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Test : DRIVECLUB (PS4)

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Test DRIVECLUB (PS4) — En novembre dernier, face à la Xbox One et plus précisément Forza Motorsport 5, Sony espérait pouvoir aligner Driveclub pour le lancement de sa PlayStation 4. Mais divers soucis ont finalement retardé l’échéance, Driveclub ayant raté le contrôle technique. Un an plus tard, Driveclub est de retour et, après un gros coup de polish, peut enfin sortir des stands pour défier ses nouveaux adversaires dont un Forza inédit. Driveclub en a-t-il assez sous le capot pour être l’une des surprises de cette rentrée? Voici notre verdict.

test_driveclub_ps4_2Il est loin le temps où Evolution Studios lançait dans la précipitation Motorstorm en oubliant, pour la version japonaise, d’inclure un mode en ligne, et en livrant un jeu aux temps de chargement pénibles et au contenu restreint. L’équipe anglaise de Sony a maintenant su prendre son temps et accepter de repousser Driveclub de près d’un an afin de le peaufiner, comme on dit. Tant au niveau visuel que des interactions sociales. Le jeu d’Evo’ est désormais un titre très plaisant à jouer mais deux manques plutôt surprenants se font toutefois ressentir pour ce lancement : des effets météo et un mode photo. L’idée de repousser une nouvelle fois Driveclub ayant sans doute effrayé Sony, il faudra donc attendre un futur patch —heureusement gratuit— qui viendra pimenter encore un peu plus l’expérience. Driveclub n’en est pas pour autant monotone mais on reste extrêmement curieux de voir le ciel changer et les nuages se gonfler de pluie en pleine course, surtout quand on voit le soin apporté au jeu.

Du soin, Driveclub en déborde justement. L’interface globale du jeu est très élégante, la navigation dans les menus se fait facilement, et les loadings avant les courses sont tout à fait corrects pour ne pas dire courts. Driveclub respire le travail bien fait. Sur le plan visuel notamment. Malgré un très léger aliasing et des textures manquant parfois de relief, la réalisation du jeu est très satisfaisante, sans pour autant être une claque. Mais les développeurs anglais savent par moment flatter la rétine et proposent ainsi souvent de magnifiques décors, une distance d’affichage bluffante, un très bon éclairage ou encore quelques ajouts qui font mouche comme un cycle jour-nuit parfaitement bien intégré. Sous la lueur de la Lune, on peut parfois admirer de manière aléatoire des aurores boréales ou des feux d’artifice. . . Lorsque le soleil est levé, on remarque plutôt les pétales de fleurs agglutinés au sol volant au passage des bolides, ou bien des spectateurs jetant des confettis. Les détails sont nombreux et on pourrait aussi énumérer la vie sauvage qui s’active parfois sur le bord de la route. Mais il est toutefois difficile d’observer tous ces mouvements quand on a la tête dans le volant, d’autant plus que la vue cockpit s’avère elle aussi très plaisante.

test_driveclub_ps4_4La conduite de Driveclub se situe à mi-chemin entre l’arcade et la simulation. Une position plutôt bancale qui donne souvent l’impression de jouer à l’Auto-Tune des jeux de caisse, une simulation automobile où toutes les aides seraient activées par défaut. Il est d’ailleurs impossible d’effectuer un quelconque réglage dans les options et le garage sert seulement à changer la peinture de sa carrosserie; il n’y a donc pas non plus de tuning. Après quelques minutes d’adaptation, la conduite se révèle fluide et agréable, et les sensations de vitesse bonnes. Le véhicule répond parfaitement au doigt et à l’oeil, probablement beaucoup trop pour les puristes, et le gameplay est très tolérant, notamment au niveau des accrochages. Il existe ainsi bien des dégâts, mais ceux-ci sont purement cosmétiques.

Dans ces conditions, comment différencier les meilleurs pilotes? La réponse est simple et se résume à la recherche de la trajectoire parfaite, comme dans tous les jeux de voiture en somme. On retrouve aussi un système d’XP qui permet de débloquer au fur et à mesure de nouveaux véhicules. Chaque action ou presque confère des points d’expérience. Passer un adversaire rapporte 500 points; rouler à folle allure ou drifter permet aussi d’engranger quelques points supplémentaires. Driveclub récompense le style, mais aussi la conduite. Le jeu baisse notre score à chaque contact ou sortie de piste. Pire encore, et c’est sans doute le point le plus frustrant, on recense aussi des pénalités qui obligent le conducteur à rouler au pas pendant quelques secondes. Cela intervient sur une collision trop prononcée (exemple : s’appuyer sur les adversaires pour mieux freiner) ou lorsqu’il y a une tentative de fraude en coupant honteusement un virage. Jusque-là, rien de bien anormal, mais ces sanctions paraissent bien souvent aléatoires et même parfois exagérées. De même, perdre 200pts d’XP quand le concurrent de derrière oublie de freiner dans un virage est souvent agaçant.

test_driveclub_ps4_5Outre des courses classiques contre une dizaine d’adversaires, on retrouve aussi dans Driveclub des contre-la-montre ou quelques épreuves de drift. Mais le coeur même du jeu reste la compétition ou plutôt les défis. On retrouve d’ailleurs bien là l’héritage de Motorstorm RC. La page d’accueil du jeu énumère les différents événements qui se sont passés depuis la dernière connexion, dont le résultat de précédents défis auxquels on a pu participer. De même, une case challenge fait son apparition sur le menu principal afin de lister une partie des temps et scores récemment réalisés, ou bien tout simplement pour créer son propre défi. Les ressemblances avec MotorStorm ne s’arrêtent pas là. La progression dans le mode solo est une succession de courses avec des catégories de véhicules imposées. Aucun mode carrière à l’horizon donc, simplement de nouveaux bolides qui se débloquent au fur et à mesure et une difficulté qui grimpe à chaque fois. L’intelligence artificielle rappelle aussi l’ancienne licence phare d’Evo’. Les adversaires se veulent souvent agressifs et n’hésitent pas à donner quelques coupq de volant pour se faire respecter. L’IA adopte aussi un comportement réaliste; on évite l’effet petit-train / queuleuleu et on assiste à la place à des erreurs parfois synonymes de sorties de piste.

Globalement, Driveclub reste une expérience solitaire que ce soit dans le mode ‘campagne’, le très paramétrable ‘course unique’ ou bien les défis en ligne cités plus hauts. Les clubs fortement mis en avant par Sony à travers la promotion du jeu ne changent pas vraiment la donne puisqu’ils incitent principalement à se mesurer à des scores et chronos établis par d’autres écuries. Cela reste finalement assez classique mis à part que l’on roule cette fois-ci pour la gloire de son club, et non plus pour la sienne. Les groupes d’amis bien déterminés à montrer qu’ils sont les meilleurs pilotes seront les plus intéressés par cette fonctionnalité, mais dans les faits, cela reste encore un peu léger. La consolation se fait toutefois avec les récompenses puisque là aussi, à chaque montée de niveau, de nouvelles voitures se débloquent. Enfin, Driveclub embarque un mode multi compétitif, c’est-à-dire des courses en ligne toutes découpées sous forme de salons. On retrouve là la même formule que pour le mode solo avec des courses intéressantes au dénivelé souvent marqué, des mini-défis, et d’excellentes sensations de vitesse. Du tout bon, mis à part des salons pas toujours très fréquentés (mais le jeu n’était pas encore sorti au moment des sessions de test) et des adversaires (comprendre journalistes) qui tendent parfois à confondre Driveclub avec Destruction Derby.

test_driveclub_ps4_3Driveclub embarque au total une cinquantaine de véhicules et à peu près autant de circuits différents — dont une grosse partie en mode reverse, le tout divisé en 5 pays (Canada, Inde, Ecosse, Norvège et Chili) afin de varier les environnements et les ambiances. Le contenu pourra paraîre un poil juste mais Evolution Studios a pensé à tout et a déjà annoncé un. . . season-pass à 25€ qui fera naturellement grincer des dents. Celui-ci rajoutera notamment 38 voitures, mais Evo prévoit aussi de fournir du contenu gratuit sur ces 9 prochains mois dont 9 bolides et surtout 11 tracés. A cela, on ajoutera aussi le patch météo dont on avait parlé plus haut et on espère aussi un effort sur la bande-son qui est au demeurant insipide; cela explique sans doute pourquoi elle est par défaut désactivée. Et dire qu’autrefois MotorStorm proposait David Bowie ou Wolfmother. . .

Evo’ compte donc soutenir son jeu après son lancement, mais aussi dès le jour J avec une version PS+ gratuite au contenu amoindri, c’est-à-dire un seul pays (l’Inde), 11 courses, 10 véhicules mais l’accès à tous les modes de jeu. Une grosse démo qui permettra aussi à certain de se décider avant d’opter pour la version finale du jeu. Car en l’état, Driveclub ne plaira pas à tout le monde à cause de son côté trop arcade, mais il devrait justement aussi séduire le plus grand nombre grâce à sa conduite aussi agréable qu’accessible, et des défis certes classiques, mais bien mis en avant pour être définitivement accrocheurs, que l’on concoure seul ou en équipe.

Driveclub est développé par Evolution Studios et édité par Sony Computer Entertainment. Jeu disponible le 8 octobre 2014 sur PlayStation 4. PEGI 3. Ce test de Driveclub a été réalisé sur PS4 et sur PSVita via le Remote-Play.

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GTA 6, PS6, Xbox, Switch 2 : le replay de La Team Le Respawn est disponible ! Toutes les grosses news gaming de la semaine

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GTA 6, PlayStation Plus, Xbox, Nintendo Switch 2, Yoshi, LEGO Batman, Forza Horizon 6… cette semaine encore, l’actualité jeux vidéo a été particulièrement riche. Si vous avez raté le direct, le replay de La Team Le Respawn est désormais disponible !

Pendant près de deux heures, nous avons décrypté les plus grosses annonces gaming du moment, analysé les stratégies de Sony, Microsoft et Nintendo, débattu des prix du jeu vidéo et partagé nos coups de cœur gaming et streaming du moment.

Le replay de La Team Le Respawn : toute l’actualité jeux vidéo de la semaine

Chaque mercredi, La Team Le Respawn revient en direct sur les sujets qui agitent le monde du gaming, de la tech et de la pop culture. L’objectif ? Aller plus loin qu’une simple news et proposer du décryptage, du débat, des avis sans langue de bois et une vraie émission pensée pour les passionnés de jeux vidéo.

Dans ce nouvel épisode, plusieurs sujets majeurs ont fait réagir la communauté.

GTA 6 : où est le Trailer 3 ?

Impossible de passer à côté du phénomène GTA 6. Alors que le second trailer continue d’exploser les records de vues, une nouvelle théorie autour du Trailer 3 de GTA 6 a enflammé Internet.

Une simple plaque d’immatriculation aperçue dans une communication récente de Rockstar a suffi à relancer toutes les spéculations autour d’une possible annonce imminente.

Simple coïncidence ou véritable indice caché ? Nous revenons sur toutes les théories et les attentes autour du jeu le plus attendu de l’histoire.

Sony change de stratégie : PlayStation abandonne les jeux solo sur PC ?

C’est probablement l’un des sujets les plus débattus de la semaine.

Selon plusieurs informations, les grosses exclusivités solo des PlayStation Studios pourraient ne plus arriver sur PC, contrairement à la stratégie mise en place ces dernières années avec God of War, Spider-Man, Horizon ou encore The Last of Us.

Sony ferait-il machine arrière ?

Dans l’émission, nous analysons les raisons possibles de ce changement stratégique : baisse des ventes sur PC, volonté de renforcer la PS5 et le PlayStation Store, ou préparation d’une future PS6 plus agressive ?

Hausse du prix du PlayStation Plus : le jeu vidéo devient-il trop cher ?

Autre gros débat du replay : l’augmentation des tarifs du PlayStation Plus.

Sony a officialisé une nouvelle hausse de prix dans plusieurs régions, relançant une question que beaucoup de joueurs se posent aujourd’hui :

Le jeu vidéo devient-il un loisir de luxe ?

Entre le prix des consoles, les jeux à 80 euros, les abonnements mensuels et les microtransactions, nous avons débattu sans filtre de l’explosion des coûts dans l’industrie du gaming.

Xbox change tout : retour des exclusivités, rétrocompatibilité et Xbox Live gratuit ?

Chez Microsoft aussi, les lignes bougent.

Xbox a récemment relancé un système de consultation communautaire afin de permettre aux joueurs de voter pour les fonctionnalités qu’ils souhaitent voir revenir.

Et les demandes sont claires :

  • Le retour de vraies exclusivités Xbox
  • Encore plus de rétrocompatibilité Xbox 360
  • Un Xbox Live gratuit
  • Une stratégie plus proche des attentes historiques des fans

Une manière pour Microsoft de reconquérir une partie de sa communauté avant la prochaine génération de consoles.

Nintendo Switch 2 : Yoshi revient avec un nouvel univers

Bonne nouvelle pour les fans Nintendo : Yoshi and the Mysterious Book arrive sur Nintendo Switch 2.

Comme souvent avec les jeux Yoshi, Nintendo mise sur une direction artistique originale et un gameplay accessible mais malin.

Après les univers en laine, carton ou papier, ce nouvel épisode promet une aventure colorée avec un mystérieux livre magique au cœur du gameplay.

Forza Horizon 6 : direction le Japon pour le plus grand épisode de la série ?

Après des années de demandes de la communauté, Forza Horizon 6 emmène enfin les joueurs au Japon.

Tokyo, routes de montagne idéales pour le drift, Mont Fuji, paysages traditionnels… cet opus pourrait bien devenir le plus ambitieux de toute la franchise.

Avec plus de 550 véhicules personnalisables, Xbox veut clairement frapper fort sur le terrain des jeux de course.

LEGO Batman : un hommage ultime au Chevalier Noir

Autre surprise de l’émission : LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier Noir.

Ce nouvel opus mélange humour LEGO et ambiance plus sombre inspirée des films Batman et des jeux Arkham.

De Batman Begins à The Dark Knight, en passant par The Batman ou les comics cultes, le jeu multiplie les références et pourrait bien séduire aussi bien les fans de LEGO que ceux de DC Comics.

Nos recommandations séries et streaming

Comme chaque semaine, nous avons également partagé nos recommandations séries :

The Boroughs sur Netflix, un mélange entre Stranger Things et une maison de retraite complètement déjantée.

Jack Ryan : Guerre Fantôme sur Prime Video, avec espionnage, CIA et ambiance Tom Clancy.

Vanished sur Max, une série thriller portée par Kaley Cuoco dans une intrigue mystérieuse tournée en partie à Marseille.

Regardez le replay de La Team Le Respawn

Si vous aimez l’actualité jeux vidéo, le gaming, les débats sans filtre, les tests et la pop culture, ce replay est fait pour vous.

Entre GTA 6, PlayStation, Xbox, Nintendo Switch 2, PS6, streaming, cinéma et séries, cette émission résume tout ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine dans le monde du divertissement.

Le replay de La Team Le Respawn est disponible dès maintenant sur YouTube.

Écoutez aussi La Team Le Respawn en podcast

Vous préférez écouter l’émission en voiture, dans les transports ou pendant une session gaming ?

Bonne nouvelle : La Team Le Respawn est également disponible en podcast audio !

Retrouvez chaque semaine tous nos débats sur GTA 6, Xbox, PlayStation, Nintendo Switch 2, jeux vidéo, cinéma, streaming, pop culture et high-tech, en version audio sur vos plateformes préférées.

🎙️ Le podcast La Team Le Respawn est disponible sur :

Et les principales plateformes de podcast : Spotify, Apple Podcasts, Deezer, Amazon Music

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PS5, Xbox : Les exclusivités peuvent-elles vraiment faire leur retour ?

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Sony a confirmé le retour des exclusivités pour ses jeux PS5 solos. Du côté de Microsoft, le même genre de réflexion est en cours au sujet de la Xbox. Mais est-ce bien raisonnable ?

Cet article est un aperçu de la prochaine newsletter Le Résumé Jeu Vidéo publiée gratuitement chaque vendredi.

En début de semaine, Sony a tenu un townhall, une visio conférence avec les employés PlayStation. Au cours de cet événement, le constructeur japonais a tenu à confirmer une rumeur parue ces dernières semaines. Oui, il revient en partie aux exclusivités. Ses jeux solos sortiront désormais uniquement sur les consoles PlayStation et ne seront plus portés sur PC.

Sony revoit totalement le fonctionnement de ses exclusivités PlayStation

Depuis de longues années, Sony avait revu sa notion d’exclusivité. Pas mal de ses jeux produits en internes ou édités par ses soins partaient un peu partout. MLB The Show est ainsi sur Xbox et Switch. LEGO Horizon s’est aventuré sur Switch. Helldivers 2 est arrivé sur Xbox. Et beaucoup, beaucoup de jeux ont connu un portage PC.

Tout cela est lié à différents choix stratégiques. MLB The Show était une demande de l’ayant droit. LEGO Horizon l’était peut-être également. Ou bien Sony souhaitait surfer sur le gros succès des jeux LEGO sur Switch. Helldivers 2 répond à une autre logique. C’est un jeu-service, il a besoin d’une forte communauté pour durer… et générer pas mal de revenus en micro-transactions.

Tout est lié à des obligations ou des opportunités financières.

Les jeux PC sont comme de l’argent gratuit

Il y a quelques temps, Shuhei Yoshida, ancien patron des studios PlayStation, comparait sortir des jeux PlayStation sur PC à imprimer des billets. Cela signifie que sans effort, Sony pouvait gagner des dizaines voire des centaines de millions d’euros.

« Sortir un jeu sur PC permet de toucher une nouvelle audience, notamment dans les pays où les consoles ne sont que peu populaires. Cela rajoute aussi une entrée d’argent supplémentaire car porter un jeu sur PC est bien onéreux que créer un jeu. C’est comme imprimer des briller, et cela permet de recouper des investissements alors que les coûts de développement augmentent. » explique l’ancien dirigeant japonais.

En 2022, Sony annonçait fièrement que les portages PC de Horizon Zero Dawn, God Of War et Days Gone avaient rapporté près de 100M$ à travers 4M de ventes. Et preuve de cet engouement, quelques mois plus tôt, Sony s’offrait Nixxes, studio hollandais spécialisé dans les portages PC.

Avec le temps, les ventes ont toutefois diminué.

Le PC est devenu un danger pour Sony

Le PC était un eldorado pour Sony. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Bloomberg rapporte que le Japonais ne s’y retrouverait plus. Le gain financier serait moindre et ne compenserait pas l’impact qu’il a sur l’image PlayStation. Forcément, quand un God Of War sort sur PC, la PS5 apparaît plus dispensable.

Autre souci : le Project Helix. Microsoft n’a pas caché son envie de sortir une console next-gen aux faux airs de PC, compatible avec diverses boutiques en ligne. En d’autres termes, la prochaine Xbox sera capable de faire tourner des jeux PC issus de l’Epic Games Store ou Steam… dont les futures productions PlayStation. Là encore, cela aurait un sacré impact négatif pour Sony qui préfère alors se retirer de ce marché.

Contrairement à Returnal dont il est la suite spirituelle, l’excellent Saros ne sortira pas sur PC.

Ghost Of Yotei et Saros ne connaitront pas de portages PC et resteront exclusifs à la PlayStation 5. Il en va de même pour les futures productions internes comme Marvel’s Wolverine ou Intergalactic: The Heretic Prophet de Naughty Dog.

En revanche, les jeux multijoueur (Marvel Tokon) ou issus de studios tiers (Kena: Scars of Kosmora) seront bien multiplateforme, du moins sur PC.

Sony souhaite protéger sa PlayStation 5. Elle fait maintenant de ses exclusivités de magnifiques ambassadeurs. Elles doivent pousser à l’achat d’une PS5, ou conserver la base de joueurs qui pourront ensuite dépenser sur le PlayStation Store. Rappelons que la moitié des revenus de PlayStation dans le segment jeu est lié aux micro-transactions (Fortnite, Roblox, GTA, Call Of Duty etc.)

La réalité économique est toutefois terrifiante en matière d’exclusivités. Les jeux sont de plus en plus chers et certains titres dépassent aisément les 200 voire 300M$ de budget. Il faut alors vendre plusieurs millions de jeux pour être rentable. Se couper du PC, un marché gigantesque, ressemble alors à un vrai pari.

Xbox va-t-il suivre ?

L’an dernier, Microsoft a sorti Gears Of War sur PlayStation 5. Cette année, ce sont Halo, Fable et Forza Horizon qui débarqueront sur la console de Sony.

Autrefois, cela semblait inimaginable. Mais Microsoft n’avait pas le choix.

Le Masterchief, le regard tourné vers l’avenir, celui qui le mènera sur… PS5.

Son cas diffère de celui de Sony. Xbox n’est pas leader du marché et vend beaucoup moins de consoles que son concurrent principal. Xbox repose également beaucoup sur le Game Pass qui est un véritable frein à la ventes de jeux. De ce fait, dans une logique de rentabilité, Microsoft a dû se résigner à balancer ses jeux sur PlayStation et Switch. Et c’est en soi une excellente idée. Forza Horizon 5 a dépassé les 5 millions de ventes sur PS5 ; Microsoft a donc touché un chèque à 9 chiffres rien qu’avec ce titre.

A l’instar de la PS5, le multiplateforme a un impact sur l’image de marque. La Xbox perd en argument quand elle envoie ses jeux un peu partout. Sa communauté espère un retour aux exclusivités. Asha Sharma, nouvelle patronne de Xbox, dit y réfléchir. Reste à voir si cela est compatible avec les objectifs de Microsoft en guise de rentabilité. Comme toujours, tout est une question d’argent.

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Pourquoi Xbox change tout ? 

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Le modèle économique du jeu vidéo est en pleine révolution. Pendant des années, les règles semblaient simples : vendre des consoles, des jeux physiques et miser sur quelques blockbusters annuels. Mais aujourd’hui, tout change.

Game Pass, cloud gaming, hausse des prix, abonnements, acquisitions à plusieurs milliards, nouveaux usages des joueurs… Les géants du secteur comme Xbox, PlayStation et Nintendo repensent totalement leur stratégie.

Dans le nouvel épisode du podcast « Tant qu’il y aura du Wi-Fi », j’ai reçu Thomas Grellier, expert du marketing gaming ayant travaillé chez Xbox, Sega et Activision, pour décrypter les mutations profondes de l’industrie et comprendre ce qui attend les joueurs dans les prochaines années.

Un échange passionnant qui permet de mieux comprendre pourquoi le business du jeu vidéo n’a jamais autant changé.

Pourquoi Xbox change complètement sa stratégie

Pendant longtemps, Xbox a mené une guerre classique face à PlayStation : vendre des consoles et des exclusivités.

Mais depuis quelques années, Microsoft semble jouer une toute autre partie.

Regarder le podcast sur YouTube :

Xbox veut-il devenir le Netflix du jeu vidéo ?

Avec le Xbox Game Pass, Microsoft ne vend plus uniquement une machine.

La stratégie est désormais beaucoup plus large :

  • jouer partout,
  • accéder à une immense bibliothèque,
  • consommer le jeu vidéo sous forme d’abonnement,
  • multiplier les points d’entrée entre console, PC et cloud.

Cette approche change totalement la manière dont les joueurs découvrent les jeux.

Mais elle soulève aussi de nombreuses questions.

Le Game Pass est-il réellement rentable ?

C’est probablement l’un des plus gros débats du gaming actuel.

Le modèle abonnement peut-il remplacer les ventes traditionnelles ?

Les studios peuvent-ils encore survivre si les habitudes de consommation changent totalement ?

Dans le podcast, Thomas Grellier partage son analyse sur la stratégie de Microsoft et sur les ambitions de Xbox à long terme.

PlayStation face à un tournant stratégique ?

Pendant des années, Sony dominait largement le marché des consoles.

Mais le contexte a changé.

Aujourd’hui, plusieurs décisions récentes font débat :

  • augmentation du prix des consoles,
  • hausse du prix des jeux,
  • stratégie autour des exclusivités,
  • repositionnement du PlayStation Plus.

Sony peut-il conserver son leadership ?

Face à un Xbox plus agressif sur les services et un Nintendo toujours imprévisible, PlayStation doit aujourd’hui composer avec un marché devenu beaucoup plus concurrentiel.

Dans cet épisode, nous revenons sur les défis qui attendent Sony et les choix stratégiques qui pourraient définir l’avenir de PlayStation.

Nintendo : le constructeur qui continue de surprendre

S’il y a bien une entreprise impossible à prédire, c’est Nintendo.

La Nintendo Switch est devenue un phénomène mondial, malgré les doutes initiaux de nombreux analystes.

Mais aujourd’hui, le contexte est différent.

Nintendo peut-il réussir l’après Switch ?

La future génération de consoles Nintendo cristallise énormément d’attentes.

Entre innovation, puissance technique et prix, la marque japonaise doit réussir un équilibre délicat.

Thomas Grellier revient sur :

  • les défis futurs de Nintendo,
  • les attentes des joueurs,
  • la pression autour de la nouvelle génération,
  • les erreurs à éviter.

Le marketing gaming a totalement changé

Autrefois, vendre un jeu vidéo passait essentiellement par :

  • la télévision,
  • les magazines spécialisés,
  • les salons comme l’E3,
  • les campagnes média classiques.

Aujourd’hui, tout fonctionne autrement.

Les influenceurs ont-ils remplacé les médias traditionnels ?

TikTok, YouTube, Twitch, créateurs de contenu, campagnes communautaires…

Le marketing gaming est devenu beaucoup plus organique et conversationnel.

Certaines campagnes cartonnent.

D’autres échouent malgré des budgets colossaux.

Dans le podcast, Thomas explique pourquoi les éditeurs doivent désormais penser différemment leur communication.

Succès, échecs et nouveaux enjeux du jeu vidéo

L’épisode revient également sur plusieurs exemples récents du marché.

Pourquoi certains jeux explosent malgré des budgets limités ?

Pourquoi certains gros projets AAA rencontrent plus de difficultés qu’avant ?

Des jeux comme Crimson Desert ou Toxic Commando permettent justement de mieux comprendre les transformations actuelles du secteur.

Quel futur pour le jeu vidéo ?

Cloud gaming, intelligence artificielle, explosion des coûts de production, disparition progressive du physique…

L’industrie du jeu vidéo est-elle en train de vivre sa plus grande mutation ?

C’est la grande question posée dans cet épisode.

Et certaines réponses pourraient surprendre même les joueurs les plus passionnés.

Regardez le podcast complet sur YouTube

Si vous aimez comprendre les coulisses du business du jeu vidéo, les stratégies de Xbox, PlayStation et Nintendo, ou les tendances qui vont transformer le gaming, cet épisode de « Tant qu’il y aura du Wi-Fi » mérite votre attention.

Le podcast est également disponible sur les principales plateformes audio.

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