High Tech
Test du ACER PREDATOR G1, un ordinateur pour gamer petit mais costaud
Noel approche, et vous commencez à lorgner sur les PC Gamer à chaque passage dans votre Darty alors que vous étiez juste venu chercher une batterie externe pour smartphone ? Rassurez-vous, beaucoup de gens font comme vous ! En effet, le marché des PC Gamer est en pleine explosion, les consommateurs choisissent désormais la puissance pour les jeux (ou le montage vidéo) et fort heureusement, les constructeurs l’ont compris. Désormais, de grandes marques proposent des stations de jeux tout en un, des vrais PC surboostés avec les dernières générations de processeurs Intel et de cartes graphiques, à destination du gaming et de la VR, j’ai décidé d’en tester un : Le Predator G1 d’Acer.
Predator, c’est la nouvelle gamme de produits Acer dédiée aux jeux vidéo, la marque propose des Ordinateurs Portable, des écrans, des tablettes et PC de bureau, pour cette article, je ne vais m’intéresser qu’à la version ordinateur de bureau. Sachez que les prix oscillent entre 1099 euros pour la version ACER PREDATOR G3 et 3199 euros pour la version ACER PREDATOR G6, pour ce test ce sera la version qui offre le meilleur compromis entre le prix et la puissance c’est à dire le ACER PREDATOR G1 à 1999 euros.
Avant de commencer à détailler la bête, voici quelques raisons de craquer pour un PC Gamer :
- Au niveau des graphismes ou des possibilités d’affichage, un PC Gamer offre des performances plus importantes qu’une console de salon
- Si vous souhaitez vous lancer dans la compétition de jeux vidéo, sachez que la majorité de la scène E-Sport se fait sur PC, vaut mieux avoir la meilleure configuration pour tenter de performer.
- Même si vous avez déjà une console de salon, le PC est un superbe complément car il propose beaucoup de jeux qui n’existent pas sur PS4 ou Xbox One, comme par exemple Heroes of The Storm ou League Of Legends. De toutes façons, on a tous besoin d’un ordinateur pour bosser donc autant lier l’utile à l’agréable.
- Depuis quelques mois, Microsoft propose le Xbox Play Anywhere. Si vous possédez un jeu compatible acheté en version dématérialisée comme Forza Horizon 3, ce dernier sera jouable sur Xbox One et sur votre PC sans frais supplémentaires. Vous pouvez commencer une partie sur Xbox One et la terminer sur PC, et inversement. Vous pouvez même jouer avec votre manette Xbox One, Windows 10 la reconnait très facilement.
- Tout le monde parle de la VR, cela demande beaucoup de puissance de faire fonctionner les casques de réalité virtuelle, si vous souhaitez investir dans un Oculus Rift ou un HTC Vive, un PC puissant VR Ready est obligatoire pour bénéficier des dernières générations de processeurs et de cartes graphiques.
- Tout le monde parle de l’Ultra HD 4K, il y a de grandes chances que ce soit la nouvelle norme dans quelques années, autant y être préparé.
- Un PC Gamer est idéal pour le montage vidéo qui demande beaucoup de puissance.
Le Design et connectiques
Vous allez trouver ça bête, mais pour moi le design d’un PC est très important ! Dès les premières minutes, le premier constat est saisissant : le Acer Predator G1 est compact pour un ordinateur avec de telles performances haut de gamme. A titre de comparaison, l’ordinateur est légèrement plus large et plus grand en hauteur qu’une bouteille d’eau de 1,5 litres, un design de 16 litres en volume avec 35 cm de haut par 12 cm de large selon le constructeur. C’est légèrement plus grand que les concurrents Alienware X51 (12 litres en volume) et Asus ROG G20CB (14 litres en volume), sauf qu’ici la config est VR Ready.
Côté look, on reste dans les codes des ordinateurs pour Gamers, l’ordinateur symbolise puissance mais aussi science fiction. Puissance car il est petit mais costaud, le boitier est robuste majoritairement noir avec quelques délimitations rouges, les finitions font penser à une armure futuriste. Des petites diodes permettent d’éclairer le bouton d’alimentation ainsi que le logo Predator, sans oublier celles au milieu de la façade en forme de V, on a l’impression que la tour a un regard de robot, ça pète ! A noter qu’Acer propose un logiciel baptisé PredatorSense pour configurer absolument toutes les diodes, que ce soit en marche ou en mode veille, le logiciel donne aussi accès à la température de la tour, fréquence du CPU Intel, la vitesse des ventilateur ou encore le RPM.
Le design est super beau mais je profite de ce test pour passer un petit coup de gueule : chers constructeurs, arrêtez de proposer des PC Gamers au design futuriste, ma copine préfère un PC Gamer un peu plus sobre pour coller à notre décoration intérieure, qui elle, n’est pas composé de diodes de toutes les couleurs sur les murs ( à l’exception de la semaine de Noel) ! Voilà c’est fait !
Au niveau des connectiques, on retrouve à l’arrière les grands classiques avec quatre ports USB 3.0, une prise HDMI, 2 sorties DVI, 2 sorties casques (oui deux), un port ethernet, et les sorties et entrée audio.
Sur la façade avant, vers le bas, en dessous des diodes en V, on a un lecteur de carte SD, un port USB 3.0, une entré micro, une seconde entrée casque et surtout un port USB C. Je vous rappelle que ce format de port USB risque d’être la norme dans quelques années, certains smartphones l’utilisent déjà comme le Honor 8, il permet des transferts ultrarapide jusqu’à 10 Go/s, soit autant qu’un port Thunderbolt 1. Enfin, vers le haut de la tour, il y a un lecteur graveur DVD intégré à la verticale juste en dessous du logo Prédator, on a même du mal à le distinguer, c’est vraiment bien intégré même si j’aurais préféré un lecteur/graveur Bluray pour mater des films grrr.
Le truc sympa : le prédator est livré avec souris USB Predator, ainsi qu’un clavier mécanique LED RGB Flare de très bonne facture, cela vous évitera d’investir dans un clavier pour gamer. Le clavier est bon, avec des effets lumineux entièrement personnalisable, pareil pour les macros, à noter qu’il est aussi doté d’un port micro USB. Concernant la souris, j’aurais préféré une souris sans fil mais il parait que les gamers les plus exigeants préfèrent les souris filaires…
Le détail qui tue : sur le haut de la tour, on retrouve deux porte-casques rétractables de chaque côté, c’est tout bête mais c’est bien pratique, tous les ordinateurs gaming devrait proposer ça.
Sur le papier on a quoi ?
La fiche produit annonce une belle config avec :
- un processeur Intel® Core™ i7-6700 cadencé à 3,4 GHz avec 16 Go de mémoire vive DDR4,
- Une carte graphique Nvidia GeForce GTX1080 à 8 Go de mémoire vidéo dédiée
- 1 disque dur de 1 To HDD + et un autre de 256 Go SSHD
- 1 système Creative Sound Blaster Cinema et EAX 5.0.
- une Carte Wifi 802.11 a/b/g/n intégrée, pour rappel, la norme “n” permet aux réseaux Wi-Fi d’atteindre des débits théoriques pouvant aller jusqu’à 300 Mbits/s, soit une vitesse de transfert des données 6 fois plus rapide que la norme qu’utilisent la plupart des réseaux Wi-Fi actuels (50 Mbits/s théoriques).
- Technologie Bluetooth 4.0 intégrée
- Windows 10 en système d’exploitation
En utilisation ça donne quoi ?
C’est un véritable bonheur, l’expérience utilisateur est excellente sur les jeux vidéo. Le Acer Predator G1 embarque un excellent Intel Core i7-6700 de 3,4 GHz ainsi que la dernière carte graphique GeForce GTX 1080 de Nvidia. Des jeux comme Tomb Raider ou Forza Horizon 3 tournent avec une excellente fluidité et un taux d’images par seconde assez élevé, pareil pour Battlefield 1 et Call Of Duty Infinite Warfare. Grâce à la dernière version de Windows 10, c’est ultra simple de brancher une manette Xbox One et de jouer avec. D’ailleurs, pour un meilleur confort, je vous invite à installer le PC non loin de votre écran de télévision, avec le port HDMI, c’est un réel plaisir de jouer sur grand écran avec de tels graphismes. La config offre de bonnes performances, plus particulièrement avec les jeux récents 3D les plus gourmands, ceci est dû au hardware mais aussi au software ! En effet, si votre PC actuel est doté d’un système d’exploitation autre que Windows 10, en changeant pour un PC équipé du dernier système d’exploitation de Microsoft, vous constaterez instantanément une hausse des performances en jouant. En effet, DirectX 12 est réservé uniquement à Windows 10, l’API apporte des nouvelles fonctionnalités, ces dernières améliorent l’expérience de jeu en offrant un taux d’images par seconde plus élevé, et donc des jeux plus fluides.
DirectX 12 : franchissez les limites et immergez-vous dans l’univers de vos jeux avec des graphismes plus époustouflants que jamais, grâce à la nouvelle technologie DirectX 12. L’API de Windows 10 est dotée de nouvelles fonctionnalités qui offrent un traitement plus rapide en temps réel, pour générer un taux d’images par seconde plus élevé et des graphismes plus riches tout en réduisant la consommation d’énergie, afin de vous permettre de jouer plus longtemps
Si jamais vous avez une Xbox One et que la télévision du salon est monopolisée par madame qui regarde “Danse avec les Stars”, sachez que vous pouvez contrôler votre console en streaming et ainsi jouer à vos jeux Xbox One préférés sur un PC sous Windows 10. C’est très utile si votre jeu n’est pas compatible Xbox Play Anywhere, je vous recommande de vérifier systématiquement avant l’achat d’un jeu : si un jeu est compatible Xbox Play Anywhere, il vaut mieux l’acheter en version dématérialisée afin d’en profiter au choix sur la Xbox One ou sur le PC, le cas échéant le contrôle de la Xbox One en streaming est possible grâce à Windows 10.
J’ai aussi testé la bête avec un moniteur 4K, le Acer Predator G1 fonctionne correctement sur les jeux, cependant cela dépend forcément des titres testés, certains proposent une magnifique résolution en Ultra HD 4K mais au profit du framerate qui baisse en dessous des 60 images par seconde. Bien entendu, la 4K n’est envisageable uniquement si vous êtes équipés d’un moniteur ou d’une télé 4K, le cas échéant, la Full HD 1080p fera largement son travail. Après vous connaissez le proverbe pour un PC : “qui peut le plus, peut le moins”.
Détail important, le Acer Predator G1 est assez silencieux en mode jeu vidéo, et il ne chauffe pas de façon anormale, il y a une très bonne gestion thermique des processeurs et de la carte graphique.
Le Acer Predator G1 est VR Ready, cela veut dire qu’il est capable de calculer la réalité virtuelle dans de bonne conditions. Sans surprise, l’Oculus Rift se connecte sans problème au PC, et les derniers jeux en réalité virtuelle fonctionne à merveille. Pas étonnant lorsque l’on sait qu’il faut un PC avec une configuration autour des 1200 euros pour accéder à la VR, ici on est au dessus. Pour info, j’ai testé Gunjack et Adr1ft, ainsi que Allumette, un mini film en réalité virtuelle à découvrir absolument.
Cette config PC très haut de gamme est avant tout dédiée aux jeux vidéo, mais j’ai voulu la tester les performances en montage vidéo. La aussi ça passe crème, le montage des vidéos HD de ma GoPro se font sans ramer et sans saccade alors que j’avais ouvert Word, des tonnes d’onglets dans le navigateur, et lancé plusieurs vidéos youtube en même temps (un tuto et de la zik en musique de fond). En multitâche, le Acer Predator G1 est ultra rapide, ça va être difficile de m’en séparer après ce test.
Un PC pour la route
Si vous comptez faire de la compétition, et plus particulièrement vous déplacer en trimbalant votre PC, alors le Prédator G1 est fait pour vous ! Mis à part les deux alimentations qui vous obligeront à investir dans une multiprise, le Prédator G1 allie parfaitement puissance et compacité. En cherchant un peu sur le net, j’ai même trouvé sur le site Darty une valise créée pour les utilisateurs de Prédator G1. Fabriquée en Polycarbonate, en gris avec le même code design que la tour, rangements dédiés à l’intérieur avec mousse pour protéger le PC, le tout avec roulettes multidirectionnelles et poignée télescopique, bref ça pète. Cette valise sera idéale pour transporter votre PC en tournoi, après ça coûte quand même 200 euros donc à réserver aux gamers les plus fortunés, 200 euros ça douille.
Conclusion
Pour conclure, il faut juger le Acer Predator G1 par rapport à la catégorie dans laquelle il participe, à savoir les PC pour Gamer compact. C’est donc un concurrent direct des Alienware X51 et Asus ROG G20CB, ceux qui veulent une configuration encore plus musclée et plus évolutive iront vers l’achat d’un Predator G6 plus imposant.
A peine plus grand que ses concurrents, le Acer Predator G1 est surtout le plus puissant de sa catégorie, c’est donc un excellent choix pour un gamer, cet ordinateur offre une configuration idéale pour se faire plaisir avec les derniers jeux et les dernières technologies. Si vous avez la flemme d’assembler un PC vous même, que vous ne voulez pas d’une grosse tour moche et imposante chez vous, que vous souhaitez partir en voyage en tournoi LAN assez souvent, que vous aimez monter des vidéos, ou que vous voulez investir dans une bécane capable d’accueillir les prochaines évolutions comme la réalité virtuelle ou la 4K, vous ne ferez aucune erreur avec le Acer Predator G1, un excellent ordinateur multitâche pour gamer.
Retrouvez les PC Acer Predator sur le site de Darty : Acer Predator G1
High Tech
Samsung lance les Galaxy Z Fold8 Ultra, Fold8, Flip8, Watch Ultra2 et Watch9
Samsung lance sa nouvelle génération de smartphones pliables et de montres connectées. Les Galaxy Z Fold8 Ultra, Fold8, Flip8, Watch Ultra2 et Watch9 arrivent à partir du 7 août dans 106 marchés.
Samsung lance mondialement sa nouvelle gamme Galaxy composée de trois smartphones pliables et de deux montres connectées. Les Galaxy Z Fold8 Ultra, Fold8, Flip8, Watch Ultra2 et Watch9 seront commercialisés à partir du 7 août dans 106 marchés, avec une disponibilité variable selon les pays, opérateurs et revendeurs.
Trois smartphones pliables pour des usages différents
Le Galaxy Z Fold8 mise sur un format plus léger et une utilisation polyvalente. Il pèse 201 grammes, ce qui en fait le Galaxy Z Fold le plus léger annoncé par Samsung. Son écran interne adopte un ratio 4:3 pensé pour la lecture, la vidéo, le jeu et le multitâche. La technologie Flex Titanium doit également contribuer à affiner la structure de l’écran et à réduire la visibilité de la pliure dans le temps.
Plus ambitieux, le Galaxy Z Fold8 Ultra possède un écran principal de 8 pouces et un capteur photo principal de 200 mégapixels, désormais compatible HDR dans cette définition. Il ajoute un ultra grand-angle de 50 mégapixels, une batterie de 5 000 mAh et une recharge rapide de 45 W. Déplié, l’appareil mesure 4,1 mm d’épaisseur pour un poids de 215 grammes.
Le Galaxy Z Flip8 conserve un format compact orienté vers la personnalisation et la création de contenus. Son écran externe FlexWindow donne accès aux applications, aux informations personnalisées de Now Brief et à Gemini. Côté photo, Samsung annonce un capteur de 50 mégapixels, le moteur ProVisual Engine et plusieurs fonctions FlexCam.
Galaxy Watch Ultra2 et Watch9 : priorité au suivi de la santé
Les deux nouvelles montres utilisent la plateforme Snapdragon Wear Elite. La Galaxy Watch Ultra2, proposée en 47 mm, vise les activités extérieures avec une batterie de 800 mAh, un écran pouvant atteindre 5 000 nits et un boîtier en titane résistant aux chocs. Elle bénéficie des certifications IP69K, 10 ATM et EN 13319.
Plus légère, la Galaxy Watch9 sera proposée en 40 et 44 mm avec un boîtier en aluminium et un écran atteignant 3 000 nits. Ses fonctions de suivi comprennent notamment Vitals, Heart Health Score, Daily Cardio Load et Fitness Index. Samsung précise que certaines de ces données sont destinées au bien-être et non au diagnostic médical.
Une commercialisation mondiale à partir du 7 août
Les cinq appareils seront distribués via les opérateurs, les revendeurs, Samsung.com et les Samsung Experience Stores dans 106 marchés. Les coloris, tailles, options de connectivité et modèles proposés dépendront toutefois de chaque territoire. Samsung n’indique pas les prix dans son communiqué mondial.
Les acheteurs d’un nouveau Galaxy Z pourront profiter, sous conditions, de six mois d’essai à Google AI Pro avec 5 To de stockage cloud. Samsung annonce aussi une version enrichie de Smart Switch et une compatibilité entre Quick Share et AirDrop pour transférer des fichiers entre appareils Galaxy et iOS.
En conclusion, Samsung élargit nettement son catalogue pliable avec deux Fold aux positionnements distincts, tout en renforçant son écosystème santé autour des Galaxy Watch.
Source : Samsung Global Newsroom.
High Tech
SAFE : plus de 120 organisations veulent mieux partager les incidents de sécurité liés à l’IA
La Linux Foundation soumet à commentaires les lignes directrices SAFE, conçues pour organiser le partage confidentiel des incidents impliquant des agents IA.
La Linux Foundation a publié une demande de commentaires autour de SAFE, pour Shared AI Findings Exchange. Élaborées au sein de l’Open Secure AI Alliance, ces lignes directrices doivent faciliter le partage des incidents et quasi-incidents de cybersécurité impliquant des agents IA.
Un cadre commun pour les incidents liés à l’IA
SAFE propose de collecter et d’analyser de manière confidentielle les incidents touchant les systèmes d’IA agentique. L’objectif est d’informer les organisations concernées, de repérer les défaillances récurrentes des mécanismes de contrôle et de publier des recommandations fondées sur les informations recueillies.
Le projet est encore au stade de la demande de commentaires. Il ne s’agit donc pas d’une norme finalisée, mais d’une base de travail ouverte aux contributions. Le groupe chargé de sa rédaction rassemble notamment NVIDIA, Cisco, CrowdStrike, Hugging Face et Red Hat, en collaboration avec la Linux Foundation.
L’Open Secure AI Alliance compte désormais plus de 120 organisations. Son approche part du principe qu’un agent IA ne se résume pas à son modèle : sa sécurité dépend également de la gestion des identités, des autorisations, des outils, des garde-fous, des journaux d’activité et des procédures d’évaluation.
Des outils ouverts sur toute la chaîne de sécurité
En parallèle de SAFE, les membres de l’alliance développent des outils couvrant plusieurs couches de la cybersécurité des agents. NVIDIA cite notamment OpenShell, un environnement destiné à limiter ce qu’un agent peut voir et exécuter, ainsi que Garak, son scanner open source de vulnérabilités pour grands modèles de langage.
D’autres membres travaillent sur l’identité, les autorisations et les tests. Amazon apporte les projets open source Strands Agents et Cedar. Microsoft propose notamment PyRIT pour automatiser des opérations de red teaming, tandis que Visa contribue avec un environnement agentique consacré à la détection et à la validation de vulnérabilités.
L’alliance aborde aussi l’observation des actions réalisées par les agents. Uber indique que son système ADR reconstitue la chaîne allant du prompt aux appels d’outils et aux résultats. Selon l’entreprise, il prend en charge plus de 200 000 sessions d’agents par jour sur 30 000 terminaux.
Transformer les incidents en protection collective
Avec SAFE, l’alliance cherche surtout à éviter que les mêmes failles soient découvertes et traitées séparément par chaque organisation. Un mécanisme partagé pourrait permettre aux défenseurs d’adapter plus rapidement leurs contrôles, tout en protégeant les informations sensibles associées aux incidents.
La portée réelle du dispositif dépendra toutefois de sa version définitive, de son adoption et des modalités de partage retenues. La demande de commentaires constitue une première étape vers un langage commun pour documenter les risques propres aux agents IA.
En conclusion, SAFE veut faire du retour d’expérience collectif un outil de défense face à des systèmes d’IA capables d’agir dans des environnements complexes. Le projet reste à préciser, mais il illustre la volonté du secteur de structurer la cybersécurité agentique avant sa généralisation.
Source : NVIDIA Blog.
High Tech
BYD : sa batterie rechargeable en 5 minutes contestée par un blogueur chinois
Un blogueur chinois remet en cause les températures annoncées pour la Blade Battery 2.0 de BYD. Le constructeur aurait porté plainte, sans en préciser publiquement les motifs.
La recharge ultrarapide de BYD se retrouve au centre d’une controverse en Chine. Un blogueur automobile affirme avoir relevé des températures supérieures à celles indiquées par la Blade Battery 2.0. Selon CarNewsChina, le constructeur aurait déposé une plainte auprès de la police après la publication de ces critiques.
Des écarts de température pendant la recharge
La Blade Battery 2.0 est une batterie LFP, une chimie reposant sur le lithium-fer-phosphate. Associée à la technologie Flash Charging de BYD, elle doit permettre une recharge de 10 à 70 % en cinq minutes, ou de 10 à 97 % en neuf minutes.
Le blogueur chinois conteste une partie des affirmations du constructeur concernant la chaleur produite pendant cette recharge. D’après les informations rapportées, ses sondes auraient mesuré une température maximale de 76 °C. Un organisme indépendant sollicité après la suspension de ses comptes sur les réseaux sociaux aurait relevé 78 °C, contre 71 °C pour les capteurs intégrés au pack.
Ces écarts conduisent le blogueur à s’interroger sur la température réelle de la batterie et sur une éventuelle dégradation des cellules. Ils ne permettent cependant pas, à eux seuls, de conclure à un danger ou à une falsification des données.
Une plainte aux contours encore flous
Selon CarNewsChina, BYD aurait porté plainte auprès de la police à la suite de ces critiques. Le motif précis de cette démarche n’est pas connu et le constructeur ne se serait pas exprimé publiquement sur la plainte au moment de la publication des informations.
BYD a néanmoins répondu sur le terrain technique. Sun Huajun, directeur technique des batteries du groupe, a défendu la Blade Battery 2.0 face aux interrogations concernant sa température et sa composition chimique.
La sécurité, argument stratégique de BYD
Cette controverse touche un élément central de la communication de BYD. Depuis le lancement de la première Blade Battery en 2020, le constructeur insiste sur la stabilité des cellules LFP et sur leur résistance, notamment à travers des tests de perforation et d’autres démonstrations de robustesse.
Les batteries LFP sont généralement considérées comme plus stables que certaines chimies utilisant du nickel, mais le contrôle thermique reste essentiel lors d’une recharge à très forte puissance. La question soulevée mérite donc des essais reproductibles et documentés avant toute conclusion définitive.
En France, la Denza Z9 GT est présentée comme le seul modèle électrique de BYD équipé de ce nouveau pack à ce stade. L’affaire pourrait peser sur l’image d’une technologie que le groupe entend opposer aux solutions de ses principaux concurrents.










