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Spartacus : Sony pourrait fusionner PlayStation Plus et PS Now en 2022

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Sony serait prêt à défier le Xbox Game Pass avec un service similaire. Ou plus ou moins.

Le Xbox Game Pass est peut-être l’argument de vente n°1 de Microsoft. Ce service donne accès à un large catalogue de jeux —souvent récents— contre 10 à 13€ par mois. Et forcément, du côté de Sony, on se pose des questions.

Selon les informations de Bloomberg, le Japonais souhaiterait concurrencer cette offre. Pour ça, il préparerait en secret Spartacus, nom de code de la fusion du PlayStation Plus et du PlayStation Now.

Actuellement, le premier cité autorise le jeu en ligne sur PS4 et PS5, en plus d’offrir chaque mois deux ou trois jeux. Le second est un Game Pass light. Il coûte moins cher —5€ par mois— et possède donc un catalogue plus faible. On retrouve plus de 800 jeux, dont pas mal de titres PS3 en cloud gaming. Les jeux PS4 sont quant à eux assez anciens et on ne recense aucune production PS5.

Vers un PlayStation Plus ++

Bloomberg déclare que ce nouveau service pourrait tout simplement s’appeler PlayStation Plus. Il serait alors prévu pour le printemps 2022, avec trois offres différentes.

  • La première serait le PS Plus classique, celui que l’on connait actuellement.
  • La deuxième donnerait en plus accès à un large catalogue de jeux PS4 et même PS5, avec un mélange de titres anciens et récents.
  • La troisième offrirait quant à elle les avantages précédents, en plus de démos / beta exclusives, du cloud gaming, et de nombreux jeux PS1, PS2, PS3 et même PSP.

Aucun prix n’est pour le moment évoqué. De même, on ne retrouve dans cette rumeur aucune mention de Crunchyroll ou Wakanim (groupe Sony).

Sur Twitter, Jason Schreier, auteur de l’article, a précisé un point très important : Sony n’entendrait pas mettre ses exclusivités sur ce service le jour même de leur sortie.

Ce serait alors une nette distinction avec le Xbox Game Pass. Forza Horizon 5 est ainsi directement inclus dans cet abonnement. Et à l’avenir, il en sera de même avec Halo Infinite, Starfield, Fable etc.

Si tout cela est vrai, ça signifierait alors que Sony préfère prendre son temps. Il se concentre d’abord sur les éditeurs tiers et ensuite, il verra. On note aussi qu’il joue sur la fibre nostalgique. L’offre ultime donnera ainsi accès à des jeux PS1, PS2, PS3, PS4 et PS5.

Cette stratégie rappelle un peu celle de Nintendo. Ce dernier a revu à la hausse son abonnement en ligne en échange d’un accès à une petite sélection de jeux N64.

Vers un abandon du PlayStation Now

Le PlayStation Plus et le PS Now ne sont pas des concurrents. Il s’agit au contraire d’offres complémentaires. Le premier écrase cependant l’autre. Le PlayStation Plus compte plus de 45 millions d’abonnés quand le second n’en a que 3,2 millions.

S’il devait fusionner les services, Sony aurait donc intérêt à conserver le nom de PlayStation Plus. C’est son offre la plus connue, la plus populaire. Regrouper ces abonnements lui permettrait aussi de gagner en clarté et en visibilité.

On notera également que Sony a déjà commencé à décliner le nom de PlayStation Plus. Sur PS5, on retrouve ainsi la PS Plus Collection, donnant accès à une vingtaine de gros jeux PS4, sans frais supplémentaire.

Pour faire de l’ombre au Xbox Game Pass, il devra néanmoins taper encore plus fort. Car en face, il est évident que Microsoft n’hésitera pas à surenchérir. Et au final, ce sont les joueurs qui seront les grands vainqueurs.

PlayStation Plus : les jeux PS4 et PS5 de décembre 2021

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A quelques jours de Noël, le PlayStation Plus mise plus que jamais sur l’action.

Petite interrogation en ce jour : avec l’essor du dématérialisé, offre-t-on moins de jeux vidéo à Noël ? Pendant que vous réfléchissez à cette question, on vous parle des jeux PlayStation Plus de décembre.

Vers une darksoulisation de Noël 2021

Sur le PS Plus, il n’y a pas de surprise : tout se fait en démat’. On se connecte, on télécharge et on joue. Et en décembre, il faudra surtout se concentrer.

Mortal Shell est ni plus ni moins qu’un Dark Souls par des indés. Que ce soit dans son gameplay et sa direction artistique, l’influence est évidente. Ça manque donc un peu de charme, mais ça marche. Et en attendant Elden Ring, ça sera parfait.

Godfall est également un jeu inspiré par les Souls. Il a toutefois sa propre personnalité, avec une ambiance visuelle bien différente, et un fort accent mis sur le loot. Ce n’est d’ailleurs pas le jeu complet qui est ici offert sur PS4 et PS5. On retrouve à la place une édition Challenger. Il s’agit en fait d’un accès aux modes Porteur de Lumière, Pierrêves et La Tour des Epreuves Infinies. Le mode Campagne / Aventure n’est donc pas inclus, et cette version s’intéresse uniquement au end-game. Et bien sûr, tout est jouable à 3 en coop.

Le troisième et dernier jeu de décembre est LEGO DC Super-Villains. Tout est dans le nom : un jeu vidéo LEGO avec les grands méchants du DC Universe. C’est donc un titre très agréable, avec de l’humour, pour petits et grands. Et c’est forcément un peu moins difficile que Mortal Shell.

Enfin, on rappelle qu’en décembre, les trois jeux PSVR de novembre sont à nouveau offerts. Avis donc aux retardataires car en janvier, ils quitteront le service.

Liste des jeux PS4, PS5 et PSVR offerts sur le PlayStation Plus en décembre 2021

Les jeux PS4, PSVR et PS5 seront téléchargeables du mardi 7 décembre au lundi 3 janvier 2022 :

  • Godfall: Challenger Edition (PS4 et PS5)
  • Lego DC Super-Villains (PS4)
  • Mortal Shell (PS4)
  • The Persistence (PSVR)
  • The Walking Dead: Saints & Sinners (PSVR)
  • Until You Fall (PSVR)

Rocket League disponible en téléchargement sur mobile (iOS, Android)

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Rocket League Sideswipe est la version mobile officielle de Rocket League. Beau tir !

Rocket League passe à la vitesse supérieure et atterrit sur mobile. Sideswipe est l’adaptation officielle de ce jeu à succès. Le titre est conçu par Psyonix et revoit légèrement ses mécaniques pour s’adapter aux téléphones.

On retrouve ainsi un gameplay en 2D, des commandes simples, et des maps remaniées ; les buts ont gagné de la hauteur. Deux modes principaux sont proposés : football et basket. Et bien sûr, les règles restent les mêmes. C’est du 2v2 ou 1v1 où il faut davantage marquer que son adversaire dans des matchs de 2 minutes.

Rocket League Sideswipe, c’est aussi de nombreuses options pour personnaliser son véhicules ou de la compétition. Bref, c’est complet, malin et parfaitement exécuté.

Profitons aussi de cette news pour linker sur notre dossier revenant sur la création de Rocket League. Et au passage, on rappelle que la licence appartient désormais à Epic Games, tout comme Fall Guys.

Voici les liens de téléchargement officiels de Rocket League Sideswipe:

Pour Call Of Duty Vanguard, la concurrence fait mal, mais pas seulement

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Les ventes de Call Of Duty Vanguard sont en berne. Et pour cela, de nombreuses raisons sont évoquées.

Non, Call Of Duty ne va pas mourir. Son dernier épisode signe toutefois des performances décevantes. Au Royaume-Uni, il s’agit du plus mauvais lancement depuis une dizaine d’année. En Europe, le jeu fait moins bien que Black Ops Cold War.

Pour comprendre comment on en est arrivé là, GamesIndustry a mené sa petite enquête. Pour ça, il a interrogé 284 personnes, toutes ayant acheté un jeu vidéo Call Of Duty au cours de ces 5 dernières années. Sur ce petit groupe, seuls 21% ont pris Vanguard. Les autres patientent ou refusent de passer à l’achat. Pourquoi ?

Trop de jeux

A 55%, ils répondent qu’ils sont occupés à jouer à autre chose. On l’a déjà évoqué, en cette fin d’année, c’était la guerre des FPS, sans même évoquer ceux déjà sortis. Un titre comme Rainbow Six aura prochainement 6 ans et se vend encore très bien chaque année.

Il ne faut pas non plus oublier les classiques Fortnite, FIFA, GTA Online… Bref, ce ne sont pas les jeux qui manquent. Et bien souvent, Call Of Duty Vanguard passe derrière eux.

Un effet de lassitude

34% estiment qu’il est temps pour eux de faire une pause. Ils aiment cette série mais ils commencent à se lasser. Ça se comprend aisément. Call Of Duty, c’est un épisode par an. Donc forcément, au bout d’un moment…

C’était pas ma guerre

Pour 24%, la Seconde Guerre mondiale est un motif suffisant pour dire non. Ce conflit ne les passionne pas, alors ils n’achètent pas.

Cette guerre a connu son heure de gloire dans les années 2000 mais depuis, elle est mal vue. Call Of Duty WWII avait un petit côté nostalgique ; et on se demandait ce que ça donnerait sur des consoles next-gen de l’époque.

Mais la Seconde Guerre mondiale, c’est aussi moins de possibilités et des armes moins drôles. Et quand on les personnalise (viseur point rouge etc.), ça ne sonne pas très juste.

Le rôle de la presse

20% affirment avoir pris leur décision après lu des tests sur le jeu. Sur Metacritic, Vanguard plafonne à 74. A titre de comparaison, Black Ops Cold War et Modern Warfare sont respectivement à 76 et 81.

L’ogre Warzone

Plus intéressant encore, 14% préfèrent rester sur Warzone. Call Of Duty : Warzone est un jeu de tir Free-To-Play incluant un Battle Royale et d’autres modes temporaires. C’est en soi un jeu multijoueur très complet, à la réalisation solide, et au gameplay parfaitement calibré. Et cela suffit à pas mal de joueurs. D’autant plus que la map évoluera d’ici quelques jours, histoire de renouveler le plaisir. Attention cependant : elle se mettra aux couleurs de Vanguard et de la Seconde Guerre Mondiale.

Mais aussi…

Parmi les autres raisons, il y a l’envie d’attendre une baisse de prix ou bien le poids excessif du jeu. Les Call Of Duty font généralement autour de 100Go. Pour installer un nouvel épisode, il faut donc faire beaucoup de place sur son disque dur. On n’oublie pas non plus des mises à jour parfois titanesques.

Il ne faut pas prendre pour argent comptant cet article. L’échantillon est un peu faible et rien ne dit qu’il est parfaitement représentatif des millions de joueurs. Il donne toutefois une bonne idée du pourquoi du comment. C’est aussi l’occasion de rappeler que GamesIndustry est un site fabuleux. Et enfin, comme l’actu est assez faible ces derniers jours, et puisqu’on n’avait pas écrit depuis longtemps sur le site, on s’est dit qu’il fallait saisir l’occasion. Bref, passez une bonne semaine et que ce soit sur Call Of Duty Vanguard ou un autre jeu, amusez-vous bien.

Test : Battlefield 2042 (PS5, Xbox, PC) — La guerre a changé

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Avec 2042, Battlefield remet au goût du jour la guerre totale. Celle qui se fait sur au sol et dans les airs. Celle qui en met plein les yeux. Battlefield 2042 est éblouissant. Ça tire, ça explose partout. Mais sur le terrain, après avoir longuement observé la situation, on se rend bien compte que plusieurs choses clochent.

Deux fois grand, deux fois mieux ?

Pas de mode solo dans Battlefield 2042. DICE tire un trait sur des aventures qu’il ne maitrisait pas. Il se concentre alors sur ce qu’il sait faire : du multi à grande échelle avec Conquête et Percée. Dans le premier, on capture des territoires. Dans le second, on progresse en sécurisant des zones.

Chacun de ces modes peut accueillir des bots. Ou de vrais joueurs. On recense au total 7 maps à 64 ou 128, selon qu’on soit sur next-gen ou pas. Il y a un port, une base de lancement, une zone enneigée, une ville dans le désert, une autre constituée de gratte-ciel… A chaque partie, c’est un vrai dépaysement. Mais rapidement, on se dit qu’elles ne convainquent pas. Elles sont trop vides ; il y a parfois d’immenses étendues où on peut se faire tirer dessus à 360 degrés. C’est joli, mais sans folie. Ça manque en fait de charme et de personnalité.

Même la destruction des décors fait gadget. Elle existe, mais seulement pour une poignée de bâtiments. De même, impossible de construire des fortifications. Quant au Levelation de BF4, il a disparu. C’est une immense perte car il transformait totalement les parties ; un immeuble entier qui s’effondre, ça fait toujours son petit effet.

Un manque de classe

Battlefield 2042 donne parfois l’impression de faire table rase du passé. Dans le même genre, il supprime toute notion de classe. A la place, il succombe à la mode des Héros Shooters ; une succession de personnages uniques oubliant souvent de porter un casque. Certains ont une wingsuit, d’autres un grappin ou un bouclier. Ils peuvent également choisir leur équipement, c’est à dire leurs armes et mêmes gadgets.

Il n’y a plus de restriction, rien qui ne soit limité à une classe. Et ce qu’on gagne en liberté, on le perd en jeu d’équipe. Ça renforce une forme d’individualisme. Mieux vaut prendre des plaques de protection qu’un kit de soin pour les autres, par exemple.

Les spécialistes créent aussi un problème de lisibilité. Comment peut-on savoir, sur le champ bataille, si on joue à côté d’ingénieurs ou de médecins ? Et de manière générale, c’est la guerre des clones, d’autant plus que chaque camp propose les mêmes spécialistes. Et si on supprime totalement le HUD, impossible de différencier ses alliés de ses ennemis.

Battlefield 2042 sonne presque comme un reboot

C’est dommage car bien souvent, Battlefield reste Battlefield. C’est à dire un jeu exceptionnel où rien n’est impossible. Avec ses buggys, ses tanks, hélicos et avions, il propose une guerre totale ; un spectacle imprévisible rythmé à coup d’explosions. C’est le chaos, surtout à 128 joueurs, mais c’est fascinant à voir. Et forcément, quand on joue avec des amis, le jeu prend une toute autre dimension.

Mais Battlefield 2042, c’est aussi une interface étouffante et de sacrés bugs. A distance, les balles touchent leur cible une fois sur deux, par exemple. Ce problème réseau, appelé hitreg, est forcément agaçant. Comme d’autres aberrations. Il est par exemple impossible de se pencher ; le tableau des scores est incomplet; l’équilibrage est à revoir ; le système de ping fonctionne mal ; la mini-map manque de lisibilité…

Tout ça est néanmoins corrigible. Ou du moins, on l’espère. Electronic Arts décrit son titre comme un jeu service. Il sera donc amené à évoluer avec le temps. Il devrait ainsi accueillir davantage de maps. Car en l’état, 7, ce n’est pas assez. De même, il faudra qu’il augmente son arsenal ; il y a beaucoup moins d’armes dans un Battlefield 2042 qu’un BF4.

Plus on joue, plus on se rend compte que cet épisode ne fait pas avancer la série. Au contraire, c’est même un retour en arrière. Il propose parfois des moments uniques, des séquences grandioses, mais il est capable de tellement mieux. Sur Reddit, il y a même des listes de fonctionnalités oubliées. Beaucoup sont dispensables, mais certaines manquent clairement.

Le Hazard fait bien les choses

L’expérience 2042 donne l’impression d’être incomplète. Il y a moins de génie, moins de maitrise. Mais ça peut facilement se réparer. On est d’autant plus optimiste que le reste du jeu est une excellente surprise. Hazard Mode propose ainsi du PvPvE. 8 équipes de 4 joueurs essayent de récupérer des données. Il s’agit des mêmes maps du multi, et des soldats contrôlés par l’IA rodent. Le but est de rester en vie —il n’y a pas vraiment de respawn— et de s’échapper en hélico.

Dans Hazard, des satellites se sont écrasés et il faut récupérer leur disque dur. Ici, quelqu’un prend la pose. En vrai, mieux vaut se faire discret pour éviter de se faire repérer.

Les premiers instants sont plutôt lents. On recherche les objectifs puis on observe les environs. Rapidement, on remarque où se trouvent les autres escouades. C’est alors que la tension monte. Le moindre échec et on perd tout l’argent investi.

A chaque partie, selon sa performance, on remporte une monnaie virtuelle. Celle-ci permet, lors du match suivant, d’acheter du meilleur matériel. Cela signifie que plus on est bon, plus on a l’opportunité d’acheter du matériel puissant. Et plus on joue, plus on a peur de tout perdre.

Ça manque de profondeur, le rythme est un peu faible, mais ça fait le job. Pour les amateurs de coop, c’est un vrai plus.

Une guerre sur le long terme

Puis il y a mode ultime : Portal. Il s’agit en fait de mini-remasters de Battlefield 1942, Bad Company 2 et BF3. On retrouve six maps jouables, avec le gameplay d’époque. Un jeu comme BFBC2 ne permet pas de se coucher au sol, par exemple. En revanche, il propose un gameplay un peu plus nerveux. Chaque titre a gardé ses propres mécaniques ; les classes sont aussi conservées, comme une grande partie de l’arsenal.

Portal permet de rappeler l’excellence de la série. Le jeu en équipe est là, le level design est bon, voire excellent… Pour les fans de la série, Portal est un passage obligatoire. Et forcément, il rappelle les carences de 2042.

Le mode Portal ne s’adresse pas uniquement aux nostalgiques. Le jeu va beaucoup plus loin en laissant les joueurs mélanger les contenus de ces 4 jeux (1942, BC2, BF3, 2042). On peut même modifier les règles pour chaque partie. Dès lors, on peut imaginer 12 spécialistes (2042) affronter sur Frontière Caspienne (BF3) une équipe de 3 ingénieurs (BFBC2) ayant à disposition 3 tanks issus de la Seconde Guerre mondiale (BF1942).

Les possibilités sont immenses et c’est pour cette raison qu’il faudra surveiller de près ce mode. Peut-être ne donnera-t-il rien à terme. Mais on a envie d’y croire car il a un potentiel exceptionnel.

De même, on veut croire en Battlefield 2042. Il y a plein de petites choses à corriger pour que le jeu soit à la hauteur de ces prédécesseurs. Actuellement, il n’y est pas, et c’est pour cela qu’il déçoit. Battlefield 2042 n’en reste pas moins un grand FPS, capable de proposer des moments uniques. Mais à l’heure actuelle, c’est surtout un épisode manquant d’inspiration.

Ce test de Battlefield 2042 a été fait sur PS5. Jeu édité par Electronic Arts et disponible le 19 novembre sur PC, PS4, PS5, Xbox One et Xbox Series X|S. PEGI 16.

Anniversaire Xbox : 6 anecdotes sur l’histoire de cette console culte

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Il y a tout juste 20 ans, Microsoft sortait la Xbox. Pour la première fois, l’Américain se lançait dans le marché des consoles de jeux. Cette guerre opposait alors uniquement des japonais : Nintendo, SEGA et Sony. Beaucoup doutaient de ses capacités ; on a même essayé de l’en dissuader. Mais Microsoft a tenu bon. Il est allé au bout de ses idées et a réussi. La première Xbox n’est pas parfaite mais elle a réussi à se faire une place de choix dans le coeur des joueurs.

De nos jours, la marque Xbox est synonyme de succès. Ses consoles, ses jeux et ses services sont redoutables. Les débuts de la Xbox, il y a 20 ans, ont toutefois été compliqués. Cette branche a fait perdre énormément d’argent à Microsoft. Mais c’était le prix à payer pour devenir aujourd’hui l’un des leaders du jeu vidéo.

En ce 15 novembre 2021, on célèbre le 20ème anniversaire de la marque. Et à cette occasion, on a décidé de revenir sur la genèse du projet à travers 6 anecdotes. Merci Bloomberg.

Microsoft a construit la Xbox en réponse à Sony

Quand Microsoft décide de se lancer dans la guerre des consoles, tout est le monde est surpris. On est à la fin des années 90 et l’Américain est le roi du monde avec Windows. Pourquoi alors s’embêter à fabriquer une console de jeu, un marché dans lequel il n’a aucune expertise ?

La réponse tient en 4 lettres : SONY.

L’Américain craignait le Japonais. Avec la PlayStation, il venait de réaliser un coup de maître. Avec sa PS2, il comptait faire encore plus fort.

La PlayStation 2 n’était pas décrite comme une console mais un ordinateur ; un système sur lequel on pourrait installer Linux ; une machine que l’on placerait dans le salon de chaque foyer ; un élément incontournable du divertissement.

Microsoft était une marque axée business. Ses produits étaient incontournables dans le milieu du travail, et cela ne lui suffisait pas. Son but était de placer un produit Windows dans chaque pièce de la maison. Dont le salon, là où on passe le plus clair de son temps.

Sony menaçait le rêve de Microsoft. L’Américain se devait de réagir, et sa réponse s’est appelée Xbox.

La Xbox, un nom qui ne plaisait pas

Quand il s’agit de nommer une console, tout le monde a son mot à dire. Certains, comme Sony, préfèrent une forme de continuité : PS1, PS2, PS3, PS4 et PS5. Chez SEGA et Nintendo, on essaye à chaque fois de changer de nom : Mega Drive, Saturn, Dreamcast, N64, GameCube, Wii, Switch…

Du côté de Microsoft, on conserve toujours la même base : Xbox, Xbox 360, Xbox One et Xbox Series.

Au début, le nom de code était Midway. Microsoft pensait ensuite l’appeler WEP pour Windows Entertainment Platform. D’autres noms étranges ont également été évoqués : 11-X (Eleven-X), MIC (Microsoft Interactive Center), MTG (Microsoft Total Gaming) ou encore MIND (Microsoft Interactive Network Device).

C’est finalement Xbox qui a été choisi. L’équipe marketing était contre mais c’était le préféré des Focus Group. Xbox est la contraction de DirectX Box, autre nom de code de la machine. Il fait référence à l’API servant à programmer des jeux sur PC et, maintenant, Xbox.

Des concessions qui font mal

En interne, la Xbox était évoquée comme un PC déguisé en console. C’est même ce qui a convaincu les dirigeants de Microsoft de valider le projet. Mais rapidement, les responsables se sont rendus compte qu’il faudrait créer une vraie console. C’est à dire une machine avec son propre hardware et ses propres logiciels. En d’autres termes, abandonner Windows.

Bill Gates aurait été très agacé par cette double annonce. Tout d’abord, on lui avait menti. Et ensuite, on mettait de côté ce qu’il avait de plus cher. Bref, pendant 30 minutes, il a crié de toutes ses forces sur ses équipes, puis il a accepté la situation.

Quelques mois plus tard, une nouvelle réunion était organisée entre les responsables Xbox, Bill Gates et Steve Ballmer, nouveau PDG de Microsoft. C’était le 14 février, un jour depuis renommé en « Le Massacre de la Saint Valentin.« 

Les deux dirigeants historiques se sont alors relayés pour hurler sur leurs équipes. Le motif était simple : ils étaient en train de plomber Microsoft. Les comptes étaient dans le rouge pour une machine n’intégrant même pas Windows. C’était vu comme une insulte à tout ce qu’avait entrepris Bill Gates.

L’équipe Xbox était là et ne pouvait rien faire. Tout ce qui était dit était vrai : les dépenses colossales et l’absence de Windows. Et plus le temps passait, plus ils savaient qu’ils arriveraient tard chez eux le soir ; et que leurs femmes leur pardonneraient difficilement d’avoir raté cette soirée de Saint Valentin.

Dans l’histoire de Microsoft, cette réunion est cruciale. Le projet Xbox a failli être enterré ce jour-là. Il en est finalement ressorti renforcé. Car à chaque fois, on en revenait au même point : Sony s’apprêtait à conquérir le salon avec sa PlayStation 2, une console décrite comme un ordinateur. Microsoft n’avait donc pas le choix : plus que jamais, il avait besoin de la Xbox.

Un patron désigné à coup de batte de baseball

Rick Thompson a été le premier responsable du projet Xbox. Il n’avait pas postulé pour ce job. Mais l’équipe DirectX, impliqué dans le projet, l’avait désigné : « Nous voulons qu’il dirige tout ça.« 

Rick avait alors décliné la proposition. Il expliquait ne pas avoir assez d’expérience, ne pas avoir les épaules assez larges pour ça.

Le lendemain de son refus, Steve Ballmer a débarqué dans son bureau. Avec une batte de baseball dans la main. Sans violence, mais avec une petite forme d’intimidation, Steve lui a dit qu’il devait absolument accepter. Et ça l’a convaincu.

Pour info, Steve Ballmer mesure 1m96.
La boisson comme lien social

Désormais à la tête du projet Xbox, Rick Thompson a dû beaucoup voyager. Il fallait rencontrer les développeurs et leur expliquer les ambitions de Microsoft. Et cela passait notamment par le Japon.

Un rendez-vous fut pris avec un dirigeant de Konami. Beaucoup avaient prévenu Rick que ce dernier buvait pas mal. Le soir, après leur réunion, les équipes de Microsoft et Konami ont fêté ça à coup de bières et de shots. Ça s’est terminé à 4h du matin.

A 9h, une nouvelle rencontre était prévue. Personne n’y était sauf Rick et le fameux dirigeant de Konami. Ce dernier, ne parlant pas anglais, est allé voir Rick, lui a serré la main, et est parti. Et ainsi, Konami a porté MGS, Silent Hill et PES sur Xbox.

FIFA, Final Fantasy ou même Mario auraient pu devenir des exclusivités Xbox

Pour convaincre le grand public, il faut des exclusivités. Microsoft a alors joué du chéquier. Chez Tecmo, il a ainsi récupéré Ninja Gaiden et Dead Or Alive 3. Mais cela ne lui suffisait pas. Il avait besoin de plus. Comme racheter un studio, par exemple.

Microsoft a alors jeté son dévolu sur Electronic Arts, qui a refusé. Square a également été approché mais l’offre a été jugée trop faible.

Puis il y a eu le cas Nintendo. Oui, Microsoft a voulu racheter Nintendo. Un rendez-vous a été pris pendant lequel l’Américain a expliqué au Japonais à quel point il avait du mal côté hardware. Alors, il se proposait de le racheter, de construire la console, et de laisser Nintendo faire des jeux dessus.

Bien sûr, cela s’est mal passé. Les représentants de Nintendo auraient ri du début à la fin. Il se dit que les dirigeants de Microsoft étaient alors mal à l’aise…

Finalement, l’Américain a racheté Bungie, studio spécialisé dans les jeux PC et Mac. Cela a surpris beaucoup de monde, mais il a eu le nez creux. C’est ainsi que Halo est devenu une exclusivité Xbox. Ce titre a porté la console pendant toute sa vie. Halo 1 et 2 étaient les ambassadeurs de la Xbox, deux Killer App. Et grâce à ce duo, la Xbox est devenu la deuxième console la plus vendue de sa génération. Loin derrière la PS2. Mais devant la GameCube de Nintendo.

Bill Gates a donné de sa personne pour faire la promo de la Xbox. The Rock aussi.

Metal Gear Solid 2 : Quand Kojima prédisait notre avenir en 2001

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Metal Gear Solid 2 : Sons Of Liberty est sorti il y a 20 ans aux Etats-Unis. C’est un jeu dont on se souvient pour son gameplay, son twist… Mais pas assez pour ses thèmes.

L’aventure MGS 2 démarre par une longue cinématique. On y découvre une mise en scène soignée ; une musique fantastique ; un léger aperçu du casting. Puis un longue sessions codec se déclenche. L’écran devient statique et il faut alors attendre plusieurs longues minutes avant de jouer le héros de Shadow Moses.

Dit comme ça, cela peut paraître terrible. Et pourtant, cette intro est culte.

On pourrait écrire pendant des heures sur Metal Gear Solid 2. Evoquer son gameplay : les traces de pas, la gestion des ombres, le risque d’éternuement… Ce titre est bourré de détails, comme quand on regarde trop longuement les mouettes dans le ciel.

On pourrait revenir sur Fortune, Fatman, Solidus ou Vamp. Ce vampire est d’ailleurs le seul à réapparaître dans MGS 4.

Ou encore rappeler les liens forts qu’il y a entre MGS 2 et le cinéma. L’arrivée de Harry Gregson Williams fait d’ailleurs passer un cap hollywoodien à la série. Ses mélodies sont magnifiques et accompagnent parfaitement l’action. Mais, à l’origine, Hideo Kojima n’en voulait pas. Son choix s’était porté sur Hans Zimmer mais ce dernier était bien trop cher.

On pourrait aussi aborder le cas Plissken, nom de code Solid Snake et du héros de New York 1997. Et pour l’anecdote, Kurt Russel a failli être engagé pour doubler Big Boss dans MGS 3.

Le cas Raiden

Le plus facile serait sinon de revenir sur le cas Raiden. Il est finalement le héros de MGS 2, celui avec lequel on joue le plus longtemps. Il a toutefois longtemps été caché. Jamais il n’a été évoqué dans la campagne marketing. L’accent était alors mis sur la légende Solid Snake.

Il faut dire que Raiden est bien moins charismatique qu’un Snake. Il évolue également dans des niveaux pas très sexy. Infiltrer un tanker où se trouve un Metal Gear Ray, c’est autre chose qu’évoluer dans une plateforme pétrolière. C’est certes un peu plus coloré mais les lieux sont étriqués. Résultat, on ne voit pas grand chose à cause d’une caméra capricieuse.

Raiden est en fait un bleu. Il n’a pas l’expérience du terrain. Pour progresser, il est obligé d’écouter et d’apprendre aux côtés de Snake. Lui, c’est le maître. Et nous, l’élève. Alors forcément, on se met à l’admirer davantage ; c’en est presque un privilège de progresser à ses côtés.

Les enjeux de l’information

Ça n’empêche pas Raiden de sauver le monde… et d’être une marionnette de Campbell et Rose. Cette dernière pose souvent des questions personnelles auxquelles Raiden n’a pas réponse. De son côté, le joueur est comme perdu face à ces interrogations qui n’ont pas de sens. Combien de fois a-t-on entendu « Jack, do you remember what day tomorrow is« ?

Puis il y a cette conversation à la toute fin du jeu. Comme à chaque fois, Hideo Kojima aime aborder des thèmes sérieux. Avec MGS2, il évoque la valeur même de l’information à l’ère du numérique, des problèmes de transmission ou ce besoin d’ajouter un contexte.

Tout n’est pas parfait, mais en 2001, réussir à prédire notre avenir de la sorte est admirable. On vous laisse (re)découvrir cette conversation entre le Colonel Campbell, Rose et Raiden. La traduction comporte pas mal de fautes de français mais à l’époque, pour Konami, c’en était presque une spécialité. Même les PES avaient des soucis de la sorte.

Il se dit qu’un remaster de MGS 2 est actuellement en développement. Konami aurait tort de se priver. C’est une licence majeure du jeu vidéo et MGS 2 est un titre marquant qui, encore aujourd’hui, trouve écho.

Beyond Good & Evil 2 est-il vraiment en danger ?

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A l’E3 2017, Beyond Good & Evil 2 faisait sa première apparition officielle. Depuis, les infos sur ce titre se font rares. Certains imaginent même qu’il sera prochainement annulé.

Autant le dire de suite : nous n’avons aucune information sur Beyond Good & Evil 2. Officiellement, le développement suit son cours. Ubisoft communique toutefois très peu sur ce projet. Alors, on se raccroche à ce qu’on peut. Comme les derniers tweets de Tom Henderson.

Beyond Good & Evil 2 est-il le nouveau Skull & Bones ?

Tom est sans doute quelqu’un de formidable, à qui on aime se confier. Chaque semaine ou presque, il s’illustre en balançant des informations confidentielles sur Call Of Duty ou Battlefield. Il partage tout et se plante rarement.

Ces dernières heures, il a donné des nouvelles de Beyond Good & Evil 2. Il explique que le développement piétinerait. Le jeu partirait dans tous les sens, et encore plus depuis le départ de Michel Ancel, le directeur créatif.

A l’heure actuelle, le jeu serait même une anomalie par rapport aux futurs plans d’Ubisoft. Tom Henderson n’explique pas ce que cela signifie vraiment. On suppose alors que c’est lié aux jeux-service, un modèle économique qui plait énormément au Français. Les prochains Assassin’s Creed et Far Cry devraient d’ailleurs épouser ce genre.

Beyond Good & Evil 2 ferait donc bande à part. Et avec un développement qui n’avance pas, il serait en danger. En interne, certains l’appelleraient Skull & Bones 2.0 et craindraient que le jeu soit annulé dans quelques temps.

Il est important de rappeler qu’il s’agit là de rumeurs et que Tom Henderson n’a pu croiser ses sources.

Un jeu trop ambitieux ?

Beyond Good & Evil 2 a été officialisé en 2017. Michel Ancel expliquait alors qu’il avait fallu 3 ans pour bâtir le moteur du jeu. Ce titre serait donc en développement depuis 2014…

Les ambitions de ce titre sont immenses. Il promet de nous faire visiter plusieurs planètes sans aucun temps de chargement. Le gameplay serait également émergent. Par exemple, si une météorite s’écrase sur un astre, cela chamboulerait la vie de ses occupants.

On a envie de rêver, envie de croire à tout ça. Mais Beyond Good & Evil 2 est sans cesse absent des conférences Ubisoft. Et avec le départ de Michel Ancel, on ne sait plus vraiment à quoi s’attendre.

Sortira-t-il un jour ? Sera-t-il annulé ? Nous n’avons pas la réponse. On espère forcément une issue positive. Mais le risque qu’Ubisoft tue ce projet est réel. S’il estime qu’il n’a aucun avenir, alors, il procédera ainsi.

C’est d’ailleurs ce qui s’est passé du côté de Take Two. L’Américain vient tout juste d’annuler le dernier Hangar 13 (Mafia 3) après 4 années de développement et 53 millions de dollars investis.

Ubisoft se doit de réagir

Beyond Good & Evil reste malgré tout une licence importante pour Ubisoft. Un film est ainsi en production du côté de Netflix. Mais son avenir doit rester associé aux jeux vidéo. Annuler cette suite ferait d’ailleurs beaucoup de mal à la marque. Et même à Ubisoft.

Ces derniers temps, l’éditeur français connait ainsi quelques difficultés. En interne, il fait face à de nombreuses revendications. Il doit également gérer le départ de nombreux salariés clés ; les têtes pensantes de Rainbow Six Siege et Far Cry ont toute plié bagage.

Du côté des jeux, c’est également compliqué. Outre BG&E2, il y a Skull & Bones, le remake de Prince Of Persia, ou encore Roller Champions… Il s’agit de titres annoncés il y a des années mais qui ne sortent pas.

Un Free-To-Play Ghost Recon a également été officialisé avec une beta mais celle-ci a soudainement été annulée.

On peut aussi évoquer Rainbow Six Extraction. Ce jeu de tir coopératif sortira le 20 janvier à petit prix. Cela donne l’impression qu’Ubi est peu confiant en ce titre maintes fois repoussé.

A l’avenir, Ubisoft se doit donc de taper fort. Pour ça, il en a les moyens : un jeu Star Wars, une adaptation d’Avatar, de nouveaux Far Cry et Assassin’s Creed… Il se dit même qu’un nouveau Splinter Cell est (enfin) en production. Reste plus qu’à espérer que le développement se passe bien…

eFootball : la mise à jour 1.0 repoussée ; Konami rembourse les joueurs

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Le véritable lancement de eFootball (ex-PES) est repoussé de plusieurs mois. Et dans ces conditions, Konami n’a d’autre choix que de rembourser les joueurs.

Du côté de eFootball, on revoit tout et on s’excuse. Ce Free-To-Play ne passera pas en version 1.0 la semaine prochaine. C’était pourtant attendu. Cette mise à jour devait apporter de nombreux ajouts, en plus de versions mobiles.

A la place, Konami préfère prendre son temps, corriger le tir, et ne revenir que lorsqu’il sera prêt.

Le patch 1.0 de eFootball arrivera au printemps 2022

eFootball est sorti en septembre dernier dans une version minimaliste. Peu de modes de jeu, peu d’équipes disponibles… Il était aussi entaché de divers bugs —visuels ou non— qui ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux.

La plupart de ces gênes ont depuis été corrigées. Le contenu du jeu n’a pas changé, en revanche.

Le 11 novembre, eFootball aurait dû passer à la vitesse supérieure. Konami prévoyait de sortir une grosse mise à jour, faisant passer le jeu en version 1.0. Celle-ci devait affiner le gameplay en rajoutant de nouvelles mécaniques de jeu : power pass, power shot ou encore une physique de balle plus poussée.

Ce gros patch devait également signifier la sortie du jeu sur mobile, en plus du lancement de la Creative League. Derrière ce nom, on retrouve un mode similaire à Ultimate Team ou MyClub. Bref, un mode crucial tant pour les joueurs que le développeur. eFootball est en effet un jeu gratuit et c’est à travers les micro-transactions de la Creative League qu’il espère se rémunérer.

Malheureusement, cette mise à jour de eFootball a été repoussée. Elle ne débarquera pas dans les prochains jours. Ni dans les prochaines semaines.

Konami annonce désormais viser le printemps 2022 pour cette 1.0. Sur son site, l’éditeur affirme avoir besoin de plus de temps afin de répondre aux attentes des joueurs. C’est une décision courageuse mais elle nuit forcément à l’image du jeu.

Les possesseurs du Pack Premium peuvent se faire rembourser

En parallèle de la sortie de eFootball, Konami proposait un Pack Premium. Celui-ci coûtait 40€ et donnait accès à 2 800 pièces eFootball, en plus de 8 accords chanceux — possibilité de recruter facilement les ambassadeurs du jeu.

Ce pack n’a aucune utilité puisqu’il est lié à la Creative League. Cette dernière ayant été repoussée de plusieurs mois, Konami promet maintenant de rembourser tous les acheteur du Pack Premium.

Aucune démarche ne sera nécessaire, tout se fera automatiquement à une date indéterminée.

A noter également que ce fameux pack a été retiré des boutiques en ligne. Il refera sans doute une apparition quand la version 1.0 de eFootball sortira.

En face, FIFA 22 enchaîne les buts

Les déboires de eFootball font bien sûr le bonheur de FIFA 22. Certes, cela fait des années qu’EA fait la course en tête, mais ce genre de mésaventure lui permet de semer toujours un peu plus la concurrence.

FIFA 22 connait d’ailleurs d’excellentes ventes. Celles-ci sont supérieures de 14% au précédent épisode, et FIFA 22 attire également davantage de joueurs vers Ultimate Team.

On rappelle que FUT est le mode le plus populaire de FIFA. C’est aussi celui qui génère le plus de revenus. D’où l’importance de la Creative League sur eFootball.

En ce qui concerne la qualité même du jeu, FIFA 22 est sans surprise. Il est toujours aussi complet et favorise les super-stars. C’est du football champagne : ce n’est pas très réaliste mais c’est spectaculaire.

Konami et eFootball peuvent-ils rebondir ?

Il ne faut pas s’inquiéter pour Konami. L’éditeur a publié ses résultats financiers et ceux-ci sont bons. Ils sont même en hausse grâce à des jeux comme Professional Baseball Spirits. En occident, ce titre n’est pas connu mais au Japon, il fonctionne très bien.

Il faut rappeler que 78% des revenus de Konami se font sur l’archipel. En d’autres termes, ce n’est parce qu’il se fait discret chez nous qu’il est en difficulté.

Certaines rumeurs disent cependant que Konami souhaiterait reprendre du poil de la bête. Pour ça, il serait prêt à relancer ses licences les plus prestigieuses : Castlevania, Silent Hill et Metal Gear.

Quant à eFootball, c’est forcément compliqué. De nombreux jeux se sont toutefois plantés lors de leurs débuts et ont su ensuite rebondir. Final Fantasy XIV en est le parfait exemple. Ses débuts ont été catastrophiques ; depuis, il est devenu l’épisode le plus rentable de toute la saga.

Il faut donc croire à une remontada. Le timing est néanmoins compliqué et la concurrence redoutable. Pour revenir au score, il lui faudra beaucoup de talent… et du temps. Et pour le coup, Konami semble assez patient. Il ne reste plus qu’à espérer que les joueurs le soient aussi.

Qu’est-ce que le Metaverse ? Qui veut vivre dans ces mondes virtuels ?

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Le Metaverse est devenu le nouveau mot à la mode. On l’entend de plus en plus dans la bouche de grandes compagnies. Mais le plus insistant est sans conteste Facebook, un géant dont l’envie est simple : révolutionner notre monde.

Il y a quelques jours, Facebook Inc. a changé de nom. Il faut désormais parler de Meta, la maison mère de Whatsapp, Instagram, et Facebook donc. On aurait également pu citer Oculus mais ce dernier va petit à petit disparaître. L’Oculus Quest, le casque de réalité virtuelle, deviendra ainsi l’an prochain le Meta Quest.

Ce n’est pas un hasard : Facebook croit énormément en la réalité virtuelle. C’est à travers cette technologie qu’il compte installer le Metaverse. C’est ambitieux ; irréaliste, diront certains. Mais Facebook est bien décidé à y arriver.

Qu’est-ce que le Metaverse ?

En juillet dernier, Mark Zuckerberg révélait le nouveau rôle de Facebook : ne plus être un réseau social mais un Metaverse.

Le Metaverse se définit comme un ensemble de lieux virtuels que l’on peut explorer et façonner avec d’autres personnes. Tout est ensuite une question d’immersion et de sentiment de présence, prévient Zuckerberg. Il faut que ce monde virtuel permette de tout réaliser : travailler, apprendre, faire des achats, sortir avec des amis…

Il y a derrière le Metaverse une idée d’ubiquité. On peut se téléporter n’importe où, rejoindre des personnes à l’autre bout du monde. Pour ça, la technologie est mise à rude épreuve. Elle mise sur la réalité virtuelle et même la réalité augmentée avec des hologrammes. Le Metaverse doit en fait supprimer les frontières entre le virtuel et le réel ; deux univers dans lesquels on évolue librement.

Les jeux vidéo sont-ils déjà des Metaverses ?

Beaucoup de jeux vidéo proposent des univers en ligne. Ils sont en revanche très limités. On ne fait que conduire des voitures, lancer des sorts sur des monstres, ou tirer sur tout ce qui bouge.

Il y a néanmoins un titre qui sort du lot : Fortnite. Lors du procès opposant Epic Games à Apple, Tim Sweeney décrivait d’ailleurs son jeu comme un Metaverse.

Cette affirmation n’est pas choquante. Elle est au contraire évidente. Fortnite coche toutes les cases. C’est un monde virtuel dans lequel on peut voir ses amis, jouer avec eux, regarder des films, ou bien assister à des concerts.

De manière plus globale, le Metaverse est un monde virtuel régit par ses propres règles. Au-delà des diverses activités, il doit proposer sa propre monnaie et réussir à attirer les annonceurs. Le but est bien sûr de tout monétiser. Et ça, Fortnite le fait parfaitement ; c’est un jeu qui plaît énormément aux marques.

Quelle est l’origine du Metaverse ?

Au sein de Facebook, le projet Metaverse remonte à 2018. A l’époque, Jason Rubin remet un document de 50 pages à l’ensemble de la direction. Celui-ci s’appelle le Metaverse et explique comment démocratiser la VR : en offrant au grand public son rêve ultime, celui d’un monde entièrement virtuel.

A l’heure actuelle, la réalité virtuelle est loin d’être un grand succès. Elle se cantonne essentiellement aux jeux vidéo et les ventes peinent à décoller. On recense ainsi 5 millions de PSVR et sans doute un peu moins pour l’Oculus Quest 2. Des boites comme Google et Microsoft ont lâché l’affaire tandis qu’Apple se tient à distance.

Jason Rubin est l’ancien fondateur de Naughty Dog. Il est ensuite passé par THQ puis Oculus avant d’occuper le poste de Vice Président en charge du contenu du Metaverse.

Sa longue présentation a réussi à convaincre les hautes-sphères de Facebook. Le Metaverse est l’avenir de la compagnie. Et pour ça, il est nécessaire de voir grand.

« Si créer le Metaverse ne nous effraie pas, alors ce n’est pas le Metaverse que nous souhaitons construire ni celui que veulent les consommateurs. » Voir petit se résumerait alors à un « Mini-verse« , prévient Jason Rubin.

Dans son document, il décrit sa vision. Il y a ainsi cette ville avec des boutiques, des cinémas, des bâtiments imposants à la gloire de certaines marques. En se baladant dans les allées, on peut jouer au bowling ou changer l’apparence de son avatar. Netflix et Instagram sont également présents et permettent d’accéder à leur contenu avec une plus grande immersion.

On peut également y rencontrer des gens et pourquoi pas, se marier avec.

Le Metaverse est une seconde vie, une idée qui fait rêver de nombreuses compagnies. Et selon Rubin, le premier à fonctionner sera aussi le dernier. Il n’a pas tort : internet aime les monopoles.

Pourquoi tout le monde veut créer son Metaverse ?

Comme souvent, la réponse est la même : l’argent. Il y a des intérêts économiques évidents à créer un Metaverse. Des commissions pourraient ainsi être prélevées sur chaque transaction. Des partenariats avec des annonceurs pourraient également être passés.

Dans son rapport, Jason Rubin estime que 100 millions d’utilisateurs actifs pourraient générer dans le Metaverse autant de revenus qu’un milliard de personnes dans le vrai monde.

Il est bien sûr impossible de vérifier ces chiffres. Ils montrent toutefois à quel point Facebook croit en ce futur. Un futur qui irait de pair avec la réalité virtuelle. Ces casques seraient alors une énième source de revenus pour le géant américain.

Enfin, dans son document, Jason Rubin estimait qu’il serait nécessaire de racheter un studio de jeu vidéo. Insomniac et Gearbox étaient alors ciblés. Le premier cité a depuis été acquis par Sony, le second par THQ Nordic / Embracer.

Facebook a alors jeté son dévolu sur Ready At Dawn, les auteurs de l’excellent Lone Echo. Il en a aussi profité pour s’offrir Sanzaru (Asgard’s Wrath) ou la Beat Team (Beat Saber). Il y a quelques heures, il a également annoncé le rachat de Within, auteur d’une application Fitness pour la VR.

Le Metaverse peut-il fonctionner ?

Selon Mark Zuckerberg, le Metaverse deviendra mainstream d’ici 2030. Il est difficile de dire si cette prophétie se réalisera. On a tous déjà une petite vie virtuelle à travers les réseaux sociaux ou les jeux vidéo. Le Metaverse promet cependant d’aller beaucoup plus loin. Voire trop ?

Il y a un côté effrayant derrière le Metaverse ; celui d’une révolution prête à chambouler notre monde comme on le connait.

Facebook veut transformer nos vies et pour ça, il est prêt à y aller tout en douceur. Il a dévoilé ses plans à l’avance ; le changement ne sera donc pas brutal. Et pour lui, ce sera un bon moyen d’ajuster ses calculs au fur et à mesure. Car pour mener une telle révolution, il aura besoin de l’aide de tout le monde. Mais la première étape, sans doute la plus difficile, sera de convaincre les gens que le virtuel vaut autant que le réel.

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