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Google Stadia : histoire d’un rendez-vous manqué

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Stadia, c’est fini. Google a confirmé qu’il débrancherait sa plateforme de cloud gaming le 18 janvier 2023. Ce service aura donc (sur)vécu moins de 40 mois… Sa place est désormais au ciel, aux côtés de YouTube Gaming, Google+ ou Hangouts. La liste est longue ; elle a même droit à un site dédié : KilledByGoogle.

Cette décision n’est guère surprenante : Stadia n’a jamais réussi à attirer les joueurs. Cela ressemble alors à un beau gâchis. Il est évident que Stadia avait un immense potentiel. Mais jamais Google n’a su l’exploiter.

Dès son annonce, nous avions des doutes. Et lorsque Google a détaillé l’offre Stadia, ceux-ci sont restés. Cette plateforme de Cloud Gaming n’aura jamais réussi à convaincre et à décoller. Pourtant, sur le papier, elle avait tout pour réussir.

Stadia a sans doute été lancé trop tôt. Il a débarqué en novembre 2019. La PS4 et la Xbox One sont alors en fin de vie ; la PS5 et la Xbox Series X|S n’arriveront pas avant un an. Google a les moyens de prendre de court ses adversaires. A la place, il se met à leur niveau.

Le lancement est marqué par des titres multi-plateforme. Stadia propose en fait la même chose qu’ailleurs. Or, pour que les joueurs acceptent de quitter leurs habitudes, leur bibliothèque de jeux ou leur liste d’amis, il faut de sérieux arguments. Celui de Stadia est cette promesse de pouvoir jouer depuis n’importe quel écran.

La technologie est là, elle fonctionne parfaitement. Mais le grand public doute car c’est nouveau. Pour dissiper cela, peut-être aurait-il fallu sortir un Free-To-Play. Ça aurait été le meilleur moyen —à la fois le plus facile et le plus rapide— pour tester le Cloud Gaming depuis n’importe où.

Dans les faits, la liste des appareils compatibles était toutefois réduite au lancement. Par exemple, pour jouer sur smartphone, il fallait forcément un Pixel.

Un manque d’ambition dans l’offre de jeux

Google avait la technologie mais pas les jeux. Ou du moins pas de jeux capables de faire la différence. On retrouvait surtout le catalogue de Bethesda et Ubisoft ; c’est-à-dire des titres déjà disponibles ailleurs. En terme d’exclusivité, le géant américain a misé sur deux petites productions. D’un côté Gylt, qui rappelait un peu Little Nightmares. De l’autre, Get Packed, une sorte d’Overcooked avec des déménageurs.

On est loin d’un Zelda : Breath Of The Wild qui justifiait à lui seul l’achat d’une Switch.

Il se dit que les développeurs étaient frileux à l’idée de rejoindre Stadia. Google aurait alors dépensé plusieurs dizaines de millions de dollars pour les inciter à porter leurs jeux sur cette plateforme.

En parallèle, l’Américain a aussi bâti Stadia Games and Entertainment (SG&E). Cette entité, née en 2019, devait superviser toutes les productions internes. Car oui, Google avait ses propres studios de développement. Il a même racheté Typhoon (Journey To The Savage Planet) ou monté de nouvelles structures. L’une d’elles était dirigée par Shannon Studstill, ancienne directrice de Sony Santa Monica.

Puis en février 2021, Google a annoncé la fermeture de SG&E.

Concevoir un jeu vidéo est extrêmement compliqué. Encore plus quand il s’agit d’un triple A. Cela demande beaucoup de temps et énormément d’argent. Amazon a mis des années avant de sortir un titre qui tient la route. Google, lui, n’avait pas de temps à perdre. Et il est difficilement compréhensible qu’il s’y soit pris aussi tard.

On peut aussi se demander pourquoi Google n’a pas essayé de racheter un puissant éditeur. Le géant américain en a largement les moyens ; mais ce n’est pas une raison pour gaspiller sa petite fortune.

Un retard à l’allumage

A sa sortie, en 2019, Stadia n’était pas prêt. Il n’avait pas les jeux, pas les exclusivités, et pas les fonctionnalités. L’intégration de Youtube au service —streamer sa partie, permettre aux gens de rejoindre— a ainsi mis plusieurs mois pour arriver. Il en va de même pour la compatibilité iOS.

Il y a toujours eu un problème de vision, d’attente, et de communication. Le meilleur exemple a eu lieu hier. Le matin, Google annonçait une mise à jour de l’interface Stadia. Le soir, il officialisait la fermeture de son service.

Stadia aurait pu être le Netflix du jeu vidéo. Sur la fin, il a essayé à travers son offre Pro mais celle-ci a mis trop de temps à s’affirmer ; et son catalogue fait pâle figure face à la concurrence.

Google semblait pourtant parfaitement armé. Il possédait les fonds nécessaires, la technologie et une équipe dirigeante d’expérience. Jade Raymond, ex-directrice d’EA Motive, avait ainsi pris la tête de SE&G. La division Stadia était quant à elle dirigée par Phil Harrison. Ce dernier a notamment travaillé pour Sony et Microsoft, et a participé aux lancements —certes compliqués— de la PS3 et de la Xbox One.

***

La fin de Stadia ne devrait pas mettre un coup d’arrêt au Cloud Gaming. Plus que jamais, ce procédé représente l’un des avenirs du jeu vidéo. Microsoft mise ainsi énormément sur le xCloud, intégré au Game Pass. C’est d’ailleurs cette offre qui représente le plus, à l’heure actuelle, le Netflix du jeu vidéo.

Sony aussi croit au Cloud Gaming mais reste plutôt discret, bien que pionnier dans ce domaine. Quant à Nintendo, plusieurs jeux Switch sont uniquement disponibles sur le Cloud : Hitman, Resident Evil, Control…

Du côté de Google, on assure que cette technologie sera en partie réutilisée par Youtube, Google Play ou la division dédiée à la Réalité Augmentée. Tout ces efforts n’ont donc pas été vain ; ils auraient toutefois pu mener à tellement mieux.

The Last Of Us Remake : quel est le juste prix d’un jeu vidéo ?

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The Last Of Us : Part 1 est le premier gros jeu de cette rentrée. Et comme tout blockbuster, il est proposé plein pot. Son prix ? 80€. Et pour certains, c’est excessif ; un simple remake ne peut coûter autant. A tort ou à raison ?

Même pas 10 ans et déjà un remake : Sony n’aura pas attendu longtemps pour offrir une seconde jeunesse à The Last Of Us. On peut toutefois comprendre le Japonais. C’est une licence majeure et l’an prochain, elle aura droit à sa propre série TV. On l’a vu avec The Witcher ; une adaptation permet de relancer les ventes.

Sony fait alors coup double : il offre une exclusivité de poids à sa PS5 —et plus tard au PC— et s’assure des ventes sur le long terme. Mais pour ça, il faudra accepter de payer au lancement 80€. Est-ce trop ? Ou est-ce au contraire le juste prix ? Autant le dire tout de suite, il n’existe pas de réponse à cela. Car définir la valeur d’un jeu est trop compliquée si ce n’est impossible.

Combien doit coûter un jeu vidéo ?

Il n’existe pas de critères objectifs. Tout est en fait une question de ressenti, et cela est forcément personnel. Certains auront quand même envie d’évoquer la durée de vie. Il est vrai que des open-worlds peuvent facilement dépasser les 80h quand The Last Of Us se termine en moins de 15. Mais comment situer alors les jeux multi ? Sans même évoquer les Free-To-Play…

Certains estiment que le prix d’un jeu doit refléter son budget. Les coûts de développement diffèrent toutefois énormément, même chez les AAA. Et si on compare avec le cinéma, rappelons qu’une place vaut toujours le même prix, qu’importe le film.

Car le cinéma est en fait une expérience et celle-ci a un prix fixe. Pour en revenir à The Last Of Us, à combien évaluez-vous justement cette expérience ? Sony et Naughty Dog estiment que celle-ci est Premium. Son prix doit alors refléter cela.

Tout cela renvoie à la notion de valeur, comme le rappelle si bien GamesIndustry. Le site anglais prend en exemple Nintendo. Le Japonais a ainsi vendu sa compilation de jeux Mario 3D (64, Sunshine et Galaxy) pour 50€ ; le remaster —et non remake— de Zelda Skyward Sword était lui aussi affiché au même prix.

Nintendo se fiche que ces jeux soient inédits ou pas. Ils appartiennent à des licences fortes, ils sont intemporels, ce sont des aventures complètes, et leur valeur ne peut décroitre.

Libre à chacun d’être d’accord ou pas avec ces décisions. On peut toutefois comprendre pourquoi elles sont prises.

Que vaut The Last Of Us Part 1 ?

Il nous est donc impossible de dire si ce remake de The Last Of Us vaut ou pas 80€ ; tout cela est très personnel.

On dira simplement que ça reste encore aujourd’hui un jeu magistral ; il résonne d’ailleurs différemment quand on connait sa suite. Il faut toutefois admettre que si on a déjà fait le jeu de base sur PS3 ou PS4, ce remake n’apporte rien de plus si ce n’est un confort visuel. Rien n’a changé, sauf la technique.

C’est une évidence : tout y est plus beau. Pour faire simple, les environnements sont plus fouillés, les animations améliorées et les modèles 3D réhaussés. On note aussi une interface légèrement revue afin de coller à celle The Last Of Us Part II, et l’ajout de miroirs fonctionnels dans les demeures abandonnées.

Le gameplay est quant à lui légèrement plus fluide. Cela se ressent lorsqu’on tire dans les membres inférieurs et qu’on enchaine avec une attaque au corps à corps. Autres petits changements : Joel n’est plus ambidextre, et les ennemis communiquent davantage entre eux.

The Last Of Us : Part 1 est donc le même jeu qu’autrefois en plus beau, et avec une direction artistique remaniée. Ce remake intègre également le DLC Left Behind, mais ne propose aucun mode multi. Pour Factions, ce sera plus tard, Naughty Dog travaillant toujours sur cette suite.

Pour ceux qui ne connaissent pas la série, The Last Of Us Part 1 fait figure d’indispensable. On vous renvoie alors à nos tests de l’époque. Mais pour faire simple, c’est une histoire maitrisée de bout en bout, des acteurs exceptionnels, et un gameplay violemment efficace.

Si on possède déjà le remaster sur PS4, ce remake apparait presque comme un plaisir coupable ; les versions old-gen passent encore très bien aujourd’hui.

Et une nouvelle fois, tout est alors une question d’expérience. Certains se contenteront du jeu de base tandis que d’autres voudront ce qui se fait de mieux.

The Last Of Us : Part 1 est sorti le 2 septembre sur PlayStation 5. Une version PC est prévue pour ces prochaines semaines. PEGI 18.

Embracer rachète Eidos et Crystal Dynamics, et récupère Tomb Raider

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Embracer vient de s’offrir les studios occidentaux de Square Enix. En bonus, il met la main sur de prestigieuses licences.

Le mariage entre Eidos et Square Enix en 2009 n’a jamais semblé heureux. En cherchant à s’internationaliser, le Japonais a souvent échoué. On se souvient des Sleeping Dogs, Tomb Raider ou Hitman qui avaient sous-performé. Deus Ex a quant à lui disparu de la circulation… tout comme Thief.

Treize ans plus tard, le couperet est tombé ; le divorce prononcé. Square Enix a annoncé la revente de ses studios américains à Embracer.

Qui est Embracer ?

Embracer est l’un des éditeurs les plus importants du milieu du jeu vidéo. Il est pourtant peu connu. Il faut dire qu’il est très discret.

Embracer, c’est plus de 120 studios à travers le monde entier. Le groupe suédois est atteint d’une fièvre acheteuse. A chaque trimestre, il sort le chéquier. Parfois, il s’agit de petites équipes. Par moment, ce sont de puissantes structures.

Gearbox (Borderlands) a ainsi rejoint la compagnie il y a tout juste un an. Il possède également Saber (World War Z), il a édité Valheim (10M de ventes) et est la maison mère de Koch Media / Deep Silver. A travers cette alliance, Embracer a ainsi accès à TimeSplitters, Saints Row, Dead Island, Metro…

Récemment, il s’est également distingué par le rachat d’Asmodee, éditeur de jeux de société.

Embracer détient déjà Deep Silver.

Pour l’anecdote, Embracer revendique 14 000 employés à travers le monde. C’est plus qu’Electronic Arts (11 000) mais moins qu’Ubisoft (20 000).

Quels studios de Square Enix ont été rachetés par Embracer ?

Square Enix a revendu à Embracer tous ses studios situés sur le territoire américains : Crystal Dynamics, Eidos-Montréal et Square Enix Montréal.

Cela fait au total 1100 employés, répartis sur 8 sites différents.

Crystal Dynamics est le studio le plus populaire. Il est à l’origine des reboots de Tomb Raider et a récemment sorti Marvel’s Avengers. A l’heure actuelle, il travaille sur une nouvelle aventure de Lara Croft et donne un coup de main à Perfect Dark, une exclusivité Xbox.

Deus Ex change lui aussi de propriétaire.

Eidos Montréal a été fondé au milieu des années 2000. C’est une structure talentueuse mais les ventes ont rarement suivi. On lui doit Thief, Deus Ex, Shadow Of The Tomb Raider ou encore Marvel’s Guardians Of The Galaxy.

Enfin, Square Enix Montréal est spécialisé dans les jeux mobiles. Cette équipe a conçu Tomb Raider Go, Deus Ex Go et Hitman Go. Elle est également responsable des Hitman Sniper.

Quelles licences appartiennent désormais à Embracer ?

Embracer a confirmé que la transaction incluait un catalogue de licences. Il refuse de toutes les nommer et se contente de citer les plus populaires : Tomb Raider, Deus Ex, Thief et Legacy Of Kain.

On ignore précisément l’avenir de chacune d’elles. On sait toutefois que Lara Croft prépare déjà un retour à base d’Unreal Engine 5. Pour les autres, on misera sur des remasters. Ça ne coûte pas très cher et ça permet de prendre la température du marché.

Raziel reviendra-t-il sous une forme ou une autre?

Il est assez surprenant que Square Enix ait laissé s’échapper de telles licences. Avec Hitman, il a ainsi agi différemment. IO Interactive, maintenant indépendant, détient les droits exclusifs du divin chauve; Square Enix en reste toutefois le propriétaire comme l’attestent ces registres australiens, japonais et européens.

Combien a coûté ce rachat de Crystal Dynamics, Eidos et Square Enix Montréal ?

Dans son communiqué, Embracer révèle que la transaction est évaluée à 300 millions de dollars.

Pour comparer, le rachat d’Insomniac par Sony a coûté 229 millions. Mais à travers cette somme, le Japonais a uniquement récupéré un savoir-faire ; Insomniac a toujours travaillé sur des licences qui ne lui appartenaient pas.

Autre point de comparaison, Bungie (Destiny) s’est fait racheter pour 3,6 milliards. Le studio américain possède près de 1000 employés et est à la tête d’un jeu qui continue de générer d’importants revenus.

300 millions pour 3 studios et de prestigieuses licences, ça ressemble donc à une excellente affaire.

Que va faire Square Enix de tout cet argent ?

Le Japonais a lui aussi mis en ligne un communiqué officiel. Dans celui-ci, il précise que cette somme lui permettra d’investir dans de nouveaux domaines : la blockchain (NFT), l’Intelligence Artificielle et le Cloud.

Le Japonais en profite aussi pour rappeler qu’il reste propriétaire de licences telles que Just Cause, Life Is Strange et Outriders. Ce n’est guère étonnant car il n’en était que l’éditeur à l’époque et non le développeur ; Avalanche, Dontnod et People Can Fly sont d’ailleurs tous indépendants.

PlayStation Plus : les jeux PS4 et PS5 de mai 2022 (dont FIFA)

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Le PlayStation Plus l’a bien compris: la vraie culture, c’est le foot et le jeu vidéo.

Le 22 juin, le PlayStation Plus fera sa petite révolution en avalant le PS Now. En attendant, il continue d’offrir chaque mois 3 jeux. Des titres parfois surprenants tant dans la qualité que la renommée. Et oui, ce mois-ci, il y a un très gros jeu.

Les dieux du stade

La vedette de ce mois de mai, ce sera FIFA 22. C’est à ma connaissance la première fois qu’un FIFA débarque dans le PlayStation Plus. On parle là d’un jeu extrêmement populaire. En France ou au Royaume-Uni, c’est à chaque fois la meilleure vente de l’année ; un titre qui dépasse les 2 millions d’exemplaires au total.

Avec FIFA, le PlayStation Plus tape fort. Cela dit, il est évident que l’essentiel de ses ventes ont déjà été faites. Les fans de foot se sont jetés dessus dès septembre ou ont attendu la petite baisse de prix en début d’année. Bref, pour EA, c’est du bonus. La saison se termine, et il vise désormais ceux qui tentent tant bien que mal de résister. Et parmi eux, on peut citer les Américains. Au pays du soccer, FIFA ne cesse de gagner en popularité ; il conserve toutefois une énorme marge de progression.

FIFA 22 est donc en soi une petite surprise. Quant au jeu même, on vous renvoie sur notre test un peu mitigé. Ça ne nous empêche pas de multiplier les matchs…

Les deux autres jeux offerts sont Curse Of The Dead Gods et Tribes Of Midgard. On fait là un tir groupé car à première vue, ces deux titres se ressemblent pas mal. C’est de l’action, du rogue-like et une vue isométrique. Ils sont tous les deux très appréciés et sont en fin de compte assez différents. La preuve, Curse est un jeu solo tandis que Tribes est multijoueur.

Liste des jeux offerts sur le PlayStation Plus en mai 2022

Les jeux PS4 et PS5 seront téléchargeables à partir du mardi 3 mai 2022 :

  • FIFA 22 (PS4/PS5)
  • Tribes Of Midgard (PS4/PS5)
  • Curse Of The Dead Gods (PS5)

Rachat : Ubisoft attise les convoitises

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Ubisoft sera-t-il le prochain gros éditeur à se faire racheter ? Rien n’est encore fait mais les prétendants ne manquent pas à l’appel.

Depuis quelques mois, les fusions et acquisitions se multiplient. Microsoft s’est ainsi offert Bethesda puis Activision-Blizzard-King. Sony a répliqué avec Bungie. De leur côté, Take Two et Electronic Arts ont respectivement mis la main sur Zynga et Codemasters.

Depuis, tout le monde se demande quel sera le prochain studio / éditeur à se faire racheter. Et au petit jeu des pronostiques, c’est le nom d’Ubisoft qui revient le plus souvent.

Qui veut racheter Ubisoft ?

Tout a basculé en fin de semaine dernière. Bloomberg a publié un article dans lequel il indique que plusieurs fonds d’investissement se sont rapprochés d’Ubisoft. Deux noms sont cités : KKR et Blackstone. Aucune offre n’aurait été faite mais chacun étudierait de près le dossier.

En parallèle, Kotaku affirme qu’en interne, beaucoup pensent qu’un rachat est dans les tuyaux. Le site américain laisse entendre que l’éditeur français est à bout de souffle. Sa valorisation a chuté au fil des ans ; des personnes clefs ont quitté le navire ; certains projets, dont les prochains Assassin’s Creed et Ghost Recon, prennent du retard…

De son côté, Ubisoft a refusé de commenter ces rumeurs.

Combien vaut Ubisoft ?

En ce lundi, la capitalisation boursière d’Ubisoft est d’environ 4,7 milliards d’euros. Cela donne une petite idée de la somme qu’il faudrait débourser pour se l’offrir.

Comme dit plus haut, la valorisation du français a fortement diminué avec le temps. Si aujourd’hui une action vaut 42€, au 1er janvier 2021, elle tournait autour des 79€. A l’été 2018, elle avait même dépassé la barre des 100€ ; en d’autres termes, à cette époque, Ubisoft valait deux fois plus.

Si on s’amuse à comparer, CD Projekt vaut actuellement 2,8 milliards d’euros tandis que Capcom a dépassé les 6 milliards.

Quel intérêt à s’offrir Ubisoft ?

Avec 20 000 employés dans le monde entier, Ubisoft est une entreprise colossale ; c’est davantage qu’Electronic Arts et Take Two réunis.

Ubisoft possède un magnifique catalogue de jeux. L’éditeur détient les droits sur toute la franchise Tom Clancy’s dont Rainbow Six, Ghost Recon et The Division. Il est également auteur des sagas Far Cry, Watch Dogs et Assassin’s Creed. Il est aussi à l’origine de Rayman, des Lapins Crétins ou encore Just Dance. Enfin, il travaille sur des licences tierces telles que Star Wars ou Avatar.

Mais Ubisoft, c’est également un studio qui a du mal à sortir ses jeux. Les Skull & Bones, Beyond Good & Evil 2, Roller Champions, et autres Prince Of Persia : Remake ont ainsi été annoncés il y a des années…

Depuis quelques mois, Ubisoft est plutôt silencieux. Les rumeurs évoquent un futur événement où le Français détaillera ses futurs projets. Parmi les titres cités, on retrouve les prochains Assassin’s Creed, The Crew ou Splinter Cell (remake) ; Immortals Fenyx Rising apparaît également dans le listing, aux côtés des free-to-play The Division Heartland, Ghost Recon Frontline ou XDefiant… Bref, des gros noms qui semblent aiguiser l’appétit de fonds d’investissement… A moins qu’un constructeur ne se mêle à la fête.

PlayStation Plus : les jeux PS4 et PS5 d’avril 2022

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En avril, vous n’échapperez ni à Pâques ni aux jeux PlayStation Plus.

La grosse actu’ du moment, c’est bien sûr la refonte du PlayStation Plus. Toutes les infos sont sur le blog de Sony mais si vous n’avez pas envie de cliquer, on vous résume ça rapidement:

  • PS+ Essential : 60€/an — le même service qu’actuellement avec 2 jeux offerts chaque mois, des sauvegardes dans le cloud, et la possibilité de jouer en ligne.
  • PS+ Extra : 100€/an — Accès à un catalogue de 400 jeux PS4 / PS5 dont Death Stranding, Spider-Man Miles Morales ou Returnal. Et bien sûr, tous les avantages de l’Essential.
  • PS+ Premium : 120€/an — Cette offre ajoute 300 jeux sortis sur PS1, PS2, PS3 et PSP, et du Cloud Gaming afin de jouer à ces titres sur sa PS4, sa PS5 ou sur PC. Des essais exclusifs de jeux sont également au programme mais cela reste vague.

Cette fusion du PlayStation Plus et du PS Now arrivera en juin. D’ici là, le PS+ continuera de fonctionner normalement. Et c’est ainsi qu’en avril, il offrira 3 jeux.

Une éponge, des cartes et des voleurs

On ne fera pas trainer le suspense plus longtemps. Le premier offert est Hood: Outlaws & Legends, un jeu multi avec de jolies promesses. Deux équipes ont un même objectif : récupérer un trésor. C’est du PvPvE où il faut alors gérer les adversaires et l’IA qui garde ce précieux butin. A sa sortie, les retours étaient très mitigés. Mais qui sait, avec le temps, peut-être s’est-il transformé en une jolie surprise.

Le deuxième titre est Slay The Spire. Il s’agit d’un jeu de cartes avec des éléments de rogue-like. Si vous accrochez à ces genres, faites attention : le jeu est passionnant et donc chronophage.

On termine avec Bob l’éponge : Bataille pour Bikini Bottom – Réhydraté. Il s’agit d’un remake d’un jeu de plateforme 3D de l’ère PS2. Le jeu est vraiment sympa’ même s’il a un petit côté brut de décoffrage.

Liste des jeux offerts sur le PlayStation Plus en avril 2022

Les jeux PS4 et PS5 seront téléchargeables à partir du mardi 5 avril 2022 :

  • Slay the Spire (PS4)
  • Bob l’Eponge : Bataille pour Bikini Bottom – Réhydraté (PS4)
  • Hood : Outlaws & Legends (PS5)

God Of War : Amazon négocie une série TV pour Prime Video

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Amazon souhaiterait récupérer les droits de God Of War pour Prime Video.

Rien n’est fait, mais c’est dans les tuyaux. Selon Deadline, Amazon serait en négociation avec Sony pour une adaptation de God Of War. Il ne s’agirait pas d’un film mais d’une série TV Live Action pour la plateforme Prime Video.

Le site américain précise que de premiers noms commencent à être rattachés au projet. On ignore qui jouera Kratos —Gerard Butler était une fake news— mais on sait que Mark Fergu, Hawk Ostby et Rafe Judkins devraient superviser cette série. Il s’agit respectivement du duo responsable de The Expanse et du showrunner de The Wheel Of Time / La Roue du Temps ; il a également travaillé sur le script du film Uncharted.

Les adaptations JV ont le vent en poupe

A travers PlayStation Productions, Sony veut porter sur petits et grands écrans ses meilleures franchises. Uncharted est actuellement en salle ; The Last Of Us est prévu pour 2023 sur HBO ; Ghost Of Tsushima se dirige vers le cinéma ; Twisted Metal aura pour star Anthony Mackie sur Peacock.

De son côté, Amazon travaille sur une série Fallout. A l’écriture, on retrouve le couple Lisa Joy – Jonathan Nolan, déjà à l’oeuvre sur Westworld. Walton Goggins (Ant-Man, The Shield, Tomb Raider) a quant à lui obtenu le premier rôle.

Petit à petit, le jeu vidéo devient la star de toutes ces plateformes. Netflix est très friand de ce genre de contenu ; il a récemment accueilli Cuphead et prévoit une série Resident Evil. Le 24 mars, Paramount + lancera Halo. Enfin, en décembre prochain, Super Mario passera par la case cinéma.

Test : Shadow Warrior 3 – DOOM mais sans génie

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Avec son sabre et ses gros flingues, Shadow Warrior 3 a toutes les armes pour faire parler de lui en bien. En soi, oui, c’est un bon jeu. Mais quand on le compare à la concurrence, ça fait forcément mal.

Note : ceci est un test express de Shadow Warrior 3, à l’image de sa durée de vie.

Shadow Warrior 3 ressemble à un DLC de DOOM, mais sans inspiration. On y joue Wang, un type se battant avec une épée et de gros calibres. Dans cet épisode, il cherche à capturer un dragon qu’il a malencontreusement réveillé. S’en suit alors un enchaînement d’arènes et de petits passages de plateformes pendant 5 heures. C’est court, et le jeu arrive en plus à être répétitif.

Il y a un problème au niveau de la progression. On récupère rapidement toutes les armes (fusil à pompe, lance-grenades, mini-railgun…) et le bestiaire se dévoile trop vite. La seconde moitié de l’aventure manque alors de surprise ; tout est connu d’avance et on sent que le jeu tire en longueur.

Un titre amusant mais pas mémorable

On est déçu car Shadow Warrior 3 affiche de jolies choses. C’est fluide, c’est dynamique ; c’est gore, c’est sanglant. Les affrontements se font à distance ou au corps à corps avec un sabre. Des finish-moves sont spectaculaires et offrent de jolis bonus (santé, armes temporaires etc.). Les arènes sont truffés d’ennemis et obligent à se déplacer. C’est alors l’occasion de récupérer des munitions, de la vie, ou d’activer des pièges. Hélas, ceux-ci tendent à disparaître à mesure que l’on avance dans le jeu.

Shadow Warrior 3 est plaisant mais il reste loin derrière un DOOM. Il est indétrônable et personne n’arrive à l’égaler. Certes, ce n’est pas non plus le même budget, mais on regrette tout de même un manque de punch ou des arènes trop plates ; Shadow Warrior 3 manque de verticalité, à l’image de son héros qui ne saute pas bien haut. Il faut finalement prendre ce jeu pour ce qu’il est : un divertissement sympathique qu’on a vite fait d’oublier. Cela dit, pour certains, payer 50€ pour 5 heures risque de mal passer.

Pour conclure, un petit point sur la version console. On a testé la version PS4 à travers le PSNow où il est offert en ce moment même. Visuellement, c’est mignon sans être époustouflant ; il faut surtout ne pas être allergique à l’aberration chromatique. Au niveau des contrôles, on a connu mieux. Les diagonales ont ainsi du mal à sortir et sont plutôt lentes. C’est troublant au début puis on s’y fait.

Shadow Warrior 3 est développé par Flying Wild Hog et édité par Devolver Digital. Jeu disponible sur PC, PS4, PS5, Xbox One et Xbox Series X|S. PEGI 18.

C’était la Dolce (PS)Vita

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Il y a quelques jours, la PlayStation Vita fêtait son dixième anniversaire. L’événement est passé inaperçu. Dans l’esprit de tous, cette console a disparu ; pire, elle n’existe pas. Elle était pourtant magnifique.

Faites un tour sur le site business de Sony. Les ventes de toutes les consoles PlayStation y sont répertoriées, sauf une : la PSVita. Officiellement, le Japonais refuse de partager le moindre chiffre. Officieusement, il en aurait écoulé entre 15 et 20 millions. Le résultat est faible, voire catastrophique. C’est de l’ordre de la Wii U ; c’est 4 fois moins que la PSP.

Le 22 février, la PSVita a soufflé ses dix bougies. Aucune mention n’en a été faite sur les réseaux de Sony. Tout laisse à penser que le Japonais veut oublier cette console qui, à son époque, était une sacrée révolution.

Les promesses d’un nouveau monde

Il faut remettre les choses dans leur contexte. En 2012, on assiste à l’essor du jeu mobile. Certains prédisent même la fin des consoles. Du côté de Nintendo, la 3DS a tout juste un an. Son lancement a été excellent —il était supérieur à celui de la Wii ou de la DS— puis les ventes ont fortement ralenti. Alors, le papa de Mario a employé les grands moyens : il a sabré le prix de 30 à 40%. Cela a créé une nouvelle dynamique, portée en plus par des titres comme Pokémon et Mario Kart. Au total, la 3DS s’est écoulée à 75,94 millions d’unités. Le résultat est flatteur mais il est deux fois inférieur à celui de la DS (154M).

Chez Sony, en 2011, on voit grand. Dans le communiqué qui précède la sortie de la Vita, on évoque une machine « qui redéfinira les frontières traditionnelles du jeu vidéo […] un moment marquant dans l’histoire des consoles portables. » Le Japonais est ambitieux et affiche fièrement ses alliés. Hideo Kojima dévoile MGS 4 sur PS Vita ; SEGA montre un Yakuza ; Ken Levine promet un Bioshock. Inutile de préciser qu’aucun de ces jeux n’a vu le jour.

A son lancement, le 22 février 2012, la PSVita possède de sacrés arguments. Elle a deux sticks, un écran OLED, une connexion Bluetooth, une caméra frontale et dorsale, un écran et un pavé dorsale tactiles… Par rapport à la concurrence, elle a une longueur d’avance.

La Vita est une vraie une petite machine de guerre qui s’offre en plus, sur le modèle le plus onéreux, une connectivité 3G. Sony imagine alors un futur connecté, un futur partagé. Le cross-buy fait ainsi son apparition : acheter un jeu PS3, c’est récupérer gratuitement sa version Vita. La portable sert aussi de second écran pour la PS4 ou de remote play. Enfin, elle hérite du PS Now afin de profiter du Cloud Gaming.

Des problèmes en pagailles

On pense alors que la PSVita a tout pour réussir. Certes, elle est chère (249€ pour le modèle Wifi) mais son line up séduisant ; le Japonais a dégainé sa plus belle exclusivité avec Uncharted Golden Abyss. D’autres titres prestigieux sont également en développement : Assassin’s Creed Liberation, Call Of Duty : Black Ops…

La Vita, c’est la promesse d’une expérience AAA sur une portable. Les jeux sont beaux et forcément, ils pèsent un certain poids.

Pour stocker ces titres, il faut obligatoirement investir dans des cartes mémoire. Sony mise alors sur un format propriétaire afin de lutter contre le piratage. Ce même piratage qui a plus ou moins tué la PSP. Le problème est que le prix de ces cartes est complètement excessif : 20€ pour 4Go ; 35€ pour 8Go ; 50€ pour 16Go…

Il y a également un problème au niveau des jeux. Un titre comme Uncharted est excellent sur PSVita. Il vise à reproduire les mêmes sensations que sur console de salon. Mais quand on le compare avec les épisodes PS3, il souffre ; moins beau, moins impressionnant.

Killzone Mercenary, peut-être le jeu le plus impressionnant de la PSVita. Il est sorti quelques jours avant GTA V et Killzone Shadow Fall (PS4). Bref, il est passé inaperçu.

Au début, Sony a beaucoup soutenu sa console. Il y a des portages, comme ModNations Racers, PlayStation All-Stars Battle Royale… Et des exclusivités un peu plus surprenantes. Unit 13 a un petit côté addictif mais c’est vraiment un petit jeu. Tearaway est quant à lui fabuleux mais il fait presque figure d’anomalie dans le catalogue PlayStation.

Dès son lancement, la PSVita peine à recruter ; les ventes ne décollent pas. A l’été 2012, Sony admet que les gros éditeurs sont frileux. On assiste en plus à des déconvenues. Call Of Duty : Black Ops – Declassified se fait massacrer par la presse (33 sur Metacritic) ; il se dit qu’il n’a hérité que de 5 mois de développement…

En 2014, Sony cesse de produire des exclusivités Vita. Il laisse alors la place aux indés ; des productions modestes pour des sessions plus courtes. La console entame là sa seconde vie, une vie où elle a oublié ses idéaux et mis de côté ses ambitions.

La Vita aurait pu être une Switch

A travers son hardware et ses services, la PSVita aurait pu devenir incontournable. Elle apparaît désormais comme une occasion manquée. Un goût d’inachevé en ressort, à l’image de ce mystérieux port place à côté de celui accueillant les cartouches. Jamais il n’aura été mis à contribution… La légende raconte qu’à l’aide d’un simple câble, il aurait été possible de relier la console à un téléviseur. Ça nous aurait alors donné la Switch avant l’heure.

Cela aurait-il pu sauver la Vita ? On ne sait pas. A la place, Sony a misé en 2014 sur la PlayStation TV. Relié à un téléviseur, ce boitier payant (99€) permettait de lire une sélection de jeux PSVita et donnait accès au PSNow.

Cela a eu pour effet de multiplier les offres et donc de brouiller les pistes. La Vita s’est retrouvée isolée et Sony a cessé de communiquer à son sujet.

Pour beaucoup, la PSVita restera cette console qui a poussé Sony à se désintéresser des portables. Mais dans les faits, il s’agit d’une formidable machine dont le potentiel restera à jamais inexploité.

PlayStation Plus : les 4 jeux PS4 et PS5 de mars 2022

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Les jours rallongent, les températures grimpent et les jeux PlayStation Plus arrivent.

Le mois de février aura été incroyable. Entre SiFu, Horizon Forbidden West et Elden Ring, on aura eu affaire à un sacré casting. Ces titres proposent de grandes aventures, et pourtant, il faut faire de la place. De la place pour tous ces services, ces abonnements qui séduisent des millions de joueurs. Quand on paye, on a envie de rentabiliser l’investissement. Et le plus difficile est de trouver du temps.

Dinos, samurais et hérisson

On appelle Spartacus cette possible fusion entre le PlayStation Plus et le PSNow. Pour les abonnés aux deux services, l’événement est attendu. Car souvent, on assiste à des doublons.

Ce mois-ci, le PS Plus voit ainsi débouler à toute vitesse Team Sonic Racing… après avoir déjà fait un tour sur le PSNow. C’est donc un peu gênant mais qu’importe, c’est un bon jeu misant sur la coopération. Il y a parfois un petit manque de lisibilité mais ça plaira à tous les fans du hérisson bleu. Et ça les fera patienter en attendant le nouveau film.

Ghostrunner a également été sur le PSNow l’été dernier. C’est un titre exigeant, difficile, parfois injuste. Une balle et vous devez recommencer toute une séquence. Mais cela à son charme, d’autant plus que le gameplay est excellent. Il mêle action et plateforme à la première personne, dans une ambiance cyberpunk. On évite les balles au ralenti, on court sur les murs et on tranche dans le vif du sujet. Le jeu est assez court mais il propose un sacré défi et une jolie progression.

Le troisième jeu offert est Ark, un jeu de survie multijoueur mélangeant dino et science fiction. Ce titre est un peu daté puisqu’il a maintenant près de 7 ans, mais rassurez-vous, une suite est en préparation. Officiellement, elle débarquera cette année… en exclusivité sur PC et Xbox.

Enfin, Sony a décidé de rajouter un jeu bonus au PlayStation Plus. Il s’agit du mode Legends de Ghost Of Tsushima. Celui-ci propose des missions à faire seul ou avec deux amis. L’ambiance diffère par rapport au jeu de base et vire notamment vers le surnaturel.

Liste des jeux offerts sur le PlayStation Plus en mars 2022

Les jeux PS4 et PS5 seront téléchargeables à partir du mardi 1er mars 2022 :

  • Ark: Survival Evolved (PS4)
  • Team Sonic Racing (PS4)
  • Ghostrunner (PS5)
  • Ghost Of Tsushima : Legends (PS4 & PS5)

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