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Comment cinq entreprises utilisent l’IA de NVIDIA pour accélérer l’énergie propre
Réseaux électriques, batteries de véhicules électriques, nucléaire et fusion : NVIDIA présente cinq entreprises qui misent sur l’IA pour moderniser l’énergie.
À l’occasion de la New York Climate Week, NVIDIA met en avant cinq entreprises qui utilisent ses technologies d’intelligence artificielle, de calcul accéléré et de simulation pour travailler sur les réseaux électriques, le stockage d’énergie, le nucléaire et la fusion.
Des agents IA pour moderniser le réseau électrique
ThinkLabs AI développe des jumeaux numériques et des agents reposant sur la plateforme NVIDIA CUDA. L’objectif est d’accélérer le raccordement de nouvelles sources d’énergie et d’aider les opérateurs à gérer un réseau électrique de plus en plus variable.
Selon NVIDIA, Southern California Edison a utilisé le logiciel de ThinkLabs pour ramener l’évaluation d’une demande de raccordement de 30 à 45 jours à environ deux minutes. Un agent exécute des simulations du réseau et recherche des solutions aux obstacles identifiés.
Atomic Canyon s’intéresse de son côté au secteur nucléaire. Ses plateformes Neutron et NIVA organisent les procédures, données réglementaires, dossiers de licence et informations techniques afin de les rendre plus facilement exploitables par les professionnels des centrales.
Des batteries réemployées pour alimenter les infrastructures IA
Redwood Materials veut transformer des batteries issues de véhicules électriques en systèmes de stockage installés sur site. Cette approche doit permettre à des infrastructures d’IA d’obtenir de nouvelles capacités électriques sans attendre l’extension du réseau.
Une couche logicielle fonctionnant sur la plateforme NVIDIA Blackwell adapte le système aux besoins énergétiques en temps réel des centres de données. Redwood affirme également que son architecture réduit le nombre de transformateurs et d’onduleurs nécessaires.
Le projet illustre aussi une relation à double sens : l’IA peut optimiser les systèmes énergétiques, tandis que ses propres besoins croissants en électricité stimulent la recherche de nouvelles solutions de production et de stockage.
Jumeaux numériques pour la fission et la fusion
TerraPower utilise une plateforme basée sur NVIDIA Omniverse pour développer des jumeaux numériques destinés à faciliter l’implantation et la construction de futures centrales Natrium. Ce réacteur refroidi au sodium liquide est conçu pour fonctionner à une pression proche de la pression atmosphérique.
Commonwealth Fusion Systems s’appuie également sur les bibliothèques Omniverse et OpenUSD pour simuler son tokamak expérimental SPARC. L’entreprise espère réduire la durée de certaines phases d’expérimentation et prépare une centrale ARC en Virginie, dont le raccordement au réseau est annoncé pour les années 2030.
Ces cinq exemples montrent comment NVIDIA cherche à installer ses plateformes au cœur des futurs systèmes énergétiques. Ils restent néanmoins à des niveaux de maturité différents, entre logiciels déjà testés sur le réseau et projets nucléaires encore en développement.
Source : NVIDIA Blog.