Accueil Blog

DOTA Underlords: Oui, Valve continue de créer et de sortir des jeux

Valve a sorti cette semaine un nouveau jeu vidéo: DOTA Underlords. La preuve finalement que la maison mère de Steam sait toujours concevoir des titres, même s’ils ne correspondent pas aux attentes des plus anciens fans du développeur américain.

Depuis quelques temps, un nouveau phénomène sévit: Auto-Chess. Ca rappelle les échecs, mais ici, ça se joue à 8 et avec des héros à faire évoluer en cours de partie. Auto-Chess n’est pas encore aussi puissant qu’un Fortnite ou tout autre Battle Royale. Mais dans les prochaines semaines, il est amené à évoluer. A l’origine, Auto-Chess est un mod conçu par une équipe chinoise pour DOTA 2. A l’avenir, il va se décliner en 3 versions par 3 acteurs majeurs, ce qui explique ce futur coup de boost.

Il y a tout d’abord Valve qui vient donc de sortir DOTA Underlords, une version stand-Alone d’Auto-Chess. Puis il y a Combat Tactique, un nouveau mode de League Of Legends. Et enfin, Epic Games qui a négocié une exclusivité avec les créateurs chinois du mod originel. De ce fait, on retrouvera cette année un jeu baptisé Auto Chess, uniquement sur l’Epic Games Store. Ce titre ne pourra toutefois s’appuyer sur les personnages de la licence DOTA.

DOTA Underlords a réussi son lancement

Disponible depuis le 20 juin, DOTA Underlords ne cesse de gagner des joueurs. Certes, son modèle Free-To-Play l’aide beaucoup, mais de manière générale, on remarque que les retours sont positifs. En terme de fréquentation, DOTA Underlords se permet aussi de dépasser les 200 000 joueurs connectés en simultanée. Ce n’est pas encore PUBG ou DOTA 2, mais ça laisse entrevoir de jolies choses.

Valve détient la plateforme Steam. DOTA Underlords n’est toutefois pas une exclusivité PC/Mac/Linux. Des versions iOS et Android sont ainsi disponibles sur les boutiques d’Apple et Google. On y retrouve le même contenu que sur PC avec des modes de jeu en ligne et hors ligne. Il est même possible d’affronter les utilisateurs d’autres plateformes, voire de continuer sa partie sur mobile après l’avoir débutée sur ordinateur.

Sur Twitch, DOTA Underlords réalise aussi de bonnes performances. Il peine néanmoins face à Teamfight Tactics, nom anglais de Combat Tactique, qui fait bien mieux à l’heure actuelle. Difficile de prévoir néanmoins ce qui arrivera à l’avenir, surtout lorsque Auto-Chess (Epic) débarquera.

DOTA Underlords est le deuxième jeu de Valve en 8 mois

Beaucoup attendent encore Half-Life 3, Portal 3 ou Left4Dead 3 —le gang des 3. Puisque ces suites n’arrivent pas, on lit souvent que Valve cesse de faire des jeux. Mais c’est entièrement faux. DOTA Underlords en est clairement la preuve, même s’il s’agit d’une déclinaison de DOTA 2. On n’oublie pas non plus que Valve a sorti en novembre dernier Artifact. Ce concurrent de Hearthstone a cependant été un sacré échec. Les joueurs ont rapidement déserté ce jeu qui n’apparaît même plus dans le top 100 des titres les plus joués sur Steam. Récemment, il a refait parler de lui. C’était uniquement parce que, sur Twitch, des personnes se servaient de ce jeu pour diffuser du contenu que l’on pourrait qualifier de PEGI 18. Tout a été viré —dans une démarche journalistique, nous avons tenu à vérifier— et des plaintes ont été déposées contre certains streamers.

Si DOTA Underlords réalise pour le moment de bonnes performances, c’est sans doute parce qu’il n’a pas commis les erreurs d’Artifact. Le dernier jeu de Valve a ainsi privilégié le modèle du Free-To-Play et vise aussi le marché du mobile.

Valve est une société dans laquelle règne une forme de culture du secret. Il est difficile de dire quel sera le prochain jeu vidéo de ce développeur américain. Bien sûr, beaucoup espèrent un nouveau Half-Life. Il est toutefois important de rappeler que Half-Life 2 va prochainement fêter ses 15 ans. Et 15 ans, c’est très vieux. Il y a toute une génération de joueurs qui n’a jamais connu cette licence ou qui n’y a jamais joué. Ce futur anniversaire serait cependant une parfaite occasion pour ressortir le pied de biche du placard. Après tout, il se dit que Valve dégainera cet automne une grosse cartouche pour Index, son casque VR.

Xbox Game Pass, UPlay +, PSNow, Origins… La guerre des abonnements

Le marché du jeu vidéo ne cesse d’évoluer. On parle beaucoup du cloud gaming, mais la véritable tendance du moment, ce sont les abonnements. On les appelle les Netflix du jeu vidéo car ils offrent, contre une certaine somme, un accès illimité à tout un catalogue de jeux. C’est un marché juteux, alors tout le monde veut sa part du gâteau. Oui, mais à quel prix?

Au cours de sa conférence E3 2019, Microsoft a fièrement annoncé que le Game Pass débarquait sur PC. Contre 10€ par mois, il donne notamment accès à Forza Horizon 4, Football Manager 2019, Ark, Prey ou encore la trilogie The Banner Saga. Plus fort encore, Microsoft a officialisé le Xbox Game Pass Ultimate qui comprend un abonnement au Xbox Live Gold et aux deux Game Pass (PC & console) contre 13€ par mois.

Comme Microsoft, Ubisoft a mis l’accent sur son propre service d’abonnement lors de sa conférence. Il a un nom: UPlay+. Cette offre à 15€/mois permet de jouer à tous les jeux PC (et même DLC) de l’éditeur français. Petite particularité extrêmement intéressante: UPlay + est également attendu sur Stadia en 2020. En d’autres termes, il sera possible de jouer à n’importe quel jeu Ubisoft sur n’importe quel écran connecté.

Déjà l’an passé, Electronic Arts faisait parler de lui avec Origin Access Premier. Il coûte 15€/mois. Et lui aussi donne un accès illimité à tous les jeux de l’éditeur américain sur PC. Dans les prochains mois, cette offre pourrait en plus se mettre au cloud gaming, EA ayant racheté une importante société dans ce domaine.

Et puis on n’oublie pas le PlayStation Now. Il compte actuellement 700 000 abonnés à travers le monde et possède un catalogue de plusieurs centaines de titres. Ces jeux ne sont cependant pas aussi qualitatifs que ceux disponibles sur le Game Pass. Sony refuse ainsi de mettre ses dernières exclusivités sur le PSNow.

Tous les acteurs n’adoptent pas la même stratégie de contenu

Cette forte concurrence aura à terme un impact sur les prix proposés mais surtout sur le contenu. Chacun va négocier des exclusivités, ou plutôt garder ses jeux pour soi. « Nous avons toujours dit que si nos titres devaient arriver dans d’abonnement, ce serait alors à travers notre propre service« , a ainsi déclaré Brenda Panagrossi, vice présidente d’Ubisoft.

UPlay + se veut destiné aux fans d’Ubisoft. Il n’y aura pas de roulement au niveau des jeux. Toutes les productions du français seront directement intégrées à ce service, que ce soit Prince Of Persia ou The Division 2. Aucun titre ne quittera cet abonnement payant. Au contraire, au fil des mois, d’autres s’ajouteront en même temps qu’ils arriveront dans le commerce. Les abonnés UPlay+ n’auront pas à payer un supplément pour profiter de Ghost Recon Breakpoint ou de Watch Dogs Legion.

Le Xbox Game Pass propose une immense liste de jeux
La liste de jeux du Xbox Game Pass ne cesse de grossir

Le Xbox Game Pass adopte une autre philosophie. En intégrant pas mal de jeux indés, il espère toucher un large public. « Comme dans le cinéma ou la musique, il n’y a pas cette chanson que tout le monde aime. Il n’y a pas ce film ou même ce genre que tout le monde aime. Avec le Game Pass, nous pensons alors aux millions de joueurs différents et aux différents genres auxquels ils jouent. Cette diversité est vraiment importante. » conclut Phil Spencer, le chef de la marque Xbox chez Microsoft.

C’est l’une des raisons qui a poussé le constructeur américain à mettre la main sur Double Fine. Ce studio autrefois indépendant conçoit des point’n clicks ou des jeux de plate-forme. On est loin d’un Ninja Theory spécialiste de l’action, ou de licences comme Gears et Halo qui sont des shooters. Microsoft veut des jeux variés et espère pouvoir sortir un nouveau titre tous les 3 mois grâce à son Xbox Game Studios. Ce sont bien les jeux 1st Party qui nourriront le catalogue du Game Pass.

L’abonnement, une formule gagnante?

A en croire Playground, les auteurs des Forza Horizon, le Game Pass ne modifie en rien les habitudes des joueurs. On compte 10 millions d’utilisateurs sur Forza Horizon 4, en mêlant ceux qui ont payé ce titre et ceux qui ont le Game Pass. Il n’y aurait qu’une faible différence au niveau du temps de jeu par utilisateur. A en croire ces propos, les abonnés ne font pas que picorer la multitude de jeux qui s’offrent à eux. Ils s’investissent véritablement comme s’ils avaient dépensé soixante euros dans un titre.

En incluant tous ses jeux dans le Xbox Game Pass, Microsoft joue un vilain tour aux revendeurs. A quoi bon se déplacer dans un magasin le jour de la sortie d’un jeu quand on l’a directement dans son abonnement? Et pourquoi dépenser 25€ dans un jeu d’occasion quand, pour deux fois moins, on peut l’avoir ainsi qu’une centaine d’autres titres?

Le Xbox Game Pass fait pourtant vendre davantage de jeux. C’est en fait un merveilleux outil de communication, explique Microsoft. Une production comme State Of Decay 2 a directement eu plusieurs millions de joueurs lors de son lancement. Cela a attiré le regard de nombreuses personnes alors qu’il ne s’agit pas d’un blockbuster.

State Of Decay 2, l'un des grands gagnants du Game Pass
State Of Decay 2, un succès grâce au Game Pass.

Ce genre de service met plus facilement en lumière les nouveaux titre. Puis le bouche à oreille fait son effet. Dès lors, pour un jeu en provenance d’un éditeur tiers ou d’une équipe indépendante, qu’est-ce que cela signifie?

Les abonnements bientôt remplis de jeux à micro-transactions?

Cela peut paraître étrange: on ne crée pas de la même manière un jeu à destination du commerce que d’un abonnement. Dans le premier cas, on est libre. Dans le second, il faut réussir à accrocher le joueur dès le début, sinon il partira essayer un autre titre. Adieu donc la phrase magique des fans de RPG: « le début est pourri mais à partir de 20 heures de jeu, ça devient bien.« 

Il semblerait que Microsoft paie chaque éditeur lorsque son titre arrive sur le Game Pass. Ce ne serait pas comme sur Spotify, par exemple, où les artistes sont rémunérés en fonction du nombre d’écoute. Pour récupérer un jeu, Microsoft ferait donc une offre et, si celle-ci est acceptée, le jeu intégrerait alors le Xbox Game Pass pour une durée de plusieurs mois.

Le PSNOW de Sony, le cloud gaming sur PC
Le PSNow compte 700 000 abonnés. Sony reste néanmoins timide avec son offre de cloud gaming.

On ignore les montants proposés par Microsoft pour chacun des titres. On se doute néanmoins que chaque studio essaiera ensuite de monétiser un maximum son titre pour maximiser ses revenus. Phil Spencer déclare d’ailleurs que le Xbox Game Pass est parfait pour cela grâce à son grand nombre d’utilisateurs: « Si vous avez quelque chose à acheter à l’intérieur du jeu, s’il y a du contenu additionnel, vous touchez forcément davantage de joueurs. » En d’autres termes, l’objectif pour certains jeux sera de retenir le plus longtemps possible l’attention des abonnés au Game Pass, un peu à la façon des Free-To-Play.

Cette histoire de base de joueurs rappelle un peu le cas Rocket League. Ce dernier a été offert sur le PlayStation Plus à son lancement. En soi, Psyonix a perdu plusieurs milliers voire millions de ventes. Mais au final, cela a été bénéfique pour le jeu; le PlayStation Plus lui a permis de se faire connaître. Il ne faut d’ailleurs pas confondre le PS+ et le Xbox Live Gold avec les abonnements de type Xbox Game Pass et PS Now. Les premier cités autorisent le jeu en ligne et offrent chaque mois une petite poignée de jeux. Les seconds donnent accès à un catalogue de plusieurs centaines de jeux.

Chez les développeurs, une forme d’inquiétude apparaît

Le Xbox Game Pass était fréquemment mentionné lors du show de Microsoft. Sur les 60 jeux montrés —exclusivités ou pas—, plus de la moitié débarqueront le jour de leur sortie sur ce service en ligne. Dès lors, c’est la notion même de la valeur d’un jeu qui risque d’en prendre un coup. Comme l’a dit Jason Schreier, de nombreux développeurs seraient effrayés par ce nouveau phénomène; comment vendre un jeu vidéo 60€ quand des centaines sont inclus dans un abonnement à 15€/mois?

Le journaliste américain prend également en exemple le marché du jeu mobile où les Free-To-Play ont largement gagné la guerre. Les jeux premium sont plus que rares et, pour survivre, sont regroupés en partie dans l’Apple Arcade… un service d’abonnement.

God Of War n'est pas sur le PSNOW
Le papa de Kratos ne veut pas d’un avenir où les services d’abonnement existent.

Cory Barlog, le directeur créatif du dernier God Of War, s’est lui aussi exprimé à ce sujet. Sur Twitter, il dit espérer que les abonnements ne remplaceront pas définitivement l’achat unique de jeux. Il s’agit d’une option intéressante, mais ce ne doit pas devenir le seul moyen de profiter de nouveaux titres.

D’autres acteurs s’y intéressent, d’autres n’y croient pas

Microsoft est la compagnie la plus agressive en matière d’abonnement. Les rumeurs évoquent même l’arrivée de ce service sur Switch, histoire de toucher encore plus de monde. En 2018, Microsoft déclarait pourtant que le Xbox Game Pass était une simple addition au marché actuelle. « Notre objectif n’est pas que vous obteniez tout votre contenu à travers ce service. Nous ne voyons pas un avenir où les abonnements dominent le marché. Dans le futur, les consommateurs devront avoir un choix entre les abonnements et les jeux à l’unité. » Bref, le marché doit évoluer car il s’agit de « ce que les consommateurs et les développeurs recherchent.« 

Microsoft, Sony, Ubisoft, Electronic Arts… La plupart des géants du jeu vidéo se sont mis aux abonnements. Même Square Enix s’y intéresse de près. « Nous fournissons déjà des jeux sur le Xbox Game Pass. Mais à terme, nous pensons à fonder notre propre service.« 

Il y a une société qui est pour le moment réfractaire à cette idée. C’est l’éditeur des NBA 2K, Borderlands, X-Com ou encore des jeux Rockstar comme Red Dead Redemption et GTA: Take Two n’y croit pas. Par le biais de son PDG Strauss Zelnick, la société américaine a exprimé sa méfiance. « Je ne suis pas sûr que ces services d’abonnement s’appliquent à notre business. » Pour les jeux accusant un certain âge, ce peut être intéressant car ça permet de leur offrir une seconde vie et donc de générer des revenus additionnels. En revanche, pour tout ce qui est sorties récentes et autres blockbusters, ça n’a pas d’intérêt.

Red Dead Redemption 2 n'est pas encore dans un service d'abonnement
Red Dead Redemption 2 n’est pas prêt d’arriver sur le Xbox Game Pass ou le PSNow.

Malgré tout, Take Two est prêt à placer ses jeux dans le Xbox Game Pass ou le PlayStation Now, mais pas tous. Contrairement à Ubisoft, Take Two se fiche que ses jeux ‘appartiennent’ à un service d’une autre compagnie. La société dirigée par Strauss Zelnick ne se voit pas sortir à l’avenir son propre service d’abonnement. « Il n’y a pas d’avantage compétitif à gagner dans la distribution quand vous êtes dans le business du contenu. » En d’autres termes, Take Two estime avoir déjà établi un lien direct avec le consommateur. Et ce qui fera la différence, au moment d’opter pour l’achat d’un jeu unique ou d’un abonnement, c’est la qualité des jeux. Encore et toujours, ce sont les grands titres qui font pencher la balance.

E3 2019: Beaucoup de cinématiques, peu de gameplay

A l’E3 2019, on annonce beaucoup de jeux. En revanche, on refuse de réellement les montrer. Pour cette nouvelle édition du salon américain, les cinématiques et autres CG Trailer ont nettement pris le dessus sur le phases de gameplay. A croire qu’il faut cacher la vérité pour faire naître un rêve.

L’an passé, Microsoft teasait le retour du Masterchief dans Halo: Infinite. Douze mois plus tard, on espérait voir la mascotte de Xbox en action, prête à dézinguer tout le monde. On l’a finalement retrouvée dans une longue cinématique peu impressionnante.

De son côté, Bethesda avait prévenu qu’il ne montrerait ni Starfield ni The Elder Scrolls VI. Ces deux jeux doivent encore connaître un long temps de développement et n’arriveront que dans quelques années, probablement une fois que la next-gen sera bien établie. L’éditeur américain avait néanmoins deux grosses surprises dans ses valises pour l’E3: Deathloop et Ghostwire Tokyo. Il s’agit de deux nouvelles licences respectivement conçues par la branche française d’Arkane (Dishonored) et Tango (The Evil Within). On a vu chacun de ces jeux. Mais uniquement par le biais de cinématiques.

Pas de gameplay pour ce jeu français.
Ghostwire est japonais et n’a pas non plus montré son gameplay.

Chez Ubisoft, lorsqu’il s’agit de parler de Watch Dogs 3, on diffuse une bande-annonce en image de synthèse. En revanche, on l’accompagne d’une longue présentation de 10 minutes. C’est absolument parfait. On en prend plein la vue et on comprend facilement les mécaniques principales de jeu. Le Français n’est toutefois pas exempt de défauts. Rainbow Six Quarantine est attendu pour début 2020 et a refusé de se dévoiler. Il est pourtant probable que ça ressemble un peu à l’événement Outbreak de Rainbow Six Siege.

Ça a été la même chose chez Square. Marvel’s Avengers a davantage montré ses graphismes, ses visages et son contexte que son gameplay. Outriders, par les créateurs de Bulletstorm, s’est quant à lui contenté d’un CG Trailer.

Des cinématiques à l’E3 pour faire naître une forme de hype.

On pourrait citer plein d’autres exemples. Le fait est que les cinématiques ont régné sur l’E3, conférant ainsi une petite forme de frustration. Oui, ces bande-annonces sont bien jolies, mais elles ne représentent en rien les futurs titres auxquels nous jouerons.

Il y a plusieurs raisons qui poussent les éditeurs à multiplier les CG Trailers. Ces images de synthèse proposent un rendu sublime et font rêver chacun d’entre nous. Ce n’est clairement pas ce à quoi nous jouerons, mais ça pose cependant des bases. Ça donne le ton et ça éclaire sur l’ambiance générale du titre. On n’a par exemple rien vu d’Outriders mais on peut dire que ce sera un jeu de tir en coop à 3 plutôt arcade voire bourrin.

Les CG Trailers marquent souvent les esprits. C’est tout de suite plus facile pour installer une nouvelle licence dans l’esprit des gens. Ça permet aussi de faire parler alors qu’on n’a rien montré. Plus tard, il sera plus simple de reprendre la communication en montrant, pour la première fois, du gameplay. Mais attention: pas le droit de se foirer. A partir du moment où on a fait naître des attentes, il faut assumer. Et lorsque c’est réussi, le jeu en question a alors fait parler deux fois plus de lui.

Tout est une question de communication.

CyberPunk 2077 est peut-être la star de cet E3 grâce à son « cinematic story trailer » et Keanu Reeves. Du gameplay a été montré, mais uniquement pour les membres de la presse qui se sont déplacés jusqu’à Los Angeles. Ceux qui sont restés tranquillement chez eux devront patienter jusqu’en août, avec la GamesCom et la PAX.

CD Projekt s’est exprimé à ce sujet. La volonté du studio polonais est de toucher le public le plus large possible. En diffusant d’abord cette longue cinématique, il réussit à construire une forme de hype et même à intéresser de nouvelles personnes. L’E3 est une première étape, la GamesCom en est une seconde. Tout est une question de communication afin de maximiser le potentiel commercial de CyberPunk 2077.

Enfin, il y aussi un aspect économique. Il est parfois plus rentable de payer un studio tierce pour un joli CG Trailer plutôt que de demander à sa propre équipe de concevoir une bande-annonce avec des images du jeu. Ça leur ferait perdre du temps, d’autant plus que le jeu est loin d’être terminé et donc moche.

Bref, tout est une question d’argent et d’image. Il faut que ce soit joli, il faut faire rêver, il faut faire parler… Puis on peut passer aux choses sérieuses en montrant pour de vrai le jeu. C’est alors que l’on peut enfin découvrir si on a eu raison d’y croire.

E3 2019: Nintendo Direct, ce qu’il faut retenir

Second constructeur à prendre la parole, Nintendo est également celui qui vient mettre un terme au bal des conférences E3 2019. Cela dit, le Japonais a une nouvelle fois décidé de miser sur un E3 Direct, une émission pré-enregistrée diffusée en direct sur l’internet mondial. Ça permet comme toujours de mieux rythmer le show tout en évitant des applaudissements à n’en plus finir à chaque phrase prononcée.

Quel est le point commun entre Avengers, Cyberpunk, Watch Dogs 3 ou Star Wars Jedi – Fallen Order? C’est simple: absolument aucun de ces titres n’est prévu sur Switch à l’heure actuelle. Peut-être qu’un portage sera plus tard envisagé, mais tout laisse à croire que lors de leur prochaine sortie, ces titres zapperont la Switch.

Face à ce constat, Nintendo se devait de taper fort. Après tout, c’est l’E3, il faut faire le show et cette édition 2019 est décevante pour le moment. On ne donnera pas de note à cet E3 Direct, parce qu’on ne le fait jamais. Alors, on dira que c’était bien, mais pas non plus incroyable.

La conférence Microsoft et le Nintendo Direct ont un point commun: l’absence de Miyamoto.
Des portages, des remakes et un retard pour Animal Crossing Switch

Tout a débuté avec l’apparition, en DLC dans Smash Bros Ultimate, du héros de Dragon Quest XI. Puis, différents dirigeants de Nintendo se sont relayés. Parmi eux, le successeur de Reggie Fils-Aimé: le si bien nommé Doug Bowser. Chacun a permis de faire défiler les jeux, certains héritant de plus d’infos que d’autres. On retiendra les portages du remake de Resident Evil 1, et de la doublette RE5/RE6, mais toujours pas de Resident Evil 2. The Witcher 3 viendra aussi gambader sur Switch, perdant au passage de son éclat. Il en va de même pour ce nouveau Contra en 3D dont les graphismes surprennent.

Plus intéressant, un remake de Panzer Dragoon est en développement, et on a eu des dates de sortie pour Cadence Of Hyrule (13 juin), Astral Chain (30 août), Daemon X Machina (13 sept.) et Zelda: Link’s Awakening (20 sept.).

Pour cet E3 Direct, Nintendo a surtout pris son temps de détailler Luigi’s Mansion 3 et d’expliquer pourquoi Animal Crossing Switch était si timide. Son développement a en fait connu quelques péripéties. Il a donc été repoussé au 20 mars 2020.

Une première vidéo pour la suite de Zelda Breath Of The Wild

Sans surprise, c’est à la fin de cette mini-conférence que le show s’est emballé. Il y a d’abord un nouveau DLC pour Smash Bros avec Banjo & Kazooie. Le retour de ce duo était fortement pressenti. Il est maintenant confirmé, alors que l’ours et l’oiseau appartiennent à Microsoft. Enfin, la grosse annonce, voire même l’événement, c’est bien sûr la suite de Breath Of The Wild.

Nintendo a officialisé la suite du dernier Zelda avec une première bande-annonce. Elle ne dévoile pas grand chose, si ce n’est une possibilité d’un mode coop. Il n’y a pas non plus de date de sortie. Si c’était pour l’an prochain, un « 2020 » aurait sans doute conclu la vidéo. Alors on misera sur mars 2021. Cela fera alors 4 ans que la Switch et Breath Of The Wild sont disponibles, et ça mettra dans l’embarras la PlayStation 5 et la Xbox Scarlett.

Ce Zelda: Breath Of The Wild 2 (nom non-officiel) est sans doute la plus grosse annonce de cet E3 2019. Il n’en reste pas moins très mystérieux et on ne devrait pas le revoir avant un petit moment. La déception vient d’Animal Crossing que l’on pensait vraiment pour cette fin d’année. Cela aurait permis d’égayer un catalogue qui manque encore et toujours d’un vrai soutien des éditeurs tiers.

Bonus: ceux qui n’étaient pas au Nintendo E3 Direct
  • Miyamoto, mais on l’a déjà dit
  • Le xCloud et le Xbox Game Pass, qui sont restés chez Microsoft
  • Bayonetta 3, parce que la priorité de Platinum semble être Astral Chain
  • Metroid Prime 4, ce qui est logique puisqu’il vient d’être rebooté
  • Metroid Trilogy remasterisé, ce qui aurait permis aux fans de Samus de patienter
  • Le Nintendo Labo, voire de kit VR
  • F-Zero, mais qui y croit encore?
  • Persona 5, alors que Joker est dans Smash Bros

E3 – Watch Dogs Legion: du gameplay pendant 10 minutes

Ubisoft a profité de sa conférence E3 2019 pour révéler Watch Dogs Legion avec une longue vidéo de gameplay.

Tout était vrai. Oui, Watch Dogs 3 sera à Londres. Oui, il faut l’appeler Watch Dogs Legion. Et oui, tous les PNJ seront jouables dans Watch Dogs 3. Il s’agit là du point fort du jeu et même de son élément central.

Dans un Londres frappé par le Brexit, il faudra donc constituer sa propre petite armée. Chaque recrue sera importante dans Watch Dogs Legion et il ne faudra jamais trop s’attacher à ces personnages. Les morts seront en effet permanentes. Dommage, car plus on les gardera en vie, plus ils monteront de niveau et gagneront en capacités.

Une première longue vidéo de gameplay de Watch Dogs Legion a été diffusée à l’occasion de l’E3. On y découvre un jeu futuriste, avec des drones qui surveillent la ville et de l’action mêlant corps à corps et à armes à feu. Infiltration et courses en véhicule sont également au programme dans un titre qui semble très ambitieux. On est bien loin de l’époque où Watch Dogs voulait être un simple concurrent de GTA. Il trouve ici sa propre identité, dans une production dirigée par Clint Hocking, le réalisateur du très bon Far Cry 2.

Watch Dogs Legion sera disponible le 6 mars 2020 sur PC, PlayStation 4 et Xbox One. Ceux qui comptent se mettre au cloud gaming seront ravis d’apprendre qu’une version Stadia arrivera en même temps. Quant à ceux qui aiment les éditions collectors, là encore, Ubisoft a pensé à eux.

E3 2019: Conférence Xbox, ce qu’il faut retenir

Avec le désistement de Sony et à l’aube de la next-gen, il se dit que Microsoft avait un boulevard pour remporter l’E3. Si la Xbox One a connu une vie difficile, l’avenir se doit d’être radieux. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Microsoft sait se donner les moyens de ses ambitions… mais peine à conclure.

E3 2019: chez Microsoft, 60 jeux montrés

Tout a débuté par The Outer Worlds. C’est un jeu dans l’esprit de Fallout, par Obsidian, les créateurs de New Vegas. Obsidian appartient depuis quelques mois à Microsoft. Mais The Outer Worlds est édité par Take Two. Il est donc multi-plateforme. Drôle de manière que de démarrer une conférence de la sorte. Puis c’est Bleeding Edge qui est apparu. C’est un jeu d’action à la troisième personne en 4v4 par Ninja Theory. Le studio anglais a également été racheté par Microsoft et pour le coup, il s’agit d’une totale exclusivité. Après, c’est la suite d’Ori qui a été montré, et enfin Minecraft Dungeons. Ce dernier est une aventure coopérative avec une vue aérienne et arrivera aussi sur Switch et PlayStation 4.

C’est après ces 4 présentations de jeux que Phil Spencer, chef de la division Xbox, est monté sur scène. Il est presque reparti aussitôt. Faut dire que le programme était chargé: 60 jeux, dont 14 issus des studios internes, et 34 titres qui seront disponibles le jour même de leur sortie sur le Game Pass. Les trailers se sont enchainés, avec pas mal de productions en provenance d’éditeurs tiers. Blair Witch a surpris, CyberPunk 2077 a été époustouflant. Il a hérité de plusieurs trailers, d’une date de sortie (16 avril 2020) et a confirmé la présence de Keanu Reeves au casting.

L’acteur américain était là, sur la scène de Microsoft. Ça a fait le show et ça a plus ou moins confirmé les fuites que nous avions publiées quelques minutes avant la conférence E3 2019 de Microsoft.

Le Xbox Game Pass devient toujours plus indispensable

Mais ce ne sont pas tous ces jeux que l’on retient. C’est principalement la manière qu’a Microsoft de jouer sur tous les tableaux, et de faire ça de manière brillante. La Xbox One n’a pas été une grande réussite pour Microsoft; elle s’est même parfois pas mal plantée. Mais la firme américaine a su parfaitement rebondir et multiplier les expériences pour façonner son avenir. Le Xbox Game Pass a indirectement été la star de cette conférence. Il est presque devenu un incontournable. Il arrive même sur PC et une offre Ultimate regroupe, contre 15 dollars par mois, le Game Pass console, le Xbox Gold Live et la version PC sur laquelle on retrouve Tomb Raider, Football Manager 2019, Forza Horizon, Halo Collection, Prey, Wolfenstein… Le rapport qualité/prix est indécent. Encore faut-il avoir le temps de jouer à tous ces titres. Football Manager 2019 est légèrement chronophage par exemple.

Pour alimenter son Game Pass, Microsoft s’est offert un nouveau studio. Alors que les rumeurs évoquaient des équipes habituées à de très grosses productions, comme IO Interactive (Hitman), c’est finalement sur Double Fine (Psychonauts) que l’Américain a jeté son dévolu. Ce n’est pas très clinquant, mais Microsoft continue de se bâtir une sacrée équipe de studios internes.

Le xCloud, la Next-Gen et Halo Infinite à peine effleurés

Le xCloud a aussi été évoqué. Il sera lancé en octobre et permettra de transformer sa Xbox One en un data center pour jouer à distance, comme c’est le cas sur PS4 avec la PSVita, par exemple. Mais aucun prix ou annonce d’une application iOS/Android pour ceux qui n’auraient pas de console.

On l’a dit et redit, le Cloud Gaming, est l’un des avenirs du jeu vidéo. De ce fait, Microsoft a dévoilé son Project Scarlett, sa console next-gen. Il est dit qu’elle sera 4 fois plus puissante que la Xbox One X et aura de faibles courts de chargement, un refrain maintenant connu. Elle devrait également être rétrocompatible. A son lancement, en fin d’année 2020, elle sera accompagnée d’Halo Infinite dont on a vu un trailer ne montrant rien, même pas des graphismes qui arrachent la rétine.

Bizarrement, Microsoft mène très bien sa marque. Le Xbox Game Pass possède un contenu incroyable et un prix attractif. La firme de Redmond mise à la fois sur le Cloud Gaming et une console next-gen surpuissante. Et pourtant… il y a comme un goût d’inachevé dans cette conférence E3. Les jeux montrés ne sont pas si marquants. Gears, Halo, Bleeding Edge… Ça manquait d’impact. De même, les détails sur xCloud ou Xbox Scarlett restent faibles. Il se dit même que la PS5 serait plus puissante…

Peut-être s’est-on fait avoir par tout ce qui se disait. Peut-être s’est-on fait avoir par nos attentes. On pensait qu’Halo Infinite serait longuement montré. C’est ce qu’un insider déclarait en tout cas. De même, en février dernier, jeuxvideo.com affirmait que 2 Xbox Next-Gen seraient dévoilés et laissait entendre que le Game Pass débarquerait sur Switch. Il devait même y avoir Miyamoto sur scène! Et non, rien de tout ça. Peut-être que ce sera pour plus tard —il reste le Nintendo Direct. On retiendra donc que Microsoft a toutes les cartes en main pour réussir mais qu’il conserve encore un peu trop de munitions pour le moment. Vivement l’E3 2020.

E3 2019: les dernières rumeurs (Bethesda, Square, Microsoft…)

Quelques minutes avant la conférence de Microsoft, les rumeurs et autres fuites se multiplient. On ne sait pas qui croire mais on en parle quand même. Faut bien s’occuper un peu avant le show Xbox et même rêver un peu.

On va y aller à coup de bullet-points, ça sera plus simple pour tout le monde. On rappelle que tout ce qui suit n’a pas été vérifié mais semble à peu près crédible. Au total, on ne compte que deux sources. La première est Jeuxvideo.com, le site leader du jeu vidéo en France —légèrement devant JulienTellouck.com— et le compte Twitter de Sabi. Éh oui, c’est ça le journalisme en 2019: traduire un compte Twitter. Pour info, c’est cette personne qui a révélé Roller Champions.

Les dernières rumeurs E3 2019 qui semblent un minimum crédibles
  • Conférence Microsoft: Shigery Miyamoto sera présent, sans doute pour annoncer le xCloud sur Switch. C’est en tout cas ce que déclare JVC.
  • Conférence Square-Enix: attendez-vous à Final Fantasy Adventure, Secret of Mana, Trials Of Mana, FF8 Remaster.
  • Le nouveau jeu DBZ pourrait s’appeler Dragon Ball Z: Kakarot.
  • Rainbow Six Quarantine est à nouveau évoqué. Ce devrait être un FPS coopératif.
  • Chez Ubi, outre R6, For Honor montrera son actu, tout comme Steep.
  • Mieux vaut tard que jamais. Une grosse mise à jour pour Fallout 76 avec l’ajout de PNJ et d’un mode Battle Royale à 52 joueurs. Ca s’appellerait Fallout 76: Nuclear Winter. Mine de rien, ça me donne envie. Mais parce que je suis curieux.
  • Toujours chez Bethesda, deux nouvelles licences: Deathloop et Ghostwire Tokyo. On suppose que ce sont les nouveaux jeux de Tango (The Evil Within) et Bethesda (Dishonored, Prey). Pour info, Shinji Mikami sera présent, lui qui avait délassé son poste de réalisateur sur The Evil Within 2. Il devrait donc diriger l’un de ces titres.
  • La Xbox Scarlett serait surpuissante. Quelle surprise! Elle devrait aussi être rétrocompatible avec tous les générations de jeux Xbox. Apparemment, la manette à une fonctionnalité inédite. Intéressant.
  • Halo Infinite sera un jeu de lancement de la Xbox Scarlett, chose que tout le monde avait deviné. On peut même ajouter que cette console next-gen sera accompagnée de Forza MotorSport 8.
  • Apparemment, Keanu Reeves serait modélisé dans CyberPunk 2077.
  • Sabi a balancé sans plus d’info « Empire of Sin, PlayStation ». Je n’ai absolument aucune idée de ce que cela signifie. Au passage, on précise que Sony a plusieurs jeux encore en préparation sur PS4. Outre Death Stranding, Ghost Of Tsushima et The Last Of Us 2, d’autres titres au budget plus modeste sont attendus sur PS4 ou PSVR.

Pourquoi Stadia peine à convaincre

Jeudi soir, Google a détaillé Stadia, son offre Cloud Gaming. Cette mini-cérémonie a duré pas loin de 30 minutes, le temps de dévoiler une date, des jeux et un prix. C’est exactement ce que le public souhaitait savoir. Et maintenant que tout est connu, les retours sont principalement négatifs. Pourquoi?

Dans le passé, Phil Harrison a été un dirigeant important de Microsoft et de Sony. Il est désormais à la tête de Stadia. C’est lui qui était en première ligne ce jeudi soir, pour tout dire au sujet de l’offre Cloud Gaming de Google. Dans les faits, Stadia sera disponible à partir du mois de novembre en France et permettra de jouer à 31 titres différents sur son téléviseur, son ordinateur ou son téléphone Pixel 3/3a. D’autres smartphones seront ajoutés avec le temps.

Google Stadia: ce qu’il faut savoir

Pour bénéficier de Stadia dès novembre, il faudra s’offrir un compte Stadia Pro, à 9,99€/mois. Cet abonnement est indispensable pour bénéficier de jeux en 4K à 60FPS (suivant les performances de sa connexion) et d’un son surround en 5.1. De manière régulière, à l’image du PlayStation Plus et du Games With Gold, des jeux seront offerts aux membres Stadia Pro. Le premier sera Destiny 2 avec l’ensemble de ses DLC.

Trois mois de Google Stadia Pro sont inclus avec le pack Fondateur à 129€ qui comprend en plus une manette et un Chromecast, qui semble indispensable pour jouer sur son téléviseur. En revanche, il devrait être possible de brancher n’importe quelle manette en bluetooth.

La manette officielle de Stadia et un Chromecast

Sur les 31 jeux prévus sur Stadia, voici les 27 que l’on connait déjà:

  • DRAGON BALL XENOVERSE 2
  • DOOM Eternal
  • Wolfenstein: Youngblood
  • Destiny 2
  • GRID
  • Baldur’s Gate 3
  • Metro Exodus
  • Thumper
  • FINAL FANTASY XV
  • Rage 2
  • Tomb Raider Trilogy
  • SAMURAI SHODOWN
  • Football Manager 2020
  • Get Packed (exclusivité Stadia; Overcooked version déménageurs)
  • The Elder Scrolls Online
  • Gylt (exclusivité Stadia; jeu d’horreur façont Little Nightmares)
  • The Crew 2
  • The Division 2
  • Assassin’s Creed Odyssey
  • Ghost Recon Breakpoint
  • Just Dance
  • Trials Rising
  • NBA 2K
  • Borderlands 3
  • Farming Simulator 19
  • Mortal Kombat 11
  • Darksiders Genesis

Ces jeux devront être achetés séparément. Ils seront ensuite liés à son compte Google Stadia et deviendront donc jouables sur n’importe quel écran en cloud gaming. Quelque part en 2020, une seconde offre Stadia sera proposée. Elle sera gratuite et limitera les jeux à du 1080p/60FPS avec un son stéréo. Aucun titre ne sera alors offert à un rythme régulier et chaque jeu devra naturellement être acheté depuis la boutique en ligne.

Maintenant que les faits sont là, il est temps d’analyser pourquoi ça coince, avec forcément une forme de subjectivité.

Stadia vise les joueurs Xbox et PlayStation

De manière générale, l’offre Stadia semble quelque peu précipitée. A son lancement, seuls 17 pays seront concernés. La version basique/gratuite de Stadia ne sera pas non plus proposée. Quant à ceux qui rêvent de profiter du cloud gaming sur leur téléphone, il faudra obligatoirement posséder un smartphone Pixel 3/3a. Ces contraintes sont surprenantes. Le Cloud Gaming vise à dynamiter le marché actuel du jeu vidéo, mais Stadia ne s’en donne pas pleinement les moyens.

Avec le Cloud Gaming, il est dit que l’on peut toucher près de 2 milliards de joueurs. On rappelle que sur cette génération, la PS4 domine le marché avec 100 millions de consoles. L’écart est donc important. Et pourtant, Google Stadia ne vise pas le grand public mais bien les hardcore gamers, la preuve avec les jeux ci-dessus. En soi, Stadia se positionne comme un concurrent du PC et des consoles, et non comme l’acteur principal d’un nouveau marché.

Le problème est que des millions de joueurs ont déjà ces machines. Ils possèdent une partie de ce catalogue. Alors pourquoi migrer pour profiter des mêmes jeux? Et surtout, pourquoi abandonner leur compte PSN ou Xbox sur lequel on recense déjà des dizaines de jeux en dématérialisé? Lorsque le xCloud sera lancé, sans doute à la fin de l’année, Stadia fera pâle figure par rapport au service de Microsoft. Récemment, la firme de Redmond a révélé que 3500 jeux Xbox, Xbox 360 et Xbox One étaient compatibles avec son cloud gaming.

Le xCloud n’a pas à s’inquiéter de la menace Stadia

A cela, il faut aussi rajouter le prix. L’abonnement Stadia Pro est à 10€/mois pour profiter de la 4K et d’un jeu offert de temps en temps, alors que beaucoup imaginaient un accès complet à tout un catalogue de titres. Comme d’habitude, les attentes de chacun créent ensuite des déceptions. Google aurait sans doute dû être plus clair dès le début. La notion de cloud gaming est en effet souvent associé à du jeu vidéo à la netflix. Ce n’est pas Destiny 2 qui changera la donne, un FPS qui commence à dater et qui a même déjà été gratuit via le PS Plus.

Stadia promet la même expérience sur PC, TV, Tablette, Ordi portable et smartphone.

On a du mal à comprendre à qui s’adresse vraiment Google avec Stadia, du moins en 2019. En communiquant quelque jours avant l’E3, il semblait vouloir prendre tout le monde de court. Après cette conférence, on a plus l’impression que Google a un train de retard sur la concurrence. Pour le moment, bien sûr.

Les atouts de Stadia sont cette possibilité de jouer sur différents écrans, et les passerelles avec les autres services de Google, comme Youtube. Pour le grand public, cela n’est pas encore clair. C’est pourquoi on se dit que Stadia aurait directement dû être lancé en beta cette semaine, avec un jeu jouable en Free-to-play. Chacun aurait alors pu découvrir le cloud gaming et les points forts de Stadia, avant que la concurrence tente de rafler la mise. Car ce soir, il est certain que Microsoft a un boulevard pour montrer qu’en terme de cloud gaming, son xCloud peut être le grand champion.

E3: Star Wars Jedi Fallen Order montre son gameplay en vidéo

Star Wars Jedi Fallen Order a ouvert en force la conférence EA Play 2019 avec 15 minutes de gameplay.

Première conférence E3 de 2019 et premier gros trailer. Star Wars: Jedi — Fallen Order a dévoilé son gameplay au cours de l’événement EA Play. On y découvre 15 minutes du jeu, sans coupure. Pour ceux qui auraient raté un épisode, il s’agira bien d’un jeu solo avec de l’action entrecoupée de petites phases d’aventure. Entre les combats au sabre laser, on peut ainsi utiliser la force pour se frayer un chemin dans des niveaux relativement linéaires.

Cet extrait de Jedi Fallen Order se déroule 3 heures après le début du jeu

Star Wars: Jedi — Fallen Order est développé par Respawn, les auteurs de Titanfall et d’Apex. A la tête de ce projet, on retrouve Stig Asmussen, l’ancien réalisateur de God Of War 3. Il avait quitté Sony Santa Monica après l’annulation d’une licence, ce qui avait entrainé une grosse vague de licenciements.

Les équipes de Respawn ont sans doute une grosse pression avec ce titre. Certes, il faut que Star Wars: Jedi — Fallen Order soit bon, mais en plus, il doit être capable de faire oublier les récentes mésaventures qu’a rencontré EA avec cette licence. Battlefront 2 a ainsi connu un lancement compliqué sur fond de polémiques liées au loot-box tandis que le jeu d’Amy Hennig a été annulé.

Star Wars: Jedi — Fallen Order sortira le 15 novembre sur PC, PS4 et Xbox One.

E3: FIFA 20 façon FIFA Street avec le mode Volta

Parmi les nouveautés de FIFA 20, il faudra compter sur Volta, un mode de jeu façon FIFA Street.

A quelques minutes du coup d’envoi de l’EA Play, Electronic Arts vient de dégainer un premier trailer de FIFA 20. Il ne s’agit pas de n’importe quelle bande-annonce. Cette vidéo dévoile Volta, un mode de jeu inédit. Ou du moins, on se comprend: Volta est une nouvelle vision de FIFA Street et sera directement intégrée à FIFA 20, sans frais supplémentaire.

Le dernier jeu vidéo FIFA Street remonte au printemps 2012. L’apparition de Volta dans FIFA 20 est donc en soi un mini-événement. Il confirme aussi la volonté d’EA Sports d’étoffer toujours plus le contenu de ses jeux. Ces dernières années, on a ainsi vu Ultimate Team, les équipes nationales féminines ou encore un mode histoire.

FIFA 20: Volta aura un éditeur de personnage

Volta permettra de concevoir son propre avatar, homme ou femme. Des options de personnalisation seront présentes pour modifier l’apparence, les tenues, les tatouages ou les célébrations de son joueur. Tout cela nous laisse penser que des micro-transactions seront présentes.

Dans FIFA 20, Volta bénéficiera de différentes règles de jeu. Les parties se feront ainsi en 3v3 (sans gardien) ou bien 4v4 et même 5v5. Un mode histoire sera également ajouté. Il sera alors question de bâtir son équipe. Enfin, un mode en ligne sera naturellement intégré avec la possibilité d’évoluer dans différentes divisions.

La présentation officielle de FIFA 20 aura lieu à 20h00, ce soir. La date de sortie de ce jeu de foot est calée au 27 septembre sur PC (via Origin), Xbox One et PlayStation 4. Les éditions Champions et Ultimate, qui comprennent tout un tas de packs pour FUT, seront quant à elles disponibles dès le 24 septembre. On suppose qu’une version Switch est aussi au planning. Le site officiel ne la mentionne toutefois pas, sans doute parce que Volta ne sera pas inclus sur la console de Nintendo.