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Olatorepatide : une perte de poids moyenne de 19,3 % annoncée en phase III
Hansoh Pharma a présenté les résultats de phase III de l’olatorepatide, un double agoniste GLP-1/GIP évalué pendant 48 semaines auprès de 604 adultes chinois.
Un nouveau traitement expérimental contre l’obésité affiche des résultats encourageants. Hansoh Pharma rapporte une perte de poids moyenne de 19,3 % après 48 semaines avec la dose la plus élevée d’olatorepatide, dans une étude chinoise de phase III présentée lors du congrès 2026 de l’European Association for the Study of Diabetes (EASD).
Une étude menée auprès de 604 adultes
L’olatorepatide, également identifié sous le nom HS-20094, est un double agoniste sélectif des récepteurs GLP-1 et GIP. Administré par injection sous-cutanée une fois par semaine, il cible des mécanismes impliqués dans l’appétit, l’équilibre énergétique et le métabolisme du glucose.
L’étude LIGHTEN est un essai multicentrique, randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo. Elle a réuni 604 adultes chinois en surpoids ou atteints d’obésité. Les participants ont reçu chaque semaine une dose de 5, 10 ou 15 mg d’olatorepatide, ou un placebo, pendant 48 semaines. Au total, 90,1 % ont terminé toute la période de traitement.
Jusqu’à 19,3 % de perte de poids moyenne
Selon l’analyse d’efficacité communiquée par Hansoh Pharma, la diminution moyenne du poids a atteint 12,5 % avec 5 mg, 17,5 % avec 10 mg et 19,3 % avec 15 mg. Le groupe placebo a enregistré une baisse de 2,7 %. Les différences annoncées entre les groupes étaient statistiquement significatives.
Dans le groupe recevant 15 mg, 95,2 % des participants ont perdu au moins 5 % de leur poids, 88,9 % au moins 10 % et 71,7 % au moins 15 %. Le tour de taille a diminué en moyenne de 16 cm avec cette dose, contre 3,6 cm sous placebo. La courbe de perte de poids n’avait pas encore atteint de plateau à la fin des 48 semaines, selon l’entreprise.
Des effets indésirables à surveiller
Le profil de sécurité observé correspond globalement à celui des médicaments de la famille des incrétines. Dans les groupes traités, Hansoh rapporte notamment 7,8 % de nausées, 4,9 % de vomissements, 16,9 % de diarrhées et 5,1 % de constipation. Aucun participant n’aurait interrompu l’étude en raison d’un effet indésirable lié au traitement.
Ces données restent à interpréter avec prudence : elles proviennent d’un communiqué du laboratoire et l’essai a été conduit exclusivement auprès d’adultes chinois. L’olatorepatide demeure un médicament expérimental. Une demande d’autorisation pour le contrôle du poids est en cours d’examen en Chine, tandis qu’un autre essai de phase III porte sur le diabète de type 2.
En conclusion, l’olatorepatide rejoint une catégorie très concurrentielle de traitements métaboliques. Ses résultats devront être confirmés par une évaluation réglementaire, des publications scientifiques complètes et des données concernant des populations plus diverses.