Accueil Jeux Vidéo Test : Bayonetta 2

Test : Bayonetta 2

PARTAGER

En janvier 2010 la socière Bayonetta est apparue sur Xbox 360 et PS3. Avec son érotisme provocateur, son goût pour la démesure, et son gameplay proche de la perfection, le titre a vite atteint le stade de jeu culte. Les bonnes critiques sont tombées, mais malgré cela, le succès commercial n’a pas vraiment été au rendez-vous. Alors qu’une suite semblait difficile à produire, Nintendo a créé la surpris en annonçant en septembre 2012 la sortie de Bayonetta 2 en exclusivité sur Wii U. Les joueurs ont crié, ont ragé, mais sans la firme de Kyoto, ce nouvel opus n’aurait jamais vu le jour. Deux ans après son annonce, Bayonetta 2 sort enfin. Et inutile de faire durer le suspens plus longtemps, c’est un véritable chef-d’œuvre.

Bayonetta premier du nom avait su créer la surprise grâce à son univers et son gameplay. Assez logiquement, Bayonetta 2 reprend tout ce qui faisait le charme du premier épisode, et en profite pour se débarrasser des défauts. Exit les phases de plate-forme assez ennuyeuses et adieu les QTEs mortelles et lourdingues. Bayonetta 2 est encore plus axé sur l’action et les combats. Tant mieux, ce sont les points forts du jeu. Le principe du titre est similaire au premier. On avance, on cherche éventuellement des tombes cachées ou des Muspelheim (l’équivalent des Alfheim du premier Bayonetta), des ennemis apparaissent, une arène se crée, et on tabasse des anges en enchaînant les combos. C’est une recette plutôt classique des beat’em all, mais pourquoi la changer, après tout, elle fonctionne toujours aussi bien. Et ce qui fonctionne toujours aussi, c’est le système de combat. On tape avec ses poings, ses pieds, et l’on peut choisir deux configurations d’armes à attribuer à ses membres. Lames, fouet, armes à feu, on a le choix. Le système de combos est toujours aussi évident, et il n’est pas nécessaire de s’entraîner des heures pour manier la sorcière qui se prend en main aisément, même pour les joueurs néophytes. Le principe repose aussi sur les esquives. Si l’on évite une attaque de peu, le temps s’arrête un court instant, ce qui permet de mieux dérouiller ses ennemis. Pratique, et rapidement indispensable.

L’autre force des combats, c’est la jauge de magie qui se remplit au fur et à mesure des coups donnés. Une fois remplie, on peut alors déclencher une attaque sadique sur un ennemi. Toujours aussi gores et tellement outrancières qu’elles en deviennent drôles, on peut écarteler ses adversaires, les passer à la guillotine, les fouetter avant de les écraser, bref, une panoplie de tortures qui font partie de l’univers Bayonetta. La nouveauté, c’est que la jauge de magie peut aussi servir à déclencher l’Apothéose de l’Umbra, un mode temporaire qui vide les orbes de magie et permet de donner des coups aussi puissants que ceux qui terminent un combo. On a alors le choix entre l’attaque sadique qui va faire très mal voire éliminer un ennemi en nous permettant de récupérer son arme, ou alors déclencher l’Apothéose de l’Umbra, qui peut atteindre tous les adversaires que l’on décide de frapper. On note d’ailleurs que contrairement au premier opus, en mode de difficulté normale (nommé 2nde apothéose ici), on ne perd plus de magie lorsque l’on se prend un coup. Le jeu est d’ailleurs plus facile que le premier en mode normal, on conseille donc directement le mode 3ème apothéose pour ceux qui veulent du défi.

Vous l’avez compris, Bayonetta 2 possède un système de combat exemplaire, toujours très nerveux, et constamment fluide. Le rythme du jeu est d’ailleurs plus soutenu que dans le premier opus, avec quasiment aucun temps mort. Le jeu ose même encore plus de démesure, comme ce combat durant lequel les invocations de Bayonetta et de son ennemi se battent en arrière plan, ou encore un chapitre dans lequel on contrôle… Non, on vous laisse le découvrir. Malgré tout, Bayonetta 2 a aussi quelques défauts. Son scénario est un poil insipide, comme pour le premier. Ce n’est pas ce qui prime dans un beat’em all, mais c’est à préciser. De même, quelques rares phases aquatiques auraient pu être mieux adaptées dans leur maniabilité. Eh oui, il faut aussi reconnaître que la fin (et le boss de fin) aurait pu être meilleure. Mais peu importe, il y a trop de qualités pour réellement en vouloir à si peu de défauts.

D’ailleurs, en parlant de qualités, on peut s’attarder sur la réalisation qui est très soignée. Si on excepte de rares textures peu reluisantes, et un peu d’aliasing, principalement lors des cutscenes fixes, on est face à un jeu qui nous balance une excellente réalisation en pleine face. Clairement Bayonetta 2 est le jeu le plus beau de la Wii U pour le moment. Et ça fait sacrément plaisir. On regrette même de finir le jeu en une dizaine d’heure. Heureusement, il y a énormément d’éléments à débloquer, la rejouabilité est excellente, et un mode en ligne est de la partie. Dans ce mode Double Apothéose, on combat des ennemis en arène avec un ami ou un joueur en ligne, et le but est de faire le meilleur score sur six matches. Plutôt chouette, on espère qu’au niveau mondial, les joueurs accepteront plus facilement de jouer que les japonais, plutôt frileux. On peut toujours jouer avec un personnage contrôlé par l’ordinateur sinon.

Que dire, si ce n’est que Bayonetta 2 est une déclaration d’amour au jeu vidéo et aux joueurs. Bien sûr, le jeu a des défauts, mais si peu qu’on les oublie vite, surtout face à la puissance de son gameplay parfaitement maîtrisé. Bayonetta 2 ridiculise le premier opus tant il lui est supérieur en qualité, tant il ose encore plus la démesure et l’outrance, et tant il peaufine jusqu’à la perfection un système de jeu qui aurait pu sembler rebattu depuis le temps. Absolument jouissif lorsqu’on y joue, Bayonetta 2 est un indispensable pour les possesseurs de Wii U, pour les fans de beat’em all, et pour tous ceux qui aiment le jeu vidéo. Passer à côté serait une hérésie. Vous êtes prévenus.

Bayonetta 2 est développé par PlatinumGames et édité par Nintendo. Sortie prévue le 24 octobre sur Wii U. Pegi 16.

1 COMMENTAIRE

  1. Je ne connaissais pas… Ouh, le noob! Mais au vu du trailer et de ton test, il y a tout ce qu’il faut; avec une pointe d’humour caustique, de folie du gameplay et de jouabilité mythique! Génial, j’adore!!

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here