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Les jeux sont-ils devenus trop longs? Faut-il des aventures plus courtes?
La durée de vie d’un jeu a toujours été un critère de choix au moment de passer à la caisse. Autrefois, pas mal de titres étaient courts. Certaines personnes se disaient alors qu’ils ne valaient pas le coût; ou bien ils préféraient attendre une baisse du prix, en adéquation avec le nombre d’heures de jeu proposé. De nos jours, c’est le contraire. Les jeux sont de plus en plus longs, ce qui en est presque effrayants pour une partie de la population. Tout le monde ne peut pas consacrer des dizaines d’heures à un même titre. Et pour les studios, cette course au contenu pourrait être mortelle. Alors faut-il revenir à des aventures plus courtes?
Il y a un site sur lequel vont des milliers de personnes avant d’acheter un jeu vidéo. Ce n’est ni metacritic ni julientellouck.com. C’est Howlongtobeat. Le nom du site veut tout dire : combien de temps faut-il pour terminer tel ou tel jeu? Vous rentrez son nom et vous découvrez combien de temps ont mis en moyenne les joueurs pour en venir à bout. Persona 5, c’est 98 heures. L’aventure principale de Zelda Breath Of The Wild, c’est 50 heures. Quant au récent Ori and the Will Of The Wisps, c’est 11 heures.
Cyberpunk 2077 revoit sa durée de vie car The Witcher 3 était trop long
Qu’importe la qualité d’un titre, s’il dure 8 heures ou 70 heures, ce n’est pas la même chose. Certains refusent de mettre 50€ dans une aventure qu’ils termineront en 3 jours. D’autres, au contraire, ne veulent pas acheter un jeu dont ils ne verront jamais la fin car trop long. On a déjà écrit à ce sujet: il est difficile de jouer à tout.
La durée de vie d’un jeu est désormais un facteur extrêmement important. Il y a quelques jours, CD Projekt révélait que Cyberpunk 2077 aurait une campagne principale légèrement plus courte que celle de The Witcher 3. On parle là d’un jeu qui se finit en 50 heures. L’explication de Patrick K. Miles est simple. Selon le designer de Cyberpunk, énormément de gens ont lancé The Witcher 3 et ont exploré le jeu. Mais peu ont vu la fin de cette aventure.

Pour éviter un tel désagrément, Cyberpunk 2077 devrait donc être plus court. On parle là de la quête principale et non de tous les à côtés.
Proposer un jeu avec un gros contenu et donc une énorme durée de vie, ça pose deux problèmes pour le joueur. Le premier est qu’il est difficile de se remettre dessus après l’avoir lâché pendant quelques semaines; on est perdu dans l’histoire et dans ce qu’il faut faire. Le second est que tout le monde n’a pas le temps de passer plus de 50 heures sur un même jeu vidéo.
Qui a encore le temps de terminer tous ses jeux? Qui a les moyens d’en acheter plusieurs chaque mois?
Il y a en fait une opposition très simple entre deux types de populations, comme le souligne Christopher Dring. D’un côté, ceux qui ont beaucoup de temps et peu d’argent —généralement les jeunes. Et de l’autre, ceux qui ont de quoi acheter plusieurs jeux mais peu de temps libre —les trentenaires et plus.
Il ne faut pas non plus confondre rejouabilité et durée de vie. Il y a une différence entre passer 30 heures sur un Hitman et 30 heures sur un jeu d’action à rallonge. Dans un cas on s’amuse à recommencer certaines situations afin d’en découvrir toutes les subtilités. Dans l’autre, on poursuit une aventure.
La notion de rythme est en fait très importante. L’absence de temps mort permet d’oublier les heures qui s’écoulent. S’il y a un parfait équilibre au niveau de l’action et que la narration est juste, cela ne pose que peu de problèmes. Il n’y a qu’à voir The Last Of Us: Part II, l’un des meilleurs jeux de cette génération. Oui, on peut lui reprocher quelques maladresses ici et là. Il n’en reste pas moins un titre merveilleux bourré de scènes mémorables et d’un scénario accrocheur.
Quand on se penche sur son taux de complétion, on note d’ailleurs que 60% des gens l’ont terminé. C’est deux fois plus que pour un Death Stranding ou Red Dead Redemption 2.
The Last Of Us: Part II dure pourtant près de 25 heures; certains mettent même le double à force de tout vouloir explorer. On pourrait évoquer la période pendant laquelle il est sorti pour expliquer un tel succès. Mais dans les faits, la raison principale, c’est son immense qualité.
Les budgets des jeux explosent à cause de la course aux détails et au contenu
Pour atteindre un tel niveau, il est fort probable que Sony a offert à Naughty Dog un budget colossal. Techniquement, le jeu est intouchable. Il y a un nombre de détails incroyable au centimètre carré. Et l’aventure est —on l’a déjà dit— longue. A titre de comparaison, Uncharted 4, sorti par la même équipe et sur la même console, c’est 15 heures de jeu.
Le budget d’un The Last Of Us: Part II est inconnu, mais il est très certainement supérieur à 100 millions de dollars. Tous les éditeurs ne peuvent toutefois pas se permettre de dépenser de telles sommes dans un jeu vidéo; c’est indirectement mettre son entreprise en péril. Cela signifie notamment qu’il faut plusieurs millions de ventes avant d’être rentable. Et on l’a vu sur cette génération, pas mal de gros jeux se sont foiré malgré d’importants moyens.

Lors de la conférence Gamelab Live, Shawn Layden s’est exprimé au sujet de ces triple AAA qui se transforment en AAAA. « Ce modèle n’est pas viable » explique l’ancien dirigeant de la branche américaine de PlayStation. Les budgets s’envolent à chaque génération. Quand autrefois 2 millions de dollars étaient nécessaires pour produire un Crash Bandicoot sur PS1, il en faut probablement cinquante fois plus pour un The Last Of Us Part 2.
Faut-il créer des jeux vidéo plus courts?
Avec la PlayStation 5 et la Xbox Series X|S, il n’y a aucune raison pour que ces budgets faiblissent. Au contraire, ils pourraient continuer à augmenter. Alors que faire pour changer cela, en plus d’une hausse de prix des jeux? Revoir leurs ambitions à la baisse. C’est en tout cas ce que propose Shawn Layden. « Au lieu de passer 5 ans à faire un jeu de 80 heures, pourquoi ne pas en produire un de 15 heures en 3 ans? » En diminuant les temps de développement, on réduit alors les coûts.
Baisser la durée de vie d’un jeu ne serait donc plus une question de temps libre mais plutôt un moyen de revoir les budgets. Mais est-ce en soi possible? On est habitué à ce que tout soit toujours plus grand, plus détaillé. La série des Assassin’s Creed le démontre bien: Unity (2014) a une histoire principale qui se boucle en 17h tandis que Odyssey demande plus de 42 heures. Et on ne parle pas de tous les à côtés…

Il est devenu normal que ces jeux proposent une immense durée de vie. Alors comment accepter qu’on obtienne des jeux moins longs et pourtant plus chers, sur des consoles valant près de 500€? Il sera intéressant à l’avenir de voir de quelle manière les studios réagissent. Car si avec trop de contenu, on perd parfois des gens en route, on risque aussi de jouer avec la santé financière de pas mal de développeurs. Tout sera une question d’équilibre, encore faut-il le trouver et réussir à le faire comprendre.
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Shard Squad débarque sur Xbox avec plus de 20 créatures à combiner
Le bullet heaven roguelite Shard Squad est désormais disponible sur Xbox One, Xbox Series X|S et PC Xbox, avec la prise en charge de Xbox Play Anywhere.
Le studio brésilien The Root Studios lance Shard Squad sur Xbox One, Xbox Series X|S et PC Xbox. Publié par Nuntius Games, ce roguelite en pixel art mise sur la création d’une équipe de petites créatures élémentaires et sur de nombreuses synergies.
Un bullet heaven fondé sur les combinaisons
Dans Shard Squad, le joueur doit survivre à des hordes d’ennemis de plus en plus nombreuses. La progression repose sur le recrutement de créatures appelées « Shards », obtenues notamment en battant les boss rencontrés pendant une partie.
Plus de 20 Shards jouables sont proposés. Ils appartiennent à différents éléments, dont le feu, l’électricité, l’eau, la nature et le cristal. Chaque créature possède également trois traits liés à son élément, à son apparence ou à ses relations avec les autres membres de l’équipe.
Réunir plusieurs Shards partageant une même synergie permet de débloquer des bonus spécifiques. Cette mécanique doit encourager l’expérimentation et renouveler la composition de l’escouade d’une partie à l’autre.
Des évolutions et plus de 90 reliques
Pour son arrivée sur Xbox, le jeu intègre le système Prime Evolution pour l’ensemble de ses monstres. Les Shards peuvent ainsi évoluer au cours d’une partie, obtenir une apparence exclusive et accéder à des techniques plus puissantes.
Le contenu comprend aussi plus de 90 reliques aux effets distincts. Des événements spéciaux peuvent survenir pendant les affrontements et accorder des récompenses supplémentaires, tandis que des boss viennent régulièrement mettre à l’épreuve la construction de l’équipe.
Xbox Play Anywhere au lancement
Shard Squad est disponible depuis le 31 juillet 2026 sur Xbox One, Xbox Series X|S et PC Xbox. Le titre prend en charge Xbox Play Anywhere, ce qui permet de poursuivre une partie sur console ou sur PC avec un achat numérique compatible.
Cette sortie représente une étape importante pour The Root Studios, Shard Squad étant le premier jeu commercialisé par l’équipe brésilienne. Le studio explique avoir voulu donner une véritable personnalité à ses créatures, dont certaines ont été inspirées par les animaux de compagnie des développeurs.
Avec ses compositions élémentaires, ses évolutions en pleine partie et son large choix de reliques, Shard Squad cherche donc à se distinguer dans un genre déjà très fréquenté. Les informations complètes sont disponibles sur Xbox Wire.
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Leafy Corner transforme la passion des plantes en jeu de gestion cosy sur Xbox
Inspiré par la collection de plantes de ses créateurs, Leafy Corner propose de gérer une boutique où chaque espèce possède ses propres besoins.
Faire pousser des plantes, conseiller les clients et décorer sa propre boutique : Leafy Corner mise sur une gestion accessible directement inspirée de l’horticulture domestique. Le jeu de Fireline Games est disponible sur Xbox Series X|S, Xbox One et Xbox sur PC.
Des plantes virtuelles inspirées du quotidien
Leafy Corner est né de la passion de ses deux créateurs, un couple dont l’appartement accueille notamment des alocasias et des monsteras. L’observation quotidienne de cette collection a servi de fondation au système de croissance du jeu.
Les plantes évoluent ainsi avec le temps et déploient progressivement leurs feuilles. Leur croissance dépend également des soins apportés : un excès ou un manque d’eau peut la ralentir, tout comme l’utilisation d’un pot devenu trop petit.
Chaque famille possède ses propres besoins. Les succulentes et les cactus demandent moins d’eau et supportent mal les arrosages excessifs. À l’inverse, les fougères et les calatheas préfèrent une humidité plus régulière. Le titre reste toutefois volontairement accessible et ne cherche pas à proposer une simulation botanique avancée.
Conseiller les clients de la boutique
La gestion de Leafy Corner passe aussi par les demandes des visiteurs. Certains recherchent une plante sans danger pour leur animal, tandis que d’autres veulent une variété facile à entretenir sur un bureau. Le joueur doit connaître son stock et peut consulter un compendium détaillant les attributs de chaque plante.
Plus de 100 plantes sont annoncées. Certaines peuvent présenter des panachures rares, avec des zones blanches, crème ou roses sur leurs feuilles. Une fois découvertes aléatoirement, ces variantes peuvent être multipliées afin d’en obtenir de nouveaux exemplaires.
Une expérience cosy à personnaliser
Au-delà de l’entretien des végétaux, le jeu permet d’aménager la boutique avec des meubles, des étagères, des pots et différents éléments décoratifs à débloquer. Les couleurs et les styles peuvent être combinés librement, tandis que la réputation du commerce donne accès à du contenu supplémentaire.
Fireline Games précise que Leafy Corner ne repose ni sur une économie complexe, ni sur le recrutement d’employés, ni sur une intrigue scénarisée. L’expérience privilégie donc la détente, la progression de la boutique et le plaisir de voir grandir sa collection.
Avec ses mécaniques tirées de situations horticoles réelles, Leafy Corner cherche ainsi à retranscrire le charme d’une boutique de plantes sans basculer dans la gestion exigeante.
Source : Xbox Wire
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Kusan: City of Wolves débarque sur Xbox avec ses combats ultra-nerveux
Le shooter hardcore Kusan: City of Wolves mise sur des affrontements rapides, l’expérimentation et la maîtrise de plusieurs armes pour décrocher le rang SS.
Kusan: City of Wolves est disponible sur Xbox Series X|S. Pour accompagner son lancement, Jake Yeom, PDG et game designer du studio coréen CIRCLEfromDOT, détaille les mécaniques essentielles de ce shooter en vue du dessus particulièrement exigeant.
Un shooter hardcore où chaque erreur se paie
Dans Kusan: City of Wolves, le joueur incarne Jin, un ancien soldat devenu mercenaire. Sa mission l’amène à protéger une mystérieuse jeune fille liée à une conspiration violente, tout en affrontant son passé et la trahison d’un ancien commandant.
Le titre repose sur des combats rapides dans une ville baignée de néons, de violence et de corruption. Les ennemis ne laissant que peu de place à l’erreur, CIRCLEfromDOT encourage les joueurs à considérer chaque mort comme une occasion d’apprendre. Observer, recommencer et modifier son approche font partie intégrante de la progression.
Des armes à combiner selon son style
Jin dispose de plusieurs outils offensifs, parmi lesquels le Quantum Knife, le War Hand, un pistolet, un revolver, un fusil à pompe et une arbalète. Il n’existe pas une seule solution valable pour tous les adversaires : changer d’équipement peut permettre de franchir un passage difficile ou d’améliorer son score jusqu’au rang SS.
Le Quantum Knife occupe une place centrale dans le système de combat. Il peut être utilisé simultanément avec les autres attaques. Les joueurs les plus agressifs peuvent ainsi l’associer au War Hand pour combattre au corps-à-corps, tandis que les armes à feu permettent de maintenir la pression à distance. À terme, le studio recommande de réunir couteau, arme à feu et War Hand dans un même enchaînement.
Trois améliorations pour bien commencer
Le système Techtrix permet d’améliorer les armes et les capacités de Jin. Jake Yeom conseille notamment Quick Step aux joueurs privilégiant la mobilité et l’agressivité. Auto Recovery fait automatiquement revenir le Quantum Knife après son lancer, ce qui facilite une approche plus prudente.
Counterstrike s’adresse plutôt aux amateurs de parade : avec le bon timing, les projectiles ennemis sont renvoyés vers leur source. Le développeur précise cependant qu’il ne faut pas chercher une compétence universellement supérieure, mais sélectionner celles qui correspondent à sa manière de jouer.
Un premier jeu développé pendant huit ans
Kusan: City of Wolves est le premier jeu de CIRCLEfromDOT, après huit années de développement. Les niveaux peuvent être rejoués afin de perfectionner ses stratégies et de viser le rang SS. Sa bande-son est signée par le producteur de hip-hop coréen Loptimist.
Disponible sur Xbox Series X|S, le jeu entend donc séduire les amateurs d’action punitive, de progression par l’échec et de combats laissant une large place à l’expérimentation.
Source : Xbox Wire.


