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Battlefield V: des précommandes qui déçoivent

Les précommandes de Battlefield V sont jugées faibles

Les précommandes de Battlefield V seraient faibles, selon une société de conseils en investissement.

Avec son statut de blockbuster, on serait tenté de penser que tout se passe parfaitement bien pour Battlefield V. Sauf que dans les faits, ce n’est visiblement pas le cas. Ce FPS historique peinerait à convaincre les joueurs. Résultat, les précommandes seraient faibles, dixit Cowen. Comme le rapporte le Wall Street Journal, cette société de conseils en investissement aurait appris —on imagine de sources sûres— que Battlefield V ne connaitraient pas actuellement un grand succès en boutique. Cowen précise également que le jeu est coincé entre Call Of Duty Black Ops 4 et Red Dead Redemption II, deux titres dont les précommandes fonctionneraient très bien.

Battlefield V boudé avant son lancement, c’est grave docteur?

C’est inquiétant, bien sûr, mais non, ce n’est pas grave. Pour un éditeur, les précommandes donnent une idée du volume des ventes en « Day 1 », c’est-à-dire pour le lancement du jeu. Mais désormais, nous sommes en 2018 et le marché du jeu vidéo a évolué. On rappelle que maintenant, on parle essentiellement de jeux-service. Ce sont des produits qui évoluent avec le temps et reçoivent constamment de nouvelles mises à jour avec, à la clef, du contenu inédit —souvent gratuit. Avec ce nouveau modèle économique qui plait beaucoup à EA, les ventes s’étalent donc dans le temps.

On peut prendre l’exemple de Rainbow Six Siege. Lors de son lancement, en décembre 2015, aux Etats-Unis, il s’est retrouvé à la 7è place, derrière Call Of Duty, Battlefront, GTA V, Fallout 4… Grâce aux efforts d’Ubisoft, ce FPS compétitif ne cesse de recevoir des ajouts plus ou moins gratuits. La communauté reste ainsi active et de nouveaux joueurs rejoignent le combat tout au long de l’année. Il est ainsi intéressant de voir que Rainbow Six Siege est sans cesse bien classé dans les charts chaque mois; il ne quitte plus le haut du classement.

Bref, si Battlefield 1 ne parvient pas à percer lors de son lancement, il aura alors la possibilité de réussir sur le long terme… chose que n’a pas vraiment réussi à faire Titanfall 2, cela dit.

Pourquoi Battlefield V est-il mal aimé?

Si ce lancement raté se confirme, Battlefield V partira quand même avec un joli petit retard. Mais la question que l’on peut se poser est pourquoi les gens ne précommandent pas Battlefield V? Alors certes, il peut y avoir un changement de mentalité, mais les données secrètes de Cowen semblent indiquer que Black Ops 4 ne connait pas ce même genre de mésaventure.

L’heure des suppositions est donc arrivée. On peut évoquer le thème du jeu. Après un Battlefield 1 (2016) axé sur la Grande Guerre et un Call Of Duty: WWII (2017), Battlefield V ne réussit pas à créer la surprise en misant sur la Seconde Guerre mondiale. Il ressemble beaucoup à son prédécesseur et Activision nous a déjà replongés dans ce conflit il y a près de 10 mois.

Au moment de son annonce, lors d’une mini-conférence animée par Trevor Noah, Battlefield V a également eu du mal à détailler ses principales nouveautés. Il y a certes de nouvelles animations, des ondes de choc qui jettent au sol les joueurs, des fortifications à déployer… Mais au final, l’expérience devrait rester assez proche de ce que l’on connait. En soi, ce n’est pas vraiment un défaut car la formule Battlefield est excellente. Cependant, cet épisode n’a pas, semble-t-il, cette fonctionnalité inédite prête à tout chambouler. Il y a bien un mode Battle Royale qui a été annoncé mais on ne l’a pas vu et ça fait un an que tout le monde joue déjà à Fortnite et PUBG.

Une annonce ratée?

Enfin, il y a cette première bande-annonce de Battlefield V. Au moment d’écrire ces lignes, on recense 450 000 avis négatifs contre 333 000 positifs. A titre de comparaison, le trailer de Battlefield 1, c’étaient 2,2 millions de pouces levés contre 44 000 tournés vers le bas. Et accessoirement, cinq fois plus de vues au total.

Cette vidéo de Battlefield V a pu décevoir à cause de ce côté très arcade qui s’en dégageait. Il y a fort à parier pour que le jeu final ne propose pas du tout cette expérience de jeu. Ce trailer s’efforce aussi de montrer que ce titre proposera de nombreuses options (skins payants?) pour personnaliser son avatar. Alors que Battlefield a souvent misé sur une certaine forme de réalisme, cela a pu agacer certains joueurs.

Lors de l’E3, Electronic Arts et DICE ont dévoilé une autre bande-annonce de Battlefield V. Celle-ci semblait davantage refléter le jeu final. Un nouveau trailer du jeu sera d’ailleurs diffusé aujourd’hui. De quoi peut-être rebooster les précommandes.

MAJ: Voici la nouvelle bande-annonce de Battlefield V, à l’occasion de la Gamescom. On notera qu’une énième fois, c’est une reprise qui a été choisie pour rythmer ce trailer et qu’à la fin de celui-ci, il y a un petit aperçu du mode Battle Royale. Il y a bien une tempête pour réduire la taille de la map et ce sera une tempête de feu!

Steam: la concurrence peut-elle tuer la plateforme de Valve?

Le marché du jeu PC est-il en train de faire sa révolution?

L’hégémonie de Steam semble remise en question. La plateforme de distribution de jeux PC n’a jamais été autant attaquée.

On dit généralement que sur internet, le monopole est roi. Youtube domine ainsi sans partage. Mastodon n’a jamais réussi à faire oublier Twitter. Google est le moteur de recherche le plus populaire. Et en ce qui concerne la ventes de jeux PC, Steam est le leader incontesté. C’est la plateforme la plus populaire, loin devant par exemple GoG. Mais est-ce que cela sera encore le cas dans les prochaines années? Personne ne peut le dire actuellement. Le milieu du jeu vidéo est imprévisible. Et en matière de distribution de jeux PC, on est en train d’assister à une petite révolution.

Steam est de plus en plus boudé par les gros éditeurs

En un clin d’oeil, au début des années 2000, Valve a bouleversé le marché du jeu PC grâce à sa plateforme Steam. De manière plus ou moins timide, la concurrence s’est organisée. C’est notamment Electronic Arts qui a essayé de proposer une solide alternative. Depuis 2011, avec sa boutique Origin, l’éditeur américain propose de nombreux jeux à la vente comme Vampyr, Cities: Skylines, Prison Architect ou encore Abzû. Et bien sûr, on retrouve FIFA, Battlefield ou Star Wars Battlefront. Chacun de ces titres signés EA est exclusif à la plate-forme Origin; aucun n’est en vente sur Steam.

En se remettant à soigner ses versions PC, Activision évite lui aussi Steam. Il a ainsi rapatrié Destiny 2 et Call Of Duty: Black Ops 4 sur Battle.Net où ces FPS côtoient les jeux Blizzard comme Diablo, StarCraft, World Of Warcraft… La trilogie Crash Bandicoot est néanmoins sur Steam, peut-être parce qu’il s’agit d’un jeu un peu plus grand public.

De manière assez surprenante, Bethesda a annoncé la même chose pour Fallout 76. Ce jeu de survie multijoueur ne sera pas disponible sur Steam. Historiquement, Bethesda a pourtant longtemps été un fidèle allié de la plateforme de distribution de Valve. Un certain Skyrim est par exemple l’une des plus grosses ventes de Steam. A l’avenir, Bethesda ne sait pas si d’autres productions, telle que DOOM Eternal, zapperont Steam.

L’argent, le nerf de la guerre

Pour se justifier, les éditeurs évoquent différentes raisons. Il y a l’envie de profiter de technologies déjà existantes ou bien de bâtir un nouveau type de relation avec ses consommateurs. C’est ainsi que Bethesda a expliqué son choix concernant Fallout 76: posséder tous les éléments pour répondre aux attentes et aux questions de chacun. Bizarrement, Bethesda n’a pas été gêné par cela lorsqu’il s’agissait de lancer en 2014 The Elder Scrolls Online sur Steam.

L’un des facteurs qui pousse ces entreprises à faire ce choix est également d’ordre économique. A l’instar d’Apple, du Google Play, de Nintendo, de Microsoft ou bien de Sony, Steam récupère 30% sur chacune des transactions. Après tout, la plateforme de Valve agit comme distributeur et possède d’importants frais de fonctionnement.

Il est important de souligner q’un éditeur touche bien plus sur la vente d’un jeu en dématérialisé qu’en physique. Il reçoit en effet 70% de la somme, contre 55% pour un jeu en boîte. Grosso-modo, quand un consommateur dépense 50€ pour s’offrir le dernier blockbuster à la mode, l’éditeur empoche 35€ si le jeu est vendu en démat’ ou bien 27,50€ s’il est acheté dans le commerce.

Mais tous les éditeurs ont naturellement les yeux plus gros que le ventre. Pourquoi toucher 70% quand on peut récupérer 100% de la somme totale? Du côté d’Epic Games, on n’a jamais caché qu’il s’agissait d’une grande préoccupation. Résultat, le créateur de Fortnite se permet de zapper le Google Play de tous les téléphones Android afin d’être sûr d’empocher la totalité des gains. Cela dit, Epic Games peut se le permettre car Fortnite est devenue une marque mondialement connue. Quant à la version PC, elle nécessite un launcher spécial, comme League Of Legends d’ailleurs.

L’envie de semer la discorde…

Et puis il y a cette nouvelle menace que peu avaient vu arriver: Discord. Ce logiciel de messagerie et de VOIP va lui aussi se mettre à vendre des jeux sur sa plateforme. Un premier catalogue est connu. On retrouve des productions de THQ Nordic comme Saints Row, Metro ou Darksiders. Et il y a toute une série de jeux dits indépendants comme les récents Dead Cells ou Frostpunk, mais aussi Hollow Knight, Pillars of Eternity II ou Super Meat Boy.

Preuve de ses grandes ambitions, Discord entend aussi proposer des exclusivités. Cela signifie que pendant 3 mois, certains jeux seront uniquement disponibles sur cette nouvelle plateforme de distribution de jeux PC. Quant à ceux qui pestent contre l’idée d’avoir plusieurs launchers, Discord se propose de tous les centraliser.

Ce qui est intéressant avec le cas suivant, c’est qu’il ne s’agit pas d’un nouvel acteur qui débarque d’on ne sait où. Non, il possède déjà une immense popularité. Discord, c’est pas moins de 150 millions d’utilisateurs à travers le monde. Son activité de messagerie ne va pas s’arrêter là. L’application va continuer à travailler sur ses techniques de chat vocal, vidéo ou textuel, les mêmes qui lui ont permis de bâtir une solide communauté et de regrouper de nombreux amis. C’est justement cela qui pourra déstabiliser Steam; à terme, si la concurrence se multiplie, les gens iront là où sont leurs proches, a ainsi déclaré l’analyste Mat Piscatella.

Combien de temps peut encore durer le règne de Steam?

Face à toute cette concurrence, Steam ne meurt pas encore. Il en sort en revanche affaibli puisqu’il est attaqué de tous les côtés. Il y a ces éditeurs qui veulent chacun récupérer une plus grande part du gâteau. Et puis y a ceux qui, comme Discord ou GoG, se positionnent comme de véritables alternatives —même si GoG officie dans un marché de niche.

Cela dit, personne ne va quitter du jour au lendemain Steam. Dans un premier temps, tout ce petit monde va cohabiter. Il ne faut pas non plus oublier que personne n’a envie de faire une croix sur son (immense) catalogue de jeux. On parle ici du marché dématérialisé où on est finalement lié à vie à son compte en ligne. Enfin, il y a le principe d’exclusivités. Les gens installent Origin pour Battlefield, par exemple. En ce qui concerne Steam, c’est le seul et unique moyen pour jouer à Counter Strike: Global Offensive ou DOTA 2.

Le 28 novembre prochain, Valve commercialisera aussi Artifact, un jeu de cartes prêt à concurrencer Hearthstone. On n’oublie pas non plus que la firme américaine possède dans ses cartons quelques célèbres licences comme Portal, Half-Life ou Left4Dead. Pour contrer ces nouveaux adversaires, Valve a donc encore pas mal de ressources. C’est finalement peut-être ça la bonne nouvelle: la maison mère de Steam va être forcée de se remettre activement au développement de jeux vidéo.

Apple: une série comique sur les coulisses du jeu vidéo

Une série TV sur les développeurs de jeux vidéo en préparation

Apple continue d’investir dans les séries TV et mise sur l’univers du jeu vidéo.

Toutes les plateformes VOD recherchent des exclusivités pour fidéliser leurs utilisateurs. Du côté d’Apple, la firme de Cupertino souhaite produire une nouvelle série TV ayant pour thème le milieu du jeu vidéo, selon les informations de Variety. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas de s’intéresser aux joueurs. A la place, Apple veut une série se déroulant dans un studio de développement de jeux vidéo.

Puisque Apple vise la comédie, la société américaine a confié ce projet à Charlie Day et Rob McElhenney. Ces deux quadras sont connus pour avoir créé et joué dans It’s Always Sunny In Philadelphia. En plus d’écrire cette nouvelle série, les deux acteurs ont chacun hérité du rôle de producteur exécutif. Ils ne seront pas les seuls à avoir ce titre. On retrouvera aussi notamment Gérard Guillemot, frère de Yves. L’ancien producteur du film Assassin’s Creed et actuel dirigeant d’Ubisoft est ainsi impliqué dans cette série TV. On ne sait pas si cela signifie que l’éditeur français apparaitra, sous une forme ou une autre, dans ce projet.

A vrai dire, aucun détail n’est pour le moment connu, mis à part les noms cités ci-dessus. On ignore encore le titre officiel de cette série et quand elle sera disponible sur nos différents écrans. La patience est une vertu, paraît-il.

Preview – Shadow Of The Tomb Raider: bis repetita en mieux

Notre avis sur Shadow Of The Tomb Raider

Une changement de studio, une trilogie qui se clôt, mais Lara Croft reste la même dans Shadow Of The Tomb Raider. Après environ 4 heures de jeu, voici nos impressions sur une aventure qui ne surprend pas, mais demeure néanmoins efficace.

Il y a quelques temps, au moment de publier notre test de Rise Of The Tomb Raider, nous écrivions qu’il s’agissait d’un épisode extrêmement proche du reboot de 2013. Sans surprise, il en va de même pour Shadow Of The Tomb Raider. De ce qu’on a pu faire —c’est-à-dire grosso modo le premier quart du jeu, il s’agit de la même chose qu’autrefois, mais en un peu mieux. C’est une excellente nouvelle pour ceux qui ont adoré les dernières aventures de Lara Croft. Et tant pis pour ceux qui attendaient de grandes nouveautés.

Dans Shadow Of The Tomb Raider, la jungle a remplacé le froid sibérien. Lara Croft a néanmoins conservé ses deux piolets, indispensables pour l’escalade. Sur cette longue session de jeu, la plateforme prenait une part importante de l’aventure. On retrouvait toujours une grosse dose de verticalité avec pas mal de parois poreuses. Comme dans les précédents épisodes, les sauts paraissaient toujours aussi automatisés, enlevant toute forme de frisson, contrairement aux tous premiers opus de la série.

Shadow Of The Raider veut des niveaux de difficulté pour tous les joueurs

Les phases d’escalade étaient l’occasion de découvrir une petite nouveauté avec la possibilité de faire du rappel et de se balancer au bout de cette corde. Rien de bien surprenant, mais cela suffit à varier les séquences. Ces dernières restent assez simples car les fameuses traces blanches indiquent clairement où il faut aller. Sauf que désormais, les choses sont différentes. Les développeurs de Eidos Montreal ont eu une excellente idée. Il y a maintenant différents modes de difficulté pour les combats, les énigmes et l’explorations.

Grosso modo, cela signifie qu’on peut paramétrer sa partie comme on le souhaite: ennemis plus ou moins résistants, conseils donnés à voix haute par Lara, disparition des traces blanches ou justement effet accentué… Chacun est libre à tout moment de modifier ces niveaux de difficultés. Il sera donc possible de supprimer toutes ces aides visuelles afin d’avoir moins l’impression d’évoluer en pilotage automatique.

Shadow Of The Tomb Raider reste néanmoins un Tomb Raider où il est sans-cesse question d’activer des mécanismes avec son arc; les cordelettes blanches sont omniprésentes et il faut juste comprendre de quelle manière il faut s’en servir. De manière générale, on retiendra surtout l’excellent rythme de ces premières heures. Il se passe toujours quelque chose: une énigme, des combats, des phases de plateforme, de l’exploration sous-marine… S’il ne réinvente jamais le genre, Shadow Of The Tomb Raider mise sur la variété et il le fait bien.

Des combats anecdotiques 

En optant pour la jungle, les équipes de Eidos Montreal en ont profité pour ajouter quelques éléments inédits. Lara Croft peut ainsi se fondre dans le décor. Elle met sur son visage de la boue pour se dissimuler ou peut longer des murs de plantes pour une plus grande furtivité. C’est la même chose lors des phases sous-marines (!). Pour esquiver des piranhas, il faut se cacher dans de grandes plantes, quitte à retenir sa respiration un peu plus longtemps.

Au cours de cette session, les affrontements armés étaient plutôt rares. Il y a eu peu de combats contre des animaux sauvages ou bien des soldats bien équipés. Pour s’en défaire, Lara peut monter aux arbres, attaquer furtivement, tendre des pièges, faire des diversions… On retrouve à peu près la même panoplie qu’autrefois. Mais de ces duels on retiendra surtout une IA désespérante voire éteinte. Bref, ces combats n’étaient là que pour rythmer l’aventure plutôt que de la rendre plus palpitante.

Cela dit, se balader dans cette jungle luxuriante est agréable. Au niveau de la structure du jeu, on est plus proche d’un Snake Eater sans temps de chargement que d’un Phantom Pain. Ce n’est pas un vrai monde ouvert. Ce sont plutôt de grandes zones, toutes reliées entre elles par différents couloirs pour cacher les loadings. Chaque lieu est bien sûr blindés de différents collectibles à récupérer; ils sont tellement nombreux qu’on n’y fait plus attention. Il y a aussi des tombeaux optionnels qui agissent comme énigmes plus ou moins difficiles et récompensent le joueur d’une compétence, visant à aider toujours un peu plus Lara.

Une map bien fournie

Comme dans Rise Of The Tomb Raider, il y a aussi des HUB, des villages où Lara peut discuter avec quelques personnes et glaner des missions secondaires. Celle que nous avons faite était simple: il fallait sauver des personnes kidnappées. Après avoir massacré un petit groupe à l’arc, au piolet et au fusil d’assaut, Lara Croft se voyait offrir en guise de cadeau un Desert Eagle.

De ce qu’on a vu, Shadow Of The Tomb Raider est un jeu généreux avec une carte qui regorge de contenu. Il est néanmoins un peu difficile de se repérer lorsqu’on ouvre la map; cela manque de détails lorsqu’on souhaite se rendre d’un point à un autre sur la carte. L’expérience globale n’en reste pas moins très agréable, même si on conserve deux grosse interrogations d’ici la sortie du jeu, le 14 septembre prochain.

Elles portent sur ces gunfights, à cause d’une IA décevante, et sur l’écriture. Comme dans les précédents épisodes, ça manque de subtilité, de justesse. Il y a toujours ce décalage entre cette Lara Croft plus meurtrière et violente que Rambo, et des discussions très personnelles au coin du feu avec Jonah. Au passage, au doublage, Alice David a été remplacée par Anna Sigalevitch, justement entendue dans le film Tomb Raider. Bref, Lara Croft change simplement de voix dans SotTR, à défaut de faire sa mue.

Cette preview de Shadow Of The Tomb Raider a été réalisée sur Xbox One X.

Red Dead Redemption 2: ce qu’il faut retenir

Analyse du trailer de RDR 2

Cette semaine, Rockstar a diffusé le premier trailer de gameplay de Red Dead Redemption 2. Comme ça, en plein mois d’août. Avec une annonce au moment même où le Nintendo Direct dédié à Smash Bros débutait. Rockstar se fiche de la concurrence. Rockstar se fout des règles. Car il sait qu’il a dans les mains un produit qui s’annonce exceptionnel.

Ce côté exceptionnel a cependant mis pas mal de temps à apparaître. On rappelle que Red Dead Redemption 2, c’est quand même une date de sortie repoussée deux fois —pour un an de retard au final—, une annonce qui met l’accent sur le multi, et deux trailers manquant un peu de mordant. Ils étaient uniquement centrés sur l’histoire et donc contenaient essentiellement des extraits de cinématiques. Là, Rockstar change la donne. Avec cette vidéo de gameplay de Red Dead Redemption 2, il accélère. Pour repartir sur de bonnes bases, il a repris la formule d’autrefois avec une voix qui vise à tout expliquer, tout expliciter. C’était nécessaire voire même indispensable car dans les faits, ce RDR 2 restait encore mystérieux. Avec cette vidéo de 6 minutes, on en sait enfin plus; d’autres vidéos arriveront dans les prochaines semaines, notamment pour aborder les quêtes ou le multi.

Bizarrement, ce qui se dégage de ce Red Dead Redemption 2, c’est l’absence de démesure. Il n’y a pas cette promesse d’un monde gigantesque, presque infini. L’envie est de proposer un monde cohérent et vivant. Rockstar évoque un univers « plus profond, plus interactif et plus détaillé que jamais. » Cela se remarque au niveau de sa réalisation. Red Dead Redemption 2 est absolument magnifique avec des paysages sublimes et un éclairage à tomber. Les environnements se veulent aussi variés avec des villes, des forêts, des zones marécageuses ou désertiques… A l’intérieur de celles-ci, on retrouvera différents animaux, tous prêts à attaquer d’autres proies ou le joueur.

Red Dead Redemption 2: une notion de liberté curieuse

La chasse aura un rôle clé dans le jeu. Cela permettra notamment de revendre ensuite des peaux pour améliorer son équipement. Mais il ne s’agira pas uniquement de gérer son personnage. Il faudra aussi s’occuper de son camp. Dans Red Dead Redemption 2, Arthur, le héros, vit au sein d’une bande. Les relations humaines seront notamment au coeur même de l’aventure; tous les membres réagiront aux différents agissements du joueur. Il en va de même pour d’autres PNJ, au courant de certaines affaires. Il sera intéressant de voir de quelle manière les gens sont reliés entre eux.

Red Dead Redemption 2 se veut donc plus libre. A plusieurs reprises, dans cette vidéo de gameplay, on voit que le joueur aura différents choix à faire. Il pourra utiliser la violence pour se débarrasser de quelqu’un, ou bien tenter de discuter. L’un des exemples montre aussi que l’on peut tirer en l’air pour intimider le témoin d’une affaire. Cela est néanmoins contextuel. Tout semble indiqué en bas à droite et ce n’est pas le joueur qui, de lui-même, vise le ciel en espérant que cela produise un quelconque résultat.

Une petite forme de paradoxe se dégage ainsi de Red Dead Redemption 2. Il mise sur la liberté, mais il semble encore beaucoup prendre le joueur par la main. Le héros hérite ainsi d’une vision spéciale lorsqu’il chasse. Une mini-map est sans cesse présente en bas à gauche, quitte à ruiner toute forme d’immersion. Si Ubisoft a fait ses adieux à cette vilaine aide, c’est qu’il y a une raison. Enfin, la visée automatique semble encore activée par défaut; dans GTA V, il était plutôt difficile (mais pas impossible) de faire sans. Cela dit, peut-être est-il possible de tout modifier dans les options. Peut-être que le radar est désactivable sans que cela ne gêne l’expérience. Et après tout, en ce qui concerne les gunfights, Rockstar promet des changements. On a hâte de voir ça, dans une prochaine vidéo. Quand tombera-t-elle? On ne sait pas. Le timing semblera peut-être curieux. Mais au final, ça fera quand même le buzz. Parce que Red Dead Redemption 2.

DOOM Eternal s’offre une vidéo de gameplay

Du gameplay pour DOOM Eternal

DOOM Eternal, la suite du FPS sorti en 2016, se montre dans sa toute première vidéo de gameplay.

Une annonce à l’E3, du gameplay à la Quakecon. Pour faire la promotion de DOOM Eternal, Bethesda mise sur du classique et de l’efficace. Un peu à l’image de cette suite, finalement. Le premier extrait dévoile ainsi un jeu dans la parfaite continuité du DOOM sorti autrefois en 2016.

Cette vidéo de DOOM Eternal dure pas moins de 10 minutes. Il est étrange de voir qu’elle n’est toujours pas disponible sur la chaîne officielle de Bethesda; il y a en revanche du Rage 2 qui reprend beaucoup ce qu’il avait montré à l’E3. Heureusement, certaines personnes ont enregistré et mis en ligne le gameplay montré à la Quakecon.

On y ainsi découvre un personnage tenant dans ses mains un fusil à pompe à double canon, ainsi qu’une petite épée sur l’avant-bras gauche; c’est très tendance en enfer paraît-il. L’arme du héros cache aussi un grappin. Ce dernier sert à se rapprocher des ennemis et à enjamber des gouffres, avec une trajectoire très rectiligne. Le reste de la vidéo sert à montrer du dash, différents ennemis massacrés par de multiples armes, et un léger aperçu d’une fonctionnalité inédite: la possibilité de se faire envahir par d’autres joueurs. Ces derniers prendront alors l’apparence d’un démon, comme c’était déjà le cas dans certains modes multi du DOOM de 2016.

Bizarrement, le gameplay de ce DOOM Eternal semble un peu moins dynamique, un peu plus pataud. Si on se fie à cette vidéo, l’un des défauts de DOOM est encore présent. Il y a ainsi toujours cette absence d’un retour à l’écran quand on se fait toucher; la jauge de vie/d’armure peut baisser sans qu’on ne s’en rende compte. La bonne nouvelle est en revanche que les armes ont un peu plus de patate même si les bruitages ne sont pas encore totalement convaincants. Il reste néanmoins encore de longs mois de développement à ce titre.

DOOM Eternal, en même temps sur toutes les consoles

DOOM Eternal devrait normalement sortir l’an prochain. Il sera disponible sur PC, Xbox One, PlayStation 4 et Switch. Petite précision importante: les possesseurs de la console de Nintendo n’auront pas à attendre de longs mois avant d’y jouer; il s’agit bien d’une sortie en simultanée. Aucune version ou déclinaison en réalité virtuelle n’est pour le moment annoncée. C’est plutôt dommage car DOOM VFR était très bon.

Quant à ceux qui n’ont pas fait ce vrai-faux reboot de DOOM, sachez qu’il rejoint le programme Game Pass de Microsoft. Tous les abonnés à ce service payant peuvent donc dès à présent télécharger ce FPS, au même titre que RAGE.

PlayStation Plus: les jeux d’août 2018

Liste des jeux PS Plus d'août 2018

Bonne nouvelle: la canicule touche à son terme. Autre bonne nouvelle: les jeux PlayStation Plus sont arrivés.

On regarde le thermomètre. Ça y est, il cesse d’afficher plus de 35°. On peut donc enfin rallumer ses consoles… et profiter de la sélection PlayStation Plus d’août 2018. Sur le papier, elle est plutôt séduisante. Prenez par exemple le cas Mafia 3. C’est un jeu d’action à très gros budget avec pas mal de contenu. Les différents trailers diffusés faisaient également le job et étaient soutenus par une jolie bande-son. Mais bon, dans les faits, ce n’est pas si génial. Dans notre test de Mafia 3, nous évoquions ainsi un « potentiel immense mais mal exploité. » Bref, l’histoire est agréable à suivre mais le gameplay est en revanche très poussif.

S’il s’inspire de films d’horreur, Dead by Daylight ne mise pas sur son scénario pour convaincre. Son atout, c’est plutôt sa formule: du multijoueur asymétrique où 4 personnes essayent d’échapper à un terrible tueur, dont Freddy Krueger

Puisque c’est l’été, Sony offre aussi quelques bonus pour son PlayStation Plus. La gamme PlayLink, qui se joue avec son smartphone, se rappelle ainsi à nous. Le PSVR n’est pas non plus oublié avec Here They Lie, un jeu d’horreur. Il se dit qu’à son lancement, ce titre était plutôt efficace pour rendre malade les joueurs. On espère que les différentes mises à jour ont pu supprimer ces vilains problèmes. C’est un jeu qui intrigue un peu pour une raison bien particulière: Here They Lie a notamment été conçu par Toby Gard. Ce dernier n’est autre que le créateur de… Tomb Raider. La classe.

Enfin, la PlayStation 3 et la PSVITA ne sont pas oubliées et reçoivent chacune plusieurs jeux en ce mois d’août. Parmi eux, on note principalement Serious Sam 3. Et on n’oublie pas que d’ici 9 mois environ, ces deux machines disparaitront de l’offre PlayStation Plus. C’est la vie.

Liste des jeux offerts sur le PlayStation Plus en août 2018:
PlayStation 4
  • Mafia III
  • Dead by Deadlight
  • Knowledge is Power (PlayStation Link)
  • Here They Lie (PlayStation VR)
PlayStation 3
  • Bound by Flame
  • Serious Sam 3: BFE
PlayStation Vita
  • Draw Slasher
  • Space Hulk

Tekken 7: Negan de The Walking Dead en DLC

Negan de The Walking Dead débarque dans Tekken 7 sous la forme d'un DLC

Le second Season Pass de Tekken 7 inclura notamment Negan de The Walking Dead.

Au petit jeu des devinettes, beaucoup se seraient sans doute plantés à la question « quel personnage extérieur à la saga Tekken va intégrer le casting du septième épisode?« . La réponse est bien sûr dans le titre de cet article: il s’agit du terrifiant Negan, issu de la série TV The Walking Dead.

Certains diront que c’est du n’importe quoi, que c’est ridicule. D’autres diront en revanche ‘pourquoi pas‘? D’autant plus que ce Tekken 7 a déjà accueilli Noctis de Final Fantasy XV. L’an dernier, lors de l’EVO 2017, Bandai-Namco avait aussi révélé Geese Howard de Fatal Fury.

Lors de l’édition 2018 de cette célèbre compétition de jeux de combat, Tekken 7 a révélé une partie de son deuxième season-pass. On y retrouvera ainsi la très élégante Anna, tristement absente du jeu de base. Toujours prête à en découdre avec Nina, elle n’hésitera pas à sortir un lance-roquettes pour gagner une bataille. Lei a quant à lui hérité d’un relooking.

En plus de Negan de The Walking Dead, Tekken 7 introduira 3 autres personnages; ces combattants additionnels ne sont pas encore connus.

Le reste de l’actu des jeux de combat

Puisque l’on parle de l’EVO, de jeux de baston et de DLC, n’oublions pas de parler des autres jeux.

Disponible depuis janvier dernier, Dragon Ball Fighterz continue de faire l’actualité. Un nouveau personnage a ainsi été officialisé. Il s’agit de Cooler et sa bande-annonce est disponible ici même.

Autre jeu de combat, mais édité par Capcom, Street Fighter V résiste toujours aux assauts de ses adversaires. Dans le cadre de son troisième —oui, déjà— Season Pass, il vient de révéler Sagat (trailer) et G (trailer). Chacun peut-être débloqué avec la monnaie du jeu ou bien en dégainant sa carte bleue; c’est un peu plus pratique mais c’est plus douloureux. Bonne nouvelle: Sagat et G sont disponibles dès aujourd’hui dans Street Fighter V.

Enfin, il y a SoulCalibur VI qui continue de dévoiler petit à petit son casting. On rappelle que la sortie du jeu est toujours calée au 19 octobre 2018 sur PC, Xbox One et PlayStation 4. A cette date, chacun sera libre de sélectionner la montagne de muscles Astaroth ou bien la redoutable Seong Mi-Na.

Games With Gold: les jeux d’août 2018

les jeux Xbox One et 360 d'aout 2018 via le Games With Gold

Il fait une chaleur étouffante mais si votre Xbox est au frais, profitez-en pour télécharger les jeux Games With Gold de ce mois d’août 2018.

On serait tenté de penser que août n’est pas le mois le plus stratégique pour un constructeur. C’est pourtant cette période que Microsoft a choisi pour sortir l’artillerie lourde. Bien sûr, ça dépend des goûts de chacun, mais force est de constater que ce sont de gros titres. Ou du moins, trois sur quatre. Si on fait un tour sur Metacritic, on note en effet que Epic Mickey 2 n’a pas vraiment convaincu la presse spécialisée. Obtenir la moyenne de 59/100 n’est pas bon signe.

Mais pour le reste, Microsoft régale. Orienté coop et action, Dead Space 3 reste un bon titre par exemple. Quant à Forza Horizon 2, il donne l’occasion de visiter le sud de la France et une partie de l’Italie à l’aide de bolides de rêves. Pour rappel, le troisième —et accessoirement le plus acclamé— a misé sur l’Australie. Quant à Forza Horizon 4, ce sera l’Angleterre. C’est un peu moins ensoleillé, même si cet épisode s’appuiera sur les différentes saisons pour séduire.

Enfin, le dernier jeu offert en août via le Games With Gold, c’est For Honor. C’est assez surprenant car ce titre n’a que 15 mois et a encore une grosse actualité. Il a par exemple eu le droit à plusieurs minutes sur la scène d’Ubisoft lors de l’E3. Notre supposition est que ce jeu de combat ne se vend pas si bien sur le long terme. Si on voit souvent Rainbow Six Siege encore au sommet des charts, For Honor a un peu plus de mal à durer. Mais c’est un jeu-service comme on dit, et il génère sans doute encore d’importants revenus via ses micro-transactions et Season-Pass. Alors, pour agrandir la base de joueur, Ubisoft a décidé d’offrir For Honor aux joueurs Xbox One. Ou bien cela a été décidé il y a fort longtemps et on fait fausse route. C’est possible.

PS: on ajoute généralement la liste des nouveaux jeux Xbox Game Pass dans ces articles mais bizarrement, pour août 2018, rien n’a encore été annoncé.

Liste des jeux offerts sur Xbox grâce au Games With Gold en août 2018:
Xbox One
  • Forza Horizon 2: 10th Anniversary Edition (du 1er au 15 août)
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Onrush: un accident de la route prévisible

Les faibles ventes de Onrush ont causé de nombreux licenciements chez Evolution

C’est un échec commercial que l’on redoutait. A la suite des mauvaises performances de Onrush, une partie des effectifs d’Evolution a été licenciée .

L’actualité de Onrush est assez étrange. D’un côté, le compte twitter du jeu annonce une grosse mise à jour pour août. De l’autre, Eurogamer révèle que de nombreux licenciements ont eu lieu à cause des mauvaises performances de Onrush. A la tête de ce projet, Paul Rustchynsky a notamment été prié de plier bagage.

La sortie de Onrush est passée inaperçue

Codemasters a confirmé que des départs avaient eu lieu, tout en précisant que cela était normal dans un cycle de développement. Les éléments d’Eurogamer sont néanmoins bien plus alarmants. Les ventes physiques de Onrush seraient ainsi proches de la catastrophe. En France, Onrush n’est jamais apparu dans le Top 5. En Angleterre, il aurait débuté à la 34è place alors qu’en parallèle, Vampyr, sorti en même temps, prenait par exemple la première place. Pourtant, si on compare les notes moyennes de chacun des deux jeux, Onrush a été bien plus apprécié que Vampyr; hors de question de dire que l’un est meilleur que l’autre puisque ce sont deux genre totalement opposés.

Si on se fie au plan de communication, tout avait été fait pour éviter la catastrophe. L’annonce a ainsi été faite sur la scène de Sony, lors de la Paris Games Week 2017. Réalisateur du jeu, Paul Rustchynsky s’était même déplacé dans la capitale pour répondre aux demandes d’interviews. Au cours des 9 mois qui ont séparé l’officialisation et sa sortie, plusieurs trailers ont été mis en ligne. Une beta ouverte a également eu lieu. Quant au lancement, il a notamment été assuré en France avec une soirée animée par des influenceurs.

Puis les tests. Comme écrit plus haut, Onrush a été plutôt bien accueilli. Sur Metacritic, il plafonne à 76/100. De notre côté, nous évoquions un jeu « très arcade, très dynamique, très intense, très spectaculaire mais surtout très différent. » C’est justement cette différence qui a posé problème. Contrairement aux apparences, Onrush n’est en aucun cas un jeu de course. Ce n’est pas le successeur de MotorStorm même si le premier trailer donnait cette impression. Si on devait le décrire, on dirait qu’Onrush est un jeu d’action en équipe avec des véhicules où il faut remplir différents objectifs.

De nouvelles règles troublantes

Son studio de développement a longtemps été mystérieux quant à cette formule magique. Il ne voulait pas dire qu’il avait conçu un jeu de course d’un nouveau genre. Et manette en main, cela choque forcément un peu. On est habitué à essayer d’être le premier, à regarder son classement et à compter les mètres qui nous séparent de la ligne d’arrivée. Mais dans Onrush, cela ne sert à rien. A aucun moment, on connait sa position. Et quand on est à la traîne, le jeu nous remet automatiquement dans le peloton.

Il faut donc accepter ces nouvelles règles. Ce n’est clairement pas simple au début car Onrush ressemble vraiment à un jeu de course à première vue. Mais une fois qu’on a fait plusieurs tours de piste, on découvre un potentiel immense, celui d’un titre porté par un excellente rythme et dynamisme.

Cela rappelle un peu l’histoire de Rocket League. Sur le papier, le jeu de Psyonix est quand même bien étrange: du foot avec des voitures qui peuvent s’envoler. Pour fonctionner, Rocket League se devait d’avoir rapidement une large base de joueurs. Le studio américain n’avait pas non plus les moyens financiers d’assurer la promotion de son jeu. Alors il a confié son bébé à Sony qui l’a inclus dans son offre PlayStation Plus. Et si Psyonix a naturellement perdu quelques milliers —voire millions— de ventes, c’est bien ça qui a permis à Rocket League de décoller.

Le prix, l’ultime frein?

Dans notre test de Onrush, en juin dernier, nous avions carrément dû décrire toutes les règles dans les premiers paragraphes. Nous l’avions aussi comparé à un croisement entre Burnout, MotorStorm et Overwatch. Et cela intrigue, bien sûr. La curiosité est là, mais elle est alors freinée par une barrière: celle du prix. Onrush a directement été proposé à plein tarif, tout en possédant aucun mode classique, comprendre Course.

Avec ces skins à foison à débloquer, peut-être que le free-to-play l’aurait sauvé. C’est un jeu qui a besoin d’une solide communauté. A l’image du trop sous-estimé Driveclub, Evolution avait aussi la volonté d’accompagner Onrush sur le long terme. L’objectif était de transformer ce titre en un Game As A Service; chose que l’équipe anglaise avait compris il y a bien longtemps. Cependant, avec les informations récentes et cet échec commercial —on n’a néanmoins aucune idée des ventes en démat’—, difficile d’imaginer du nouveau contenu pour le jeu.

Contrairement à un Lawbreakers qui nous avait aussi beaucoup plus —décidément…—, nous n’avons jamais rencontré des problèmes liés au matchmaking. Il existe une petite communauté très fidèle à Onrush. Mais pas sûr que Codemasters se contente de ce petit succès si commercialement, le jeu est au final un échec…

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