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À Londres, cette hacker house veut concilier startups et équilibre de vie

La Lift House accueille de jeunes entrepreneurs à Londres avec une promesse à contre-courant de la culture du surmenage : bâtir une startup sans sacrifier sa santé.

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Travailler sur une startup ambitieuse sans faire du surmenage une règle de vie : c’est le pari de la London Island Founder House. Surnommée « Lift House », cette résidence d’East London veut proposer une alternative plus équilibrée aux hacker houses associées à la Silicon Valley.

Une hacker house tournée vers l’équilibre

La Lift House réunit six jeunes adultes dans un espace qui fait à la fois office de logement partagé et de lieu de travail. Lancée en mars, elle est notamment animée par Rowan Aldean, entrepreneur de 26 ans qui dirige désormais une startup spécialisée dans le déploiement d’agents d’intelligence artificielle.

Contrairement aux résidences organisées autour d’un programme intensif et d’une échéance comme un Demo Day, la durée du séjour y reste flexible. Certains occupants restent un mois, tandis que d’autres envisagent de s’installer pendant au moins six mois.

Les candidats doivent par ailleurs pouvoir présenter un loisir extérieur à leur entreprise ainsi qu’un intérêt pour l’activité physique. Une philosophie qui tranche avec celle de précédentes initiatives londoniennes valorisant ouvertement l’absence d’équilibre entre travail et vie personnelle.

Journal, sport et repas partagés

Le quotidien ne se limite pas au développement de produits ou à la recherche de clients. Les résidents tiennent une séance collective de journal chaque dimanche afin de suivre leur alimentation, leur activité physique ou encore le temps passé dans la nature.

Le groupe joue également au volley-ball le mardi soir. Repas communs, piano, parties de Catan, expositions et dîners sur le toit complètent cette organisation. Chacun conserve néanmoins ses propres horaires et objectifs professionnels.

Cette approche s’inscrit dans une tendance baptisée « Londonmaxxing », qui consiste à profiter simultanément de l’écosystème technologique londonien et de la vie culturelle de la capitale britannique.

L’attraction persistante des États-Unis

La Lift House ne fait toutefois pas disparaître les difficultés rencontrées par les startups britanniques. Londres offre des talents universitaires, des dispositifs favorisant l’investissement providentiel et une position pratique pour travailler avec plusieurs régions du monde. Les États-Unis conservent néanmoins un marché et des capacités de financement difficiles à ignorer.

Plusieurs résidents expliquent avoir déjà été encouragés par des investisseurs à traverser l’Atlantique. Certains ont commencé leur expansion américaine et n’excluent pas un déménagement pour se rapprocher de leurs clients.

La Lift House, dont le bail dispose encore d’environ un an, tente donc de démontrer qu’une entreprise peut se construire dans la durée sans glorifier l’épuisement. Reste à savoir si ce modèle pourra survivre à l’appel des capitaux et du marché américain.

Source : TechCrunch.

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