Jeux Vidéo
E3 2014 – Retour sur la conférence de Sony
Sony peut aborder cet E3 avec sérénité. Certes sa Vita fait office de figuration dans le cadre du paysage vidéoludique, mais sa PlayStation 4 tutoie les sommets. Ce n’est pas pour autant que Sony doit se reposer sur ses lauriers. La guerre des consoles est une longue bataille, et une victoire à l’E3 reste très importante. Pour cela, il faut savoir surprendre, captiver et étonner, d’autant plus que la conférence E3 de Sony est à 3h du matin, heure française.
The Last Guardian, Crash Bandicoot, Shenmue 3, Resident Evil 7, Parappa The Rapper. . . On aura vu beaucoup de noms se succéder avant la conférence de Sony mais aucun de ces titres ne furent présents. Existent-ils vraiment après tout? Sony a plutôt fait dans le classique cette nuit avec plusieurs annonces de jeu, beaucoup de bavardage et un final époustouflant grâce à Uncharted.
Tout a commencé avec Destiny, le nouveau FPS d’Activision développé par les créateurs d’Halo. On le sait, Activision travaille main dans la main avec Sony pour installer la licence et le constructeur japonais a une nouvelle fois tenu à le rappeler. Outre du contenu exclusif à la sortie du jeu, la beta de Destiny débutera le 17 juillet sur PS3 et PS4, et plus tard sur Xbox, tandis qu’une Alpha, avec des personnes triées sur le volet, commencera très prochainement. Mais ce n’est pas tout puisque un bundle sera proposé le 9 septembre, date de sortie du jeu. Il contiendra bien entendu Destiny, un code pour bénéficier pendant 30 jours du PlayStation Plus et une PlayStation 4 blanche. On rappelle qu’à l’heure actuelle, la PS4 n’est vendu qu’en un seul coloris : noir (Jet Black).
Cette bonne relation avec les éditeurs tiers ne s’arrête pas à Destiny. Deep Silver a ainsi choisi la scène de Sony pour officialiser Dead Island 2, Blizzard a ajouté les infectés de The Last Of Us dans Diablo III, Rockstar a confirmé GTA V sur PS4 et Batman a eu droit à sa première véritable vidéo de gameplay, tout comme Mortal Kombat X. Mais c’est bien Far Cry 4 qui a réussi à sortir du lot grâce à une fonctionnalité étonnante : il sera en effet possible de jouer en ligne à FC4 avec ses amis, même s’ils ne possèdent pas le jeu. Aucun détail n’a été dévoilé sur la manière dont cela fonctionnera, mais on peut penser que ce sera géré via le Cloud-Gaming, c’est à dire le PlayStation Now (PSNow).
Comme on pouvait s’y attendre, Sony a aussi parlé des services proposés par sa PS4, dont le PSNow, anciennement connu sous le nom de Gaikai. Le PSNow sera lancé outre-atlantique cet été et permettra de jouer à une grande quantité de jeux PS3 directement sur sa PS4, Vita, certains téléviseurs Sony compatibles, ou encore le PlayStation TV. Ce petit boîtiera quittera en effet l’archipel cet automne pour atterrir chez nous au prix de 99$. Enfin, Youtube sera bientôt intégré à la PS4 afin de facilité le partage de vidéo sur la plateforme détenue par Google.
Les exclusivités n’ont pas été oubliées, elles étaient même nombreuses, mais elles sont restés cachées, les divers teasers ne dévoilant jamais de grandes informations sur chaque jeu. On pense notamment à BloodBorne, The Order 1886, Let It Die, inFAMOUS First Light, ou même Uncharted 4. De même, Sony est resté un peu flou sur des jeux comme Grim Fandango ou No Man’s Sky. Heureusement, LittleBigPlanet 3 (par Sumo) a apporté une certaine fraicheur même si au bout de 3 épisodes, la bonne bouille de Sackboy ne surprend plus autant.
On reste donc un peu sur sa faim. Les projets sont nombreux, mais ils ont été à peine abordés. Il en va de même pour les jeux développés en interne par Santa Monica, Bend ou Guerrilla. . . Sony en garde au final beaucoup sous le coude. Après tout, il reste encore la Gamescom et le TGS pour en savoir plus sur ces nouveaux titres. Mais une chose est sûre : pour Sony, seule la PS4 représente l’avenir. La PS3 est maintenant officiellement reléguée au second plan et destinée à s’asseoir sur le banc de touche. . . à côté de la PSVita.
* * *
Teaser d’Uncharted 4 : A Thief’s End.
Comme pour Dead Island 1 autrefois, Deep Silver dégaine un CG Trailer vraiment bien fichu pour Dead Island 2. Sortie prévu en 2015 et c’est développé par Yager (Spec Ops) et non Techland (Dead Island 1).
The Last Of Us Remasterd sortira le 30 juillet 2014 sur PS4. Le trailer qui suit spoile presque tout le jeu donc si vous n’y avez pas joué, ne cliquez pas.
Bande-annonce de The Order 1886. Le jeu de Ready At Dawn est vraiment beau mais l’extrait de gameplay montré pendant la conférence soufflait le chaud et le froid avec des scènes extrêmement scriptées.
BloodBorne (anciennement connu sous le nom de Project Beast). Par les créateurs de Demon’s Souls et Dark Souls.
LittleBigPlanet 3 sortira cet automne sur PlayStation 4. Le jeu est développé par Sumo et proposera 4 personnages aux caractéristiques différentes. Mieux encore, les millions de niveaux créés sur LBP 1 et 2 seront jouables sur LBP3.
Bande-annonce du film Ratchet & Clank. Un remake du premier épisode pour PS4 est en développement. Note: les 3 premiers ont déjà été remasterisés sur PS3 et bientôt sur Vita.
Une nouvelle fois, peut-être le plus incroyable des jeux de l’E3 : No Man’s Sky.
« Tu vois, ça ne coûte pas plus cher de bien jouer« . Trailer des jeux F2P à venir sur PS4 et Vita.
Quand un ancien de That Game Company (Flower, Journey) se lance dans un nouveau projet, ça donne ABZÛ.
Let It Die par Suda 51 (Killer 7, No More Heroes)
Cet été, Sucker Punch publiera inFAMOUS First Light, un DLC pour Second Son, mais qui sera également disponible sous la forme d’un stand-alone. Cela signifie qu’il ne sera pas nécessaire de posséder inFAMOUS Second Son pour y jouer. First Light permettra de jouer avec Fetch.
Mais aussi :
Jeux Vidéo
La Team : Le Respawn réalise un lancement très remarqué avec plus de 100 000 personnes touchées en 24 heures
Je voulais prendre un moment pour vous dire un immense merci.
Le retour de La Team : Le Respawn, diffusé en direct sur Twitch, YouTube et Facebook, a été un moment très spécial pour moi et pour toute l’équipe. Après des années à partager notre passion du jeu vidéo, de la tech et de la pop culture, retrouver la communauté autour de cette nouvelle émission était à la fois excitant et un peu stressant.
Et vous avez été au rendez-vous.
10 000 spectateurs en direct
Lors de cette première émission, vous étiez 10 000 spectateurs simultanés à suivre le programme en direct pendant plus de deux heures.
Voir autant de monde connecté en même temps pour parler jeux vidéo, innovations technologiques, cinéma, séries et culture geek était tout simplement incroyable.
Une communauté très active
Ce qui m’a aussi marqué, c’est l’énergie dans le chat.
Pendant l’émission, vous avez envoyé 9 800 messages, avec 2 800 participants actifs. L’ambiance était intense et c’est exactement l’esprit que je voulais retrouver avec cette émission : un vrai moment de partage avec vous.
Plus de 80 000 vues en replay en 24 heures
L’aventure ne s’est pas arrêtée au direct.
En seulement 24 heures, le replay a dépassé 80 000 vues, ce qui nous a permis d’atteindre plus de 100 000 personnes touchées pour cette première émission.
Au total, cela représente déjà 57 000 heures de visionnage cumulées.
Ces chiffres montrent à quel point la communauté est toujours là.
La Team revient chaque semaine
Avec La Team : Le Respawn, mon objectif est simple : continuer à partager avec vous notre passion pour les jeux vidéo, la technologie, les films, les séries et la culture geek.
Mais surtout le faire avec vous, avec vos réactions, vos messages et vos débats.
Rendez-vous chaque mercredi
Nous nous retrouvons désormais toutes les semaines :
Tous les mercredis de 17h à 19h, en direct sur Twitch, YouTube et Facebook.
https://www.twitch.tv/lateamlerespawn
Pour celles et ceux qui ne peuvent pas suivre l’émission en direct, La Team : Le Respawn est également disponible en replay sur ma chaine Youtube mais aussi en podcast, afin que vous puissiez écouter l’émission quand vous le souhaitez sur les principales plateformes audio.
La Team Le Podcast : https://open.spotify.com/show/1vnBK2KSK03T45w48OEfAH
Encore une fois, merci à toutes les spectatrices et tous les spectateurs pour votre soutien et votre fidélité.
Sans vous, La Team n’existerait tout simplement pas.
Jeux Vidéo
Test God of War: Sons of Sparta, le spin-off de Kratos qui déçoit
Pendant des années, la saga God of War a repoussé les limites du jeu d’action-aventure. Des épisodes mythiques sur PlayStation 2 aux chefs-d’œuvre modernes comme God of War et God of War Ragnarök, Kratos est devenu l’une des figures les plus marquantes du jeu vidéo.
Avec God of War: Sons of Sparta, l’idée semblait pourtant séduisante : revenir aux origines grecques de la saga et proposer une approche différente, inspirée du genre metroidvania.
Sur le papier, tout était réuni pour un excellent spin-off.
Mais une fois la manette en main, l’expérience s’avère beaucoup plus mitigée.
Un retour prometteur dans la Grèce antique
L’un des principaux attraits de God of War: Sons of Sparta est son retour à la mythologie grecque. Après les aventures nordiques des derniers épisodes, retrouver Kratos dans son univers d’origine procure une certaine nostalgie.
Le jeu met également en avant Deimos, le frère de Kratos, un personnage déjà connu des fans de la saga. Cette relation familiale aurait pu offrir une dimension narrative intéressante.
Malheureusement, ce potentiel est rarement exploité pleinement.
Un concept metroidvania séduisant… mais mal exploité
L’idée centrale du jeu repose sur une structure metroidvania, un genre qui mêle exploration, progression et pouvoirs à débloquer.
Dans ce type de jeu, le plaisir vient souvent de la découverte :
- explorer des zones interconnectées
- débloquer de nouvelles capacités
- revenir dans des lieux déjà visités pour accéder à de nouvelles zones
Sur le papier, ce mélange entre God of War et metroidvania semblait particulièrement prometteur.
Dans la pratique, Sons of Sparta donne souvent l’illusion de la liberté sans réellement l’offrir.
Les zones sont relativement petites, les chemins très évidents et le backtracking, pourtant essentiel dans un metroidvania, apporte rarement quelque chose de nouveau.
On avance donc de zone en zone sans véritable sensation d’exploration.
Des combats qui manquent d’impact
La saga God of War s’est toujours distinguée par ses combats brutaux et spectaculaires.
Dans Sons of Sparta, les affrontements ne sont pas mauvais, mais ils manquent clairement d’intensité.
Les ennemis sont peu mémorables, et la progression du personnage n’apporte jamais ce sentiment de puissance que l’on attend habituellement dans un God of War.
Kratos donne parfois l’impression d’être retenu, presque sage.
Et lorsque la fureur du Spartiate disparaît, c’est une grande partie de l’identité de la saga qui s’efface.
Un pixel art qui divise
Visuellement, le jeu adopte un style pixel art.
Un choix artistique qui peut séduire certains joueurs, notamment les amateurs de rétro gaming.
Cependant, le rendu laisse une impression étrange :
ce n’est ni vraiment rétro, ni réellement moderne.
Le jeu semble parfois coincé entre deux époques.
L’interface est assez rigide, et la lisibilité peut parfois poser problème dans certaines situations.
On a parfois l’impression de jouer à un titre qui aurait pu sortir il y a quinze ans… sans forcément retrouver le charme des classiques de cette période.
Une structure trop dirigiste
Autre problème majeur : la structure du jeu.
Pour un metroidvania, Sons of Sparta reste étonnamment linéaire.
Le principe est presque toujours le même :
- prendre une mission
- se rendre à un point précis
- revenir
Et cette boucle se répète du début à la fin.
Cette approche limite fortement le sentiment d’aventure et de découverte.
Un jeu victime de la comparaison avec les chefs-d’œuvre récents
Le contexte joue également contre God of War: Sons of Sparta.
Le jeu arrive après deux épisodes majeurs qui ont profondément marqué l’industrie :
- God of War (2018)
- God of War Ragnarök
Deux titres salués pour leur narration, leur mise en scène et leur gameplay.
À côté de ces monuments, Sons of Sparta ressemble davantage à un projet secondaire qu’à une véritable extension de l’univers.
Ce qui sauve malgré tout le jeu
Tout n’est pas à jeter.
Le duo Kratos / Deimos reste intéressant, et certains passages narratifs fonctionnent plutôt bien.
La bande-son propose également quelques thèmes réussis.
Enfin, pour les fans de la première trilogie God of War, le retour dans la Grèce antique possède un petit côté nostalgique agréable.
Mais ces qualités ne suffisent pas à faire oublier les limites du jeu.
Verdict : un spin-off anecdotique
God of War: Sons of Sparta n’est pas un mauvais jeu.
Mais il reste un épisode mineur dans une saga pourtant exceptionnelle.
Le concept metroidvania aurait pu apporter un vrai renouveau à la licence, mais l’exécution manque d’ambition.
Au final, Sons of Sparta ressemble davantage à une parenthèse qu’à une évolution de la saga.
Et pour une franchise aussi importante que God of War, c’est probablement son plus grand défaut.
Jeux Vidéo
Test de Resident Evil Requiem : le retour du vrai survival horror ?
La série Resident Evil a connu de nombreuses évolutions. Du survival horror pur des premiers épisodes à l’action spectaculaire de Resident Evil 4, en passant par la renaissance horrifique de Resident Evil 7, Capcom n’a jamais cessé de faire évoluer sa licence.
Avec Resident Evil Requiem, le studio japonais tente une synthèse : retrouver l’angoisse des origines tout en conservant l’intensité moderne de la saga.
Mais ce nouvel épisode est-il à la hauteur de l’héritage de Resident Evil ? Voici notre test complet de Resident Evil Requiem.
Une introduction qui installe immédiatement la tension
Dès les premières minutes, Resident Evil Requiem pose son ambiance. Le jeu débute dans un lieu fermé et inquiétant, où chaque couloir semble cacher un danger.
La mise en scène est particulièrement réussie :
lumières vacillantes, bruits inquiétants derrière les murs et environnement labyrinthique donnent l’impression d’être constamment traqué.
Capcom maîtrise parfaitement la montée de la tension. Le jeu ne cherche pas à multiplier les jumpscares faciles mais préfère installer un climat de paranoïa permanente.
On avance prudemment, en surveillant chaque recoin… exactement ce que l’on attend d’un bon survival horror.
Un gameplay qui remet la survie au centre
Contrairement aux épisodes plus orientés action, Resident Evil Requiem rappelle rapidement que survivre est parfois plus important que combattre.
Les munitions sont limitées, certains ennemis sont difficiles à éliminer et l’exploration devient essentielle.
Le gameplay repose sur plusieurs piliers classiques de la série :
- exploration des environnements
- résolution de puzzles
- gestion de l’inventaire
- affrontements stratégiques
Chaque objet compte. Une simple balle peut faire la différence lors d’une rencontre imprévue.
Cette gestion des ressources renforce énormément la tension.
Une ambiance digne des meilleurs épisodes de la saga
L’un des plus grands succès de Resident Evil Requiem est clairement son atmosphère.
Les environnements sont variés mais toujours oppressants : bâtiments abandonnés, zones urbaines dévastées ou installations inquiétantes.
Le sound design joue un rôle crucial. Un bruit métallique au loin ou un grognement dans l’obscurité suffisent à faire monter la pression.
Capcom utilise également très bien les effets de lumière. Les zones plongées dans l’obscurité obligent souvent à avancer lentement, lampe torche à la main.
Une réalisation technique solide
Techniquement, Resident Evil Requiem est impressionnant.
Le moteur RE Engine permet d’afficher :
- – des environnements très détaillés
- – des animations réalistes
- – des effets de lumière particulièrement réussis
Les modèles des créatures sont particulièrement soignés et renforcent l’aspect horrifique.
Sur PS5, Xbox Series et PC, le jeu reste fluide et profite de temps de chargement très courts.
Une narration efficace sans trop en dévoiler
Comme souvent dans la saga, l’histoire se dévoile progressivement.
Documents, enregistrements et rencontres avec certains personnages permettent de reconstituer les événements.
Capcom prend le temps d’installer son intrigue et de laisser planer le mystère.
Sans révolutionner la narration de la série, Resident Evil Requiem propose un scénario efficace qui pousse le joueur à avancer pour découvrir la vérité.
Les points forts
– Une ambiance horrifique réussie
– Un gameplay fidèle au survival horror
– Une réalisation technique solide
– Une exploration gratifiante
Les points faibles
– Une structure parfois assez linéaire
– Quelques mécaniques déjà vues dans la saga
– Certains combats un peu rigides
Verdict : un Resident Evil efficace et fidèle à la saga
Avec Resident Evil Requiem, Capcom signe un épisode solide qui respecte l’héritage de la série.
Sans révolutionner la formule, le jeu réussit à retrouver l’essence du survival horror qui a fait la réputation de Resident Evil.
L’ambiance, l’exploration et la tension permanente font de ce nouvel opus une expérience très agréable pour les fans de la franchise.
Resident Evil Requiem confirme surtout une chose :
la saga reste l’une des références du jeu d’horreur moderne.
FAQ – Resident Evil Requiem
Resident Evil Requiem est-il un jeu d’horreur ?
Oui. Le jeu mise fortement sur le survival horror et la tension psychologique.
Resident Evil Requiem est-il un monde ouvert ?
Non. Le jeu privilégie des zones interconnectées favorisant l’exploration.
Sur quelles plateformes est disponible Resident Evil Requiem ?
Le jeu est disponible sur PC, PS5 et Xbox Series.
