NOW est à la fois disponible sur PC et PlayStation 4. A terme, il devrait débarquer sur de nombreux supports différents. On notera que la magie du Remote Play permet aussi de jouer à des jeux PS4 sur son smartphone. On rappelle que le Remote Play consiste à allumer sa PS4 à distance puis à streamer sur un écran directement sa partie. Grosso-modo, c’est être au travail le midi, se connecter, via un smartphone, à sa PS4 située dans le salon de son appart, puis de continuer sa partie de Borderlands 3 ou de n’importe quel jeu que l’on possède.

C’est quand même mieux de jouer à God Of War à la manette qu’avec un écran tactile.

La PSVITA l’a fait pendant de nombreuses années mais elle appartient au passé et le manque de vraie gâchettes gênait dans certains titres. Pour palier ce problème, on peut désormais brancher en bluetooth sa manette Dualshock 4 sur son smartphone. Ce n’est pas si anodin si Sony a sorti ce lundi un tuto expliquant comment brancher sa manette PS4 sur son iPhone, iPad, Apple TV ou Mac.

La guerre Stadia, xCloud et PS NOW ne fait que commencer

Sony essaye de se placer au mieux dans cette future guerre du Cloud Gaming. Il faut comprendre l’acteur japonais: il a dégainé en premier mais désormais, tout le monde ne parle que du xCloud qui n’est même pas encore disponible. Et lorsque le service de Microsoft sortira et fusionnera avec le Xbox Game Pass, ça fera mal.

Toujours donner le choix. Toujours.

Cela fait néanmoins un petit bout de temps que Sony prépare le terrain. L’offre PS NOW avait ainsi déjà évolué, il y a quelques mois. Désormais, ce n’est plus simplement du Cloud Gaming. A condition d’utiliser ce service sur PS4, il est maintenant possible de télécharger les jeux directement sur son disque dur. C’est plutôt une bonne idée pour ceux qui ont peur que leur connexion les lâche en pleine partie. Tout est une question de choix au final. Il faut donner aux consommateurs le plus d’options possible et c’est aussi comme ça que l’on touche un public encore plus large.

PlayStation Plus: les jeux d’octobre 2019

Les feuilles tombent, les jours raccourcissent et les jeux PlayStation Plus d’octobre apparaissent. Que la nature est bien faite.

L’annonce des jeux PlayStation Plus d’octobre a été faite lors du State Of Play. Inutile de préciser que Sony savait donc ce qu’il faisait. Ce mois-ci, il pioche dans son propre catalogue de jeux et fait un joli coup marketing.

Le premier jeu est The Last Of Us: Remastered. Pour résumer, il s’agit du chef-d’oeuvre de la PS3, cette fois-ci en 1080p/60FPS, et contenant directement les DLC Left Behind (solo) et deux map-packs (multi). L’épisode original et son remaster ont dépassé les 20 millions de ventes. C’est énorme mais cela signifie aussi que de nombreuses personnes n’ont jamais ce jeu. Si Sony l’offre ce mois-ci, c’est parce que sa suite, The Last Of Us: Part II, arrive à grands pas. L’objectif est donc de faire connaître la licence au plus grand nombre afin d’être sûr que ce futur jeu cartonne. Avec près de 5 ans de développement, TLOU 2 est un jeu très ambitieux mais aussi très coûteux, forcément.

L’autre jeu PS4 de ce mois-ci est MLB The Show 2019. Il est sorti en mars dernier, tous les fans (américains) l’ont déjà, donc Sony peut maintenant l’offrir aux restes du monde. Chez nous, le base-ball n’est pas un sport très populaire. C’est donc une excellente nouvelle de voir débarquer MLB The Show via le PlayStation Plus. Ça ne permettra peut-être pas à Sony de multiplier par 15 les ventes du jeu en Europe, mais pour beaucoup, ce sera sans doute une excellente surprise. Et après tout, c’est aussi ce que l’on recherche avec le PlayStation Plus: des jeux auxquels nous n’aurions jamais pensé jouer. Du tout bon, donc. En espérant que la prise en main soit simple.

Liste des jeux PS4 offerts sur le PlayStation Plus en octobre 2019:

  • The Last Of Us: Remastered
  • MLB The Show 2019

Games With Gold: les jeux d’octobre 2019

C’est l’automne, il pleut, alors jouez. Les jeux Games With Gold viennent d’ailleurs de débarquer: ça vous évitera d’aller dehors et d’attraper froid.

Il y a parfois des petits mois en ce qui concerne le Games With Gold, avec par exemple un seul gros jeu sur les quatre proposés. Puis il y a les tous petits mois, à l’image d’octobre. La sélection n’est pas très clinquante, disons. Ça manque d’un titre fort. Il y a bien Ninja Gaiden 3 mais c’est un jeu Xbox 360 —qui accuse donc un petit âge. Et surtout, ce n’est pas un épisode marquant dans la série. Il a reçu la note de 70/100 sur Metacritic, là où le premier opus a atteint les 94.

Pour retrouver le sourire, on essaiera peut-être Bolt, aka Volt: Star Malgré Lui en France. C’est l’adaptation d’un jeu Disney. Entre ça et Ninja Gaiden où on découpe tout ce qui bouge, c’est un peu le grand écart.

Il en va de même pour les jeux Xbox One. On a d’un côté Friday, 13th qui oppose le terrifiant Jason à des âmes esseulées. Et de l’autre, on a Tembo, un éléphant qui va devoir repousser des ennemis dans un jeu d’action/plateforme en 2D.

Puisqu’il faut bien continuer à écrire quelques lignes pour faire plaisir au SEO, on va vous livrer deux petites anecdotes sur les deux derniers jeux cités. La première est que les développeurs de Friday 13th travaillent actuellement sur une exclusivité PS4. Ils sont en effet au travail sur le jeu vidéo Predator: Hunting Grounds qui repose aussi sur du gameplay asymétrique avec une créature face à 4 soldats lourdement armés. La seconde anecdote est que les créateurs de Tembo sont aussi ceux de… Pokémon. GameFreak est en effet à l’origine de ces deux titres. Et si ce studio japonais est associé à Nintendo pour Pokémon, avec Tembo, c’est Sega qui a hérité du statut d’éditeur. Une autre forme de grand écart en fin de compte.

Liste des jeux offerts sur Xbox grâce au Games With Gold en octobre 2019:

Xbox One
  • Tembo The Badass Elephant (du 1er au 31 octobre)
  • Friday, The 13th (du 16 octobre au 15 novembre)
Xbox 360
  • Volt, Star Malgré Lui (du 1er au 15 octobre)
  • Ninja Gaiden 3: Razor’s Edge (du 16 au 31 octobre)

TEST FIFA 20: Face à PES 2020, il la joue tranquille

Pour réussir un grand match, il faut que l’adversaire soit à la hauteur. Hélas, dans le classico qui oppose FIFA à PES, le jeu de Konami la joue petit bras cette année. FIFA oublie alors d’élever son niveau. Ça nous donne au final un duel bien décevant, de chaque côté du terrain.

Si on était chargé de rédiger le verso de la boîte de FIFA 20 afin d’évoquer les nouveautés de gameplay, on serait bien embêté. FIFA 20 n’a pas fait de grandes prouesses. C’est le 19, mais en un peu différent. La chose la plus marquante est ce rythme de jeu plus faible. Pour faire simple, les joueurs sont beaucoup moins énervés sur le terrain. Le pressing est plus faible; autrefois beaucoup se prenaient pour des pitbulls. Les appels des attaquants sont aussi un peu moins fréquents.

FIFA 20 calme légèrement le jeu

Cela donne l’impression d’un jeu plus posé, plus calme. La vitesse des joueurs a également été réduite et il s’en dégage une forme de lourdeur, même si l’ensemble reste parfaitement maniable. Dans FIFA 20, le milieu de terrain retrouve de l’importance dans la construction et ce sont surtout les défenseurs qui multiplient les interceptions ou coupent les trajectoires.

En cas de faute, FIFA 20 introduit vaguement un nouveau système de coup-franc où on peut choisir où frapper la balle. C’est en fait la même chose que dans FIFA 04 (!)

En cas de défaillance en défense, c’est le gardien qui est capable de rassurer les siens. S’ils restent encore peu attentifs sur les frappes au 1er poteau, ils assument pleinement leur statut de dernier rempart. Autres bonnes choses, souvent héritées des précédents épisodes, le jeu physique est convaincant, la défense tactique assure, les passes et frappes sont variées, et les rebonds semblent moins gênants. Les contres-favorables existent bien, mais ils ont été atténués.

FIFA 20: que des Usain Bolt dans mes équipes 5 étoiles

Il en ressort au final un jeu de foot très agréable et bien équilibré. Il y a néanmoins un twist. Ces très bonnes impressions n’apparaissent que si on se limite à des équipes ayant 4,5 étoiles. Dès qu’on monte en gamme, FIFA 20 perd clairement de sa splendeur. C’est un jeu qui favorise toujours autant les Top Players. EA aime mettre ses stars en avant et EA aime la vitesse. Quand on voit certains joueurs courir le 100 mètres plus vite que Bolt, on se pose des questions. Il en va de même avec ceux qui tournent sur eux-mêmes plus vite que des patineurs artistiques.

Si on a le malheur de faire monter ses latéraux, ça peut rapidement être l’enfer. Les ailiers adverses sont rapides, leur accélération est fulgurante, ils poussent loin la balle, ils ont un physique imposant et ils crochètent facilement. Il faut alors avoir des latéraux de qualité pour mettre un terme à ce petit cirque.

Les précédentes années, il y avait déjà cet écart entre les clubs normaux et les superstars. Les défauts liés aux gameplay touchaient néanmoins toutes les équipes. Là, c’est vraiment en prenant un club 5 étoiles que l’on note cette pointe d’arcade; avec des clubs inférieurs, cela ne se ressent pas et le jeu est même (très) bon, même si loin d’être révolutionnaire.

Après FUT, voici le FUTSAL aka FIFA Volta

Les prouesses de ce FIFA 20 ne se retrouvent pas sur la pelouse. Le gameplay a juste subi quelques ajustements et visuellement, cela fait longtemps que l’on n’a pas été surpris. Les visages sont bluffants, mais il s’agit là encore d’un traitement spécial accordé à quelques équipes. La véritable nouveauté de FIFA 20 se retrouve dans son contenu. Un nouveau mode fait ainsi son apparition: Volta.

Volta est l’immense nouveauté de ce FIFA 20. Il permet de faire des matchs en 3v3, 4v4 ou 5v5 avec ou sans gardien selon les modes. Toutes les équipes peuvent être utilisées en mode Futsal; il suffit alors de faire une mini-compo et le tour est joué. Mais un mode entier est dédié à Volta. Il remplace The Journey et est une aventure scénarisée. Les personnages sont —ô surprise— plutôt caricaturaux et le but est de constituer au fur et à mesure une équipe mixte en faisant monter son personnage que l’on peut habiller comme on le souhaite.

Volta mise finalement beaucoup sur l’apparence. Les arènes sont jolies, les gestes techniques s’enchaînent mais ça manque clairement de profondeur. Les déplacements ne font pas naturels, les matchs manquent de variété et on en a vite fait le tour. Pour un gameplay plus précis —que ce soit en défense ou en attaque— et un jeu même plus tactique, on repassera sur du 11v11. L’intention de Volta est bonne mais l’expérience est encore loin d’être optimale.

FIFA 20, le jeu de foot le plus complet jamais créé

Mais FIFA 20, c’est aussi la Ligue des Champions, un mode Carrière, des équipes nationales fémines ou un Ultimate Team qui croule sous les déclinaisons. Histoire d’être encore plus addictif, FUT s’offre même l’équivalent d’un Battle Pass, en plus d’ajouter des règles farfelues pour des matchs amicaux: joueur hyper rapide, sécuriser une zone, échange de cartes pour un match…

Quand on fait le bilan, difficile de ne pas être impressionné par la générosité de ce FIFA 20. Certes, il est étrange de dire que EA est généreux alors que FUT est bourré de micro-transactions, mais le fait est que les joueurs répondent à l’appel chaque année. FIFA 20 est le jeu de foot le plus complet jamais sorti. On se dit néanmoins qu’il est temps que la next-gen pointe le bout de ses crampons. FIFA 20, comme PES d’ailleurs, tend à tourner en rond.

La liste des icones de FUT afin de se construire une équipe de légendes.
FIFA 20 l’emporte face à PES 2020, par le plus petit des écarts…

Preuve que la série fatigue sur cette génération, FIFA 20 oublie de faire les derniers transferts. Le jeu est disponible depuis quelques jours et on retrouve toujours Aréola au PSG, par exemple. Ce n’est pas quelque chose qui ressemble à FIFA. De même, il a perdu les droits concernant la Juventus de Turin. Le club de Cristiano Ronaldo est bien dans le jeu, mais sous le nom de Piemonte Calcio et sans son maillot officiel. Au niveau de ses transferts et de ses licences, PES a tellement été moqué qu’il paraît juste de préciser tout cela.

Il ne faut pas y voir une prise de position de notre part pour Konami et son jeu de foot. Si on devait à nouveau faire un choix cette année, on pencherait vers ce FIFA 20. Par rapport à son concurrent, il dispose d’un contenu énorme et dispose aussi d’un gameplay plus varié quand on se penche sur chacune de ses facettes. On le dit et on le redit: PES 2020 reste une très bonne alternative mais les micro-freezes lorsque les joueurs perdent la balle nous ont vraiment agacés; ça nuit clairement à la fluidité d’action.

FIFA 20 est encore loin d’être parfait. Il favorise encore beaucoup trop les stars, il veut les faire briller, quitte à leur permettre de remonter le terrain en 2 secondes. C’est dommage un tel traitement de faveur car cela a forcément un impact négatif sur le jeu. En revanche, dès qu’on joue avec des équipes légèrement inférieures, FIFA 20 resplendit. Il demeure classique, tout en corrigeant les erreurs du passé.

FIFA 20 est développé et édité par Electronic Arts. Jeu sorti le 27 septembre sur PC, PS4, Xbox One et Switch. La version Switch n’est qu’une mise à jour des équipes et n’inclut pas les nouveautés comme Volta. Ce test de FIFA 20 a été fait sur une PS4 ‘normale’. PEGI 3.

The Last Of Us Part II: une date de sortie et un casting qui se précise

The Last Of Us Part II refait parler de lui et dégaine sa date de sortie en plus de révéler son casting.

Le titre ne ment pas: The Last Of Us Part II sera bien une suite directe du premier épisode sorti en 2013. Les gens ont vieilli mais certains visages restent familiers.

Il sera question de vengeance dans ce The Last Of Us 2. Pour connaître chaque détail, il faudra attendre le 21 février 2020, date de sortie du jeu de Naughty Dog. Une Special Edition ainsi qu’une version collector sont au programme. La première contiendra un steelbook et un artbook de 48 pages. La seconde aura droit au même contenu, en plus d’une statuette pas très jolie d’Ellie, d’un bracelet, d’autocollants, de pins et d’une lithographie.

Le trailer de The Last Of Us: Part II cherche à nous faire croire qu’Ellie voudra avant tout se venger de ceux qui ont osé s’en prendre à Dina, sa petite amie. Cela paraît un peu trop facile. On a dû mal à imaginer que Naughty Dog souhaite tout révéler aussi rapidement. On se limitera donc à dire que tout est une question de vengeance et qu’Ellie est déterminée.

Ellie et Joel à nouveau réunis dans The Last Of Us Part II

Au cours de cette aventure, on recroisera les frangins Joel et Tommy. Le premier cité était le héros de The Last Of Us tandis que son frère vivait dans le Wyoming avec d’autres survivants. Outre des membres de milices ou même des soldats, Ellie devra faire attention aux clickers, ces infectés à la tête explosées. On a quelques difficultés à déterminer si de nouveaux zombies se cachent dans ce trailer ou si ce ne sont que de simples révisions. Après tout, plusieurs années se sont écoulées depuis le premier jeu, il est alors possible qu’ils aient évolué.

Le premier The Last Of Us sera offert le mois prochain sur PS4 dans le cadre du PlayStation Plus. Ce sera un magnifique outil de promotion pour cette future suite. Il est néanmoins important de préciser que nombreux sont ceux qui ont déjà joué à cet épisode. Aux dernières nouvelles, les ventes du jeu original et de son remaster tournaient autour des 20 millions.

The Last Of Us Part II sortira avant Cyberpunk et Avengers

En choisissant la date du 21 février 2020, Sony se permet d’éviter la concurrence. On rappelle que l’an prochain, il faudra notamment compter sur FFVII Remake (3 mars), Watch Dogs Legion (6 mars), Cyberpunk 2077 (16 avril) et Marvel’s Avengers (15 mai). Sony sera donc le premier à dégainer et à éviter un possible embouteillage. The Last Of Us: Part II est une exclusivité importante pour le Japonais. C’est aussi un jeu à très gros budget. Il faut donc le mettre dans les meilleures conditions. C’est désormais chose faite.

Le visage de Joel est presque photo-réaliste. Il a au passage pris un petit coup de vieux pépère. Cela dit, il doit désormais avoir autour des 55 ans. Il ressemble aussi beaucoup à Nathan Drake.

De plus amples informations sur The Last Of Us: Part II seront dévoilées ces prochains jours. Une partie de la presse a en effet été envoyée à Los Angeles pour y jouer pendant plusieurs heures. Malgré nos millions de connexions chaque minute (voire secondes), nous avons pas été conviés à cet événement. Ce n’est pas grave. Cela dit, on aurait bien aimé mettre les mains sur le jeu pour savoir s’il y a eu un petit downgrade.

La séquence de gameplay montrée à l’E3 semblait en effet bien plus impressionnante. Mais elle se déroulait de nuit. Là, les passages dans la neige ne paraissent pas aussi bluffants. On serait aussi tenté de comparer avec Red Dead Redemption 2 sur certains points. Les chevaux et la neige rappellent forcément le prologue. Pour le reste, on verra. Après tout, The Last Of Us devrait à la fois miser sur son action et sa narration pour convaincre, là où Red Dead Redemption 2 est extrêmement bavard.

A Hideo Kojima Game, une polémique qui n’a aucun sens

Le papa de Metal Gear et de Death Stranding a expliqué ce que signifiait le label A Hideo Kojima Game. En soi, rien d’anormal mais beaucoup ont mal compris le message du créateur japonais. Rien d’étonnant en fait.

Suivre Hideo Kojima sur Twitter ressemble par moment à un petit enfer. Le bonhomme aime bien retweeter des paquets de messages faisant la promo de son prochain jeu ou bien mettant en avant ses nombreuses idoles. Au milieu de ces RT, on trouve parfois des tweets plus personnels. Hideo Kojima revient alors sur le développement de Death Stranding ou donne sa vision des choses. Dimanche, il a tenu à expliquer ce que signifiait « A Hideo Kojima Game ». Voici le tweet en anglais:

Hideo Kojima, l’homme, la légende.

Après sa publication nombreux sont ceux, dont des journalistes, qui se sont moqués de Hideo Kojima. Explication possible: après avoir surnoté MGS V, ils essayent maintenant de retrouver un semblant de crédibilité.

Hideo Kojima assume pleinement ses fonctions

Quand on oublie de prendre du recul, il est évident que ce message fait sourire. Cela donne l’impression qu’il est le Roi Soleil. Celui qui fait tout. Hideo Kojima, c’est une équipe à lui seul. Une machine de guerre.

En fait, non, tout cela est parfaitement normal.

Sur Death Stranding, et les autres productions, il est tout ce qu’on peut appeler un réalisateur, un Game et Creative Director. C’est lui qui détient la vision initiale du projet et il va veiller à ce que celle-ci se concrétise. Non, il ne fait pas tout lui même mais il s’implique dans chaque secteur. Son rôle l’oblige à effectuer chacune de ces tâches, comme le rappelle David Jaffe, Game Director du premier God Of War. N’oublions pas non plus que Hideo est désormais un chef d’entreprise. Kojima Prod, c’est sa société. Il vérifie donc tout, dont le merchandising et les différents accords passés avec d’autres boîtes.

Mads Mikkelsen a beau insister, son nom ne sera pas sur la pochette du jeu.

Que ce soit pour Death Stranding ou pour les Metal Gear, Hideo Kojima est omniprésent. C’est un auteur, c’est lui qui détient chaque clé. Il veut aussi créer un lien direct avec ses fans. C’est pourquoi il monte lui-même quelques-uns des trailers de ses jeux. Il sait exactement ce qu’il veut dévoiler, quels indices il souhaite laisser s’échapper.

Hideo Kojima et le rêve d’Hollywood

Hideo Kojima est un immense passionné de cinéma. Il s’est toujours inspiré de films pour ses jeux. La pochette du premier Metal Gear reprend Terminator. Snake est plus qu’un simple hommage au Plissken de New York 1997. MGS 2 dépeint quant à lui un bateau qui coule puis s’intéresse à la relation amoureuse entre Jack et Rose. Oui, comme dans Titanic.

Il a aussi souvent essayé de collaborer avec des stars hollywoodienne.C’est ainsi que David Hayter, voix historique de Big Boss et Solid Snake, a failli être évincé à plusieurs reprises. Hideo Kojima a finalement réussi sur l’ultime épisode de la saga Metal Gear. Dans The Phantom Pain, c’est Kiefer Sutherland qui double Snake.

Pour Death Stranding, Hideo Kojima a pu se faire plaisir: Léa Seydoux, Mads Mikkelsen, Norman Reedus… L’affiche est incroyable et c’est pourtant celle d’un jeu vidéo. Hideo Kojima a toujours recherché à rapprocher ce média du cinéma. Ce même cinéma qui aime bien lui aussi résumer un film à son simple réalisateur. On dit bien « le nouveau film de Machin Truc », en omettant de préciser que plusieurs personnes ont écrit le script, ont aidé à la lumière, au montage, au son, aux effets visuel… Tout cela est bien l’oeuvre d’un travail de groupe, mais on résume tout à une seule et même personne: le réalisateur.

C’est lui qui endosse finalement le rôle de chef d’orchestre, c’est lui qui porte le projet sur ses épaules. Pour Hideo Kojima, c’est la même chose. A l’heure actuelle, Death Stranding paraît encore bien étrange. Son concept intrigue, on se demande si ça sera vraiment plaisant à jouer, si tout sera facilement compréhensible… On connait déjà les conséquences qui suivront les tests. Si Death Stranding est décevant, nul ou affligeant, tout le monde dira que c’est de la faute de Hideo Kojima. En revanche, si le projet est réussi, tout le monde saluera le génie du Japonais. C’est aussi simple que cela.

Dans le jeu vidéo, Hideo Kojima est plus qu’un simple nom. C’est une star qui, pour des millions de fans, fait office de valeur sûr. Ils sont peu à jouir d’une telle aura. De nombreux studios essayent de mettre en avant leur Game et Creative Director, mais peu parviennent à s’élever à un tel rang. Hideo Kojima dans le milieu du jeu vidéo, c’est comme une Rock Star. Il capte la lumière et vend rien que sur son nom. Sur la pochette de Death Stranding, on en retrouve qu’un: le sien. Le nom de Hideo Kojima est bien plus fort que celui de Mads Mikkelsen et Norman Reedus, pourtant stars du grand et petit écran. Hideo Kojima est le Boss. Le Big Boss. Et il le sait.

La pochette officielle de Death Stranding où un seul nom apparaît: celui d’Hideo Kojima.

Test: PES 2020 – Ça vaut quoi le eFootball?

Nouvelle saison, nouveau PES et même ambition: devenir la nouvelle référence. Le mercato a néamoins été léger cet été et les erreurs du passé perdurent.

Il a changé de nom, il a changé de caméra, mais tout le monde continuera à l’appeler PES 2020 et à jouer avec avec la vue classique. En théorie, il faudrait donc le nommer eFootball Pro Evolution Soccer 2020. C’est un titre à rallonge qui montre simplement une envie de passer un cap. La nouvelle caméra se veut quant à elle un peu plus spectaculaire. L’angle de vue dans la surface ressemble presque à la 3D isométrique. C’est sympa’, mais ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus pratique.

Konami semble beaucoup miser les marchés argentins et brésiliens depuis quelques années.
Konami signe la Juventus, le Barça, le Bayern et Man U pour un retour au top

Outre ce changement de nom, la pochette de ce PES 2020 arbore aussi 4 joueurs: Lionel Messi, Miralem Pjanic, Scott McTominay (!) et Serge Gnabry. Ils représentent chacun les clubs de Barcelone, Juventus, Manchester United et le Bayern Munich. Ce sont les équipes partenaires de ce PES 2020. C’est un peu la preuve que Konami croit fort en son titre en multipliant les accords. Le club Turinois est d’ailleurs exclusif à ce PES 2020: dans FIFA 20, il s’appellera Piemonte Calcio et le maillot de CR7 ne sera pas l’officiel.

Pour tous les supporteurs du multiple champion d’Italie, c’est bien sûr un gros coup. Konami a pour cela dégainé le chéquier, de la même manière que Electronic Arts a une nouvelle fois sécurisé les droits de la Premier League ou de la plupart des clubs espagnols. Les problèmes de licence sont donc toujours là dans PES 2020 avec notamment l’absence de nombreux clubs allemands. Konami n’y peut rien et on rappelle qu’en fouillant sur le net, on peut rétablir tout cela.

Messi et ses tatouages sont magnifiquement reproduits. L’index paraît néanmoins un peu trop tendu.

Il n’y a pas qu’au niveau des droits que PES 2020 est hanté par ses vieux démons. On parle ici du gameplay car comme chaque année, c’est avant tout là-dessus que l’on juge ce jeu de foot. La plupart des critiques émises dans le passé sont toujours là. Ça ne fait pas de moi un Pro-FIFA —je suis même souvent déçu des deux jeux—, simplement quelqu’un qui ne comprend pourquoi certains problèmes ne sont pas corrigés avec le temps.

PES 2020: Un manque de réactivité frustrant

La défense par exemple manque toujours de tranchant. Cela fait toutefois écho à un manque global de réactivité. Les défenseurs restent encore un peu trop bloqués dans leurs appuis, le changement de curseur est loin d’être optimal et il est extrêmement frustrant de voir qu’un joueur marque un petit temps d’arrêt dès qu’il y a un contre. Cela nuit à la fluidité de l’action. Ces micro-freezes sont légers mais ils sont bel et bien présents, et sont souvent responsables de pertes de balles. A cela, on ajoute quelques contacts surprenants et des joueurs souvent surpris par les rebonds.

L’expérience eFootball reste néanmoins concluante. C’est un jeu de foot qui reste agréable à jouer. On a facilement enchaîné les matchs, parfois même avec plaisir. Mais c’est un jeu qui reste trop dans la lignée des précédents épisodes. De ce fait, on peut livrer la même conclusion que les précédentes années: PES 2020 est une excellente alternative à FIFA mais il est frustrant de voir qu’il traine les mêmes genres de défauts depuis pas mal de temps.

Le mode myClub accueille comme toujours pas mal de Légendes dont Ronaldinho.

On ne fait ici l’apologie de FIFA 20. Sa démo n’est d’ailleurs pas très convaincante et les derniers opus étaient bien trop rapides. A ce sujet, PES 2020 affiche un rythme plutôt soutenu. Avec des équipes moyennes, il faut véritablement construire pour progresser dans l’autre moitié de terrain. Il faut enchaîner les une-deux, passer par les aîles et centrer pour (re)découvrir cet excellent jeu de tête. En revanche, dès qu’on monte en gamme, tout s’accélère. Prendre le PSG et évoluer devant avec la doublette Neymar – M’Bappé, cela transforme le jeu. Le tout droit est de rigueur et les changements de direction tendent presque vers l’arcade.

Faudra-t-il attendre la PS5 et la Xbox Scarlett pour que PES hausse son niveau de jeu?

De manière générale, PES 2020 est bien équilibré. Les passes font mal mais les défenseurs sont plutôt bien placés. Il faut néanmoins souvent anticiper les choses, les une-deux étant souvent redoutables. Les gardiens sont quant à eux capables du meilleur comme du pire. Sur les face-à-face, ils peuvent être aux abonnés absents. Sur leur ligne en revanche, ils sortent parfois des arrêts réflexes très impressionnants, notamment grâce à des animations très réalistes.

Ce réalisme se retrouve aussi au niveau de la gestion de la météo. Quand il se met à pleuvoir, les joueurs glissent parfois sur la pelouse. C’est aléatoire, ça peut être légèrement frustrant mais ça fait vrai. Les frappes manquent en revanche encore de naturel. Les précédentes années, on disait qu’elles étaient trop rectilignes: c’est toujours le cas dans PES 2020.

La main de Dieu est dans la Ligue des Masters.

Les menus ont légèrement fait peau neuve, la Ligue des Masters se la joue QCM et travaille encore ses transferts… Ce n’est pas ça qui nous permettra de dire que PES 2020 révolutionne le genre ou la série. C’est clairement, un épisode dans lignée des précédents, qui ne bouleverse pas grand chose et qui oublie de panser ses blessures de guerre. Il reste agréable, un jeu de foot solide. PES 2020, c’est bien. Et en plus, ça rime. Mais ce n’est pas ça être roi. Il en garde beaucoup trop sous le pied et on se dit qu’il va sans doute falloir attendre la next-gen pour avoir droit à un véritable renouveau.

eFootball PES 2020 est développé et édité par Konami. Jeu sorti le 10 septembre 2019 sur PC, PlayStation 4 et Xbox One. Ce test de PES 2020 a été fait sur une PS4 normale. PEGI 3.

Dreams est incroyable mais tout le monde s’en fout

Dreams est peut-être le jeu le plus fascinant de ces dernières années. Celui qui permet véritablement de tout créer avec pour seule limite son imagination. Malgré ces prouesses remarquables, Dreams ne fait pas parler lui: il n’y a pas de buzz autour du jeu de Media Molecule. Cela donne presque l’impression que tout le monde s’en fout, ce qui ressemble une immense injustice.

En matière d’accès anticipé, Microsoft propose le Xbox Game Preview et Sony, rien. Le Japonais n’aime pas les early access, ces jeux qui sortent sans vraiment être finis. Le développement continue alors, souvent au gré des remarques des premiers acheteurs. Il existe toutefois quelques rares exceptions sur PS4. Dreams en est une. A vrai dire, ce jeu est une anomalie.

Cliché du cyberpunk: de la pluie et des néons.
Dreams: une version incomplète qui fait déjà des miracles

Dreams est disponible depuis le 16 avril 2019. Ce n’est pas la version complète mais bien un accès anticipé à une partie du jeu. Ceux qui ont acheté ce titre au prix de 30€ —ça augmentera sans doute par la suite— disposent uniquement des outils de création. Chaque possesseur de Dreams peut donc créer et jouer aux niveaux de chacun. Et pour les plus ambitieux, ils peuvent se regrouper et concevoir ensemble.

A l’aide du Hashtag #MadeInDreams, nombreux sont ceux qui partagent leurs travaux sur Twitter ou d’autres réseaux sociaux. Il y a sans doute derrière cela une forme de fierté ou l’envie de faire connaître davantage chaque création. MediaMolecule en profite aussi pour tout retweeter: là encore, cela fait de la publicité au jeu et au studio anglais. Cela montre de quoi est possible Dreams. Et autant le dire de suite: c’est bluffant.

Plus fort que Netflix, Dreams est celui qui bousculera vraiment le Festival de Cannes.

Il est évident que certains créations sont très rudimentaires. Mais nombreuses sont celles qui impressionnent. LittleBigPlanet permettait de créer d’excellents niveaux de plateforme, ou des calculatrices, c’est selon. La série a ensuite évolué avec la création de mini-jeux.

Dans Dreams, on peut concevoir de vrais jeux, au contenu certes réduit. Le titre de MediaMolecule est même devenu une plateforme pour des artistes qui proposent des tableaux, des scupltures ou même des courts-métrages.

De la Net Yaroze à Dreams

Dreams rappelle presque l’époque du Net Yaroze, console dont nous avions déjà parlé lors du temps des CD de démos. On n’en est qu’au début alors la notion d’émerveillement est forcément décuplée. On salue davantage l’exploit que la qualité même des produits. C’est le cas par exemple avec l’intro de MGS1. Tout le monde préférera jouer à l’original, sorti en 1999 en France. Malgré tout, on ne peut s’empêcher d’afficher un immense sourire en voyant que Dreams est capable de reproduire le début du jeu.

Plus fort que Konami, Dreams propose un remake de Metal Gear Solid.

Les choses sont amenées à évoluer et MediaMolecule continue de plancher sur ce projet compliqué. C’est en début d’année 2013 que Dreams est apparu pour la première fois. Il s’agissait alors de la présentation officielle de la PlayStation 4. Aucun nom, uniquement quelques promesses. Six ans plus tard, Dreams est enfin disponible, en accès anticipé. Entre temps, il y a eu le fabuleux Tearaway et quelques reboots liés à des problèmes techniques. Le développement de Dreams a traîné en longueur. Dans ce genre de situation, on serait tenté de dire que Sony a alors englouti beaucoup d’argent dans ce projet. Sauf que MediaMolecule est une petite équipe. Les coûts associés sont donc forcément moins élevés qu’un Guerrilla Games où, pour Horizon, plusieurs centaines de personnes se relayaient sur le projet.

Dreams, un jeu PS4 conçu pour le lancement de la PS5?

On se demande au final si Dreams est un véritable jeu PS4. On serait même tenté de dire que cet accès anticipé est en fait une grosse démo du jeu complet qui arrivera sur PS5. Sony déclare avoir un plan de 10 ans pour Dreams, grosso modo jusqu’en 2030 donc. C’est une plateforme communautaire. Il est donc normal que le Japonais voit loin avec ce jeu. Mais cela tend aussi indiquer que Dreams se doit d’être un succès et, indirectement, d’être capable d’emmener les joueurs sur PS5.

Pour percer, Dreams a définitivement besoin de faire le buzz, chose qu’il ne réussit pas à faire actuellement. On ne sait pas si commercialement, Dreams est un succès ou un échec à l’heure actuelle. Quand on regarde les meilleures ventes du PlayStation Store aux Etats-Unis ou en Europe, Dreams est absent. Il n’est pas encore vendu au format physique —puisque toujours en accès anticipé— et de ce fait, on s’inquiète un peu.

Il est évident que Dreams a un immense potentiel. Dans un certain avenir, on pourrait même imaginer des créateurs se faire rémunérer à travers des plateformes comme Patreon. Mais une nouvelle fois, pour que cela arrive, Dreams devra être capable de trouver son public.

Ruckus a l’air quand même plus sympa que bon nombre de jeux indés.

Il y a bien quelques RT sur Twitter. Quelques articles par-ci par-là. Mais au final, l’actualité de Dreams est minimale. Je peux aussi faire mon auto-critique. Ce n’est pas le jeu dont j’ai le plus parlé sur le site; je ne suis pas non plus très actif pour diverses raisons. Je n’en ai pas fait l’acquisition. Car Dreams est un jeu qui fait peur. Peur car très complexe. Le premier LittleBigPlanet permettait de faire de belles choses facilement. Ses suites compliquaient amplement les choses. Avec Dreams, tout est tellement poussé qu’on se dit que c’est forcément compliqué. Et pour terminer, n’oublions pas l’aspect Accès Anticipé et donc de jeu non terminé.

Rien n’est encore fini pour Dreams. Il a le temps de décoller. Il a le temps de faire parler de lui. On est curieux de savoir quand cela aura lieu —on se demande même sur quelle console cela arrivera. Qu’est-ce qui lui manque? Du Free-To-Play pour toucher rapidement un large public? Bof. Tous les jeux qui font le buzz ne sont pas gratuits. On se dit que finalement, la popularité doit être globale: à la fois par le jeu même, et ses créateurs. Et à une époque où les Streamers et les Youtubers ont le pris le pouvoir, rien ne semble aussi simple pour bénéficier d’une solide exposition médiatique. Ou presque.

5 jeux. 5 directions artistiques. 1 Dreams.

Suivez Nous

447,342FansJ'aime
59,838SuiveursSuivre
335,427SuiveursSuivre
9,400AbonnésS'abonner