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La rentrée 2021, ce sera la guerre des FPS — Peuvent-ils tous survivre ?
Depuis toujours, le FPS est un genre majeur du jeu vidéo. Et en cette rentrée, il sera sur-représenté. Les jeux de tir débarquent en masse… quitte à se demander s’il n’y aura pas des morts. Sept FPS en trois mois, c’est quand même beaucoup.
Deathloop, le premier à tirer // 14 septembre, PC, PS5
A la rentrée, Sony dégainera une exclusivité signée Xbox Game Studios. Deathloop est l’oeuvre d’Arkane, et cela se ressent clairement. C’est une sorte de Dishonored où il faut éliminer 8 cibles en une journée. En cas d’échec, il faut tout recommencer.
La principale difficulté réside dans le fait que le jeu est divisé en 4 zones. Il faut donc enquêter pour découvrir où se trouvent les ennemis. Et là où ça se corse davantage, c’est qu’une journée est elle aussi découpée en 4 périodes. Bref, c’est un puzzle game mortel où il faut traquer ses cibles. Et trouver la combinaison parfaite.
On l’a dit, Deathloop ressemble fortement à Dishonored. Entre les pouvoirs et le level design, les similitudes sont grandes. Mais en soi, est-ce vraiment un défaut ? Ce qu’il perd en personnalité, il le gagne en génie.
Deathloop sortira le 14 septembre sur PS5 et PC. C’est une exclusivité temporaire d’un an. Entre ce statut particulier et son style peu grand public, on le voit mal faire de l’ombre à ses adversaires. Mais d’un point de vue qualitatif, ce sera sans doute l’un des meilleurs.
Rainbow Six Extraction mise sur la coopération // 16 septembre, PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X|S
MAJ : quelques secondes après la publication du dossier, Ubisoft a repoussé Rainbow Six Extraction à janvier 2022. Au vue de la concurrence, ce n’est pas étonnant. On laisse par principe tout le paragraphe.
Longtemps repoussé, Rainbow Six Extraction est enfin prêt à sortir. Il ne se positionne pas comme le successeur de Siege mais comme un complément. Ici, pas de PvP mais uniquement du PvE. Avec deux autres camarades, il sera nécessaire de vider des salles remplies de monstres.
Au lancement, on nous promet 12 maps, 10 types d’ennemis et 18 agents issus de Siege. Le gameplay devrait être plus lent que dans un Left4Dead, et plus stratégique. On pourra ainsi détruire le décor pour prendre à revers ses adversaires.
On ne sait pas vraiment quoi penser de Extraction. Il s’appuie sur une licence forte mais propose une expérience bien différente. Sera-t-il capable de convaincre les joueurs de Siege ? Ou au contraire, peut-il toucher un autre public ? Dans tous les cas, en sortant sur toutes les plateformes du moment, il vise large.
Far Cry 6 prêt à combattre la dictature // 7 octobre, PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X|S
Depuis le 3, les Far Cry tendent à se ressembler. La formule peine à évoluer mais ça reste toujours aussi efficace. Résultat, ce sont des millions de ventes à chaque fois.
Far Cry 6 se positionne comme l’un des gros blockbusters de cette fin d’année. Il s’installera cette fois-ci en Amérique Centrale où il mènera une révolution. Le but sera simple : faire chuter la dictature en place. Là aussi, on reste dans le classique. En revanche, au niveau des environnements, Far Cry 6 se veut différent. Pas mal d’affrontements auront ainsi lieu en ville. Quant aux armes et gadgets, il y aura de tout : lance-flammes, fusil d’assaut, lance-disques jouant la Macarena… On retrouvera aussi une jolie diversité au niveau des alliés avec notamment un alligator.
Far Cry 6 sortira le 7 octobre sur à peu près toutes les machines. Les plus nostalgiques pourront aussi investir dans le Season Pass. Celui-ci débloquera le remaster de Blood Dragon, et des aventures dédiées à Vaas, Pagan et Joseph. Si ces noms vous disent quelque chose, c’est normal. Il s’agit des tyrans de Far Cry 3, 4 et 5.
Back4Blood, aka Left4Dead 3 // 12 octobre, PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X|S
Après Left4Dead, Turtle Rock Studios a sorti Evolve. L’idée était bonne —4 chasseurs contre un gros monstre— mais ça n’a pas très bien fonctionné. Alors, cette équipe est revenue à ce qu’elle savait faire de mieux.
Back4Blood, c’est tout simplement Left4Dead 3. Avec 3 amis, vous traversez des maps infestées de zombies et vous les massacrez tous. Et il y a même du PvP en 4 contre 4 avec d’un côté, les nettoyeurs, et de l’autre, les zombies. Bien sûr, chaque personnage a droit à des caractéristiques uniques. Et il en va de même pour les monstres.
Ceux qui ont déjà précommandé Back4Blood pourront y jouer du 5 au 9 août. Pour les autres, une beta ouverte se tiendra du 12 au 16 août. Enfin, la sortie du jeu est calée au 12 octobre sur PC et les consoles Xbox et PlayStation. Bonne nouvelle, il intégrera le Xbox Game Pass dès le jour de sa sortie. En d’autres termes, les serveurs seront toujours pleins.
Battlefield 2042, la guerre totale // 22 octobre, PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X|S
Retour à la guerre moderne pour Battlefield, ou presque. Cet épisode se déroulera en 2042, comme l’indique son titre. Il faut donc s’attendre à un arsenal un peu plus futuriste. Néanmoins, ce devrait être assez proche d’un BF4. Sauf que là, les affrontements se feront à 128 joueurs —sur PC et consoles next-gen.
Deux fois plus de soldats, ça implique des maps beaucoup plus grandes et des scénarios encore plus spectaculaires. Tempêtes et tornades seront ainsi au rendez-vous.
Pour le moment, Electronic Arts a uniquement levé le voile sur son mode de jeu principal, la guerre à grande échelle. Deux autres seront révélés plus tard. On ignore ce qu’ils cachent. Une chose est sûre en revanche: ce sera uniquement des modes multijoueur.
Il n’y aura aucun mode solo dans Battlefield 2042. Ses ambitions se tournent vers le multi et pour ça, il emploie les grands moyens. Des combats à 128 joueurs, c’est impressionnant. Mais il y a aussi un risque que ça tourne au chaos. La sortie du jeu est prévu pour le 22 octobre mais d’ici là, une beta ouverte sera proposée; l’occasion de se faire un premier avis sur l’un des plus gros jeux de cette fin d’année.
Ceux qui n’ont pas de date : Call Of Duty Vanguard et Halo Infinite (PC, Xbox)
On est mi-juillet, et le prochain Call Of Duty n’a toujours pas été annoncé. Que tout le monde soit rassuré : oui, un épisode est bien prévu. Il arrivera en fin d’année, sans doute pour mi-novembre.
D’après les rumeurs, Call Of Duty Vanguard proposera la Seconde Guerre mondiale comme toile de fond. Les affrontements se feront en Europe et dans le Pacifique. Quant aux modes, ce sera du classique : campagne, multi et zombies.
Là encore, si on s’appuie sur différentes fuites, l’annonce aura lieu en août à travers Warzone.
Et puis il y a Halo Infinite. Il a manqué le lancement de la Xbox Series X|S pour s’offrir un petit lifting d’un an. Microsoft a pour le coup été très courageux. A vrai dire, il est prêt à tout pour ce titre. C’est sa licence phare, sa saga culte. Avec Infinite, il a de grandes ambitions : toucher le plus de monde possible. Pour ça, il a décidé que le mode multi serait disponible en Free-To-Play. Tous les joueurs PC et Xbox pourront donc y jouer gratuitement. Quant au mode solo, il sera payant et intégré au Game Pass, bien sûr.
Au final, quand on compare tous les FPS cités sur cette page, on se rend compte qu’ils sont tous différents. Ils restent néanmoins des concurrents car ils épousent le même genre. Les fans de jeux de tir seront donc amenés à faire un choix dans les prochains mois. Il y a ceux qui privilégieront le solo, le coop ou le multi. Et puis il y a les abonnés Game Pass. Contre 13€/mois, ils auront directement accès à Halo et Back4Blood. Et dans les mois à venir, Battlefield et Deathloop arriveront à leur tour. Mais ce n’est pas la même philosophie. Il y a ceux qui veulent directement leur jeu. Et ceux qui sont prêts à attendre pour tout avoir. Encore faut-il avoir le temps de jouer à tout.
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GTA 6 : pourquoi le jeu ne sortira pas sur PC dès le 19 novembre
C’est désormais officiel : GTA 6 ne sortira pas sur PC à son lancement. Une décision qui fait grincer des dents, surtout quand on connaît l’importance du marché PC aujourd’hui. Pourtant, le PDG de Take-Two a donné une explication claire… et stratégique.
Une sortie confirmée… mais uniquement sur consoles
Après plusieurs reports, GTA 6 est attendu le 19 novembre 2026 sur PS5 et Xbox Series.
Mais comme souvent avec Rockstar, les joueurs PC devront patienter. Aucune date n’a encore été annoncée pour cette version, même si elle est quasiment certaine à long terme.
Le PDG de Take-Two s’explique
Strauss Zelnick, PDG de Take-Two, a été très direct :
les consoles représentent encore aujourd’hui le “public cœur” de ce type de blockbuster.
Autrement dit, pour un jeu comme GTA 6, le lancement doit d’abord séduire la base principale de joueurs, historiquement très forte sur PlayStation et Xbox.
Ce choix n’est pas nouveau. Rockstar a toujours privilégié une sortie console avant de proposer une version PC plus tard.
Une stratégie commerciale bien rodée
Derrière cette décision, il y a aussi une logique économique :
- Les lancements console permettent de maximiser l’impact marketing
- Le développement est plus maîtrisé sur un hardware fixe
- Une sortie PC plus tardive permet de relancer les ventes
Ce modèle a déjà fait ses preuves avec GTA V, qui a cartonné sur plusieurs générations… et plusieurs plateformes.
Le poids du marché PC… de plus en plus important
Ce qui rend la situation frustrante, c’est que le PC a énormément évolué.
Selon Take-Two, les ventes PC peuvent aujourd’hui représenter jusqu’à 50 % sur certains jeux, contre seulement 5 % il y a quelques années.
Malgré cela, la priorité reste donnée aux consoles, jugées plus stratégiques pour un lancement mondial.
Une sortie PC quasi inévitable… mais plus tard
Bonne nouvelle : tout indique que GTA 6 arrivera bien sur PC. Mais comme pour les précédents jeux Rockstar, il faudra probablement attendre plusieurs mois voire plus d’un an. Le temps pour le studio d’optimiser le jeu et proposer une version techniquement supérieure.
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French Days 2026 : les meilleures offres gaming et bureautique chez REKT.FR (jusqu’à -25%)
Les French Days 2026 viennent de démarrer et certaines offres attirent déjà l’attention. Chez REKT.FR, spécialiste des chaises gaming et du mobilier de bureau, les réductions montent jusqu’à -25%. Mais ce sont surtout deux modèles précis qui pourraient rapidement tomber en rupture.
Si vous envisagez d’améliorer votre confort de jeu ou de travail, c’est typiquement le genre de promotion à ne pas laisser passer.

Une vague de promos sur les chaises gaming et le bureau
À l’occasion des French Days, REKT.FR met en avant une sélection de produits orientés confort et performance.
Chaises gaming haut de gamme
Sièges ergonomiques pour le télétravail
Bureaux et accessoires
Équipements pour setup complet
L’objectif est clair. Proposer une amélioration immédiate du confort pour tous ceux qui passent plusieurs heures assis chaque jour.
Une chaise XL à prix réduit qui attire déjà l’attention
Premier modèle mis en avant, la REKT Comfort-R Business.
Affichée à 399 euros au lieu de 479 euros, cette chaise se positionne sur un segment premium accessible pendant les French Days.
Ce qui explique son succès.
Une assise large adaptée aux longues sessions
Un dossier haut pour un bon maintien du dos
Des matériaux robustes conçus pour durer
Une utilisation polyvalente pour le gaming et le travail
Ce type de modèle est souvent recherché par ceux qui veulent éviter les douleurs liées à une mauvaise posture.
Une version pastel qui cartonne déjà chez les gamers
Autre offre très visible pendant ces French Days, la REKT ULTIM8 Pastel Pink.
Proposée à 299 euros au lieu de 369 euros avec le code PINKPARADISE, cette chaise mise autant sur le design que sur le confort.
Pourquoi elle plaît.
Un look pastel très tendance sur les setups gaming
Une assise pensée pour les longues sessions
Des réglages ergonomiques complets
Une disponibilité limitée
Ce type de produit attire particulièrement les créateurs de contenu et les joueurs qui soignent leur installation visuelle.
Pourquoi ces offres fonctionnent aussi bien
Si ces promotions rencontrent autant de succès pendant les French Days, ce n’est pas un hasard.
Le marché du gaming et du télétravail a profondément changé ces dernières années. Le confort est devenu un critère central au même titre que les performances techniques.
Une chaise adaptée permet notamment de réduire la fatigue sur les longues sessions, d’améliorer la posture au quotidien, de limiter les douleurs dorsales et d’optimiser la concentration.
Dans ce contexte, les périodes de promotions comme les French Days deviennent des moments clés pour s’équiper à moindre coût.
Des stocks limités pendant les French Days
Comme souvent sur ce type d’événement, les meilleures offres partent rapidement. Les modèles les plus populaires, notamment les chaises gaming design ou XL, sont généralement les premiers concernés.
Si vous aviez prévu d’investir dans un nouveau fauteuil gaming ou une chaise de bureau ergonomique, cette période reste l’une des plus intéressantes de l’année.
Faut-il profiter des French Days chez REKT.FR
Ces offres sont particulièrement pertinentes si vous cherchez à améliorer votre confort quotidien, optimiser votre setup gaming ou bureau, investir dans un équipement durable ou profiter d’un bon rapport qualité prix.
Entre les modèles premium et les versions plus design, REKT.FR propose une gamme suffisamment large pour répondre à différents besoins.
Conclusion
Les French Days 2026 confirment une tendance. Le confort est devenu une priorité pour les gamers comme pour les télétravailleurs.
Avec des réductions allant jusqu’à -25%, certaines chaises REKT pourraient rapidement disparaître des stocks. Une opportunité à saisir pour ceux qui souhaitent améliorer leur installation sans payer le prix fort.

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Test : Saros (PS5) — le soleil est éternel
Saros aurait pu s’appeler Returnal 2. C’est la même chose, en différent ; une expérience similaire, pourtant changée. Comme son ainé, Saros est envoûtant, hypnotisant et fascinant. Mais il est aussi plus accessible sans pour autant être plus facile. Saros est en fait un Returnal à la carte. Et comme le jeu de 2021, il est génial.
Saros est la suite spirituelle de Returnal. C’est un jeu d’action frénétique à la troisième personne. Les déplacements sont fluides et rapides, et il faut bien ça pour éviter les attaques des ennemis. Ils envoient des dizaines voire des centaines de projectiles sur le joueur, ce qui explique pourquoi on compare souvent Saros (et Returnal) à un bullet-hell. Il faut esquiver, parer et absorber toutes ces offensives. Et contre-attaquer. Car en l’état, même s’il y a un peu d’exploration et de plateforme, Saros est avant tout un jeu où on enchaine les arènes et élimine toutes les menaces présentes.
Nouvelle structure pour une nouvelle aventure
Pour mettre à mal tout ce beau petit monde, notre héros — Arjun Devraj de son nom — possède une arme principale (pistolet, fusil d’assaut, fusil à pompe, lance-disques ou arbalète) ainsi qu’une arme secondaire —une puissante attaque nécessitant pas mal d’énergie pour fonctionner.
Sur le papier, l’arsenal manque de variété et Returnal faisait mieux. Dans les faits, les armes ont tellement de variations et de caractéristiques différentes qu’on a finalement un très large choix. Le début de Saros peut d’ailleurs être un peu intimidant, même si relativement facile. Il faut apprivoiser ces armes, comprendre leurs particularités, tout en assimilant le lexique du jeu et ses différents mécanismes.
Returnal était grosso-modo un Rogue-Like. Cela signifie qu’à chaque partie, il fallait partir de zéro puis progresser jusqu’au dernier biome et flinguer le boss final sans aucun checkpoint ou point de sauvegarde. Saros est un Rogue-Lite. Et entre un Rogue-Like et un Rogue-Lite, l’expérience diffère. Car dans un lite, on peut sans cesse améliorer son personnage entre deux runs.
Une sorte d’arbre de compétences est ainsi présent. Il permet d’améliorer sa résistance, sa jauge d’énergie ou les gains d’XP, par exemple. Cela marque une envie de proposer une expérience plus accessible ; en améliorant son personnage, on survit forcément plus longtemps et on progresse davantage. Cela va de pair avec l’introduction d’un portail pour se téléporter directement dans un biome avancé. Plus besoin de se taper tous les niveaux précédents pour aller de l’avant, surtout que le jeu est parfois découpé en mission et impose de revenir à sa base.
Le rôle de l’éclipse
C’est justement dans cette fameuse base que l’on va améliorer son personnage, choisir où se téléporter, et parler avec son équipage. Arjun Devraj n’est pas seule sur cette planète hostile appelée Carcosa. Auparavant, plusieurs expéditions ont eu lieu afin de miner de précieuses ressources. Mais personne n’a semble-t-il survécu. Le scénario repose alors sur cette simple question : que s’est-il passé ? Puis des intrigues plus personnelles apparaissent et prennent le dessus. Au début, il faut s’accrocher pour suivre l’intrigue ; tout est nouveau, tout semble compliqué, et beaucoup de dialogues se veulent cryptique. Vers le dernier tiers de l’aventure, Saros est toutefois plus direct dans ses révélations.

Toute une partie du lore du jeu s’articule sur le soleil, cet astre qui baigne les environnements dans une lumière dorée et s’efface lors des éclipses. Lorsqu’elles apparaissent, l’environnement se modifie, les ennemis sont plus agressifs. C’est le joueur qui déclenche ces éclipses à des endroits bien précis. Soit parce qu’ils souhaite obtenir de meilleurs butins —avec des malus en contrepartie. Soit pour progresser, certains passages ne s’ouvrant qu’une fois le soleil caché.
Artistiquement, Saros est difficilement attaquable. Oui, ses décors sont parfois redondants, mais ils n’en restent pas moins gigantesques, majestueux et d’une impressionnante verticalité. Les paysages sont parfois divins. Saros est beau ; le jeu rayonne et éblouit par certains de ses panoramas. A contrario, les animations d’Arjun Devraj ne sont pas toujours optimales, mais c’est le prix à payer pour ce qui est avant tout un « jeu à gameplay. »
Un gameplay qui s’adapte à chacun
Saros, c’est de l’action débridée, déchainée et endiablée, soutenue par une fluidité exemplaire. On saute, on dashe, on arrose les ennemis, et on déploie son bouclier pour absorber leurs projectiles. C’est exigeant et brutal, et c’est pour ça qu’on aime Saros. Ce n’est pas un jeu pour tout le monde, et ceux qui ont détesté Returnal passeront sans doute leur chemin. Les combats de Saros sont très proches de ceux vécus dans le jeu de 2021. Ce qui change véritablement, c’est sa structure.

Saros propose une expérience simplifiée. On évolue presque par niveau, et il existe une sauvegarde automatique. Rapidement, on débloque également un écran permettant de personnaliser son aventure. Il faut alors équilibrer bonus et malus ; on peut ainsi choisir de cogner plus fort, mais en échange, on perd énormément d’XP si on meurt. Ce sont des dilemmes et rien n’est obligatoire. On peut faire le jeu sans. On peut le faire avec.
Il s’agit d’aides qui ne dénaturent pas la philosophie du jeu. Saros est une expérience grisante, qui resplendit à travers ce sentiment de montée en puissance jouissif. Au fil des heures, on assimile davantage chaque facette du jeu, on maitrise mieux nos armes ; elles gagnent en bonus, et on découvre chaque point faible et fort des ennemis.
Indirectement, ces adversaires sont les stars de Saros. Ils affichent une belle variété, sont surpuissants, imposants et impitoyables. Ils inondent l’écran de boules de couleur. Notre héros en prend plein la figure. Le joueur en prend plein les yeux. C’est un véritable feu d’artifice avec son lot de particules qui subliment ce gameplay délicieusement arcade.
Saros, Returnal, même combat
Au début de l’aventure, Saros surprend. Le jeu est bizarrement facile, tout semble trop mystérieux, il y a plein de mécanismes à assimiler, et la génération des niveaux aléatoire laisse fréquemment apparaître les mêmes « blocs ». Mais plus on joue, plus on découvre un jeu d’une troublante beauté et d’une intensité folle. Rapidement, elles parviennent à faire oublier les maladresses du début. Et au fil des heures —compter entre 15 et 20h pour le boucler—, Saros parvient à s’imposer brillamment à travers son gameplay exceptionnel et son ambiance unique. Saros est une véritable réussite, et cela n’a rien d’étonnant venant d’Housemarque.
Saros est développé par Housemarque et édité par Sony Interactive Entertainment. Jeu disponible le 30 avril en exclusivité sur PS5. Ce test de Saros a été réalisé sur une PS5 normale. PEGI 12.
