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PGW 2017 – Conférence Sony: une réponse à la Switch et à la Xbox One
En marge de la Paris Games Week, Sony a tenu pendant plus d’une heure une conférence riche en annonces. Le Japonais a voulu montrer son programme 2018 pour les joueurs PS4, mais il a surtout souhaité répondre à la Switch de Nintendo et la Xbox One X de Microsoft.
Cette fin d’année 2017 est spéciale. Sony, qui fait la course en tête avec sa PlayStation 4, a presque une position de challenger. Du côté de Nintendo, la Switch va connaître son premier Noël et il se dit que cette machine risque de connaître des ruptures de ventes. Il faut dire que cette console de salon portable fait un véritable carton actuellement. Elle est même sur les bases de la PS4, la console ayant connu le meilleur lancement de tous les temps. Un certain Super Mario Odyssey vient de sortir et il devrait permettre à Nintendo de tutoyer les sommets pendant de longues semaines. En 3 jours, le moustachu s’est d’ailleurs déjà vendu à 2 millions d’exemplaires.
Chez Microsoft, on se prépare à une heureuse arrivée: la Xbox One X sortira le 7 novembre. On parle là de la console la plus puissante du marché. Cela a néanmoins un coût: 499€. Mais au-delà de ce tarif premium, on retient surtout que Microsoft redore l’image de sa console, elle qui est passée par de nombreuses phases différentes.
Pour ce Noël, Sony n’aligne pas forcément son line-up le plus sexy. Il y a eu Knack 2 début septembre —qui s’en souvient?— puis Gran Turismo Sport et son mode VR. On n’oublie pas non plus sa gamme Playlink qui vise à toucher un public plus large ou des titres en réalité virtuelle pour le PSVR, mais aucun killer-app.
Il est cependant important de rappeler que Sony peut compter sur de très nombreux accords avec des jeux tiers. FIFA 18, Star Wars Battlefront II, Destiny 2 et Call Of Duty: WWII sont tous associés à la marque japonaise. Lors de sa conférence Paris Games Week 2017, Sony a remis en avant ses précieux alliés, ainsi que Far Cry 5. Pour 2018, la firme nipponne pourra même compter sur jeu qui devrait tout ravager sur son passage: Red Dead Redemption 2.
A la PGW2017, pour contrer à la fois la Switch de Nintendo et la Xbox One X de Microsoft, Sony a procédé en deux temps.
Ces dernières semaines, on lit souvent que la Switch est le nouvel eldorado des développeurs indépendants. Pour beaucoup, jouer à ces titres sur cette console est plus pratique, plus intéressant, plus confortable, plus agréable. Cela se ressent sur les ventes. La Switch est encore jeune et son parc installé bien inférieur à celui de la Xbox One ou de la PlayStation 4. De nombreux jeux indé’ réalisent pourtant de meilleures performances sur Switch que chez la concurrence. Ca a par exemple été le cas de Shovel Knight, a ainsi révélé Yacht Club à Gamesindustry.
Face à ce nouvel adversaire, Sony a donc négocié quelques exclusivités, probablement temporaires. The Hong Kong Massacre (trailer) viendra vider ses chargeurs d’abord sur PS4. Guacamelee 2 (trailer) a prévu de multiplier les prises pour très bientôt. Enfin, Spelunky 2 (trailer) a été officialisé, à la surprise générale.
Pour lutter face à la Xbox One, Sony a logiquement misé sur ses exclusivités. Ce n’est pas étonnant car Microsoft peine de ce côté là. Le lancement de la Xbox One X ne sera ainsi accompagné d’aucune grosse exclu’. Certes, il y a aura Forza 7, mais ce jeu de voiture aura un moindre impact car il est déjà sorti. L’arrivée de la Xbox One X sera principalement marquée par la sortie de Super Lucky’s Tale alors que Sea Of Thieves, Crackdown 3 et State Of Decay 2 sont tous prévus pour 2018. Il y a cependant une inconnue: l’accès anticipé à PlayerUnknown’s Battlegrounds. Une annonce pourrait d’ailleurs avoir lieu dans les prochaines heures.
Au cours de ces trois premiers trimestres, la Xbox One n’a pas non plus été très gâtée. Halo Wars 2 est sorti sans tout bouleverser, semble-t-il. Du côté de Sony, c’est le contraire. Horizon Zero Dawn, Nioh, Nier Automata, Yakuza 0, Persona 5 et même Gravity Rush 2 ont tous été très bien accueillis, du moins par la presse spécialisée. Pour 2018, le constructeur japonais compte remettre ça. Detroit: Become Human (trailer) est revenu montrer ses choix, sans malheureusement la présence de David Cage ou d’une date de sortie précise. God Of War (trailer) a montré que malgré un nouvel angle de caméra, ses combats restent dynamiques. Spiderman (trailer) a quant à lui axé sa bande-annonce sur Peter Parker. Enfin, le remake de Shadow Of The Colossus (trailer) a hérité d’une date —ce sera le 6 février 2018.
La conférence PGW 2017 de Sony a aussi servi de tremplin à Onrush (trailer), un jeu de course multiplateforme conçu par les anciens d’Evolution Studios. Mais ce n’est pas ce qu’on retiendra du passage de Sony à la Paris Games Week 2017. Il n’y a en fait que 2 jeux qui ont véritablement marqué les esprits: ces deux titres choisis pour ouvrir et fermer cette conférence.
Le premier n’est autre que Ghost Of Tsushima (trailer). Après 3 ans de silence, Sucker Punch a enfin révélé son nouveau projet. Cette licence nous propulse en 1274 alors que le Japon se fait attaquer par la Mongolie. On devrait jouer un Samuraï dans un jeu que l’on a un peu envie de comparer au cas Horizon. Pour le lancement de la PS4, Sucker Punch et Guerrilla ont chacun livré à cette console la suite d’une célèbre licence. Dans un cas inFamous Second Son et dans l’autre, Killzone Shadow Fall. Puis chacun de ces studios a pu partir vers quelque chose de nouveau, voire de plus ambitieux.
Le second jeu marquant de cette conférence PGW 2017 de Sony est The Last Of Us: Part II (trailer). Cela a été une surprise car on ne s’attendait pas à le revoir —on imaginait plus un retour pour le PlayStation Experience. De même, il n’était pas évident de deviner qu’il s’agissait de TLOU2 au vue des premières images de cette bande-annonce. Celle-ci est d’ailleurs extrêmement violente.
Pour voir du gameplay de The Last Of Us: Part II et de Ghost Of Tsushima, il faudra sans doute attendre le PSX. Forcément, on ne peut pas encore affirmer que ces deux jeux seront présents au cours de cet événement. TLOU2 est sans doute prévu pour 2019 au mieux, avec Death Stranding. Ghost Of Tsushima est quant à lui attendu pour l’an prochain. Mais puisque Sony n’a pas inscrit de début 2018 ou printemps 2018, on suppose qu’il arrivera pour l’automne 2018.
Le calendrier de Sony pour l’an prochain est déjà bien rempli: God Of War, Detroit, Spiderman, Shadow Of The Colossus, Days Gone et maintenant Ghost Of Tsushima. Certes, il faudra se montrer patient avant de découvrir ces jeux, mais la réponse à la Xbox One X, elle est là.
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Sony : pourquoi la fermeture de Bluepoint Games est tragique… et logique
Ce jeudi, Sony a annoncé la fermeture de Bluepoint Games, studio auteur de jeux majeurs sur PlayStation. Sur les réseaux sociaux, beaucoup de fans se sont dit attristés par cette nouvelle qui est, hélas, logique.
Qui était Bluepoint Games ?
Bluepoint Games est un studio texan fondé en 2006. Pour son 20ème anniversaire, il fermera ses portes.
Au cours de son existence, cette équipe d’environ 70 personnes a sorti de nombreux portages (Titanfall, PlayStation All-Stars Battle Royal…), remasters (Metal Gear Solid HD Collection, Uncharted Collection, God Of War Collection…) et remake (Shadow Of The Colossus, Demon’s Souls). Bluepoint était connu pour son excellence ; c’est un studio qui ne décevait pas.
En 2021, Sony annonçait le rachat de Bluepoint pour une somme non-dévoilée. Celle-ci ne devait pas être élevée car Bluepoint ne possédait aucune licence ; Sony rachetait là un savoir-faire.


Plutôt que de plancher sur un nouveau remake, Bluepoint aida Sony Santa Monica sur le développement de God Of War Ragnarok. En 2022, l’équipe texane travailla sur son premier jeu original, un jeu-service dans l’univers de God Of War.
En début d’année 2025, ce projet fut annulé comme le rapporta Bloomberg. Et un an plus tard, Sony annonça la fermeture de Bluepoint.
Une génération où les remakes sont légion
Il est toujours triste de voir un studio de qualité fermer ses portes. Il y a également un sentiment d’incompréhension. Bluepoint était réputé pour son expertise en matière de remasters et remakes. Ceux de Shadow Of The Colossus et de Demon’s Souls sont brillants.
Il est étonnant de voir que Sony ne leur a pas demandé de continuer dans cette voie. D’autant plus que cette génération PS5 voit de nombreux remakes sortir, souvent avec un joli succès. De tête, on peut citer Silent Hill 2… Metal Gear Solid Delta… Dragon Quest I, II et III… The Elder Scrolls Oblivion… Final Fantasy VII… Resident Evil 2, 3 et 4…
Les éditeurs acceptent de prendre ces paris car ils s’appuient sur des licences populaires capables de plaire à un nouveau public comme aux nostalgiques. Ce sont également des jeux plus faciles à concevoir car les développeurs peuvent s’appuyer sur les matériaux d’origine.
De nombreux jeux mériteraient un magnifique remake façon Demon’s Souls. Ce dernier était à l’origine un jeu PS3. Sur cette même génération les inFamous, MotorStorm et Uncharted auraient pu bénéficier d’un tel traitement. On peut également se demander pourquoi c’est Sony Santa Monica qui développera le remake de la trilogie God Of War, plutôt que Bluepoint. Sans doute car son sort était déjà scellé.
Sony et le mirage des jeux-service
Depuis plusieurs années, Sony s’est mis en tête de s’imposer dans le milieu des jeux-service, ces titres multijoueurs sans cesse mis à jour et financés grâce aux micro-transactions. Le Japonais affiche un bilan contrasté. De nombreux projets ont été annulés en cours de route, d’autres ont échoué, et certains ont réussi, à l’image de Helldivers ou MLB The Show.
Sony continue d’investir dans ce domaine. On a récemment découvert 4Loop lors du dernier State Of Play ; une semaine avant, il avait officialisé Horizon Hunters Gathering. Et on attend toujours FairGames par Haven, studio racheté en 2022.

Si l’annonce de jeux multi fait souvent froncer les sourcils sur les réseaux sociaux, il faut bien se rendre compte que ceux-ci sont hyper populaires. Prenez simplement les jeux les plus joués chaque semaine ou les jeux les plus vendus en 2025. Tous ces classements sont dominés par des titres multijoueur. Et Sony veut sa part du gâteau. Ce n’est pas grave si plusieurs jeux n’y arrivent pas car un seul succès peut effacer ces échecs.
Résultat, Sony a poussé ses studios à aller dans cette voie, et cela a fait des dégâts avec plusieurs annulations et des fermetures de studios.
Une industrie qui ne va pas bien
Sony affiche de très jolis résultats, la PS5 est la console la plus rentable de son histoire, mais malgré tout, le marché du jeu vidéo peine. Celui des consoles a tendance à stagner plutôt que croître. Et les coûts de développement explosent.
Les Etats-Unis sont notamment touchés par cela. Développer un jeu vidéo outre-atlantique demande d’importants budgets contrairement à l’Europe de l’Est, par exemple. Comparez simplement Cronos The New Dawn fait par Bloober en Pologne et The Callisto Protocol conçu par Striking Distance, équipe située sur la côte ouest américaine. Le premier a coûté moins de 30 millions d’euros, le second 160 millions de dollars.
Ce n’est pas pour rien si désormais 1/3 des coûts de production vont des studios tiers ; cela fait baisser la facture. De même, on note que les Etats-Unis ont été très touchés par les licenciements ces dernières années —environ 60% des limogeages mondiaux— et désormais, ils ne compte que pour 20% des postes ouverts. En d’autres termes, les éditeurs fuient les Etats-Unis.
Que signifie la fermeture de Bluepoint ?
D’un point de vue joueur, c’est triste de voir un studio avec une telle expertise fermer. D’un point de vue business, ça se comprend. Malheureusement.
Bluepoint ne semblait plus entrer dans les plans de Sony. Le studio n’a pas su proposer un jeu-service convaincant —ce qui est la stratégie actuelle— et il est situé dans une région où les coûts sont élevés. Le couperet paraît logique.
Sous l’ère d’Hermen Hulst, patron des studios PlayStation, seuls les immenses succès semblent compter, au détriment des petites victoires. C’est l’inverse de la philosophie de Shawn Layden, son prédécesseur. L’Américain s’est toujours fait l’avocat de projets variés à travers des budgets mieux maitrisés.

Au cours des dernières années, PlayStation Studios a changé. Il a fait plusieurs acquisitions dans cette optique des jeux-services. Et il a fermé des structures à cause de ces échecs.
En soi, Sony n’a pas abandonné les jeux solo. Mais il souhaite davantage se diversifier. En 2026 Sony prévoit de sortir Saros, Wolverine et la suite de Kena. Et il a publié God Of War Sons Of Sparta il y a quelques jours. Et en matière de jeux multi, Sony a dans les cartons MLB The Show 26, Marathon et Marvel Tokon, en plus de la grosse mise à jour gratuite Legends pour Ghost Of Yotei.
Sony se veut plus exigeant dans ses objectifs de rentabilité. Et désormais, on peut se demander quel sera l’avenir de plusieurs de ses studios. Que se passera-t-il à la fin de l’été si Marathon ne parvient pas à s’imposer ? Quel avenir pour Bend qui n’a pas eu le droit de faire une suite à Days Gone ? Même question pour Media Molecule qui n’a même pas sorti de versions PS5 ou PC pour Dreams…
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GTA 6, PS6, Clair Obscur 2 : pourquoi ce podcast avec Thomas Grellier est à ne surtout pas manquer
GTA 6 va-t-il vraiment changer le jeu ?
À quoi faut-il s’attendre pour la PS6 ?
Et comment un jeu indépendant français comme Clair Obscur a réussi à bousculer l’industrie ?
Dans le nouvel épisode du podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi !, Julien Tellouck reçoit Thomas Grellier pour une discussion passionnante, accessible et ultra éclairante sur le présent — et surtout l’avenir — du jeu vidéo.
Un épisode pensé pour donner des clés de compréhension, pas juste commenter l’actualité.
Un invité rare, une parole claire
Thomas Grellier n’est pas un simple commentateur.
Il a vécu l’évolution du jeu vidéo de l’intérieur, depuis le lancement de la première Xbox en 2000 jusqu’aux enjeux colossaux d’aujourd’hui.
Dans cet épisode, il partage :
• sa vision du marché actuel,
• les coulisses du développement des gros jeux,
• et ce que les joueurs ne voient jamais derrière les annonces spectaculaires.
GTA 6 : pourquoi l’attente est aussi énorme
Impossible de parler jeu vidéo aujourd’hui sans évoquer GTA 6.
Mais au-delà du hype, l’épisode pose les vraies questions :
- Pourquoi GTA 6 doit être terminé bien avant sa sortie ?
- Pourquoi la pression autour du jeu est sans précédent ?
- Et pourquoi il ne peut pas se permettre le moindre faux pas ?
PS6 : ce que l’on peut déjà anticiper
Autre sujet brûlant : la PlayStation 6.
Sans rumeur gratuite ni fantasme, Julien Tellouck et Thomas Grellier analysent les tendances lourdes du marché :
- évolution des usages,
- attentes des joueurs,
- avenir des consoles face au cloud et au cross-platform.
Clair Obscur : la preuve que tout n’est pas qu’AAA
L’épisode met aussi en lumière Clair Obscur, un jeu indépendant français devenu un vrai symbole.
Pourquoi ce succès est important ?
Parce qu’il montre que :
- l’innovation peut venir de studios plus modestes,
- le public est prêt à suivre des propositions fortes,
- et que le jeu vidéo français a un vrai rôle à jouer.
Le podcast avec Thomas Grellier est disponible dès maintenant sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes de streaming audio :
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Kayane raconte son parcours dans Tant qu’il y aura du Wi-Fi
Commencer le jeu vidéo à 4 ans, affronter des adultes en tournoi à 9 ans et devenir l’une des figures majeures de l’eSport français : le parcours de Kayane est tout sauf ordinaire.
Dans le dernier épisode du podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi, Kayane se livre sans filtre sur son histoire, ses combats et la réalité du gaming professionnel.
Très tôt plongée dans l’univers des jeux de combat avec Tekken et Soul Calibur, elle découvre un milieu exigeant, souvent hostile, où être une jeune fille n’allait pas de soi. Mépris, soupçons de triche, refus d’inscription aux tournois : Kayane raconte comment ces obstacles ont forgé son mental de compétitrice.
Mais l’épisode va bien au-delà du récit personnel. Elle y dévoile la face cachée de l’eSport, notamment la réalité économique des jeux de combat, loin des clichés sur les cashprizes millionnaires. Même au plus haut niveau, vivre de sa passion demande indépendance, créativité et sens de la communication.
Game One, sponsors, conventions, réseaux sociaux, mentorat… Kayane explique comment elle a construit une carrière durable tout en restant fidèle à ses valeurs.
Elle aborde aussi un sujet essentiel : la place des femmes dans le gaming, avec un discours lucide, nuancé et profondément humain.
Un épisode inspirant et nécessaire pour comprendre ce qu’est vraiment l’eSport aujourd’hui.
Le podcast avec Kayane est disponible dès maintenant sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes de streaming audio :
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