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E3 2011 – Retour sur la conférence de Microsoft
Ça y est, l’E3 débute vraiment avec la première conférence de l’un des 3 constructeurs. Et c’est donc à Microsoft qu’est revenu l’honneur d’ouvrir le bal. Malheureusement, le résultat fut décevant: des annonces déjà éventées, et beaucoup de jeux Kinect pas forcément alléchants. Par chance, on a eu droit à quelques belles surprises, mais, dans l’ensemble, on reste sur notre faim. Retour donc sur cette conférence.
Il est 18h31, la conférence débute avec Call Of Duty: Modern Warfare 3. Une démo en live, comme le montre le « Please reconnect the controller » aperçu furtivement, avec de nombreux passages montrés dans le précédent trailer. L’extrait commence avec une phase sous-marine où il faut saboter un sous-marin, puis pénétrer à l’intérieur pour tout nettoyer. Entre-temps, on voit la ville de New York à feu et à sang. Décidément, la mise en scène est toujours aussi spectaculaire. En revanche, certaines séquences, notamment avec le Zodiac ont cet air de déjà vu. Bien entendu, Microsoft a tenu à rappeler que les DLC, déjà prévus donc, sortiront d’abord sur Xbox 360.
COD:MW3 n’est pas le seul jeu d’un éditeur tiers montré. Il y a aussi le prochain Tomb Raider, dont la sortie est prévu pour Noël 2012. Dans cet extrait, on y voit une Lara Croft en très mauvaise posture tenter de s’échapper d’une sorte de grotte où elle est visiblement destinée à être sacrifiée… Le jeu s’annonce sous les meilleurs auspices. C’est plutôt joli, sauf peut être l’eau, mais ça a le temps d’être amélioré, et l’ambiance est vraiment excellente. En revanche, au niveau du gameplay, on peut émettre quelques réserves. Cette démo était constituée d’énormément d’actions contextuelles (affichées à l’écran donc) et les objets importants étaient en surbrillance… Mais ce qui semble le plus intéressant dans cet extrait, c’est lorsque la belle réussit à sortir de son piège, et alors s’ouvre devant elle le magnifique panorama de l’île, un terrain de jeu que l’on souhaite immense, et pas trop assisté.
http://www.youtube.com/watch?v=pCWeVAoOPx4
Et avant de passer à Kinect qui était une nouvelle fois à l’honneur, parlons des 3 gros jeux (édités par Microsoft) qui sortiront cet hiver. Il y a tout d’abord Forza 4. Le jeu de voiture sortira le 11 octobre et si vous possédez une caméra Kinect, vous pourrez disposer du Head Tracking et de la reconnaissance vocale. Puis il y a Gears Of War 3. Toujours prévu pour septembre, on a eu droit à un extrait du solo où CliffyB jouait avec son ami Ice-T. Ce dernier veut même faire une chanson en l’honneur du jeu. Soit. Et enfin, la surprise éventée depuis de nombreux jours voire semaines, Halo : Anniversary. C’est-à-dire le remake HD du tout premier Halo. Avec bien sûr un mode coop, multi etc. Et le jeu sortira le 15 novembre.
Puis Kinect… Tout d’abord, on a eu Peter Moore, un ancien de la maison, qui est venu nous parler d’Electronic Arts. Tiger Woods, Madden et Fifa seront compatibles avec l’accessoire. Un quatrième jeu de la gamme EA Sport supportera aussi la caméra, mais ce jeu n’a pas été dévoilé. C’est donc l’heure aux suppositions: NBA? Tennis? UFC? Concernant les autres jeux EA, Les Sims, la franchise Hasbro ou encore Mass Effect 3 pourront être joués avec Kinect. Dans le cas de Mass Effect 3, c’est la reconnaissance vocale qui sera à l’honneur.
Puis Yves Guillemot d’Ubi Soft est intervenu. Il a ainsi annoncé que tous les futurs jeux estampillés Tom Clancy’s seront compatibles avec Kinect. Ghost Recon : Future Soldier a servi d’exemple. Avec sa voix ou son corps, le démonstrateur montrait la possibilité de customiser à l’extrême son armement. Et il était même possible de jouer sans manette. L’extrait montré était dans un mode entrainement, donc difficile de savoir si tout le jeu sera jouable ainsi. Et pour ceux qui se demandent comment on tirera, c’est simple, il suffira d’ouvrir la main puis de la refermer pour cesser de tirer…
http://www.youtube.com/watch?v=Edkc8XE3hMI
On a également pu (re)voir Star Wars Kinect. Cette fois-ci, ce fut une véritable démonstration en live, avec un petit lag, et des graphismes moins alléchants…
Mais ce n’est pas tout, car on a eu également l’annonce de nouveaux jeux. Tout d’abord Minecraft débarquera cet hiver en exclusivité sur le Xbox Live Arcade. Et bien entendu, ça se jouera (seulement?) avec la caméra. Puis il y a eu Ryse. Autrefois connu sous Codename: Kingdom, Ryse est le nouveau jeu développé par Crytek en exclusivité sur Xbox 360. Le jeu mettra en avant les combats de gladiateur à l’époque romaine. On pourra donner des coups de pieds, de tête, utiliser son bouclier, son épée etc. Le tout, en bougeant son corps via Kinect. Rare a également profité de l’occasion pour montrer Kinect Sports 2 avec notamment du golf et du foot US. Puis, Dance Central 2 s’est dévoilé avec en nouveauté, du multi, et la possibilité d’importer ses chansons du 1. Et enfin Peter Molyneux… Ce dernier a présenté un nouveau jeu qui est, ô surprise, un nouveau Fable. Le jeu s’intitule The Journey. Le nouveau titre de Lionhead Studio se jouera à la première personne, et exclusivement avec Kinect. Dans le passage présentée, on dirigeait son cheval, suivi d’une séquence de rail-shooting. On lançait alors des sorts aux ennemis, en agitant ses mains. Et il faut admettre que c’était plutôt bien fichu, et le jeu devrait être assez intéressant. S’il n’est pas trop simple.
http://www.youtube.com/watch?v=YEF6j4HOT_s
Pour les plus petits, on a eu droit à Kinect Disney où on pourra visiter le célèbre parc. Et accessoirement faire des calins à Mickey. Tim Shafer a présenté Sesame Street Once Upon A Monster, là aussi un jeu pour les plus petits. Ces démonstrations ont été faites par des enfants surjouant à peine.
Les services multimédia de la console se verront aussi prochainement renforcés, toujours grâce à la reconnaissance vocale de Kinect : Youtube, Bing, UFC Live et Canal +.
Enfin, juste après que Don Mattrick a fait un dernier speech sur les atouts de la Xbox 360 par rapport à la concurrence, une nouvelle trilogie d’Halo a été dévoilée. Halo 4 arrivera l’an prochain sur Xbox 360.
La surprise ne fut pas totale puisque depuis cet été, on sait que 343 studios travaille sur ce Halo 4. Mais c’est vrai que l’on n’avait encore rien vu du jeu, même si cela reste un teaser.
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Sony : pourquoi la fermeture de Bluepoint Games est tragique… et logique
Ce jeudi, Sony a annoncé la fermeture de Bluepoint Games, studio auteur de jeux majeurs sur PlayStation. Sur les réseaux sociaux, beaucoup de fans se sont dit attristés par cette nouvelle qui est, hélas, logique.
Qui était Bluepoint Games ?
Bluepoint Games est un studio texan fondé en 2006. Pour son 20ème anniversaire, il fermera ses portes.
Au cours de son existence, cette équipe d’environ 70 personnes a sorti de nombreux portages (Titanfall, PlayStation All-Stars Battle Royal…), remasters (Metal Gear Solid HD Collection, Uncharted Collection, God Of War Collection…) et remake (Shadow Of The Colossus, Demon’s Souls). Bluepoint était connu pour son excellence ; c’est un studio qui ne décevait pas.
En 2021, Sony annonçait le rachat de Bluepoint pour une somme non-dévoilée. Celle-ci ne devait pas être élevée car Bluepoint ne possédait aucune licence ; Sony rachetait là un savoir-faire.


Plutôt que de plancher sur un nouveau remake, Bluepoint aida Sony Santa Monica sur le développement de God Of War Ragnarok. En 2022, l’équipe texane travailla sur son premier jeu original, un jeu-service dans l’univers de God Of War.
En début d’année 2025, ce projet fut annulé comme le rapporta Bloomberg. Et un an plus tard, Sony annonça la fermeture de Bluepoint.
Une génération où les remakes sont légion
Il est toujours triste de voir un studio de qualité fermer ses portes. Il y a également un sentiment d’incompréhension. Bluepoint était réputé pour son expertise en matière de remasters et remakes. Ceux de Shadow Of The Colossus et de Demon’s Souls sont brillants.
Il est étonnant de voir que Sony ne leur a pas demandé de continuer dans cette voie. D’autant plus que cette génération PS5 voit de nombreux remakes sortir, souvent avec un joli succès. De tête, on peut citer Silent Hill 2… Metal Gear Solid Delta… Dragon Quest I, II et III… The Elder Scrolls Oblivion… Final Fantasy VII… Resident Evil 2, 3 et 4…
Les éditeurs acceptent de prendre ces paris car ils s’appuient sur des licences populaires capables de plaire à un nouveau public comme aux nostalgiques. Ce sont également des jeux plus faciles à concevoir car les développeurs peuvent s’appuyer sur les matériaux d’origine.
De nombreux jeux mériteraient un magnifique remake façon Demon’s Souls. Ce dernier était à l’origine un jeu PS3. Sur cette même génération les inFamous, MotorStorm et Uncharted auraient pu bénéficier d’un tel traitement. On peut également se demander pourquoi c’est Sony Santa Monica qui développera le remake de la trilogie God Of War, plutôt que Bluepoint. Sans doute car son sort était déjà scellé.
Sony et le mirage des jeux-service
Depuis plusieurs années, Sony s’est mis en tête de s’imposer dans le milieu des jeux-service, ces titres multijoueurs sans cesse mis à jour et financés grâce aux micro-transactions. Le Japonais affiche un bilan contrasté. De nombreux projets ont été annulés en cours de route, d’autres ont échoué, et certains ont réussi, à l’image de Helldivers ou MLB The Show.
Sony continue d’investir dans ce domaine. On a récemment découvert 4Loop lors du dernier State Of Play ; une semaine avant, il avait officialisé Horizon Hunters Gathering. Et on attend toujours FairGames par Haven, studio racheté en 2022.

Si l’annonce de jeux multi fait souvent froncer les sourcils sur les réseaux sociaux, il faut bien se rendre compte que ceux-ci sont hyper populaires. Prenez simplement les jeux les plus joués chaque semaine ou les jeux les plus vendus en 2025. Tous ces classements sont dominés par des titres multijoueur. Et Sony veut sa part du gâteau. Ce n’est pas grave si plusieurs jeux n’y arrivent pas car un seul succès peut effacer ces échecs.
Résultat, Sony a poussé ses studios à aller dans cette voie, et cela a fait des dégâts avec plusieurs annulations et des fermetures de studios.
Une industrie qui ne va pas bien
Sony affiche de très jolis résultats, la PS5 est la console la plus rentable de son histoire, mais malgré tout, le marché du jeu vidéo peine. Celui des consoles a tendance à stagner plutôt que croître. Et les coûts de développement explosent.
Les Etats-Unis sont notamment touchés par cela. Développer un jeu vidéo outre-atlantique demande d’importants budgets contrairement à l’Europe de l’Est, par exemple. Comparez simplement Cronos The New Dawn fait par Bloober en Pologne et The Callisto Protocol conçu par Striking Distance, équipe située sur la côte ouest américaine. Le premier a coûté moins de 30 millions d’euros, le second 160 millions de dollars.
Ce n’est pas pour rien si désormais 1/3 des coûts de production vont des studios tiers ; cela fait baisser la facture. De même, on note que les Etats-Unis ont été très touchés par les licenciements ces dernières années —environ 60% des limogeages mondiaux— et désormais, ils ne compte que pour 20% des postes ouverts. En d’autres termes, les éditeurs fuient les Etats-Unis.
Que signifie la fermeture de Bluepoint ?
D’un point de vue joueur, c’est triste de voir un studio avec une telle expertise fermer. D’un point de vue business, ça se comprend. Malheureusement.
Bluepoint ne semblait plus entrer dans les plans de Sony. Le studio n’a pas su proposer un jeu-service convaincant —ce qui est la stratégie actuelle— et il est situé dans une région où les coûts sont élevés. Le couperet paraît logique.
Sous l’ère d’Hermen Hulst, patron des studios PlayStation, seuls les immenses succès semblent compter, au détriment des petites victoires. C’est l’inverse de la philosophie de Shawn Layden, son prédécesseur. L’Américain s’est toujours fait l’avocat de projets variés à travers des budgets mieux maitrisés.

Au cours des dernières années, PlayStation Studios a changé. Il a fait plusieurs acquisitions dans cette optique des jeux-services. Et il a fermé des structures à cause de ces échecs.
En soi, Sony n’a pas abandonné les jeux solo. Mais il souhaite davantage se diversifier. En 2026 Sony prévoit de sortir Saros, Wolverine et la suite de Kena. Et il a publié God Of War Sons Of Sparta il y a quelques jours. Et en matière de jeux multi, Sony a dans les cartons MLB The Show 26, Marathon et Marvel Tokon, en plus de la grosse mise à jour gratuite Legends pour Ghost Of Yotei.
Sony se veut plus exigeant dans ses objectifs de rentabilité. Et désormais, on peut se demander quel sera l’avenir de plusieurs de ses studios. Que se passera-t-il à la fin de l’été si Marathon ne parvient pas à s’imposer ? Quel avenir pour Bend qui n’a pas eu le droit de faire une suite à Days Gone ? Même question pour Media Molecule qui n’a même pas sorti de versions PS5 ou PC pour Dreams…
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GTA 6, PS6, Clair Obscur 2 : pourquoi ce podcast avec Thomas Grellier est à ne surtout pas manquer
GTA 6 va-t-il vraiment changer le jeu ?
À quoi faut-il s’attendre pour la PS6 ?
Et comment un jeu indépendant français comme Clair Obscur a réussi à bousculer l’industrie ?
Dans le nouvel épisode du podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi !, Julien Tellouck reçoit Thomas Grellier pour une discussion passionnante, accessible et ultra éclairante sur le présent — et surtout l’avenir — du jeu vidéo.
Un épisode pensé pour donner des clés de compréhension, pas juste commenter l’actualité.
Un invité rare, une parole claire
Thomas Grellier n’est pas un simple commentateur.
Il a vécu l’évolution du jeu vidéo de l’intérieur, depuis le lancement de la première Xbox en 2000 jusqu’aux enjeux colossaux d’aujourd’hui.
Dans cet épisode, il partage :
• sa vision du marché actuel,
• les coulisses du développement des gros jeux,
• et ce que les joueurs ne voient jamais derrière les annonces spectaculaires.
GTA 6 : pourquoi l’attente est aussi énorme
Impossible de parler jeu vidéo aujourd’hui sans évoquer GTA 6.
Mais au-delà du hype, l’épisode pose les vraies questions :
- Pourquoi GTA 6 doit être terminé bien avant sa sortie ?
- Pourquoi la pression autour du jeu est sans précédent ?
- Et pourquoi il ne peut pas se permettre le moindre faux pas ?
PS6 : ce que l’on peut déjà anticiper
Autre sujet brûlant : la PlayStation 6.
Sans rumeur gratuite ni fantasme, Julien Tellouck et Thomas Grellier analysent les tendances lourdes du marché :
- évolution des usages,
- attentes des joueurs,
- avenir des consoles face au cloud et au cross-platform.
Clair Obscur : la preuve que tout n’est pas qu’AAA
L’épisode met aussi en lumière Clair Obscur, un jeu indépendant français devenu un vrai symbole.
Pourquoi ce succès est important ?
Parce qu’il montre que :
- l’innovation peut venir de studios plus modestes,
- le public est prêt à suivre des propositions fortes,
- et que le jeu vidéo français a un vrai rôle à jouer.
Le podcast avec Thomas Grellier est disponible dès maintenant sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes de streaming audio :
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Kayane raconte son parcours dans Tant qu’il y aura du Wi-Fi
Commencer le jeu vidéo à 4 ans, affronter des adultes en tournoi à 9 ans et devenir l’une des figures majeures de l’eSport français : le parcours de Kayane est tout sauf ordinaire.
Dans le dernier épisode du podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi, Kayane se livre sans filtre sur son histoire, ses combats et la réalité du gaming professionnel.
Très tôt plongée dans l’univers des jeux de combat avec Tekken et Soul Calibur, elle découvre un milieu exigeant, souvent hostile, où être une jeune fille n’allait pas de soi. Mépris, soupçons de triche, refus d’inscription aux tournois : Kayane raconte comment ces obstacles ont forgé son mental de compétitrice.
Mais l’épisode va bien au-delà du récit personnel. Elle y dévoile la face cachée de l’eSport, notamment la réalité économique des jeux de combat, loin des clichés sur les cashprizes millionnaires. Même au plus haut niveau, vivre de sa passion demande indépendance, créativité et sens de la communication.
Game One, sponsors, conventions, réseaux sociaux, mentorat… Kayane explique comment elle a construit une carrière durable tout en restant fidèle à ses valeurs.
Elle aborde aussi un sujet essentiel : la place des femmes dans le gaming, avec un discours lucide, nuancé et profondément humain.
Un épisode inspirant et nécessaire pour comprendre ce qu’est vraiment l’eSport aujourd’hui.
Le podcast avec Kayane est disponible dès maintenant sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes de streaming audio :
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