High Tech
NVIDIA veut mobiliser plus de 500 milliards de dollars pour financer ses « usines à IA »
NVIDIA s’associe à Apollo, BlackRock, Blackstone, Brookfield, Goldman Sachs et KKR pour faciliter le financement à grande échelle des infrastructures d’intelligence artificielle.
NVIDIA veut faire des infrastructures d’intelligence artificielle une nouvelle catégorie d’actifs pour les investisseurs. Le groupe annonce des partenariats avec Apollo, BlackRock, Blackstone, Brookfield, Goldman Sachs et KKR afin de créer des plateformes de financement indépendantes.
Ces dispositifs sont conçus pour mobiliser, à terme, plus de 500 milliards de dollars de capitaux provenant de tiers. NVIDIA précise que ce montant ne correspond ni à son chiffre d’affaires, ni à un fonds unique, ni à un engagement destiné à un seul client.
Financer les « usines à IA » comme des infrastructures
L’objectif est d’aider des laboratoires d’IA, des entreprises et des fournisseurs de cloud spécialisés à accéder à une puissance de calcul importante. Les institutions financières devront étudier chaque projet de manière indépendante, notamment sa demande, son taux d’utilisation, ses flux de trésorerie et la valeur résiduelle des équipements.
NVIDIA fournira pour sa part la plateforme technologique. Le constructeur définit ses « usines à IA » comme un ensemble réunissant calcul accéléré, réseau, logiciels système, frameworks d’IA et écosystème de développeurs. Cette infrastructure peut servir plusieurs clients et prendre en charge différents modèles ou usages, de la génération de texte à la robotique.
NVIDIA défend la valeur durable de ses GPU
Pour convaincre les investisseurs, l’entreprise insiste sur la durée de vie économique de ses accélérateurs. Elle cite notamment l’A100, lancé en 2020 et toujours utilisé six ans plus tard pour l’entraînement, l’inférence, l’ajustement de modèles et le calcul haute performance.
NVIDIA affirme également que les améliorations apportées à CUDA peuvent augmenter les performances et l’efficacité d’une infrastructure déjà installée. Selon les données présentées par le groupe, les prix de location des GPU H100 ont progressé entre fin 2025 et 2026, tandis que les capacités Blackwell B200 conserveraient un tarif supérieur. Ces chiffres restent toutefois issus de la communication de NVIDIA.
Un soutien limité de NVIDIA selon les projets
Le constructeur indique qu’il pourrait, dans certains cas, proposer un mécanisme de soutien portant sur la valeur résiduelle, dans une limite de 25 % d’une opération. Cette intervention serait évaluée projet par projet et ne remplacerait pas l’analyse menée par les investisseurs.
Avec cette initiative, NVIDIA cherche donc à accélérer la construction de capacités de calcul sans financer directement l’ensemble des installations. Le succès du modèle dépendra néanmoins de la demande réelle, de l’utilisation des infrastructures et de leur capacité à générer des revenus sur la durée.
Source : NVIDIA Blog.