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Test : Resident Evil Village – Est-ce encore du Survival Horror?

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Malgré un simple sous-titre, Resident Evil Village est bien un épisode majeur, un opus numéroté où le 8 (VIII) est camouflé. Capcom joue sur les apparences et crée des illusions… jusqu’à revoir, une nouvelle fois, les règles de la série.

Dans une récente interview, le réalisateur de Resident Evil Village, révélait s’être beaucoup inspiré de RE4 pour cet épisode. Quand on se lance dans ce nouveau jeu, la filiation est évidente : Resident Evil Village, c’est avant tout de l’action.

Sur une base de RE7, Village rend hommage à RE4

Au risque d’en surprendre plus d’un, Village est la suite directe de Resident Evil 7. On retrouve le même casting, à savoir Mia et Ethan Winters, le héros de cette aventure. Le couple a emménagé en Roumanie, sur les conseils de Chris Redfield. Ils sont également les heureux parents d’une petite fille, Rose, âgée de quelques mois seulement.

Leur vie paraît paisible jusqu’au jour où leur bébé disparait. Resident Evil Village commence à ce moment précis. Dans la neige, dans l’obscurité, Ethan essaye de se frayer un chemin. L’ambiance est glauque et le jeu s’amuse avec nous.

Chris Redfield fait une entrée remarquée.

Les débuts sont prometteurs. Ils laissent entrevoir un titre dans la lignée de RE7. Rapidement, Resident Evil Village change de style pour gagner en personnalité. Non, il ne proposera pas la même chose qu’en 2017. Il est décidé à faire bouger les lignes, même si les clins d’oeil au passé sont légion.

C’est bien entendu Resident Evil 4 qui vient à l’esprit quand on joue à Village. Il y a ce retour en Europe et cette vision si particulière de ce continent. Après une Espagne des plus surprenantes, place à la Roumanie et aux vampires ou loups-garous. Il y a ce virage action dont on reparlera plus tard ; la présence d’un marchand et d’un inventaire à gérer ; de certaines séquences clefs ; et du mode Mercenaire.

Le Village, la plaque tournante de ce Resident Evil

Le Village est le coeur de cette aventure. C’est un HUB, un lieu que l’on visite fréquemment afin de se rendre à différents endroits. Contrairement à ce que laissait penser les trailers, le jeu n’est pas uniquement constitué de ces petites habitations et de cet impressionnant château. A vrai dire, on le quitte au bout de quelques heures seulement. Grosso-modo, le premier tiers est constitué du village et de cette forteresse. Puis, on traverse une bâtisse oppressante avant de se rendre vers les moulins. Enfin, ce sont des décors plus industriels qui s’offrent à nous.

Ces différents endroits sont l’occasion de découvrir un sacré casting. On connaissait Dame Dimitrescu et ses filles, on ignorait en revanche d’autres personnes au design plutôt sympa’. Hélas, leurs interventions sont rares et on note parfois un manque de justesse.

Dimitrescu et ses filles. Ces dernières sont anecdotiques tandis que la Dame reste l’un des moments fort du jeu.

Les dialogues manquent de tranchant. On peut faire la même remarque aux quelques retournements de situation, tandis que le scénario s’appuie globalement sur celui de RE7. Un résumé vidéo de cette aventure est d’ailleurs proposé dans le menu bonus.

Le Château de Resident Evil Village est probablement le passage le plus marquant. Les décors sont grandioses, et l’ambiance change du tout au tout selon qu’on se trouve sur les toits, les sous-sols, ou les pièces de vie. Les lieux traversés sont variés et à tout moment, Dame Dimitrescu et ses filles peuvent surgir.

La maitresse des lieux est gigantesque ; elle mesure 2m90 avec son chapeau et ses talons. Elle impressionne et rôde façon Mr X. dans les couloirs de sa propriété. Quand elle nous voit, elle nous pourchasse. Elle ne fait ça que sur quelques mètres, évitant alors de trop nous mettre la pression. Quant à ses filles, leur présence est davantage scriptée et les affrontements vite expédiés.

Maison hantée et train de la mine

Le Château laisse ensuite place à un lieu clos favorisant l’épouvante, puis toute la seconde moitié du jeu prend définitivement un virage action. Resident Evil Village semble alors moins inspiré mais le jeu ne se transforme pas en un banal FPS. Pour cela, il dispose de mécaniques simples : un personnage lent et lourd, un champ de vision (FOV) étriqué afin de renforcer ce sentiment de claustrophobie, des armes à la cadence de tir faible et au temps de chargement élevée, et des ennemis plutôt résistants.

Il en faut toutefois plus pour transformer le jeu en Survival-Horror. Il y a un manque de tension et de sentiment de fébrilité. Mis à part la grosse première heure, le joueur est rapidement noyé sous les balles et produits servant à en confectionner. Resident Evil Village est plutôt généreux dans ce domaine et s’arrange fréquemment pour qu’on ait toujours un ou deux chargeurs d’avance. En revanche, mieux vaut ne pas trop tirer à côté ; les ennemis auront alors vite fait de se rapprocher et provoquer un game over.

Malgré la présence de ce joli symbole, l’histoire de Resident Evil Village nous laisse sur notre faim.

On est loin d’un Resident Evil 2 où il valait mieux viser les jambes des zombies. On ne les tuait pas, on les laissait alors ramper au sol afin d’économiser des munitions. Dans Village, on tire jusqu’à ce que les ennemis lâche une bourse. Récupérer quelques deniers, c’est s’assurer que le monstre ne reviendra jamais à la vie.

Certains passages du jeu imposent parfois des combats contre des dizaines de créatures et les arènes sont souvent étroites. Cela gêne la mobilité et ça signifie qu’on peut vite se retrouver acculé par l’ennemi. C’est dans ce genre de situation que la tension peut monter. Heureusement, on dispose d’un sacré arsenal pour se défendre.

Le Marchand n’est jamais loin non plus. Il n’est présent qu’à certains lieux fixes et s’arrange pour être facilement accessible. Il nous propose alors d’améliorer nos armes, d’acheter des munitions, ou de revendre quelques trésors trouvés ici et là.

C’est un personnage important de cette aventure. Il fait avancer l’histoire et distille quelques anecdotes. Il livre même à Ethan une carte aux trésors ou des recettes à faire pour améliorer ses capacités. C’est alors l’occasion de fouiller davantage les lieux, de réaliser des quêtes secondaires. On sort alors un peu des sentiers battus et on découvre des endroits plutôt intéressants. Cela reste dirigiste mais tomber face à un mini-boss optionnel, ça a clairement son charme. Et tout cela vaut le coup puisque les récompenses sont importantes, et il s’agit parfois d’armes surpuissantes.

La fête au Village

Comme autrefois avec Resident Evil 4, Village est un jeu d’action. Il propose une progression remarquablement fluide où rien ne doit entraver ce voyage dans la folie humaine. Quelques énigmes viennent parfois se mettre sur notre chemin. Ces dernières sont toutefois relativement simples. Tout est explicité et une simple observation des lieux permet de s’en sortir en quelques minutes.

Resident Evil Village est un jeu d’une redoutable efficacité. On avance et on tire sur tout ce qui bouge. Le travail sonore est excellent, les décors fourmillent de détails et sur next-gen, le ray-tracing parvient à proposer un très bon éclairage. L’ambiance reste malgré tout très sombre. Au détour d’un couloir, on se demande toujours ce qui nous attend. Mais quand on se balade avec plusieurs fusils et des explosifs, on quitte rapidement le rôle de la proie. Ici, on est un chasseur.

Il se dit que Village a opté pour ce virage action car Resident Evil 7 a été jugé beaucoup trop effrayant par une partie des joueurs. C’est vrai que sur sa première moitié, le jeu est terrifiant ; c’était un magnifique Survival Horror. Et cela semblait plaire puisque RE7, c’est tout de même 8,5 millions de ventes sur le long terme.

Les loups-garous viennent remplacer les zombies. Ils se déplacent en meute et tombent au bout de quelques balles bien placées.

Avec Village, Resident Evil vise à nouveau le grand public. Il rappelle RE4 mais n’a pas la même aura. Dans l’histoire du jeu vidéo, c’est un titre très important. Il a davantage démocratisé la vue à l’épaule et proposait une aventure très dynamique. Pour Village, c’est forcément plus compliqué. Il ne révolutionne pas le FPS mais réussit tout de même à offrir une aventure bien ficelée. Peut-être un peu trop, d’ailleurs.

Au jeu des comparatifs, Village est à Resident Evil 7 ce que le remake de RE3 est à celui du 2. On reste dans la même univers, on reprend les grandes lignes, mais les notions même de Survival Horror ont disparu. En soi, ce n’est pas un défaut. C’est plutôt une constatation. Historiquement, il y a toujours eu deux types de fans de Resident Evil : ceux qui aiment avoir peur et ceux qui aiment l’action. Village a choisi son camp, et il l’assume parfaitement.

Comptez une petite douzaine d’heures pour découvrir la cinématique post-générique. Naturellement, une fois l’aventure terminée, c’est l’occasion de relancer une nouvelle partie. On peut essayer de se mettre au Speed Run, découvrir de nouvelles armes ou tenter un mode de difficulté plus élevé. Ou bien lancer le mode Mercenaires.

Comme RE4 —décidément—, Resident Evil Village propose ce mini-jeu. Il s’agit, en temps limité, d’affronter pas mal de monstres sur des maps issus de l’aventure principale. Il y a tout un aspect scoring, des compétences à débloquer de manière aléatoire (vitesse, puissance, santé…) et une utilisation limitée des armes. C’est davantage nerveux et c’est vraiment bien foutu. Le but est d’optimiser chaque frag afin de réaliser des combos, tout en se dépêchant. C’est une jolie réussite, un très bon bonus. Car le gros de l’aventure, c’est bien sûr ce périple avec Ethan Winter.

Resident Evil Village est un bon jeu qui donne toutefois l’impression d’en garder sous le pied. La première moitié impressionne souvent, la seconde beaucoup moins ; l’histoire part sur les chapeaux de roue, puis ça se calme ; les antagonistes ont fier allure, mais restent finalement discrets. C’est un titre clivant. Il n’y a pas de doute à avoir sur ses qualités. En revanche, est-ce un bon Resident Evil ? Tout dépend de la définition que l’on attribue à la série. Pour certains, cet opus représentera l’excellence. Pour d’autres, ce sera un épisode en retrait.

Resident Evil Village est développé et édité par Capcom. Jeu sorti le 7 mai sur PC, PS4, PS5, Xbox One et Xbox Series X|S. Ce test de Resident Evil Village a été réalisé sur une PlayStation 5. PEGI 18 car ça reste très gore, même si le jeu est moins effrayant que ces prédécesseurs.

The Division : un Free-To-Play et un jeu mobile annoncés par Ubisoft

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Ubisoft continue de miser sur sa licence The Division et annonce deux nouveaux jeux tirés de cet univers.

A l’E3 2013, Ubisoft faisait sensation avec la présentation de The Division. Le jeu était magnifique et en plus, on pouvait fermer les portes des voitures. Le jeu est sorti en 2016, et une suite a débarqué en 2019. A chaque fois, ça a été de jolis succès. The Division 2 a toutefois mis du temps à trouver son public. Mais désormais, il fonctionne si bien qu’Ubisoft a décidé de lui offrir du contenu supplémentaire ; de nouvelles extensions sont en développement alors que tout aurait dû s’arrêter fin 2020. On l’a déjà écrit plusieurs fois, c’est ainsi que fonctionnent les jeux-service.

Malgré ces chouettes performances, un The Division n’a pas l’aura d’un Assassin’s Creed ou Rainbow Six. Mais cela n’empêche pas l’éditeur français de miser à fond sur cette licence.

Deux nouveaux jeux pour The Division

Un mois avant sa conférence E3 2021, Ubisoft a donc décidé de révéler The Division : Heartland. Aucune image ou trailer n’a été diffusé. On sait en revanche que ce sera un free-to-play : vous pourrez le télécharger gratuitement mais des micro-transactions seront disséminés un peu partout.

Ce titre devrait permettre de découvrir sous un nouvel angle la licence The Division. C’est Ubisoft Red Storm qui est aux commandes, ce qui est plutôt intéressant. Historiquement, c’est ce studio qui a développé les premiers jeux Tom Clancy comme Rainbow Six et Ghost Recon. Ces dernières années, il se contentait de prêter mains fortes à d’autres équipes comme Massive, justement auteur de The Division.

Ubisoft refuse de donner une date de sortie précise ; il dit que ce sera pour 2021/2022, ce qu’on peut traduire par fin d’année 2021, voire début 2022. Les plateformes visées ne sont pas encore connues si ce n’est un vague « PC, consoles et Cloud« . Sur cette page de pré-inscription à la beta, on devine toutefois que The Division : Heartland sortira au moins sur PS4, PS5, Xbox One et Xbox Series X|S. Quant au cloud, il s’agit probablement de Google Stadia et Amazon Luna.

Enfin, un jeu mobile The Division —sans doute en free-to-play lui aussi— a également été annoncé. De plus amples informations seront partagées plus tard, assure Ubisoft.

Avec The Division, Ubisoft suit la méthode Call Of Duty

Il n’aura échappé à personne que Call Of Duty est la poule aux oeufs d’or d’Activision. Et pour ça, le géant américain n’hésite pas à revoir sa stratégie. Son but, désormais, est de proposer une expérience à tous les types de joueurs ; il veut toucher une audience la plus large possible. C’est ainsi que Warzone est un free-to-play tandis que Call Of Duty : Mobile peut être téléchargé gratuitement sur tous les smartphones. A l’avenir, Activision compte proposer cela à toutes ses licences, dont celles de Blizzard comme Diablo.

Ubisoft a décidé de poursuivre la même stratégie. C’est The Division qui initiera le mouvement. Il y a l’expérience premium, celle qui requiert d’acheter le jeu vidéo sur PC ou consoles, et plus tard, le free-to-play et le jeu mobile.

Mais The Division cherche à aller encore plus loin. Un roman est en cours d’écriture. Il s’intéressera à ce qui se passe après les événements de The Division 2. Et pour les amoureux du premier opus, une adaptation par Netflix sera proposée à une date indéterminée. Au casting, on retrouvera notamment Jessica Chastain et Jake Gyllenhaal. Et derrière la caméra, ce sera Rawson Marshall Thurber, réalisateur des Miller, Agents Presque Secrets et Skyscraper.

Avec un roman, un film et plusieurs types de jeux vidéo différents, Ubisoft a compris qu’il fallait diviser pour mieux régner.

Guide Returnal : 6 astuces pour bien débuter ce jeu PS5

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On l’a écrit dans notre test : Returnal est un excellent jeu d’action aussi brutal que punitif. A vrai dire, avant la sortie du titre, seules 10% des personnes ayant reçu le jeu l’avaient terminé. Alors, on s’est dit qu’un guide du parfait débutant était nécessaire, un petit document sans prétention, rempli d’informations indispensables pour bien démarrer et survivre le plus longtemps possible en terres hostiles.

Dans Returnal, vous incarnez Selene, une astronaute échouée sur une mystérieuse planète. Elle est retenue prisonnière d’un astre qui l’a enfermé dans une boucle infernale ; la mort n’est pas une fin, mais le début d’un nouveau cycle. Il est normal de mourir dans Returnal. Mais cela peut être décourageant. Alors, afin que vous gardiez espoir, voici notre guide du parfait débutant.

Le lexique de Returnal

Puisque vous êtes sur une planète extraterrestre, Returnal en profite pour introduire pas mal de nouveaux termes.

  • Adrénaline — C’est une jauge qui, tous les 3 ou 4 ennemis abattus, monte d’un palier pour atteindre, au maximum, le stade 5. Tous les coups deviennent alors plus puissants. Mais attention, se faire toucher réinitialise l’adrénaline.
  • Obolithe — Il s’agit de la monnaie du jeu, utile pour s’acheter des objets ou des améliorations chez un marchand. On en trouve un peu partout dans le jeu, et notamment sur le cadavre des ennemis. Notez toutefois que l’Obolithe disparaît à vitesse grand V.
  • Clés — Elles déverrouillent des portes ou coffres qui renferment, en théorie, de chouettes bonus comme des objets ou des armes.
  • Ether — Cela purifie des objets afin de supprimer tout effet indésirable, comme une perte des points de vie. L’Ether permet également de glaner un bonus au départ d’un nouveau cycle, ou d’activer un Reconstructeur, un endroit où ressusciter en cas d’échec.
  • Intégrité — C’est tout simplement votre santé, votre jauge de vie. Elle peut être améliorée en obtenant certaines pierres vertes, ou en se soignant alors qu’on a déjà sa santé à fond.
  • Ruée — Il s’agit d’un dash, d’une esquive. Vous devenez alors intouchable pendant un très court instant. La maitriser est absolument indispensable.
  • Surcharge — C’est un bonus de rechargement via un mini-QTE. Toutes les armes ont des munitions illimitées. Elles ont néanmoins des chargeurs de taille modeste. Pour éviter de patienter trop longtemps, appuyez au bon moment.
Servez-vous, tout est à volonté

Returnal est difficile et pourtant, il est plutôt généreux. Les munitions sont illimitées alors tirez sans-cesse. N’oubliez pas non plus d’utiliser le tir secondaire de votre arme, souvent surpuissant. Ce dernier se recharge automatiquement, alors autant l’utiliser dès que possible ; une petite indication visuelle et sonore viendra vous dire quand il est disponible.

Pour survivre, il faut être mobile. Courez, sautez, esquivez… et utilisez vos objets. Vous pourrez en ramasser pas mal au fil du jeu, mais votre inventaire est très limité. Consommez-les donc rapidement, d’autant plus que la mort est souvent soudaine ; si vous avez une trousse de soin, n’attendez pas le dernier moment.

Et puisqu’on parle des soins, notez qu’à chaque changement de monde, le jeu vous offre une grosse trousse. Ayez alors toujours un espace libre pour accueillir ce précieux cadeau. Et bonne nouvelle : vous pouvez les accumuler.

Il est logique de ne pas comprendre comment faire

Lorsqu’on débute dans Returnal, de nombreux endroits semblent inaccessibles. On cherche tant bien que mal à les atteindre, mais non, on n’y arrive pas. Et c’est tout a fait normal.

Que ce soit aller dans l’eau, dans la lave, ou ouvrir des barrières rouges ou dorées, il faut des améliorations de combinaison ou des gadgets. Et ceux-ci ne se débloquent que (beaucoup) plus tard dans l’aventure.

Au début du jeu, il faut avant tout suivre l’objectif principal, marqué par ces portes blanches sur le radar. Cette mini-map indique également des zones secondaires via une porte bleue ou dorées. Certaines renferment des bonus. D’autres, des mini-boss.

Le genre de mini-boss qui peut mettre fin à votre cycle. Au début, mieux vaut les éviter.

Lors des toutes premières heures, il n’est pas nécessaire d’affronter ces monstres surpuissants. Si c’est une petite salle, allez-y et prenez votre récompense. En revanche, si c’est une grande zone, ça sent le traquenard.

A titre personnel, j’ai commencé à vider les salles secondaires à partir du 3ème monde. C’est là que la difficulté monte en flèche. Il faut alors augmenter sa santé, trouver une arme surpuissante, et améliorer la maitrise de celle-ci ; plus vous tuez d’ennemis, plus elle fera de gros dégâts.

Dans les deux premiers mondes, certaines salles secondaires sont beaucoup trop dangereuses. Le risque est alors de se présenter face au boss de fin avec une combinaison endommagée. A partir du 3ème monde, cela vaut le coup d’essayer. On vous conseille toutefois de privilégier les salles annexes des mondes précédents. Quand vous arrivez dans un nouveau biome, le but est vraiment d’aller à votre objectif final et de restaurer votre santé.

Jouez comme un lâche… mais pas trop

Alors oui, ce n’est pas très glorieux, mais fuir ou jouer comme un lâche permet souvent de se sauver d’une terrible situation. Face à une pluie de projectiles, on peut ainsi s’éloigner ; on analyse mieux la situation avec du recul. De même, se cacher derrière une porte qui sépare deux niveaux est fort pratique pour éviter les tirs adverses.

Il faudra toutefois prendre son courage à deux mains et se lancer ensuite dans l’arène pour récupérer l’Obolithe… qui aura vite fait de disparaître. Pour ça, n’hésitez pas à abuser de la Ruée. Elle permet d’être invincible et de traverser les projectiles.

Enfin, sachez qu’énormément d’affrontements sont facultatifs. Ça signifie que vous pouvez les esquiver et passer directement à la zone d’après.

Comment on sauvegarde ?

Aussi curieux que cela puisse paraître, Returnal ne permet pas de sauvegarder. Si vous quittez le jeu, vous mettez alors fin à votre cycle. Il faut donc pas mal de temps libre mais n’oubliez que vous pouvez débloquer des raccourcis et des téléporteurs.

Grosso-modo, chaque niveau est fait de la même manière. Le boss de fin est caché derrière une porte rouge. Celle-ci ne s’ouvre qu’en trouvant une clé ou en faisant une action en particulier, souvent à l’autre bout de la map. Mais une fois chose faite, cette fameuse porte rouge sera déverrouillée pour toujours.

Au prochain cycle, il ne sera donc plus nécessaire de retraverser tout le niveau et on pourra directement se rendre au boss de fin.

C’est pour cette raison qu’il faut parfois être malin et jouer comme un lâche. Quand on est proche de débloquer de son objectif, il est souvent salvateur d’éviter tous les ennemis. Combattre, c’est toujours prendre le risque d’échouer et de tout recommencer.

Quelle arme privilégier ?

Returnal propose une dizaine d’armes. Il y a du classique comme le flingue, le fusil à pompe ou la grosse mitrailleuse. Dans chaque partie, ces armes héritent de différentes caractéristiques / altérations / tirs secondaires. Tout dépend donc ce qu’on vous propose.

Cela dit, on a certaines préférences. Par exemple, le fusil à pompe est redoutable au corps à corps. Mais comme les combats de boss se font généralement à distance, on le déconseille.

Pour les deux premiers mondes, il faut surtout privilégier des fusils avec de (très) gros chargeurs. Puis, pour les mondes qui suivent, faites votre maximum pour trouver un lance-roquettes. Cette arme est absolument surpuissante. Elle est tellement abusée qu’elle réduit considérablement les combats de boss. Hélas, on ne la trouve pas à chaque partie.

Notez également que c’est en accédant à de nouveaux mondes que le jeu débloque de nouvelles armes. Il est donc normal de trouver l’arsenal peu varié lors des premiers instants.

Dans les deux premiers mondes de Returnal, mieux vaut opter pour un fusil d’assaut.

Test : Returnal (exclu PS5) – Quand mourir ne peut pas attendre

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Le lancement de la PS5 maintenant passé, Returnal est la première grosse exclusivité à débarquer. Elle est là pour rebooster les ventes, renforcer un catalogue encore bien mince. Mais ce jeu a une autre mission : mettre à l’épreuve les joueurs.

Il se dit que Sony ne mise désormais plus que sur les blockbusters. C’est sans doute vrai, du moins pour ses studios internes. Car le Japonais a toujours aimé faire des partenariats avec d’autres équipes ; un moyen comme un autre de proposer de nouvelles expériences. On caricature souvent les exclusivités PlayStation comme des titres se jouant uniquement à la troisième personne, en solo, avec un fort scénario et une mise en scène hollywoodienne.

Lors de ses premières apparitions, Returnal semblait appartenir à cette catégorie. Les bandes-annonces laissaient entrevoir un jeu un peu lent, sur une mystérieuse planète peuplée d’étranges créatures. Certains y voyaient même un Death Stranding dans l’espace. Il n’en est rien. Du début à la fin, Returnal est brutal.

Les dilemmes de Selene

Returnal suit l’histoire de Selene, une astronaute qui s’échoue sur la planète Atropos, après avoir voulu suivre une ombre blanche. Rapidement, elle se rend compte qu’elle est coincée dans une boucle temporelle, un cycle. Si elle meurt, elle réapparaît soudainement sur le lieu du crash. Désormais, son but est de comprendre ce qui lui arrive, et comment faire pour s’en sortir.

A chaque échec, c’est donc un retour à la case départ : vous perdez tout votre équipement et toutes vos améliorations. Returnal épouse le genre du Rogue Like où chaque cycle est unique. Tous les niveaux sont découpées en salles ; leur agencement n’est jamais le même mais on tend à sans cesse visiter les mêmes lieux.

En début de partie, on se réveille avec uniquement un pistolet. Ensuite, il faudra trouver des améliorations de santé, d’armure, et dénicher de nouvelles armes. C’est en vidant les salles que l’on devient de plus en plus puissant. On tombe alors sur différents objets tandis que notre arsenal gagne en XP et en explosivité.

Ce coffre héberge de précieux matériaux… ou bien fera apparaître des ennemis supplémentaires.

Souvent, des dilemmes s’imposent au joueur. Les parasites, posés sur la combinaison, proposent ainsi de jolis bonus… avec leur lot de malus. Dans le même genre, pas mal de trousses de soin sont corrompues ; les utiliser risque alors d’endommager davantage votre santé.

Les différentes salles à traverser demandent aussi de prendre des décisions. Si Returnal n’est pas un vrai jeu d’exploration, il dévoile toutefois sur sa mini-map pas mal de pièces annexes. Certaines renferment un simple bonus. D’autres, en revanche, hébergent des mini-boss. Une fois mort, ils lâcheront sans doute une puissante arme. Encore faut-il réussir à les tuer.

La progression se fait notamment sur ce fameux équipement. Il est indispensable de faire évoluer sa barre de vie et de trouver une meilleure arme que le pistolet de base. Chose intéressante : Selene ne peut porter qu’un fusil à la fois. Il faudra là encore faire des choix puisque Returnal propose un arsenal composé d’une dizaine d’éléments.

Chaque arme hérite d’attributs et de fonctionnalités uniques, en plus d’un tir secondaire parmi une large sélection. Dans les faits, il est difficile de retrouver exactement le même fusil d’une partie à une autre. Cela permet alors de différencier chaque cycle.

Des raccourcis indispensables

Au fil de l’aventure, et notamment en tuant des boss, on découvre également quelques améliorations définitives. Parmi elles, un grappin. C’est probablement le gadget le plus marquant, ce qui est un peu décevant : grosso-modo, du début à la fin, Selene se contrôle de la même manière.

Le grappin est indispensable dans le jeu, notamment parce qu’il déverrouille des raccourcis. C’est le coeur même du jeu : tout faire pour accéder plus rapidement à son objectif. On le rappelle : en cas de mort, Returnal nous fait réapparaître au même point de départ. Cela signifie par exemple que pour se rendre au troisième monde, il faut alors parcourir à nouveau le premier et le deuxième biome.

C’est surprenant, voire frustrant. D’autant plus qu’il est impossible de sauvegarder sa partie ; il n’y a pas de checkpoint. Eteignez votre console et c’est un retour au crash du vaisseau qui s’offre à vous.

Tous les niveaux sont faits de la même manière. Ils demandent de remplir un ou deux objectifs afin de débloquer l’accès au boss des lieux. Une fois ces quêtes remplies, elles sont définitivement validées ; il ne sera plus nécessaire de les refaire. Et soyez rassurés : il ne faut pas à chaque fois vaincre à nouveau les boss pour passer au monde suivant. A la place, il faut atteindre des téléporteurs.

Bullet Hell x Lovecraft

Returnal demande d’avoir pas mal de temps devant soi. Cela dit, un cycle peut vite prendre fin. Le jeu repose sur une immense forme d’aléatoire. Ne pas trouver son arme préférée, c’est compliqué. Tomber directement sur un mini-boss, c’est douloureux.

C’est tout un côté punitif et injuste qui se dégage de ce titre. Mais c’est justement ça qui fait son charme : Returnal est imprévisible. On ne sait jamais sur quoi on tombera… mis à part qu’il faudra se battre.

Malgré de petites phases de plateformes, Returnal se résume avant tout à ses combats. On traverse chaque zone en dégommant un à un tous les aliens qui s’offrent à nous. Le casting est varié avec une cinquantaine d’ennemis au total. Certains se ressemblent car le jeu à un fort appétit pour les tentacules —façon Cthulhu. Certains monstres n’évoluent que dans les airs, d’autres sont au sol, quand des tourelles viennent parfois rajouter du piment à l’action. Ces dernières ne sont guère résistantes mais elles aiment piéger le joueur avec des attaques pouvant gêner sa mobilité.

Le genre de mini-boss qui peut mettre un terme à votre partie.

Returnal mélange tous les types d’ennemis pour créer des scènes d’une rare intensité. C’est clairement le point fort du jeu : ce dynamisme. N’ayons pas peur de le dire : les affrontements sont magnifiques. Sous un feu d’artifice de projectiles, on tente tant bien que mal d’aligner les ennemis. Il n’y a pas de système de couverture ici. Il faut sans cesse se déplacer pour éviter les coups. C’est un jeu d’une rare intensité et on saluera au passage le level design qui évite de bloquer le joueur contre un mur, par exemple.

Fidèle à ses origines, Housemarque, le développeur, propose à plusieurs reprises un bullet hell. C’est un gameplay très arcade où l’écran est noyé de tirs ennemis. Heureusement, Selene répond au doigt et à l’oeil ; la maniabilité est excellente et tout est parfaitement fluide. On parle à la fois de l’action mais aussi de la technique où le sacro-saint 60FPS n’est jamais pris à défaut.

Returnal est infernal

Returnal veut nous faire aimer le danger. Il inclut une jauge d’adrénaline : tous les 3 ou 4 ennemis abattus, notre arme monte un palier, pour atteindre au maximum le stade 5. C’est à ce moment là que Selene est la plus puissante, la plus redoutable. On se sent alors invincible et on ne craint qu’une chose : perdre ce précieux avantage.

Il suffit pourtant d’être touché une fois pour que l’adrénaline retombe à zéro. C’est cruel, mais c’est à l’image du jeu. Returnal est difficile. Ses ennemis sont souvent en surnombre; ils sont aussi coriaces que véloces. Certains peuvent vous enlever 90% de votre vie d’un seul coup. Les boss, quant à eux, arrosent l’écran de tirs et rappellent le jeu indé français Furi.

Ce n’est pas une promenade de santé. On meurt souvent à cause de pics de difficulté. Pour s’en sortir, mieux vaut être bien équipé. On peut trouver des améliorations en fouillant, ou en achetant. Cela se fait à travers de petits cristaux lâchés par les ennemis quand ils meurent. Cette monnaie disparaît toutefois au bout de quelques instants. Cela signifie qu’il faut sans cesse se rendre sur les lieux du crime. Et indirectement, cela signifie se jeter dans la gueule du loup.

Se rapprocher des ennemis, c’est manquer de recul. Mais c’est aussi gagner des sous, et pouvoir attaquer au corps à corps avec une épée. Celle-ci fait d’importants dégâts, mais souvent, c’est au détriment de sa vie.

Pas mal de pierres remontant la santé sont distillés un peu partout. Elles permettent aussi d’augmenter sa santé générale. Quand on débarque dans une nouvelle pièce, on analyse rapidement la situation; on voit que le jeu est plutôt généreux avec ces matériaux. La difficulté consistera alors à les récupérer à temps ; dans le feu de l’action, rien n’est aisé.

Une brutalité dont on ne se lasse pas

Les premières heures de Returnal sont intimidantes. On fait face à un jeu qui aime proposer des mots complexes, où beaucoup de passages sont inaccessibles, où les ennemis nous surprennent par leurs dégâts.

Il faut quelques temps pour commencer à maitriser le jeu, comprendre où il veut nous amener. Puis, une fois chose faite, tout devient plus facile, et l’idée de visiter les 5 mondes du jeu ne fait plus peur. Les environnements sont pas si variés : c’est la jungle, des ruines ou un désert, sans trop spoiler. L’ambiance est plutôt sombre mais n’a rien d’effrayante.

On le redit : Returnal, c’est avant tout un magnifique jeu d’action où l’aléatoire nous joue souvent des tours. Il faut forcément un peu de chance pour progresser. Cela vient des ennemis rencontrés, des bonus ramassés, et des armes trouvées. Bizarrement, le jeu est beaucoup plus facile quand on est équipé du lance-roquettes. Sa cadence de tir est faible mais ses dégâts sont colossaux. Et vers la fin de l’aventure, on peut l’améliorer de manière indécente.

Returnal, c’est uniquement des combats d’une immense intensité.

C’est un jeu plein de surprises, à l’image de ces moments où on peut enquêter sur le cadavre d’un autre joueur; un monstre peut alors spawner à tout moment. Là encore, c’est ce côté imprévisible qui confère au titre un charme tout particulier. Ça, et ses affrontements infernaux.

Si les premiers trailers laissaient entrevoir une histoire poussée, Returnal est finalement assez avare en la matière. Les cinématiques sont aussi rares que courtes ; l’histoire reste quant à elle très mystérieuse. Il faut naturellement être fan de science-fiction pour apprécier cette intrigue et même l’ambiance. Le jeu essaye de perdre le joueur dans une architecture très verticale et parfois épurée. D’anciennes civilisations extra-terrestres ont bâti des choses grandioses, mais ici, on ne fait pas de tourisme.

Returnal est un jeu qui dénote dans le catalogue d’exclusivités PlayStation. C’est un rogue-like à gros budget et à la réalisation solide. En matière de graphismes, on s’attend à mieux à l’avenir, mais en soi, c’est un magnifique ambassadeur de la PS5. Les temps de chargement sont invisibles, et la DualSense réagit parfaitement ce que l’on voit à l’écran. Le jeu propose alors des sensations uniques. Et c’est peut-être pour ça qu’il ne plaira pas à tout le monde. Returnal, c’est avant tout l’école du gameplay.

Tout est fait pour proposer des séquences fluides et nerveuses. Il n’y a pas d’animations inutiles qui ralentiraient l’action. Le but est de laisser le contrôle au joueur du début à la fin, comme quand il doit recharger ; une action contextuelle apparaît pour accélérer la chose.

Au-delà de son esthétique, Returnal n’est guère accueillant : la difficulté est élevée, voire abusée quand le hasard fait mal les choses. Mais il y a toujours ce petit truc qui nous pousse à relancer un cycle ; l’envie de faire face à un nouveau défi, découvrir de nouveaux secrets, et goûter à l’excellence. Car en matière d’action, Returnal propose un incroyable spectacle pendant près de 30 heures. Une immense réussite, tout simplement.

Returnal est développé par Housemarque et édité par Sony Interactive Entertainment. Jeu disponible le 30 avril 2021 en exclusivité sur PlayStation 5. PEGI 16.

PlayStation Plus : les jeux PS5 et PS4 de mai 2021

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En mai, sur le PlayStation Plus, ça va bombarder. Les jeux offerts ce mois-ci vont faire du bruit, tant sur PS4 que PS5.

Mauvaise nouvelle : en mai, pas mal de jours fériés tombent un week-end. Bonne nouvelle : les jeux PS Plus sont d’excellente qualité. Il faut bien l’admettre : depuis plusieurs mois, Sony a clairement monté en gamme. Il multiplie les gros jeux, et offre notamment des titres le jour même de leur sortie.

Battlefield débarque sur le PlayStation Plus

Sur PlayStation 4, tout est une histoire de débarquement plus ou moins réussi. Battlefield V est LE gros jeu de cette sélection PlayStation Plus. Cet épisode nous replonge dans la Seconde Guerre mondiale, mais du côté du pacifique. C’est somptueux, c’est spectaculaire mais cet opus n’a jamais réussi à faire l’unanimité. A vrai dire, avant même son lancement, ce Battlefield V éprouvait des difficultés. Ça n’en andriol for sale reste pas moins un très bon jeu multi.

Strandeed Deep raconte quant à lui un atterrissage compliqué où le joueur se retrouve alors seul sur une île déserte. C’est un jeu de survie qui a bonne presse auprès des joueurs Steam, mais le portage console n’est pas optimale.

Comme souvent, Strandeed Deep a déjà été offert sur le PS Now. Pour ceux qui payent les deux services à la fois, ça donne l’impression d’avoir un mini-doublon. Wreckfest est lui aussi déjà apparu sur cette offre semblable au Game Pass. Mais avec le PlayStation Plus, ce jeu passe à la vitesse supérieur.

C’est ainsi le portage PS5 qui est offert, un mois avant sa sortie officielle (!). Wreckfest next-gen bénéficie bien sûr de meilleurs graphismes. C’est du 4K à 60FPS avec plein de petits effets tape à l’oeil. Le mode multi accueille quant à lui jusqu’à 24 joueurs et naturellement, tout est parfaitement optimisé. Le jeu profite des temps de chargement hyper rapides de la PS5, ainsi que des fonctionnalités de la DualSense.

Liste des jeux offerts sur le PlayStation Plus en mai 2021
  • Wreckfest (PS5)
  • Battlefield V (PS4)
  • Stranded Deep (PS4)

Le créateur d’Overwatch quitte à son tour Blizzard

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Jeff Kaplan a annoncé son départ de Blizzard alors qu’il dirigeait jusque-là la suite d’Overwatch.

Depuis de nombreuses années, Jeff Kaplan était le visage d’Overwatch. Rien de plus normal quand on est le réalisateur du jeu. Ce développeur américain apparaissait fréquemment dans les événements tenus par Blizzard. Ainsi, quand il fallait parler d’Overwatch 2, c’est lui qui prenait la parole.

A l’avenir, on ne le verra plus pour parler de cette suite tant attendue. Jeff Kaplan a confirmé aujourd’hui qu’il quittait Blizzard, sans préciser quels étaient ses futurs plans.

Il s’agit d’un départ important, mais cela ne signifie pas pour autant que Overwatch 2 est en danger. Le développement suit son cours et de nouvelles personnes seront propulsées à la tête du projet.

Chez Blizzard, les départs se multiplient ces derniers mois

Avant Overwatch, Jeff Kaplan avait notamment été le réalisateur de World of Warcraft : Wrath of the Lich King, et était crédité en tant que designer sur The Burning Crusade et le jeu original. Beaucoup se demandent où il rebondira. Si on part du principe qu’il restera dans le jeu vidéo, il est alors probable que Jeff Kaplan rejoigne… Dreamhaven.

Dreamhaven est un nouveau studio établi par l’ancien co-fondateur de Blizzard. Ses effectifs comprennent pas mal d’ex-employés de la structure américaine. Il faut dire que depuis quelques temps, chez Blizzard, les choses se compliquent.

En mars dernier, des licenciements ont ainsi eu lieu. Peu avant, en janvier, Bloomberg rapportait que l’une des équipes majeures de Blizzard avait fermé; il s’agissait de la Team 1, auteur de Warcraft 3 : Reforged, StarCraft 2 et Heroes Of The Storm. En parallèle, Vicarious (Crash Bandicoot N.Sane Trilogy et Tony Hawk’s 1 + 2) a repris en main le remake de Diablo 2.

Au fil du temps, Blizzard a perdu de son influence au sein d’Activision. Dans une enquête publiée fin 2018, Kotaku révélait que le papa des Call Of Duty poussait Blizzard à baisser ses dépenses et, surtout, à sortir davantage de jeux. Le développeur californien a toujours aimé prendre son temps. Et c’est ainsi qu’il réussissait à sortir des titres légendaires.

Super League : Pour PES et FIFA, ça risque d’être bien compliqué

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La Super League entend révolutionner le monde du foot. Et on se demande quel impact cela aura sur nos jeux vidéo FIFA et PES.

C’est la grosse actu sportive du moment : douze clubs se sont mis d’accord pour créer la Super League. Ce serait une compétition européenne, concurrente de la Ligue des Champions, dans laquelle on retrouverait 20 clubs dont l’AC Milan, la Juventus, l’Inter, le Real Madrid, l’Atlético de Madrid, Chelsea, Liverpool, Tottenham, Arsenal et les deux équipes de Manchester.

Quel avenir pour FIFA et PES avec la Super League ?

Que ce soit Konami ou Electronic Arts, personne n’a encore réagi à cette création de la Super League. Mais on imagine assez facilement que ces deux studios surveillent de près la situation.

La Super League serait une compétition indépendante de l’UEFA et de la FIFA. De ce fait, il faudrait directement négocier auprès des organisateurs pour obtenir les droits. Problème : la FIFA et l’UEFA sont-elles prêtes à partager la vedette ? La réponse est sans doute négative…

Depuis plusieurs heures, toutes les grandes instances du football balancent des communiqués. On retrouve aussi des clubs qui réclament l’exclusion de Serie A des deux Milan et de la Juventus.

La Gazzetta dello Sport rapporte que l’UEFA envisage de bannir de ses compétitions (Ligue des Champions, Europa League) tous les membres de la Super League. La sanction pourrait avoir lieu dès la saison prochaine, assortie à une plainte où elle réclame plus de 50 milliards à cette nouvelle structure. Des rumeurs évoquent aussi l’exclusion totale de ces équipes de leur championnat. Enfin, la FIFA pourrait interdire aux joueurs, inscrits en Super League, de jouer pour leur équipe nationale.

Les futures décisions et sanctions auront un impact sur nos jeux vidéo : pourrons-nous encore faire un Real – Barça sur FIFA 22 ou PES 2022 ?

De nouveaux épisodes sont prévus pour cette fin d’année et chaque développeur travaille étroitement avec les organismes officiels. Ainsi, Electronic Arts a récemment annoncé un nouvel accord avec l’UEFA pour l’exploitation exclusive, sur plusieurs années, de la Ligue des Champions, de l’Europa League, et de la Super Coupe.

La cohabitation semble alors compliquée. Et la situation est d’autant plus complexe que les jeux vidéo FIFA et PES négocient chacun leur tour des accords avec les clubs. La Juventus Turin est ainsi exclusive à PES ; dans FIFA, il faut parler de Piemonte Calcio. Au contraire, EA Sports a obtenu les droits de la Premier League et de la La Liga, ce qui explique pourquoi Konami n’a pas toujours les noms officiels.

Des transferts entre les deux compagnies ont même lieu de temps en temps. L’Inter et l’AC Milan a ainsi rejoint FIFA l’été dernier, alors qu’ils étaient jusque-là partenaires de PES. C’est devenu un nouveau business : s’offrir en allié de prestigieux clubs. Ces mêmes équipes qui ont annoncé leur participation à la Super League.

Il va falloir se montrer patient pour comprendre où cela va nous mener. Les membres de la Super League semblent destinés à aller au bout de leur projet très lucratif. De son côté, l’UEFA ne peut se permettre de perdre le Barça, le Réal ou les clubs anglais.

Il se dit que la Super League pourrait débuter dès août 2021. Si des sanctions sont prises contre les équipes et les joueurs y participant, alors elles auront forcément des répercussions sur nos jeux FIFA et PES. A l’heure actuelle, notre plus grande interrogation demeure le contenu final de ces titres. C’était déjà compliqué d’avoir des jeux complets ces dernières années, là, ça semble être bien pire.

Square Enix dément vouloir se faire racheter par quiconque

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Non, Square Enix n’est pas en vente. L’éditeur japonais a publié un communiqué officiel rappelant qu’aucun rachat n’était à l’horizon.

Petit moment de panique cette nuit. La branche japonaise de Bloomberg rapportait que plusieurs sociétés s’intéressaient à Square Enix. Il n’en fallait pas plus pour faire naître bon nombre de rumeurs.

Quelques heures plus tard, le papa des Final Fantasy a officiellement réagi. Dans un communiqué, il assure qu’aucune offre n’a été transmise et que de toutes manières, il n’est pas à vendre.

Square Enix, un rachat qui vaut le coup ?

Quand on évoque un possible rachat, les mêmes noms reviennent en boucle : Microsoft, Tencent et Sony. Mais pourquoi seraient-ils intéressés par Square Enix ?

Square Enix pèse actuellement plus de 6 milliards d’euros. C’est une société qui possède plusieurs divisions, mais c’est bien sûr sa branche jeu vidéo qui génère le plus de revenus. Il faut dire que sous la même compagnie, on retrouve désormais Final Fantasy et Dragon Quest, deux mastodontes du RPG réunis depuis la fusion entre Squaresoft et Enix.

En 2009, la société nippone s’est fait remarquer en rachetant Eidos. Square Enix a alors mis la main sur Deus Ex, Hitman, Just Cause et, surtout, Tomb Raider. Ses licences sont populaires, connues de tous, mais il ne s’agit pas non plus d’immenses succès commerciaux. Le premier reboot de Tomb Raider a ainsi mis pas mal de temps avant d’être rentable. Récemment, Balan Wonderworld a reçu un accueil glacial de la part des critiques; une chose à laquelle on pouvait s’attendre quand on lançait la démo du jeu. Quant à Marvel’s Avengers, son cas est compliqué. Les retours de la presse et des joueurs sont mitigés alors que le jeu a écopé d’un budget XXL.

A l’avenir, Square Enix prévoit notamment de sortir Final Fantasy XVI, Forspoken et Final Fantasy VII Remake : Intergrade, trois exclusivités (temporaires) PS5. Pour beaucoup, cela signifie que Sony est le candidat le plus crédible pour s’offrir, un jour peut-être, Square Enix. Mais il n’aura échappé à personne que Microsoft a racheté Bethesda alors que ce même éditeur avait négocié deux exclusivités temporaires pour la PS5 de Sony —Deathloop et Ghostwire : Tokyo. On ne sait pas ce qui se passera à l’avenir, mais à l’heure actuelle, Square Enix maintient qu’il compte rester indépendant.

Le compte Twitter Metal Gear tease-t-il quelque chose ?

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Sur le Twitter de Metal Gear Solid, il se passe des choses étranges. Quelqu’un serait actuellement en train d’envoyer des messages depuis la Big Shell, un lieu clé dans MGS 2 : Sons Of Liberty.

En ce moment, c’est terrible. L’actu’ jeu vidéo est au point mort et un nombre incalculable de titres sont repoussés. Mais bon, il faut bien s’occuper. Alors, on va sur les réseaux sociaux et plus ou moins par hasard, on tombe sur Metal Gear dont les derniers posts attirent notre attention.

Activité suspecte sur le compte de Metal Gear

En temps normal, le compte Twitter de Metal Gear fait uniquement la promo de goodies ou de fan-arts. Mais depuis quelques heures, il répond à Tom Olsen.

Tom Olsen, c’est un compte créé le 8 avril 2021. Le monsieur serait un PNJ de la Big Shell, lieu où se déroule toute la seconde moitié de Metal Gear Solid 2 : Sons Of Liberty. Il poste énormément de photos du jeu pour expliquer son quotidien ; il répond même sérieusement aux internautes.

Puis il y a ce message où il explique qu’une salle de réunion est vide. C’est à ce moment que le compte officiel Metal Gear intervient.

Grosso modo, il lui rappelle de regarder chaque matin son Codec. C’est grâce à cette technologie qu’il découvrira les réunions du jour et les mesures de sécurité en cas d’intrusion de soldats armés. Puis, il ajoute : « Nous avons des visiteurs la semaine prochaine. Alors termine de nettoyer les conduits d’aération et vérifie que les tous les drapeaux soient bien hissés ; mais ne touche pas au C4 cette fois-ci.« 

Ce tweet fait notamment allusion à deux événements qui surviennent dans MGS 2. Le premier est la visite présidentielle de James Johnson, interrompue par des terroristes. Le second rappelle ce pont qui relie les deux structures de la Big Shell. Il y a alors plusieurs pains de C4 à détruire, dont un caché derrière un drapeau.

Le timing et le contenu des tweets donnent l’impression que tout a été planifié à l’avance, que rien n’est dû au hasard.

Faut-il croire à un remake de Metal Gear Solid 2 : Sons Of Liberty ?

Nous n’affirmons rien du tout, nous ne faisons que supposer des choses car nous nous ennuyons affreusement. Rien n’est officiel, on ne souhaite créer aucune rumeur ; on veut simplement rêver quelques minutes.

En fin d’année, on fêtera les 20 ans de MGS 2 au Japon et aux Etats-Unis. On ignore si Konami a prévu quelque chose. Ce pourrait être de simple goodies comme un énième portage de la HD Collection, une adaptation VR ou… un remake de Metal Gear Solid 2.

L’éditeur japonais ne semble plus vouloir mettre les mains dans le cambouis. Désormais, il préfère se concentrer sur de petits projets, moins coûteux et donc moins risqués. Il existe cependant des rumeurs. Celles-ci disent que Konami serait enclin à prêter ses licences à d’autres studios. Silent Hill, Castlevania, Metal Gear… Le Japonais possède un chouette catalogue mais à l’heure actuelle, rien n’est officiel; Konami a même démenti pour Silent Hill.

Avant la Big Shell, il y a le Tanker qui reste, encore aujourd’hui, un chef d’oeuvre.

Peut-être n’aurons-nous jamais de remaster ou de remake de Metal Gear Solid 2. Ce serait dommage mais on a envie d’y croire. Du moins, pendant quelques semaines. On sait que Konami sera à l’E3, par exemple. Ce sera sans doute pour dévoiler son PES next-gen, mais qui sait, peut-être y aura-t-il quelque chose de plus.

Après tout, MGS 2 raconte notamment la prise d’otage sur la Big Shell. Celle-ci a lieu le 29 avril. C’est d’autant plus intéressant que Tom Olsen dit être né le 30 avril, soit le lendemain, quand tout se termine.

Les coïncidences font bien les choses. Si on devait faire une folle supposition, on se dit qu’il raconterait le 29 la prise d’otage puis, le 30, il laisserait place à une fin heureuse —un retour de la licence. Et si ça se trouve, il n’y aura rien du tout. On n’est plus à une déception près après un MGS 5 hélas non terminé.

Enfin, avant de conclure tout ça, notons que Tom Olsen suit Hideo Kojima sur Twitter. C’est plutôt étrange car entre Konami et le créateur japonais, le divorce a fait grand bruit. Bref, circulez, il n’y a rien à voir. Et avec de la chance, on sera agréablement déçu.

PS5 : vers un remake de The Last Of Us, Days Gone 2 incertain

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Nouvelles rumeurs au sujet des futures exclusivités PS5 : un remake de The Last Of Us serait en développement au sein de Naughty Dog, tandis que Days Gone 2 pourrait ne jamais voir le jour.

Depuis plusieurs mois, on sait que Sony a une équipe secrète, à San Diego, qui travaille sur une licence importante du Japonais, avec l’aide d’un studio majeur. On a longtemps supposé qu’il s’agissait d’un nouveau Uncharted. Selon les informations de Bloomberg, c’est un remake de The Last Of Us qui serait en développement. Mais les choses se seraient compliquées avec le temps.

Vers une remake de The Last Of Us sur PlayStation 5

Sony possède une multitude de studios à travers le monde entier. Et parmi eux, on retrouve San Diego Visual Arts, une équipe chargée de donner des coups de main ici et là. Cette structure a essayé de s’émanciper à la fin des années 2010, en montant une équipe interne de 30 personnes. Le but était d’avoir enfin un contrôle créatif sur des projets, plutôt que de simplement aider.

Bâtir une nouvelle licence semblait trop risqué pour ce nouveau groupe. A la place, il aurait jeté son dévolu sur un remake. Uncharted : Drake’s Fortune était une cible de choix mais cela semblait compliqué car il aurait fallu moderniser ce titre ; cet épisode est loin d’être aussi spectaculaire que ses suites.

Alors, San Diego Visual Arts aurait choisi The Last Of Us. Ce titre est sorti à l’époque en 2013 et a connu un immense succès, tant critique que commercial. Un an plus tard, il est ressorti sous la forme d’un remaster sur PS4.

Le remake de The Last Of Us intégrerait notamment de nouvelles mécaniques de gameplay empruntées à sa suite, The Last Of Us : Part II.

The Last Of Us est devenue une licence majeure de Sony. Sa suite, The Last Of Us : Part II, est peut-être le meilleur jeu de cette génération. Et une ambitieuse série tv est actuellement en production pour une diffusion sur HBO.

Aux jeux des devinettes, on suppose que ce remake de The Last Of Us pourrait arriver en 2023 ; on fêterait alors les dix ans du jeu. Bloomberg imagine même qu’un bundle avec un remaster de The Last Of Us : Part II sur PS5 pourrait être proposé. Les deux jeux devraient alors hériter du même rendu visuel et d’un gameplay plus ou moins identique.

Si San Diego Visual Arts a bien commencé le travail, c’est Naughty Dog qui aurait repris les choses en main. Sony aurait en effet transféré le leadership d’une équipe à une autre. Le Japonais préférerait faire confiance à son studio star plutôt qu’une structure qui a encore tout a prouvé. Les dirigeants de Sony auraient notamment été surpris par l’important budget réclamé par San Diego pour développer ce remake.

Days Gone 2 est-il annulé ?

L’article de Bloomberg se concentre surtout sur San Diego Visual Arts, un studio qui semble destiné à rester une équipe support. Le média américain révèle que Bend Studio a failli connaître le même sort.

Bend Studio est une équipe américaine connue notamment pour Days Gone. Ce projet a été rentable, c’est à dire qu’il a plus rapporté qu’il n’a coûté. Cependant, cela n’aurait pas suffi à convaincre Sony. Days Gone, c’est aussi un accueil mitigé par la presse après 7 ans de développement. C’est notamment son manque d’originalité et de finition, à sa sortie, qui étaient pointés du doigt.

On ne sait pas si on reverra un jour Deacon St John dans une nouvelle aventure.

Selon les dires de Bloomberg, une suite de Days Gone aurait été annulée, il y a plusieurs mois. Bend Studio aurait été ensuite divisé en deux équipes. La première aiderait sur un jeu multijoueur produit par Naughty Dog. Aucun nom n’est donné mais on suppose qu’il s’agit d’un mode multi The Last Of Us.

La seconde équipe aurait reçu la tâche de développer un nouveau Uncharted, sous l’égide… de Naughty Dog. Cela n’est pas si étonnant. Bend Studio avait sorti en 2012 Uncharted : Golden Abyss, un opus exclusif à la PS Vita.

Aux dernières nouvelles, Bend Studio ne travaille plus sur cet Uncharted PS5. Le studio aurait demandé à ce qu’on lui retire ce projet, notamment parce qu’il craignait de devenir une simple antenne de Naughty Dog.

Depuis, Bend Studio développerait un nouveau jeu, mais on ignore s’il s’agit ou pas de Days Gone 2. C’est une suite que l’on aimerait voir. Le premier épisode posait d’excellentes bases, malgré les défauts énoncés plus haut. On a envie d’y croire car c’est un jeu qui a été mis plusieurs fois en avant par Sony ces derniers temps. Il vient d’apparaître sur le PlayStation Plus, il a été offert sur la PS Plus Collection de la PS5, et il va recevoir un portage PC. Une chose est sûre néanmoins : s’il y a une suite, ce sera sans ses deux créateurs qui ont quitté Bend en 2020.

MAJ : l’article de Bloomberg a été mis à jour — le nouveau jeu sur lequel travaille Bend n’a aucun lien avec Days Gone. Dommage.

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