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Alors, FIFA 15 ou PES 2015 cette année?

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El Clásico. PES contre FIFA. FIFA contre PES. Probablement le duel le plus attendu chaque année mais aussi le plus intense. Si FIFA a su l’emporter haut la main sur la génération précédente, Konami est bien décidé à ne pas laisser EA réitérer le même exploit. Mais l’éditeur et développeur japonais a-t-il vraiment les moyens d’inverser la tendance? Verdict.

test_fifa_15_ou_pes_2015_cette_anne_5Leader incontesté au moment de l’ère PS3/360, FIFA 15 remet à nouveau sa couronne en jeu pour ce passage sur PlayStation 4 et Xbox One. PES avait l’an passé déclaré forfait, préférant alors se consacrer à la « old-gen » et son parc installé bien plus imposant. Mais cette fois-ci, le titre de Konami a accepté la confrontation. Pour quel résultat? Le test de FIFA 15 étant déjà paru —ainsi que celui de son patch (!)—, on se concentrera principalement sur PES 2015 dans cet article tout en n’oubliant pas d’effectuer quelques comparaisons et autres parallèles avec la série d’EA Sports.

Pour ceux qui auraient manqué nos articles sur FIFA 15, il est inutile d’y aller par quatre chemins : la simulation sportive d’EA Sports a raté le coche et a clairement déçu à cause de ses gardiens paralysés sur les frappes au premier poteau, des collisions totalement exagérées, un arbitrage souvent foireux et divers soucis d’ergonomie. Après une version 2014 largement perfectible mais montrant cependant de jolies choses, PES a finalement accepté de se jeter dans le grand bain de la next-gen avec un plongeon très propre. Propre, c’est justement le terme qui convient probablement le mieux à ce PES. Une copie qui n’essaye pas de prendre des risques inutiles mais qui vise à corriger tous les problèmes passés. Tout n’est pas encore parfait, loin de là même, mais on arrive à un point où ce n’est plus qu’une question de petits réglages. PES 2015 donne même par moment l’impression de revoir PES 1, le tout premier Pro Evo’ sorti à l’époque en 2001. Quand on sait ce qu’étaient ensuite PES 3 et PES 5, cela laisse rêveur.

test_fifa_15_ou_pes_2015_cette_anne_3Les ressemblances entre PES 1 et PES 2015 sont multiples mais on retiendra surtout que chacun propose une base solide sur laquelle s’appuieront les prochains épisodes; ils offrent aussi tous les deux une certaine rigidité au niveau du gameplay ou des joueurs. D’un point de vue graphique, PES a encore du travail sur la planche pour rattraper son concurrent, principalement pour tout ce qui est lié aux animations. Celles-ci sont en effet généralement « trop raides » et font souvent la part belle à un effet de « ski. »  L’ambiance dans les gradins est également un cran au dessus sur FIFA, au même titre que la pelouse, tandis que les deux titres diffèrent pas mal sur le rendu visuel; PES adopte ainsi une palette de couleurs beaucoup plus terne ce qui rend le jeu un peu plus triste mais aussi un peu plus réaliste. Au niveau des visages, les deux jeux soufflent le chaud et le froid : les joueurs vedettes sont très facilement reconnaissables tandis que les remplaçants des grandes équipes ont généralement droit à une modélisation plus sommaire. Plus précisément, dans PES, certains faciès sont hallucinants (Matuidi, De Jong, Ibrahimovic, Benzema. . .) mais d’autres sont plus décevants (Pastore) avec des boursouflures étranges et un rendu capillaire insatisfaisant. On s’étonnera aussi de voir qu’un joueur comme Hachim Mastour, âgé de seulement 16 ans mais certes promis à un grand avenir sous le maillot rossonero, a eu droit à un soin tout particulier quand ses collègues Alex et Ignazio « Speedy Gonzales » Abate ont été bâclés.

Si FIFA 15 propose un gameplay rapide et spectaculaire, PES mise quant à lui sur la construction et donc un jeu plus lent. Il est impératif de bâtir proprement chacune de ses actions et donc de renforcer son milieu de terrain ou d’essayer de créer des mouvements sur les ailes. Le titre de Konami incorpore à cet effet un système de formation fluide qui permet de déterminer quelle stratégie adoptée lorsque son équipe a la balle ou cherche à la récupérer. En d’autres termes, on peut très bien miser sur un 4141 bien défensif lorsque l’adversaire a la balle, puis sur 343 beaucoup plus offensif lorsque le cuir colle aux pieds de nos joueurs. Ceux-ci acceptent sans broncher leurs nouveaux rôles mais risquent aussi de s’épuiser rapidement, la jauge de fatigue ayant tendance à diminuer drastiquement à chaque course ou chaque pressing. FIFA n’est pas en reste et préfère mettre en avant les rôles de joueurs en donnant de nombreuses indications à chacun d’eux (course en avant, rester aux abords de la surface lors des centres. . .). Les deux jeux présentent des fonctionnalités aussi intéressantes qu’agréables mais dans les deux cas l’interface ne semble jamais bien adaptée à la manette et peut même paraître confuse sur PES.

test_fifa_15_ou_pes_2015_cette_anne_2La formation fluide de PES 2015 offre un bon placement de ses joueurs sur le terrain mais on note toutefois que ces derniers restent encore trop timides dans leurs appels, et ce malgré plusieurs détours dans les réglages. Il faudra donc user des appels manuels (via une commande toujours aussi peu intuitive : L1/LB + Stick Droit) ou parfois dribbler un, voire deux adversaires pour ensuite livrer la bonne passe, en espérant que celle-ci ne soit pas interceptée. Récupérer le ballon n’est pas la chose la plus aisée dans PES 2015 tant les défenseurs manquent d’agressivité lors des luttes épaule contre épaule ou de précision dans leurs tacles effectués debout. A ce sujet, les collisions sont décevantes mais ne sont pas aussi délirantes que celles proposées par FIFA 15. Alors pour bien défendre, il faut apprendre à anticiper, essayer de bloquer le porteur du ballon et se placer de manière à couper les transmissions de balle. Les gardiens sont quant à eux plutôt bons et aiment repousser des poings, tel Andreas Köpke, les frappes lointaines de 30/35m à la trajectoire bien trop rectiligne. Afin de battre les portiers, il faut construire encore et toujours pour, au choix, placer un subtil plat du pied, passer par les ailes et centrer, le jeu de tête étant à nouveau un délice, ou bien tirer de 20 à 25m, ces frappes ayant étrangement un très très haut taux de réussite.

PES 2015 a encore des manques, on est même souvent amené à déclarer que le jeu de Konami est parfois « trop » ou « pas assez » dans son gameplay, mais ce nouvel opus demeure très séduisant et mérite largement qu’on s’intéresse à lui. Les joueurs habitués à FIFA 15 et à ses mécaniques de jeu seront naturellement perdus en testant pour la première fois PES 2015 car ces deux titres ont finalement une philosophie très différente. FIFA 15 se veut plus clinquant propose un gameplay hyper fluide alors que PES 2015 cherche quant à lui à recréer le vrai football, celui où il faut sans cesse créer du jeu quitte à proposer parfois des matchs assez ennuyeux lorsqu’on ne réussit pas à trouver la faille. Malgré les lacunes évoquées plus haut et ce léger manque de grain de folie, PES 2015 est donc un jeu solide, que l’on apprend à aimer à mesure que l’on y joue et que l’on y découvre de nouvelles subtilités. PES est moins accessible que FIFA, plus austère aussi au niveau de son interface, et plus rigide dans son gameplay, mais dispose d’un équilibrage intéressant; les meilleures équipes se distinguent surtout par une meilleure vitesse d’exécution et non par leur rapidité balle au pied.

test_fifa_15_ou_pes_2015_cette_anne_4Après des années d’égarement, PES retrouve ses lettres de noblesse et rattrape aussi son retard sur les modes de jeu en proposant notamment l’inédit myClub, un mode prenant, très largement inspiré par le célèbre Ultimate Team, et rendant un subtil hommage à Thierry Beccaro et son jeu Motus, sauf qu’ici, piocher une boule noire signifie récupérer un très grand talent. Quant aux licences. . . Avoir droit à l’hymne de la Ligue des Champions avant un match et voir le nom de son équipe gravé sur la coupe aux grandes oreilles est forcément génial, mais devoir à nouveau affronter Man Blue (Manchester City) ou Merseyside Red (Liverpool) l’est beaucoup moins. Konami n’y peut rien, EA a sans doute payé une fortune pour avoir droit à cette exclusivité, mais cela fait toutefois tâche.

Alors que faut-il penser de PES 2015 et de FIFA 15? Ce sont deux jeux ayant une approche bien différente, deux jeux avec leurs points forts et leurs points faibles, mais il faut bien admettre que face à un FIFA qui s’est saboté, PES remporte ce match d’une courte victoire 1-0 grâce à un CSC au premier poteau d’EA Sports. Konami et ses deux studios ont fait de magnifiques efforts pour redorer le blason de cette illustre licence, mais il reste encore du travail afin d’être définitivement sacré Roi. PES est ressuscité et doit maintenant (ré)apprendre à exister et. . . résister. Car en face, FIFA compte bien se reprendre.

Note: PES 2015 et FIFA 15 ont chacun été testés sur PlayStation 4.

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GTA 6, PS6, Xbox, Switch 2 : le replay de La Team Le Respawn est disponible ! Toutes les grosses news gaming de la semaine

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GTA 6, PlayStation Plus, Xbox, Nintendo Switch 2, Yoshi, LEGO Batman, Forza Horizon 6… cette semaine encore, l’actualité jeux vidéo a été particulièrement riche. Si vous avez raté le direct, le replay de La Team Le Respawn est désormais disponible !

Pendant près de deux heures, nous avons décrypté les plus grosses annonces gaming du moment, analysé les stratégies de Sony, Microsoft et Nintendo, débattu des prix du jeu vidéo et partagé nos coups de cœur gaming et streaming du moment.

Le replay de La Team Le Respawn : toute l’actualité jeux vidéo de la semaine

Chaque mercredi, La Team Le Respawn revient en direct sur les sujets qui agitent le monde du gaming, de la tech et de la pop culture. L’objectif ? Aller plus loin qu’une simple news et proposer du décryptage, du débat, des avis sans langue de bois et une vraie émission pensée pour les passionnés de jeux vidéo.

Dans ce nouvel épisode, plusieurs sujets majeurs ont fait réagir la communauté.

GTA 6 : où est le Trailer 3 ?

Impossible de passer à côté du phénomène GTA 6. Alors que le second trailer continue d’exploser les records de vues, une nouvelle théorie autour du Trailer 3 de GTA 6 a enflammé Internet.

Une simple plaque d’immatriculation aperçue dans une communication récente de Rockstar a suffi à relancer toutes les spéculations autour d’une possible annonce imminente.

Simple coïncidence ou véritable indice caché ? Nous revenons sur toutes les théories et les attentes autour du jeu le plus attendu de l’histoire.

Sony change de stratégie : PlayStation abandonne les jeux solo sur PC ?

C’est probablement l’un des sujets les plus débattus de la semaine.

Selon plusieurs informations, les grosses exclusivités solo des PlayStation Studios pourraient ne plus arriver sur PC, contrairement à la stratégie mise en place ces dernières années avec God of War, Spider-Man, Horizon ou encore The Last of Us.

Sony ferait-il machine arrière ?

Dans l’émission, nous analysons les raisons possibles de ce changement stratégique : baisse des ventes sur PC, volonté de renforcer la PS5 et le PlayStation Store, ou préparation d’une future PS6 plus agressive ?

Hausse du prix du PlayStation Plus : le jeu vidéo devient-il trop cher ?

Autre gros débat du replay : l’augmentation des tarifs du PlayStation Plus.

Sony a officialisé une nouvelle hausse de prix dans plusieurs régions, relançant une question que beaucoup de joueurs se posent aujourd’hui :

Le jeu vidéo devient-il un loisir de luxe ?

Entre le prix des consoles, les jeux à 80 euros, les abonnements mensuels et les microtransactions, nous avons débattu sans filtre de l’explosion des coûts dans l’industrie du gaming.

Xbox change tout : retour des exclusivités, rétrocompatibilité et Xbox Live gratuit ?

Chez Microsoft aussi, les lignes bougent.

Xbox a récemment relancé un système de consultation communautaire afin de permettre aux joueurs de voter pour les fonctionnalités qu’ils souhaitent voir revenir.

Et les demandes sont claires :

  • Le retour de vraies exclusivités Xbox
  • Encore plus de rétrocompatibilité Xbox 360
  • Un Xbox Live gratuit
  • Une stratégie plus proche des attentes historiques des fans

Une manière pour Microsoft de reconquérir une partie de sa communauté avant la prochaine génération de consoles.

Nintendo Switch 2 : Yoshi revient avec un nouvel univers

Bonne nouvelle pour les fans Nintendo : Yoshi and the Mysterious Book arrive sur Nintendo Switch 2.

Comme souvent avec les jeux Yoshi, Nintendo mise sur une direction artistique originale et un gameplay accessible mais malin.

Après les univers en laine, carton ou papier, ce nouvel épisode promet une aventure colorée avec un mystérieux livre magique au cœur du gameplay.

Forza Horizon 6 : direction le Japon pour le plus grand épisode de la série ?

Après des années de demandes de la communauté, Forza Horizon 6 emmène enfin les joueurs au Japon.

Tokyo, routes de montagne idéales pour le drift, Mont Fuji, paysages traditionnels… cet opus pourrait bien devenir le plus ambitieux de toute la franchise.

Avec plus de 550 véhicules personnalisables, Xbox veut clairement frapper fort sur le terrain des jeux de course.

LEGO Batman : un hommage ultime au Chevalier Noir

Autre surprise de l’émission : LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier Noir.

Ce nouvel opus mélange humour LEGO et ambiance plus sombre inspirée des films Batman et des jeux Arkham.

De Batman Begins à The Dark Knight, en passant par The Batman ou les comics cultes, le jeu multiplie les références et pourrait bien séduire aussi bien les fans de LEGO que ceux de DC Comics.

Nos recommandations séries et streaming

Comme chaque semaine, nous avons également partagé nos recommandations séries :

The Boroughs sur Netflix, un mélange entre Stranger Things et une maison de retraite complètement déjantée.

Jack Ryan : Guerre Fantôme sur Prime Video, avec espionnage, CIA et ambiance Tom Clancy.

Vanished sur Max, une série thriller portée par Kaley Cuoco dans une intrigue mystérieuse tournée en partie à Marseille.

Regardez le replay de La Team Le Respawn

Si vous aimez l’actualité jeux vidéo, le gaming, les débats sans filtre, les tests et la pop culture, ce replay est fait pour vous.

Entre GTA 6, PlayStation, Xbox, Nintendo Switch 2, PS6, streaming, cinéma et séries, cette émission résume tout ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine dans le monde du divertissement.

Le replay de La Team Le Respawn est disponible dès maintenant sur YouTube.

Écoutez aussi La Team Le Respawn en podcast

Vous préférez écouter l’émission en voiture, dans les transports ou pendant une session gaming ?

Bonne nouvelle : La Team Le Respawn est également disponible en podcast audio !

Retrouvez chaque semaine tous nos débats sur GTA 6, Xbox, PlayStation, Nintendo Switch 2, jeux vidéo, cinéma, streaming, pop culture et high-tech, en version audio sur vos plateformes préférées.

🎙️ Le podcast La Team Le Respawn est disponible sur :

Et les principales plateformes de podcast : Spotify, Apple Podcasts, Deezer, Amazon Music

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PS5, Xbox : Les exclusivités peuvent-elles vraiment faire leur retour ?

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Sony a confirmé le retour des exclusivités pour ses jeux PS5 solos. Du côté de Microsoft, le même genre de réflexion est en cours au sujet de la Xbox. Mais est-ce bien raisonnable ?

Cet article est un aperçu de la prochaine newsletter Le Résumé Jeu Vidéo publiée gratuitement chaque vendredi.

En début de semaine, Sony a tenu un townhall, une visio conférence avec les employés PlayStation. Au cours de cet événement, le constructeur japonais a tenu à confirmer une rumeur parue ces dernières semaines. Oui, il revient en partie aux exclusivités. Ses jeux solos sortiront désormais uniquement sur les consoles PlayStation et ne seront plus portés sur PC.

Sony revoit totalement le fonctionnement de ses exclusivités PlayStation

Depuis de longues années, Sony avait revu sa notion d’exclusivité. Pas mal de ses jeux produits en internes ou édités par ses soins partaient un peu partout. MLB The Show est ainsi sur Xbox et Switch. LEGO Horizon s’est aventuré sur Switch. Helldivers 2 est arrivé sur Xbox. Et beaucoup, beaucoup de jeux ont connu un portage PC.

Tout cela est lié à différents choix stratégiques. MLB The Show était une demande de l’ayant droit. LEGO Horizon l’était peut-être également. Ou bien Sony souhaitait surfer sur le gros succès des jeux LEGO sur Switch. Helldivers 2 répond à une autre logique. C’est un jeu-service, il a besoin d’une forte communauté pour durer… et générer pas mal de revenus en micro-transactions.

Tout est lié à des obligations ou des opportunités financières.

Les jeux PC sont comme de l’argent gratuit

Il y a quelques temps, Shuhei Yoshida, ancien patron des studios PlayStation, comparait sortir des jeux PlayStation sur PC à imprimer des billets. Cela signifie que sans effort, Sony pouvait gagner des dizaines voire des centaines de millions d’euros.

« Sortir un jeu sur PC permet de toucher une nouvelle audience, notamment dans les pays où les consoles ne sont que peu populaires. Cela rajoute aussi une entrée d’argent supplémentaire car porter un jeu sur PC est bien onéreux que créer un jeu. C’est comme imprimer des briller, et cela permet de recouper des investissements alors que les coûts de développement augmentent. » explique l’ancien dirigeant japonais.

En 2022, Sony annonçait fièrement que les portages PC de Horizon Zero Dawn, God Of War et Days Gone avaient rapporté près de 100M$ à travers 4M de ventes. Et preuve de cet engouement, quelques mois plus tôt, Sony s’offrait Nixxes, studio hollandais spécialisé dans les portages PC.

Avec le temps, les ventes ont toutefois diminué.

Le PC est devenu un danger pour Sony

Le PC était un eldorado pour Sony. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Bloomberg rapporte que le Japonais ne s’y retrouverait plus. Le gain financier serait moindre et ne compenserait pas l’impact qu’il a sur l’image PlayStation. Forcément, quand un God Of War sort sur PC, la PS5 apparaît plus dispensable.

Autre souci : le Project Helix. Microsoft n’a pas caché son envie de sortir une console next-gen aux faux airs de PC, compatible avec diverses boutiques en ligne. En d’autres termes, la prochaine Xbox sera capable de faire tourner des jeux PC issus de l’Epic Games Store ou Steam… dont les futures productions PlayStation. Là encore, cela aurait un sacré impact négatif pour Sony qui préfère alors se retirer de ce marché.

Contrairement à Returnal dont il est la suite spirituelle, l’excellent Saros ne sortira pas sur PC.

Ghost Of Yotei et Saros ne connaitront pas de portages PC et resteront exclusifs à la PlayStation 5. Il en va de même pour les futures productions internes comme Marvel’s Wolverine ou Intergalactic: The Heretic Prophet de Naughty Dog.

En revanche, les jeux multijoueur (Marvel Tokon) ou issus de studios tiers (Kena: Scars of Kosmora) seront bien multiplateforme, du moins sur PC.

Sony souhaite protéger sa PlayStation 5. Elle fait maintenant de ses exclusivités de magnifiques ambassadeurs. Elles doivent pousser à l’achat d’une PS5, ou conserver la base de joueurs qui pourront ensuite dépenser sur le PlayStation Store. Rappelons que la moitié des revenus de PlayStation dans le segment jeu est lié aux micro-transactions (Fortnite, Roblox, GTA, Call Of Duty etc.)

La réalité économique est toutefois terrifiante en matière d’exclusivités. Les jeux sont de plus en plus chers et certains titres dépassent aisément les 200 voire 300M$ de budget. Il faut alors vendre plusieurs millions de jeux pour être rentable. Se couper du PC, un marché gigantesque, ressemble alors à un vrai pari.

Xbox va-t-il suivre ?

L’an dernier, Microsoft a sorti Gears Of War sur PlayStation 5. Cette année, ce sont Halo, Fable et Forza Horizon qui débarqueront sur la console de Sony.

Autrefois, cela semblait inimaginable. Mais Microsoft n’avait pas le choix.

Le Masterchief, le regard tourné vers l’avenir, celui qui le mènera sur… PS5.

Son cas diffère de celui de Sony. Xbox n’est pas leader du marché et vend beaucoup moins de consoles que son concurrent principal. Xbox repose également beaucoup sur le Game Pass qui est un véritable frein à la ventes de jeux. De ce fait, dans une logique de rentabilité, Microsoft a dû se résigner à balancer ses jeux sur PlayStation et Switch. Et c’est en soi une excellente idée. Forza Horizon 5 a dépassé les 5 millions de ventes sur PS5 ; Microsoft a donc touché un chèque à 9 chiffres rien qu’avec ce titre.

A l’instar de la PS5, le multiplateforme a un impact sur l’image de marque. La Xbox perd en argument quand elle envoie ses jeux un peu partout. Sa communauté espère un retour aux exclusivités. Asha Sharma, nouvelle patronne de Xbox, dit y réfléchir. Reste à voir si cela est compatible avec les objectifs de Microsoft en guise de rentabilité. Comme toujours, tout est une question d’argent.

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Pourquoi Xbox change tout ? 

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Le modèle économique du jeu vidéo est en pleine révolution. Pendant des années, les règles semblaient simples : vendre des consoles, des jeux physiques et miser sur quelques blockbusters annuels. Mais aujourd’hui, tout change.

Game Pass, cloud gaming, hausse des prix, abonnements, acquisitions à plusieurs milliards, nouveaux usages des joueurs… Les géants du secteur comme Xbox, PlayStation et Nintendo repensent totalement leur stratégie.

Dans le nouvel épisode du podcast « Tant qu’il y aura du Wi-Fi », j’ai reçu Thomas Grellier, expert du marketing gaming ayant travaillé chez Xbox, Sega et Activision, pour décrypter les mutations profondes de l’industrie et comprendre ce qui attend les joueurs dans les prochaines années.

Un échange passionnant qui permet de mieux comprendre pourquoi le business du jeu vidéo n’a jamais autant changé.

Pourquoi Xbox change complètement sa stratégie

Pendant longtemps, Xbox a mené une guerre classique face à PlayStation : vendre des consoles et des exclusivités.

Mais depuis quelques années, Microsoft semble jouer une toute autre partie.

Regarder le podcast sur YouTube :

Xbox veut-il devenir le Netflix du jeu vidéo ?

Avec le Xbox Game Pass, Microsoft ne vend plus uniquement une machine.

La stratégie est désormais beaucoup plus large :

  • jouer partout,
  • accéder à une immense bibliothèque,
  • consommer le jeu vidéo sous forme d’abonnement,
  • multiplier les points d’entrée entre console, PC et cloud.

Cette approche change totalement la manière dont les joueurs découvrent les jeux.

Mais elle soulève aussi de nombreuses questions.

Le Game Pass est-il réellement rentable ?

C’est probablement l’un des plus gros débats du gaming actuel.

Le modèle abonnement peut-il remplacer les ventes traditionnelles ?

Les studios peuvent-ils encore survivre si les habitudes de consommation changent totalement ?

Dans le podcast, Thomas Grellier partage son analyse sur la stratégie de Microsoft et sur les ambitions de Xbox à long terme.

PlayStation face à un tournant stratégique ?

Pendant des années, Sony dominait largement le marché des consoles.

Mais le contexte a changé.

Aujourd’hui, plusieurs décisions récentes font débat :

  • augmentation du prix des consoles,
  • hausse du prix des jeux,
  • stratégie autour des exclusivités,
  • repositionnement du PlayStation Plus.

Sony peut-il conserver son leadership ?

Face à un Xbox plus agressif sur les services et un Nintendo toujours imprévisible, PlayStation doit aujourd’hui composer avec un marché devenu beaucoup plus concurrentiel.

Dans cet épisode, nous revenons sur les défis qui attendent Sony et les choix stratégiques qui pourraient définir l’avenir de PlayStation.

Nintendo : le constructeur qui continue de surprendre

S’il y a bien une entreprise impossible à prédire, c’est Nintendo.

La Nintendo Switch est devenue un phénomène mondial, malgré les doutes initiaux de nombreux analystes.

Mais aujourd’hui, le contexte est différent.

Nintendo peut-il réussir l’après Switch ?

La future génération de consoles Nintendo cristallise énormément d’attentes.

Entre innovation, puissance technique et prix, la marque japonaise doit réussir un équilibre délicat.

Thomas Grellier revient sur :

  • les défis futurs de Nintendo,
  • les attentes des joueurs,
  • la pression autour de la nouvelle génération,
  • les erreurs à éviter.

Le marketing gaming a totalement changé

Autrefois, vendre un jeu vidéo passait essentiellement par :

  • la télévision,
  • les magazines spécialisés,
  • les salons comme l’E3,
  • les campagnes média classiques.

Aujourd’hui, tout fonctionne autrement.

Les influenceurs ont-ils remplacé les médias traditionnels ?

TikTok, YouTube, Twitch, créateurs de contenu, campagnes communautaires…

Le marketing gaming est devenu beaucoup plus organique et conversationnel.

Certaines campagnes cartonnent.

D’autres échouent malgré des budgets colossaux.

Dans le podcast, Thomas explique pourquoi les éditeurs doivent désormais penser différemment leur communication.

Succès, échecs et nouveaux enjeux du jeu vidéo

L’épisode revient également sur plusieurs exemples récents du marché.

Pourquoi certains jeux explosent malgré des budgets limités ?

Pourquoi certains gros projets AAA rencontrent plus de difficultés qu’avant ?

Des jeux comme Crimson Desert ou Toxic Commando permettent justement de mieux comprendre les transformations actuelles du secteur.

Quel futur pour le jeu vidéo ?

Cloud gaming, intelligence artificielle, explosion des coûts de production, disparition progressive du physique…

L’industrie du jeu vidéo est-elle en train de vivre sa plus grande mutation ?

C’est la grande question posée dans cet épisode.

Et certaines réponses pourraient surprendre même les joueurs les plus passionnés.

Regardez le podcast complet sur YouTube

Si vous aimez comprendre les coulisses du business du jeu vidéo, les stratégies de Xbox, PlayStation et Nintendo, ou les tendances qui vont transformer le gaming, cet épisode de « Tant qu’il y aura du Wi-Fi » mérite votre attention.

Le podcast est également disponible sur les principales plateformes audio.

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