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Test – Uncharted : The Nathan Drake Collection – Sic Parvis Magna
Nathan Drake a suivi le chemin jonché de cadavres tracé par Kratos, Joel et Ellie au cours de ces derniers mois, et le voici donc arrivé sur PlayStation 4. Mais à l’instar de God Of War III et de The Last Of Us, le héros d’Uncharted en jean et t-shirt pare-balles préfère d’abord réapparaître sous la forme d’une remasterisation plutôt qu’avec une aventure inédite. The Nathan Drake Collection permet ainsi de revivre l’excellente trilogie Uncharted directement sur PlayStation 4 afin de bénéficier de meilleures conditions de jeu —le tant apprécié 1080p/60fps— bien qu’on ne retrouve pas le même contenu qu’autrefois.
En octobre 2005, Sony validait le Project Big, nom du code du futur Uncharted : Drake’s Fortune. Dix ans plus tard, la compagnie japonaise à la double casquette éditeur/constructeur nous livre sur PS4 Uncharted : The Nathan Drake Collection, une compilation de 3 des meilleurs jeux de la génération précédente. De véritables chefs-d’oeuvre diront même certains, sur lesquels le temps a cependant eu une petite emprise. A force d’être largement copiés, ces épisodes ont un peu perdu de leur superbe et ne surprennent pas autant qu’à leur sortie. Le charme de ces aventures reste toutefois intact. Moins spectaculaire que ses suites, Drake’s Fortune pose les bases de cette série en introduisant d’une jolie manière Nathan, Elena et Sully. Among Thieves est quant à lui un épisode ayant gagné des dizaines et des dizaines de récompenses à travers le monde grâce à des séquences de jeu des plus impressionnantes. Enfin, Drake’s Deception (L’Illusion de Drake en VF) joue dans la même cour que son prédécesseur grâce à la présence de plusieurs passages exceptionnels mais il pâtit en revanche d’un scénario un peu plus bancal.
L’arrivée de cette trilogie sur PlayStation 4 a naturellement été l’occasion pour Bluepoint Games —studio chargé de cette remasterisation— d’effectuer quelques changements, principalement d’ordre esthétique. Le 720p/30fps laisse ainsi sa place à un 1080p/60fps qui, couplé à des textures réhaussées et un éclairage amélioré, donne un rendu absolument somptueux. Certains moments d’Among Thieves et de Drake’s Deception sont d’une beauté fatale tandis qu’Uncharted : Drake’s Fortune a enfin abandonné son affreux tearing ou ses textures qui mettaient parfois plusieurs secondes à s’afficher à l’écran. Bluepoint a également pris soin de diminuer drastiquement les temps de chargement, de revoir les commandes de chaque opus en attribuant directement la touche L1 aux grenades et en supprimant toutes les options permettant d’activer les fonctions gyroscopiques —un choix assez contestable. Le visage de Nate a quant à lui reçu quelques coups de scalpel afin de respecter une certaine continuité entre chaque épisode.
Le gameplay n’a en revanche pas fait l’objet de véritables retouches et c’est ainsi que Drake gagne en souplesse et étoffe sa palette d’animations à mesure que l’on passe d’un épisode à un autre. On ne retrouve pas non plus d’homogénéisation au niveau des bruitages ou des crosshairs des différentes armes. Il s’agit donc de la même expérience, en mieux, mais avec finalement du contenu en moins; les vidéos making-of se sont fait la malle et les modes multijoueurs compétitifs et coop sont passés à la trappe. A la place, Uncharted : The Nathan Drake Collection offrira en décembre un accès à la beta multi d’Uncharted 4 : A Thief’s End tandis que de nouveaux modes ont aussi fait leur apparition. La difficulté Brutale accorde ainsi encore moins de vie à Nate alors que le mode Explorateur permet d’encaisser beaucoup de dégâts sans broncher et octroie une grosse aide à la visée. En appuyant sur la flèche du bas de la manette, le mode photo surgit et donne la possibilité, comme son nom l’indique, de prendre quelques clichés pendant les phases de gameplay. Quant au mode Contre-La-Montre, il est destiné à ceux qui aiment défier leurs amis en terminant, le plus rapidement possible, les chapitres de chacun des jeux, tout en sachant que divers classements/statistiques apparaissent (aléatoirement?) au cours de la partie.
Uncharted : The Nathan Drake Collection est donc dans la lignée des autres remasterisations déjà disponibles sur le marché. Ce n’est pas un jeu différent, c’est simplement la même trilogie qu’autrefois, mais en plus beau, et de ce fait plus agréable. Cela reste donc comme toujours un peu faible pour ceux qui possèdent déjà les originaux de Drake’s Fortune, d’Among Thieves et de Drake’s Deception. Les 80% de possesseurs d’une PS4 n’ayant jamais joué à Uncharted ont en revanche trouvé une excellente occasion de comprendre enfin pourquoi et comment cette série a atteint ce statut de killer-app.
Uncharted : The Nathan Drake Collection est édité par Sony Computer Entertainment et développé par Bluepoint Games / Naughty Dog. Jeu sorti le 7 octobre sur PS4. PEGI 16.
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Sony : pourquoi la fermeture de Bluepoint Games est tragique… et logique
Ce jeudi, Sony a annoncé la fermeture de Bluepoint Games, studio auteur de jeux majeurs sur PlayStation. Sur les réseaux sociaux, beaucoup de fans se sont dit attristés par cette nouvelle qui est, hélas, logique.
Qui était Bluepoint Games ?
Bluepoint Games est un studio texan fondé en 2006. Pour son 20ème anniversaire, il fermera ses portes.
Au cours de son existence, cette équipe d’environ 70 personnes a sorti de nombreux portages (Titanfall, PlayStation All-Stars Battle Royal…), remasters (Metal Gear Solid HD Collection, Uncharted Collection, God Of War Collection…) et remake (Shadow Of The Colossus, Demon’s Souls). Bluepoint était connu pour son excellence ; c’est un studio qui ne décevait pas.
En 2021, Sony annonçait le rachat de Bluepoint pour une somme non-dévoilée. Celle-ci ne devait pas être élevée car Bluepoint ne possédait aucune licence ; Sony rachetait là un savoir-faire.


Plutôt que de plancher sur un nouveau remake, Bluepoint aida Sony Santa Monica sur le développement de God Of War Ragnarok. En 2022, l’équipe texane travailla sur son premier jeu original, un jeu-service dans l’univers de God Of War.
En début d’année 2025, ce projet fut annulé comme le rapporta Bloomberg. Et un an plus tard, Sony annonça la fermeture de Bluepoint.
Une génération où les remakes sont légion
Il est toujours triste de voir un studio de qualité fermer ses portes. Il y a également un sentiment d’incompréhension. Bluepoint était réputé pour son expertise en matière de remasters et remakes. Ceux de Shadow Of The Colossus et de Demon’s Souls sont brillants.
Il est étonnant de voir que Sony ne leur a pas demandé de continuer dans cette voie. D’autant plus que cette génération PS5 voit de nombreux remakes sortir, souvent avec un joli succès. De tête, on peut citer Silent Hill 2… Metal Gear Solid Delta… Dragon Quest I, II et III… The Elder Scrolls Oblivion… Final Fantasy VII… Resident Evil 2, 3 et 4…
Les éditeurs acceptent de prendre ces paris car ils s’appuient sur des licences populaires capables de plaire à un nouveau public comme aux nostalgiques. Ce sont également des jeux plus faciles à concevoir car les développeurs peuvent s’appuyer sur les matériaux d’origine.
De nombreux jeux mériteraient un magnifique remake façon Demon’s Souls. Ce dernier était à l’origine un jeu PS3. Sur cette même génération les inFamous, MotorStorm et Uncharted auraient pu bénéficier d’un tel traitement. On peut également se demander pourquoi c’est Sony Santa Monica qui développera le remake de la trilogie God Of War, plutôt que Bluepoint. Sans doute car son sort était déjà scellé.
Sony et le mirage des jeux-service
Depuis plusieurs années, Sony s’est mis en tête de s’imposer dans le milieu des jeux-service, ces titres multijoueurs sans cesse mis à jour et financés grâce aux micro-transactions. Le Japonais affiche un bilan contrasté. De nombreux projets ont été annulés en cours de route, d’autres ont échoué, et certains ont réussi, à l’image de Helldivers ou MLB The Show.
Sony continue d’investir dans ce domaine. On a récemment découvert 4Loop lors du dernier State Of Play ; une semaine avant, il avait officialisé Horizon Hunters Gathering. Et on attend toujours FairGames par Haven, studio racheté en 2022.

Si l’annonce de jeux multi fait souvent froncer les sourcils sur les réseaux sociaux, il faut bien se rendre compte que ceux-ci sont hyper populaires. Prenez simplement les jeux les plus joués chaque semaine ou les jeux les plus vendus en 2025. Tous ces classements sont dominés par des titres multijoueur. Et Sony veut sa part du gâteau. Ce n’est pas grave si plusieurs jeux n’y arrivent pas car un seul succès peut effacer ces échecs.
Résultat, Sony a poussé ses studios à aller dans cette voie, et cela a fait des dégâts avec plusieurs annulations et des fermetures de studios.
Une industrie qui ne va pas bien
Sony affiche de très jolis résultats, la PS5 est la console la plus rentable de son histoire, mais malgré tout, le marché du jeu vidéo peine. Celui des consoles a tendance à stagner plutôt que croître. Et les coûts de développement explosent.
Les Etats-Unis sont notamment touchés par cela. Développer un jeu vidéo outre-atlantique demande d’importants budgets contrairement à l’Europe de l’Est, par exemple. Comparez simplement Cronos The New Dawn fait par Bloober en Pologne et The Callisto Protocol conçu par Striking Distance, équipe située sur la côte ouest américaine. Le premier a coûté moins de 30 millions d’euros, le second 160 millions de dollars.
Ce n’est pas pour rien si désormais 1/3 des coûts de production vont des studios tiers ; cela fait baisser la facture. De même, on note que les Etats-Unis ont été très touchés par les licenciements ces dernières années —environ 60% des limogeages mondiaux— et désormais, ils ne compte que pour 20% des postes ouverts. En d’autres termes, les éditeurs fuient les Etats-Unis.
Que signifie la fermeture de Bluepoint ?
D’un point de vue joueur, c’est triste de voir un studio avec une telle expertise fermer. D’un point de vue business, ça se comprend. Malheureusement.
Bluepoint ne semblait plus entrer dans les plans de Sony. Le studio n’a pas su proposer un jeu-service convaincant —ce qui est la stratégie actuelle— et il est situé dans une région où les coûts sont élevés. Le couperet paraît logique.
Sous l’ère d’Hermen Hulst, patron des studios PlayStation, seuls les immenses succès semblent compter, au détriment des petites victoires. C’est l’inverse de la philosophie de Shawn Layden, son prédécesseur. L’Américain s’est toujours fait l’avocat de projets variés à travers des budgets mieux maitrisés.

Au cours des dernières années, PlayStation Studios a changé. Il a fait plusieurs acquisitions dans cette optique des jeux-services. Et il a fermé des structures à cause de ces échecs.
En soi, Sony n’a pas abandonné les jeux solo. Mais il souhaite davantage se diversifier. En 2026 Sony prévoit de sortir Saros, Wolverine et la suite de Kena. Et il a publié God Of War Sons Of Sparta il y a quelques jours. Et en matière de jeux multi, Sony a dans les cartons MLB The Show 26, Marathon et Marvel Tokon, en plus de la grosse mise à jour gratuite Legends pour Ghost Of Yotei.
Sony se veut plus exigeant dans ses objectifs de rentabilité. Et désormais, on peut se demander quel sera l’avenir de plusieurs de ses studios. Que se passera-t-il à la fin de l’été si Marathon ne parvient pas à s’imposer ? Quel avenir pour Bend qui n’a pas eu le droit de faire une suite à Days Gone ? Même question pour Media Molecule qui n’a même pas sorti de versions PS5 ou PC pour Dreams…
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GTA 6, PS6, Clair Obscur 2 : pourquoi ce podcast avec Thomas Grellier est à ne surtout pas manquer
GTA 6 va-t-il vraiment changer le jeu ?
À quoi faut-il s’attendre pour la PS6 ?
Et comment un jeu indépendant français comme Clair Obscur a réussi à bousculer l’industrie ?
Dans le nouvel épisode du podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi !, Julien Tellouck reçoit Thomas Grellier pour une discussion passionnante, accessible et ultra éclairante sur le présent — et surtout l’avenir — du jeu vidéo.
Un épisode pensé pour donner des clés de compréhension, pas juste commenter l’actualité.
Un invité rare, une parole claire
Thomas Grellier n’est pas un simple commentateur.
Il a vécu l’évolution du jeu vidéo de l’intérieur, depuis le lancement de la première Xbox en 2000 jusqu’aux enjeux colossaux d’aujourd’hui.
Dans cet épisode, il partage :
• sa vision du marché actuel,
• les coulisses du développement des gros jeux,
• et ce que les joueurs ne voient jamais derrière les annonces spectaculaires.
GTA 6 : pourquoi l’attente est aussi énorme
Impossible de parler jeu vidéo aujourd’hui sans évoquer GTA 6.
Mais au-delà du hype, l’épisode pose les vraies questions :
- Pourquoi GTA 6 doit être terminé bien avant sa sortie ?
- Pourquoi la pression autour du jeu est sans précédent ?
- Et pourquoi il ne peut pas se permettre le moindre faux pas ?
PS6 : ce que l’on peut déjà anticiper
Autre sujet brûlant : la PlayStation 6.
Sans rumeur gratuite ni fantasme, Julien Tellouck et Thomas Grellier analysent les tendances lourdes du marché :
- évolution des usages,
- attentes des joueurs,
- avenir des consoles face au cloud et au cross-platform.
Clair Obscur : la preuve que tout n’est pas qu’AAA
L’épisode met aussi en lumière Clair Obscur, un jeu indépendant français devenu un vrai symbole.
Pourquoi ce succès est important ?
Parce qu’il montre que :
- l’innovation peut venir de studios plus modestes,
- le public est prêt à suivre des propositions fortes,
- et que le jeu vidéo français a un vrai rôle à jouer.
Le podcast avec Thomas Grellier est disponible dès maintenant sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes de streaming audio :
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Kayane raconte son parcours dans Tant qu’il y aura du Wi-Fi
Commencer le jeu vidéo à 4 ans, affronter des adultes en tournoi à 9 ans et devenir l’une des figures majeures de l’eSport français : le parcours de Kayane est tout sauf ordinaire.
Dans le dernier épisode du podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi, Kayane se livre sans filtre sur son histoire, ses combats et la réalité du gaming professionnel.
Très tôt plongée dans l’univers des jeux de combat avec Tekken et Soul Calibur, elle découvre un milieu exigeant, souvent hostile, où être une jeune fille n’allait pas de soi. Mépris, soupçons de triche, refus d’inscription aux tournois : Kayane raconte comment ces obstacles ont forgé son mental de compétitrice.
Mais l’épisode va bien au-delà du récit personnel. Elle y dévoile la face cachée de l’eSport, notamment la réalité économique des jeux de combat, loin des clichés sur les cashprizes millionnaires. Même au plus haut niveau, vivre de sa passion demande indépendance, créativité et sens de la communication.
Game One, sponsors, conventions, réseaux sociaux, mentorat… Kayane explique comment elle a construit une carrière durable tout en restant fidèle à ses valeurs.
Elle aborde aussi un sujet essentiel : la place des femmes dans le gaming, avec un discours lucide, nuancé et profondément humain.
Un épisode inspirant et nécessaire pour comprendre ce qu’est vraiment l’eSport aujourd’hui.
Le podcast avec Kayane est disponible dès maintenant sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes de streaming audio :
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