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Test : Watch Dogs (PS4)
En juin 2012, Ubisoft crée la surprise en présentant pour la première fois Watch Dogs à travers une impressionnante vidéo de gameplay. Le jeu est alors officiellement annoncé sur PC, Xbox 360 et PS3 pour fin 2013, et chacune de ses apparitions fait l’événement. Cela se comprend facilement : ce titre s’attaque de plein fouet à GTA, est une nouvelle licence, repose sur un concept intéressant et possède des graphismes somptueux. Mais Watch Dogs est surtout un projet extrêmement ambitieux pour Ubisoft, qui n’a pas hésité à déployer un gros budget pour la campagne marketing et le développement même du jeu, comme en témoigne le générique de fin qui frôle les 18 minutes. Des moyens colossaux qui ont nourri au fil du temps de belles promesses, celle d’un blockbuster à l’esthétique irréprochable et, potentiellement, de l’un des meilleurs jeux de 2014. Place au verdict.
Toute l’action de Watch Dogs se déroule à Chicago et dans ses environs. Point de prohibition ou d’Al Capone à l’horizon, place au XXIè siècle et ctOS, un logiciel régissant toutes les infrastructures de la ville : cela va du trafic routier aux communications, en passant par les systèmes de sécurité. Bien sûr, mettre la main sur ctOS revient finalement à posséder les clefs de la ville et à accéder à l’empreinte numérique de chaque habitant : ce programme informatique, en plus de gérer tout le réseau électrique, prend aussi le temps de stocker des données personnelles sur chaque individu. Exit la vie privée.
Aiden Pearce, le héros de Watch Dogs, vit justement à Chicago. Après une affaire qui tourne mal et le meurtre de sa nièce sous ses yeux, Aiden vit pour se venger; il n’arrive pas à oublier ce qui s’est passé autrefois. Il est obnubilé par cet accident mortel et compte bien remonter étape par étape la piste du commanditaire de cet acte. Les choses ne sont bien entendu pas si simples et Aiden Pearce va croiser tout au long de l’aventure de nombreux truands, hackers concurrents et autres mafieux qui tiennent sous contrôle une partie de la ville. Certains l’aideront, d’autres lui mettront des bâtons dans les roues. Le casting, malgré quelques clichés, s’avère réussi et la VF est d’une excellente qualité avec notamment un très bon Jean-Pierre Michael (doubleur de John Reese dans Person Of Interest) dans le rôle du héros. La belle performance de l’acteur français ne nous fait cependant pas oublier qu’Aiden Pearce est tout sauf charismatique et que son manque d’expressions faciales en est presque ridicule dans de nombreuses situations. C’est d’autant plus dérangeant que les autres protagonistes ont bénéficié d’un soin tout particulier.
Jamais sans sa casquette, même quand il décide de faire quelques brasses coulées, Aiden Pearce, hacker de son métier, ne quitte jamais son smartphone, celui-ci étant son bien le plus précieux. C’est même un objet vital pour sa survie puisqu’il est tout simplement relié à ctOS. Chicago n’a alors plus de secret pour Pearce, tout comme l’intimité de chaque passant. Marcher dans la rue, le téléphone à la main, permet en effet de connaître les particularités de chaque personne qu’il croise : que ce soit un hobby, ou bien un vice. . . Mais le Profiler — c’est le nom du portable, est aussi capable d’interagir avec l’environnement. Le hacking est LA grande feature de Watch Dogs et demeure très réussi. C’est d’ailleurs cet aspect qui lui confère son originalité. Ce n’est pas un simple gadget, c’est véritablement au coeur même du jeu.
On ne cachera pas que sans le piratage, Watch Dogs paraîtrait tout de suite beaucoup plus classique. Ce n’est d’ailleurs pas vraiment un GTA-Like à proprement parlé et il tend plutôt vers le jeu d’action en monde-ouvert. Les missions de la campagne sont également un brin répétitives et se résument facilement ainsi : se rendre à un endroit précis, vider la zone de ses ennemis, pirater un terminal via un mini-jeu et fuir à pied ou en voiture. Comme dans tout open-world, la conduite prend une place importante au sein même du jeu et est ici très arcade. Les véhicules sont scotchés au sol, la physique des bolides est assez étrange et le moindre accrochage n’est en rien pénalisant. Même en moto les accidents sont extrêmement rares malgré des chocs qui paraissent pourtant violents. Mais non, Aiden ne chute presque jamais et reste cramponné au guidon comme si de rien n’était. Forcément, ce choix de proposer un tel gameplay au niveau de la conduite permet de fluidifier l’action puisque l’échec au volant n’existe presque pas. Le joueur se sent alors surpuissant et cela simplifie grandement les choses, ce qui peut être déstabilisant.
Ce n’est pas pour autant qu’échapper aux adversaires devient un parcours de santé, puisque les véhicules de la police ou des malfrats restent tenaces. S’il est impossible (et c’est fort dommage) de tirer tout en conduisant, il est en revanche autorisé d’utiliser son téléphone au volant. Certes, la loi française n’aime pas ça, mais il s’agit là d’une question de vie ou de mort. Ainsi, lors des courses-poursuites, Aiden peut activer des bornes rétractables, actionner des ponts, faire apparaître des herses. . . Les courses deviennent alors plus dynamiques et les poursuivants lâchent rapidement prise après un accident. De même, modifier les feux à un carrefour donne l’occasion de créer un carambolage très scripté mais visuellement réussi. On peut sinon opter pour une fuite discrète en créant un blackout total pour disparaître dans la nuit, se cacher dans un garage ou grimper incognito dans le métro aérien, lui aussi piratable.
Les missions sont très classiques et se ressemblent toutes plus ou moins. Heureusement la jolie liberté d’action offerte tant par le gameplay que par level-design permet de varier les plaisirs si on le souhaite. A pied, le Profiler octroie la possibilité d’en apprendre plus sur chaque garde. Certains portent des explosifs que l’on peut actionner à distance, d’autres un téléphone qui peut servir de diversion. . . En piratant les caméras, on peut également avoir une vue globale de l’action et repérer les cibles prioritaires. Pour le reste, Watch Dogs est un TPS assez commun avec le choix d’y aller de manière furtive, avec un silencieux couplé à du bullet time, ou d’employer la force en faisant, par exemple sauter un panneau électrique avant de dégainer une mitrailleuse lourde. Les niveaux sont généralement assez ouverts et permettent d’aborder les situations sous divers angles et l’IA n’est pas très futée, à l’image de nombreux jeux de nos jours. Cela signifie qu’elle voit un peu devant elle, mais qu’elle n’est pas bien attentive à tout ce qui se passe tout autour. Cela nuit légèrement à l’immersion, mais rend l’infiltration plus permissive sans doute pour, une nouvelle fois, fluidifier l’action.
Watch Dogs se révèle agréable à jouer et on ressent vraiment la patte d’Ubisoft à tous les niveaux du gameplay : le jeu est ainsi très accessible, les indications visuelles se multiplient à l’écran pour guider le joueur etc. WD ressemble aussi à un melting-pot de nombreux jeux de la société française. Aiden Pearce est assez agile et peut tout enjamber en maintenant simplement une touche comme dans Assassin’s Creed tandis que la conduite arcade et la présence d’une très sympathique vue-volant rappellent Driver. Quant aux phases d’actions, difficile de ne pas voir là Splinter Cell. On ne retrouve pas la même richesse que dans les aventures de Sam Fisher, mais il y a quand même de nombreuses similarités : on peut tagger les ennemis pour les faire apparaître en surbrillance, le système de couverture est très similaire et les ennemis se fient toujours à la dernière position connue d’Aiden lors des gunfights. Enfin, de nombreux easter-eggs et autres clins d’oeil aux jeux d’Ubi sont disséminés un peu partout.
Quitte à se répéter, c’est vraiment tout le gameplay lié au piratage qui offre une véritable plus-value au jeu et lui permet donc de sortir du lot. La mise-en-scène est quant à elle assez plate, à l’exception de quelques cas, notamment l’acte III. Watch Dogs mise tout sur la liberté d’action pour capter le joueur. Il y a bien entendu aussi l’histoire générale du jeu qui est plutôt plaisante malgré un côté prévisible et son manque de vrai retournement de situation. Quant aux thèmes abordés, outre la vengeance bien sûr, cela parle beaucoup d’espionnage, de trahison, de kidnapping ou encore d’intrusion informatique. . . L’autre vecteur, qui peut ou plutôt aurait dû être une motivation supplémentaire pour continuer l’aventure, est l’aspect visuel. Les dernières vidéos ont cependant éventé la surprise : Watch Dogs n’est pas aussi beau que lors de sa présentation en 2012. Il est même assez inégal avec des passages nocturnes et pluvieux très réussis et des moments en plein jour bien décevants. Certaines textures ne sont pas si next-gen et l’éclairage ne propose pas un rendu toujours très satisfaisant. Cela reste joli dans l’ensemble. Mais on est très loin de la claque graphique promise.
La campagne de Watch Dogs se boucle en une bonnee quinzaine d’heures et comprend environ 40 missions. Bien sûr, l’acte V, le dernier, ne constitue en rien la fin du jeu puisque de nombreux à-côtés sont disponibles au fur et à mesure de l’aventure. Le contenu est même assez massif avec une centaine de missions secondaires. De manière générale, on retrouve le même gameplay que dans la campagne principale. Il y a par exemple des courses ou des assassinats à effectuer : des véhicules escortent une personne en particulier et il faut l’abattre. Pour ce faire, on peut créer un accident en jouant avec les feux rouges, ou bien poser des explosifs au sol. . . Divers collectibles sont également cachés un peu partout, notamment dans le cadre d’enquêtes et on recense plusieurs mini-jeux dont certains semblent tout droit sortis de Saints Row. Il y a ainsi des courses aux pièces d’or, des sauts sur des fleurs géantes multicolores ou encore un Digital Trip qui met Aiden Pearce aux commandes d’une araignée robotique (Mecha Spider). Bref, la durée de vie de Watch Dogs est vraiment de qualité et pour ceux qui en veulent toujours plus, on retrouve même des défis aux échecs.
Un mode en ligne est également de la partie. Outre des courses classiques ou un simili-deathmatch caché en un CTF chaotique, on note surtout la possibilité d’envahir un autre joueur. Chicago est une ville dangereuse, de nombreux hackers se baladent dans les rues et sont amenés à se croiser. Si « l’envahisseur » a droit à un petit temps de chargement, la potentielle victime quant à elle ne remarque rien. Tout se fait de manière transparente et elle ignore totalement qu’un autre joueur vient de débarquer. Elle est simplement prévenue par un message au moment où le hack des données débute. Dès lors elle doit, à l’aide de son téléphone, débusquer son adversaire du jour tandis que ce dernier doit se cacher et se faire passer pour un piéton lambda. Naturellement, s’il est repéré, alors il doit fuir. Ou mourir sous le feu ennemi. Dans tous les cas, ce mode de jeu se révèle très réussi. Il y a d’un côté l’envie d’agir furtivement, de trouver le lieu idéal depuis lequel on peut observer l’adversaire sans qu’il puisse repérer l’oppresseur. De l’autre côté, ça reste un excellent coup de théâtre. On découvre qu’on n’est plus seul, qu’on est potentiellement observé depuis de longues minutes. Il faut agir, scanner tous les passants, fouiller les moindres recoins de la zone marquée sur le radar. Puis se venger en tirant quelques balles bien placées. A noter que l’on peut désactiver dans les options la possibilité de se faire envahir.
Watch Dogs reste différent d’un GTA. Ce dernier est d’ailleurs assez unique et propose une meilleure variété tant au niveau de ses missions que de sa map. WD est quant à lui beaucoup plus urbain et met en avant le piratage à toutes les sauces. Cela fonctionne bien, mais les missions restent toutes plus ou moins semblables. La faute à une mise en scène pas assez recherchée. La ville de Chicago n’est pas non plus aussi vivante que Los Santos qui est, d’autre part, beaucoup plus détaillée. Il y a certes de nombreux piétons qui n’hésitent pas à discuter entre eux, mais cela reste assez terne avec des réactions pas toujours convaincantes. Il y a aussi des faits assez curieux. On dénombre plusieurs abris bus, mais aucun bus en circulation. De même, des motos sont garées un peu partout mais on ne voit jamais de motards. Enfin, quand un camion de pompier essaie de se frayer un chemin parmi la circulation toute sirène hurlante, on se rend compte, lors de la poursuite, qu’il n’y a pas d’incendie; simplement des fausses alertes.
En définitive, et ce malgré de beaux efforts, Watch Dogs n’est pas un GTA-Killer. Cela ne remet pas en cause ses qualités et la production d’Ubisoft reste un très bon jeu d’action avec un online plutôt malin, un gros contenu, des mini-jeux surprenants et une campagne solo de bonne facture. Le hacking offre également de chouettes possibilités que l’on soit à pied ou en véhicule, et on prend un malin plaisir à jouer avec Chicago comme allié. Cependant, difficile de fermer les yeux sur des missions dont les objectifs se ressemblent tous. Il manque cette petite étincelle, des moments marquants bénéficiant d’une mise en scène plus explosive. On passe un très bon moment en compagnie du jeu mais le rythme est trop régulier. Nul doute que la très probable suite, d’ailleurs teasée à la fin du jeu, viendra corriger ces quelques défauts car, en l’état, Watch Dogs a un potentiel énorme pour concurrencer réellement GTA. Mais ce dernier reste actuellement intouchable même si, avec ses armes, Watch Dogs reste une alternative intéressante, sans dépasser pour autant le maître.
Watch Dogs est développé et édité par Ubisoft. Jeu sorti le 26 mai sur PlayStation 3, PlayStation 4, Xbox 360, Xbox One et PC, et prévu à une date indéterminée sur WiiU. Version testée : PS4. PEGI 18.
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GTA 6, PS6, Xbox, Switch 2 : le replay de La Team Le Respawn est disponible ! Toutes les grosses news gaming de la semaine
GTA 6, PlayStation Plus, Xbox, Nintendo Switch 2, Yoshi, LEGO Batman, Forza Horizon 6… cette semaine encore, l’actualité jeux vidéo a été particulièrement riche. Si vous avez raté le direct, le replay de La Team Le Respawn est désormais disponible !
Pendant près de deux heures, nous avons décrypté les plus grosses annonces gaming du moment, analysé les stratégies de Sony, Microsoft et Nintendo, débattu des prix du jeu vidéo et partagé nos coups de cœur gaming et streaming du moment.
Le replay de La Team Le Respawn : toute l’actualité jeux vidéo de la semaine
Chaque mercredi, La Team Le Respawn revient en direct sur les sujets qui agitent le monde du gaming, de la tech et de la pop culture. L’objectif ? Aller plus loin qu’une simple news et proposer du décryptage, du débat, des avis sans langue de bois et une vraie émission pensée pour les passionnés de jeux vidéo.
Dans ce nouvel épisode, plusieurs sujets majeurs ont fait réagir la communauté.
GTA 6 : où est le Trailer 3 ?
Impossible de passer à côté du phénomène GTA 6. Alors que le second trailer continue d’exploser les records de vues, une nouvelle théorie autour du Trailer 3 de GTA 6 a enflammé Internet.
Une simple plaque d’immatriculation aperçue dans une communication récente de Rockstar a suffi à relancer toutes les spéculations autour d’une possible annonce imminente.
Simple coïncidence ou véritable indice caché ? Nous revenons sur toutes les théories et les attentes autour du jeu le plus attendu de l’histoire.
Sony change de stratégie : PlayStation abandonne les jeux solo sur PC ?
C’est probablement l’un des sujets les plus débattus de la semaine.
Selon plusieurs informations, les grosses exclusivités solo des PlayStation Studios pourraient ne plus arriver sur PC, contrairement à la stratégie mise en place ces dernières années avec God of War, Spider-Man, Horizon ou encore The Last of Us.
Sony ferait-il machine arrière ?
Dans l’émission, nous analysons les raisons possibles de ce changement stratégique : baisse des ventes sur PC, volonté de renforcer la PS5 et le PlayStation Store, ou préparation d’une future PS6 plus agressive ?
Hausse du prix du PlayStation Plus : le jeu vidéo devient-il trop cher ?
Autre gros débat du replay : l’augmentation des tarifs du PlayStation Plus.
Sony a officialisé une nouvelle hausse de prix dans plusieurs régions, relançant une question que beaucoup de joueurs se posent aujourd’hui :
Le jeu vidéo devient-il un loisir de luxe ?
Entre le prix des consoles, les jeux à 80 euros, les abonnements mensuels et les microtransactions, nous avons débattu sans filtre de l’explosion des coûts dans l’industrie du gaming.
Xbox change tout : retour des exclusivités, rétrocompatibilité et Xbox Live gratuit ?
Chez Microsoft aussi, les lignes bougent.
Xbox a récemment relancé un système de consultation communautaire afin de permettre aux joueurs de voter pour les fonctionnalités qu’ils souhaitent voir revenir.
Et les demandes sont claires :
- Le retour de vraies exclusivités Xbox
- Encore plus de rétrocompatibilité Xbox 360
- Un Xbox Live gratuit
- Une stratégie plus proche des attentes historiques des fans
Une manière pour Microsoft de reconquérir une partie de sa communauté avant la prochaine génération de consoles.
Nintendo Switch 2 : Yoshi revient avec un nouvel univers
Bonne nouvelle pour les fans Nintendo : Yoshi and the Mysterious Book arrive sur Nintendo Switch 2.
Comme souvent avec les jeux Yoshi, Nintendo mise sur une direction artistique originale et un gameplay accessible mais malin.
Après les univers en laine, carton ou papier, ce nouvel épisode promet une aventure colorée avec un mystérieux livre magique au cœur du gameplay.
Forza Horizon 6 : direction le Japon pour le plus grand épisode de la série ?
Après des années de demandes de la communauté, Forza Horizon 6 emmène enfin les joueurs au Japon.
Tokyo, routes de montagne idéales pour le drift, Mont Fuji, paysages traditionnels… cet opus pourrait bien devenir le plus ambitieux de toute la franchise.
Avec plus de 550 véhicules personnalisables, Xbox veut clairement frapper fort sur le terrain des jeux de course.
LEGO Batman : un hommage ultime au Chevalier Noir
Autre surprise de l’émission : LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier Noir.
Ce nouvel opus mélange humour LEGO et ambiance plus sombre inspirée des films Batman et des jeux Arkham.
De Batman Begins à The Dark Knight, en passant par The Batman ou les comics cultes, le jeu multiplie les références et pourrait bien séduire aussi bien les fans de LEGO que ceux de DC Comics.
Nos recommandations séries et streaming
Comme chaque semaine, nous avons également partagé nos recommandations séries :
The Boroughs sur Netflix, un mélange entre Stranger Things et une maison de retraite complètement déjantée.
Jack Ryan : Guerre Fantôme sur Prime Video, avec espionnage, CIA et ambiance Tom Clancy.
Vanished sur Max, une série thriller portée par Kaley Cuoco dans une intrigue mystérieuse tournée en partie à Marseille.
Regardez le replay de La Team Le Respawn
Si vous aimez l’actualité jeux vidéo, le gaming, les débats sans filtre, les tests et la pop culture, ce replay est fait pour vous.
Entre GTA 6, PlayStation, Xbox, Nintendo Switch 2, PS6, streaming, cinéma et séries, cette émission résume tout ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine dans le monde du divertissement.
Le replay de La Team Le Respawn est disponible dès maintenant sur YouTube.
Écoutez aussi La Team Le Respawn en podcast
Vous préférez écouter l’émission en voiture, dans les transports ou pendant une session gaming ?
Bonne nouvelle : La Team Le Respawn est également disponible en podcast audio !
Retrouvez chaque semaine tous nos débats sur GTA 6, Xbox, PlayStation, Nintendo Switch 2, jeux vidéo, cinéma, streaming, pop culture et high-tech, en version audio sur vos plateformes préférées.
🎙️ Le podcast La Team Le Respawn est disponible sur :
Et les principales plateformes de podcast : Spotify, Apple Podcasts, Deezer, Amazon Music
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PS5, Xbox : Les exclusivités peuvent-elles vraiment faire leur retour ?
Sony a confirmé le retour des exclusivités pour ses jeux PS5 solos. Du côté de Microsoft, le même genre de réflexion est en cours au sujet de la Xbox. Mais est-ce bien raisonnable ?
Cet article est un aperçu de la prochaine newsletter Le Résumé Jeu Vidéo publiée gratuitement chaque vendredi.
En début de semaine, Sony a tenu un townhall, une visio conférence avec les employés PlayStation. Au cours de cet événement, le constructeur japonais a tenu à confirmer une rumeur parue ces dernières semaines. Oui, il revient en partie aux exclusivités. Ses jeux solos sortiront désormais uniquement sur les consoles PlayStation et ne seront plus portés sur PC.
Sony revoit totalement le fonctionnement de ses exclusivités PlayStation
Depuis de longues années, Sony avait revu sa notion d’exclusivité. Pas mal de ses jeux produits en internes ou édités par ses soins partaient un peu partout. MLB The Show est ainsi sur Xbox et Switch. LEGO Horizon s’est aventuré sur Switch. Helldivers 2 est arrivé sur Xbox. Et beaucoup, beaucoup de jeux ont connu un portage PC.
Tout cela est lié à différents choix stratégiques. MLB The Show était une demande de l’ayant droit. LEGO Horizon l’était peut-être également. Ou bien Sony souhaitait surfer sur le gros succès des jeux LEGO sur Switch. Helldivers 2 répond à une autre logique. C’est un jeu-service, il a besoin d’une forte communauté pour durer… et générer pas mal de revenus en micro-transactions.
Tout est lié à des obligations ou des opportunités financières.
Les jeux PC sont comme de l’argent gratuit
Il y a quelques temps, Shuhei Yoshida, ancien patron des studios PlayStation, comparait sortir des jeux PlayStation sur PC à imprimer des billets. Cela signifie que sans effort, Sony pouvait gagner des dizaines voire des centaines de millions d’euros.
« Sortir un jeu sur PC permet de toucher une nouvelle audience, notamment dans les pays où les consoles ne sont que peu populaires. Cela rajoute aussi une entrée d’argent supplémentaire car porter un jeu sur PC est bien onéreux que créer un jeu. C’est comme imprimer des briller, et cela permet de recouper des investissements alors que les coûts de développement augmentent. » explique l’ancien dirigeant japonais.
En 2022, Sony annonçait fièrement que les portages PC de Horizon Zero Dawn, God Of War et Days Gone avaient rapporté près de 100M$ à travers 4M de ventes. Et preuve de cet engouement, quelques mois plus tôt, Sony s’offrait Nixxes, studio hollandais spécialisé dans les portages PC.
Avec le temps, les ventes ont toutefois diminué.
Le PC est devenu un danger pour Sony
Le PC était un eldorado pour Sony. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Bloomberg rapporte que le Japonais ne s’y retrouverait plus. Le gain financier serait moindre et ne compenserait pas l’impact qu’il a sur l’image PlayStation. Forcément, quand un God Of War sort sur PC, la PS5 apparaît plus dispensable.
Autre souci : le Project Helix. Microsoft n’a pas caché son envie de sortir une console next-gen aux faux airs de PC, compatible avec diverses boutiques en ligne. En d’autres termes, la prochaine Xbox sera capable de faire tourner des jeux PC issus de l’Epic Games Store ou Steam… dont les futures productions PlayStation. Là encore, cela aurait un sacré impact négatif pour Sony qui préfère alors se retirer de ce marché.

Ghost Of Yotei et Saros ne connaitront pas de portages PC et resteront exclusifs à la PlayStation 5. Il en va de même pour les futures productions internes comme Marvel’s Wolverine ou Intergalactic: The Heretic Prophet de Naughty Dog.
En revanche, les jeux multijoueur (Marvel Tokon) ou issus de studios tiers (Kena: Scars of Kosmora) seront bien multiplateforme, du moins sur PC.
Sony souhaite protéger sa PlayStation 5. Elle fait maintenant de ses exclusivités de magnifiques ambassadeurs. Elles doivent pousser à l’achat d’une PS5, ou conserver la base de joueurs qui pourront ensuite dépenser sur le PlayStation Store. Rappelons que la moitié des revenus de PlayStation dans le segment jeu est lié aux micro-transactions (Fortnite, Roblox, GTA, Call Of Duty etc.)
La réalité économique est toutefois terrifiante en matière d’exclusivités. Les jeux sont de plus en plus chers et certains titres dépassent aisément les 200 voire 300M$ de budget. Il faut alors vendre plusieurs millions de jeux pour être rentable. Se couper du PC, un marché gigantesque, ressemble alors à un vrai pari.
Xbox va-t-il suivre ?
L’an dernier, Microsoft a sorti Gears Of War sur PlayStation 5. Cette année, ce sont Halo, Fable et Forza Horizon qui débarqueront sur la console de Sony.
Autrefois, cela semblait inimaginable. Mais Microsoft n’avait pas le choix.

Son cas diffère de celui de Sony. Xbox n’est pas leader du marché et vend beaucoup moins de consoles que son concurrent principal. Xbox repose également beaucoup sur le Game Pass qui est un véritable frein à la ventes de jeux. De ce fait, dans une logique de rentabilité, Microsoft a dû se résigner à balancer ses jeux sur PlayStation et Switch. Et c’est en soi une excellente idée. Forza Horizon 5 a dépassé les 5 millions de ventes sur PS5 ; Microsoft a donc touché un chèque à 9 chiffres rien qu’avec ce titre.
A l’instar de la PS5, le multiplateforme a un impact sur l’image de marque. La Xbox perd en argument quand elle envoie ses jeux un peu partout. Sa communauté espère un retour aux exclusivités. Asha Sharma, nouvelle patronne de Xbox, dit y réfléchir. Reste à voir si cela est compatible avec les objectifs de Microsoft en guise de rentabilité. Comme toujours, tout est une question d’argent.
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Pourquoi Xbox change tout ?
Le modèle économique du jeu vidéo est en pleine révolution. Pendant des années, les règles semblaient simples : vendre des consoles, des jeux physiques et miser sur quelques blockbusters annuels. Mais aujourd’hui, tout change.
Game Pass, cloud gaming, hausse des prix, abonnements, acquisitions à plusieurs milliards, nouveaux usages des joueurs… Les géants du secteur comme Xbox, PlayStation et Nintendo repensent totalement leur stratégie.
Dans le nouvel épisode du podcast « Tant qu’il y aura du Wi-Fi », j’ai reçu Thomas Grellier, expert du marketing gaming ayant travaillé chez Xbox, Sega et Activision, pour décrypter les mutations profondes de l’industrie et comprendre ce qui attend les joueurs dans les prochaines années.
Un échange passionnant qui permet de mieux comprendre pourquoi le business du jeu vidéo n’a jamais autant changé.
Pourquoi Xbox change complètement sa stratégie
Pendant longtemps, Xbox a mené une guerre classique face à PlayStation : vendre des consoles et des exclusivités.
Mais depuis quelques années, Microsoft semble jouer une toute autre partie.
Regarder le podcast sur YouTube :
Xbox veut-il devenir le Netflix du jeu vidéo ?
Avec le Xbox Game Pass, Microsoft ne vend plus uniquement une machine.
La stratégie est désormais beaucoup plus large :
- jouer partout,
- accéder à une immense bibliothèque,
- consommer le jeu vidéo sous forme d’abonnement,
- multiplier les points d’entrée entre console, PC et cloud.
Cette approche change totalement la manière dont les joueurs découvrent les jeux.
Mais elle soulève aussi de nombreuses questions.
Le Game Pass est-il réellement rentable ?
C’est probablement l’un des plus gros débats du gaming actuel.
Le modèle abonnement peut-il remplacer les ventes traditionnelles ?
Les studios peuvent-ils encore survivre si les habitudes de consommation changent totalement ?
Dans le podcast, Thomas Grellier partage son analyse sur la stratégie de Microsoft et sur les ambitions de Xbox à long terme.
PlayStation face à un tournant stratégique ?
Pendant des années, Sony dominait largement le marché des consoles.
Mais le contexte a changé.
Aujourd’hui, plusieurs décisions récentes font débat :
- augmentation du prix des consoles,
- hausse du prix des jeux,
- stratégie autour des exclusivités,
- repositionnement du PlayStation Plus.
Sony peut-il conserver son leadership ?
Face à un Xbox plus agressif sur les services et un Nintendo toujours imprévisible, PlayStation doit aujourd’hui composer avec un marché devenu beaucoup plus concurrentiel.
Dans cet épisode, nous revenons sur les défis qui attendent Sony et les choix stratégiques qui pourraient définir l’avenir de PlayStation.
Nintendo : le constructeur qui continue de surprendre
S’il y a bien une entreprise impossible à prédire, c’est Nintendo.
La Nintendo Switch est devenue un phénomène mondial, malgré les doutes initiaux de nombreux analystes.
Mais aujourd’hui, le contexte est différent.
Nintendo peut-il réussir l’après Switch ?
La future génération de consoles Nintendo cristallise énormément d’attentes.
Entre innovation, puissance technique et prix, la marque japonaise doit réussir un équilibre délicat.
Thomas Grellier revient sur :
- les défis futurs de Nintendo,
- les attentes des joueurs,
- la pression autour de la nouvelle génération,
- les erreurs à éviter.
Le marketing gaming a totalement changé
Autrefois, vendre un jeu vidéo passait essentiellement par :
- la télévision,
- les magazines spécialisés,
- les salons comme l’E3,
- les campagnes média classiques.
Aujourd’hui, tout fonctionne autrement.
Les influenceurs ont-ils remplacé les médias traditionnels ?
TikTok, YouTube, Twitch, créateurs de contenu, campagnes communautaires…
Le marketing gaming est devenu beaucoup plus organique et conversationnel.
Certaines campagnes cartonnent.
D’autres échouent malgré des budgets colossaux.
Dans le podcast, Thomas explique pourquoi les éditeurs doivent désormais penser différemment leur communication.
Succès, échecs et nouveaux enjeux du jeu vidéo
L’épisode revient également sur plusieurs exemples récents du marché.
Pourquoi certains jeux explosent malgré des budgets limités ?
Pourquoi certains gros projets AAA rencontrent plus de difficultés qu’avant ?
Des jeux comme Crimson Desert ou Toxic Commando permettent justement de mieux comprendre les transformations actuelles du secteur.
Quel futur pour le jeu vidéo ?
Cloud gaming, intelligence artificielle, explosion des coûts de production, disparition progressive du physique…
L’industrie du jeu vidéo est-elle en train de vivre sa plus grande mutation ?
C’est la grande question posée dans cet épisode.
Et certaines réponses pourraient surprendre même les joueurs les plus passionnés.
Regardez le podcast complet sur YouTube
Si vous aimez comprendre les coulisses du business du jeu vidéo, les stratégies de Xbox, PlayStation et Nintendo, ou les tendances qui vont transformer le gaming, cet épisode de « Tant qu’il y aura du Wi-Fi » mérite votre attention.
Le podcast est également disponible sur les principales plateformes audio.
