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Test : Metal Gear Solid – Ground Zeroes
Près de six années se sont écoulées depuis le long final de Metal Gear Solid 4, dernier opus à être sorti sur console de salon. L’épopée de Solid Snake est désormais terminée et il est maintenant temps de revenir à Big Boss, son père, et de comprendre sa véritable trajectoire dans sa lutte contre toutes les différentes organisations.
Metal Gear Solid : Ground Zeroes n’est pas une démo mais bien un prologue; un prologue extrêmement court constitué d’une seule et unique mission principale se terminant en moins d’une heure. Elle est certes accompagnée de 5 quêtes secondaires, mais leur intérêt scénaristique est bien moindre et elles ne durent pas non plus bien longtemps, environ 25 minutes chacune. La durée de vie de cette introduction à The Phantom Pain, dont la date de sortie reste inconnue, est donc assez rachitique d’autant plus que chaque mission se déroule dans le camp Omega. Bref, même si l’espace de jeu est assez important, on a vite fait le tour de cette base militaire, que ce soit de jour ou de nuit.
Après avoir expérimenté des zones plus élargies dans Guns Of the Patriots, Metal Gear épouse définitivement l’open-world et renouvelle, voire même révolutionne, le gameplay de la série. Place à la liberté désormais et à la modernité. Certaines situations peuvent ainsi être abordées de différentes façons tandis que Big Boss, doublé par le peu loquace Kiefer ‘Jack Bauer‘ Sutherland, a gagné en agilité comme en témoignent les nouvelles animations, encore perfectibles au passage. Le héros de Snake Eater rampe, saute dans les buissons, escalade les bâtiments et clotures, et se met automatiquement à couvert dès qu’un abri s’offre à lui. L’objectif est bien entendu de passer inaperçu et d’accomplir chacun des objectifs sans se faire repérer. Ground Zeroes renoue d’ailleurs définitivement avec l’infiltration après un MGS4 assez bancal. Et cela va de pair avec une IA plutôt convaincante.
On recense une quarantaine de soldats dans le camp Omega. Par rapport à la superficie globale, cela est assez faible mais les unités ennemies quadrillent finalement assez bien la zone et ont surtout un comportement crédible qui rend l’infiltration parfois imprévisible. Il leur arrive ainsi de discuter, de patrouiller à deux ou bien même d’utiliser un véhicule, sans oublier les gardes postés dans des miradors. Des soldats sont également amenés à vérifier une zone lorsqu’une caméra de surveillance ne fonctionne plus ou quand un générateur électrique n’alimente plus de façon correcte. Enfin, leur champ de vision a été amélioré et le radar a été définitivement supprimé. Big Boss est en quelque sorte livré à lui même dans une base hostile. Toutefois, et puisqu’on est en 2014, un arc de cercle indique lorsqu’un ennemi a des doutes et il est possible de mettre en surbrillance les adversaires. De même, le jeu passe en bullet-time dès qu’un ennemi a remarqué la présence du Boss afin de lui laisser quelques secondes pour réagir. Une option assez sympathique et qui est désactivable, histoire de rassurer les puristes. Toutefois, cela implique alors que toute la base passe en phase d’alerte au moindre faux pas.
Progresser furtivement est donc redevenu jouissif. Il ne s’agit pas simplement d’éviter les sources lumineuses ou de chercher les endroits touffus mais aussi de jouer directement avec l’IA. Le freeze! introduit dans Sons Of Liberty est un peu plus souple et le CQC permet à nouveau d’interroger les soldats attrapés. Sous la menace d’une lame, ces derniers révèlent la position d’armes sur le terrain, ou donnent des indications sur l’objectif à atteindre. En revanche, quand il faut cacher les corps, une conclusion s’impose : le tout manque d’interaction. Il est ainsi impossible de les dissimuler dans des coffres, bennes ou casiers qui sont pourtant nombreux sur le camp. De même, on ne peut pas entrer dans tous les bâtiments. La règle est simple et frustrante : si la porte n’est pas rouge ou grillagée, alors BB ne peut pas la crocheter. On note aussi qu’on ne peut éventrer les nombreuses bâches alors que cela aurait pu créer quelques situations sympathiques à la Splinter Cell. Mais surtout, Ground Zeroes a supprimé le ‘Toc-Toc’ : Big Boss, le soldat ultime, ne peut plus taper contre un mur. Ce geste emblématique de la série a disparu sans qu’on sache pourquoi alors qu’à plusieurs reprises il aurait pu s’avérer efficace. Les gardes ayant souvent un oeil les uns sur les autres, il est souvent judicieux de les séparer. On peut alors envoyer un chargeur vide afin de créer une diversion mais la différence est notable. Dans un cas on attire l’ennemi vers nous, dans l’autre on l’éloigne.
Malgré ces quelques petits accrocs, le gameplay de Ground Zeroes demeure d’une excellente qualité et d’une bonne fluidité. Metal Gear oblige, la mission principale est encadrée par des cinématiques à la mise-en-scène très soignée même si on regrette de les avoir presque déjà toutes vues au cours des trailers diffusés ces derniers mois. Le scénario, sans en trop en dévoiler, reprend là où Peace Walker s’était arrêté et parle comme toujours de trahison et d’espionnage avec Zero en point d’orgue, tout en sachant que le codec est enfin moins intrusif. Pour ceux qui se sentent perdus, un résumé écrit est proposé et permet de raccrocher les wagons avec toutes les différentes organisations et personnages. Enfin, parlons technique : sur PS4 le jeu tourne en 1080p à 60FPS et offre vraiment une agréable expérience, surtout de nuit et sous la pluie. Le rendu est très propre mais souffre en revanche d’un clipping peu discret. Il ne s’agit pas du jeu le plus impressionnant sur next-gen à l’heure actuelle, il n’y a pas de claque visuelle, mais le résultat demeure quand même très satisfaisant. Sur les machines d’ancienne génération, le jeu en 720p (upscalé) à 30FPS et sur Xbox One, en 720p natif à 60FPS. (cf – MGS : GZ comparaison de chacune des versions)
Que penser alors de ce Metal Gear Solid : Ground Zeroes? On ne peut nier que c’est un très bon jeu d’infiltration. Toutefois, son prix (entre 20 et 30€) peine fortement à justifier un contenu aussi réduit avec seulement une ‘vraie’ mission et un seul environnement. On aurait sans doute été plus indulgent si GZ contenait au moins 3 ou 4 missions principales de plus et plusieurs camps militaires à explorer mais ce n’est définitivement pas le cas. Et à moins de se forcer à remplir tous les défis et essayer de claquer le meilleur score/rang possible, on se rend facilement compte qu’on boucle trop rapidement l’affaire.
Metal Gear Solid : Ground Zeroes est développé par Kojima Productions et édité par Konami. Jeu sorti le 20 mars sur PS3, PS4, Xbox 360 et Xbox One. Version testée : PlayStation 4. PEGI 18.
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State Of Play juin 2026 : notre résumé avec tous les trailers et toutes les annonces
En cette période de non-E3, Sony est le premier à dégainer avec un State Of Play de près de 60 minutes. Le Japonais avait annoncé qu’il montrerait Wolverine dès l’ouverture. Il avait en revanche caché qu’il avait pas mal de surprises en stock.
J’ai tendance à dire, lorsqu’un constructeur annonce un événement, qu’il faut mesurer ses attentes. Avant la conférence, je lisais des gens réclamer Uncharted 5, Intergalactic, Killzone, MotorStorm et inFamous. Ce n’est malheureusement pas raisonnable. Cela dit, ce State Of Play a quand même affiché de très belles choses. Voici le résumé complet, sans Destiny 3, malgré les réclamations des viewers avant le début du show.
Wolverine tranche dans le tas
Longue phase de gameplay avec un Wolverine poilu des épaules. Logan cherche à sauver des mutants, et c’est l’occasion pour lui d’étriper tous ceux qui osent le défier, et de faire un peu de moto. C’est un déluge d’action, la mise en scène est travaillée, et Jean Grey —aux faux airs de Jesse de Control— peut aider notre héros. Ça sort le 15 septembre.
Marvel Tokon étoffe son casting
Toujours aussi dynamique, le jeu de combat Marvel Tokon a présenté une nouvelle arène ainsi qu’une équipe composée de Docteur Doom, Magneto, le Bouffon Vert et Carnage.
Rayman Legends s’offre un remake
Au grand dam d’Ubisoft, Rayman Legends Untold a enchainé les fuites ces derniers jours. Ce remake du jeu de 2013 est désormais officiel, et affiche un nouveau look 2,5D plutôt réussi, en plus d’un contenu supplémentaire. Sortie le 1er octobre.
Tomb Raider Legacy Of Atlantis
Le Remake de Tomb Raider Anniversary, lui-même remake du Tomb Raider de 1996, s’offre un nouveau trailer de gameplay. C’est vraiment très joli et ça semble proposer une expérience assez moderne avec des décors qui s’effondrent tout le temps et pas mal de cinématiques. Ça sortira le 12 février 2027, ce qui signifie que le jeu a été repoussé puisqu’il était attendu pour cette année.
Onimusha sortira en septembre
Après Monster Hunter Stories, Resident Evil et Pragmata, Capcom compte sortir un 4ème gros jeu cette année : Onimusha Way Of The Sword. Ce titre est prévu pour le 25 septembre, et une démo est dispo’.
Silent Hill Townfall se date
On se dirige vers un jeu Silent Hill chaque année, et ce n’est pas un problème s’ils sont tous de la qualité de Silent Hill 2 Remake ou Silent Hill f.
Silent Hill Townfall est édité par Annapurna, proposera un gameplay à la première personne, et son nouveau trailer est très réussi. Le retour en grâce de cette série est merveilleux à voir. Sortie prévue le 24 septembre car personne n’ose viser début novembre à cause de GTA 6.
Ace Combat 8
Avis aux fans de Top Gun : Ace Combat 8 Wings Of Theve sortira le 2 octobre avec en bonus, Ace Combat 0 The Belkan Wars en cas de préco’.
Ça commence à faire beaucoup de jeux en même temps. Je me demande qui sera finalement repoussé…
Souviens toi l’hiver dernier
Sony a confié à son studio Firesprite (Horizon VR) le soin de créer une suite à Until Dawn. Ce sera toujours un jeu d’horreur avec d’importants choix à faire, mais cette fois-ci, on sera sur une île paradisiaque. Sortie en 2027.
ILL évoque son histoire
Edité par Mundfish (Atomic Heart), ILL est un FPS d’action/horreur développé en Europe de l’Est. C’est violent, c’est dérangeant, c’est intéressant, et c’est prévu pour 2027.
Control Resonant
La suite de Control s’intéresse au frère de Jesse dans un jeu qui misera sur l’action au corps à corps. Et comme toujours avec Remedy, esthétiquement, c’est envoutant.
Ça sort le 24 septembre, pour le moment. Tous les jeux ne peuvent pas sortir en même temps…
Faye, la Goddess Of War
En guise de clôture, Sony a dévoilé God Of War Laufey, le nouveau jeu de Santa Monica dirigé par Ariel Lawrence. Il s’agit comme son nom l’indique d’un spin-off de God Of War mettant en scène Faye, diminutif de Laufey, la femme de Kratos.
Contrairement à un GOW classique, notre héroïne est plus agile, le gameplay est plus vif, les mythologies sont mélangées —Faye se trouve dans l’Empyrée, l’au-delà des divinités—, et la magie a semble-t-il une place importante. Oh, et le jeu est d’une beauté à couper le souffle.
Mais aussi…
- L’excellent Dave The Diver aura droit à une préquelle dédiée au chef Bancho. C’est d’ailleurs le nom du jeu.
- Kemuri est un jeu de chasse aux Yokai dans une ville futuriste. C’est jouable à 3 en coop et ça ne sortira pas avant 2027.
- The Lost Wild est un jeu d’aventure à la première personne face à des dinosaures. Intriguant.
- L’impressionnant Phantom Blade Zero s’offrira un State Of Play dédié à la fin de l’été avant une sortie le 29 octobre.
- Le MMO Dune Awakening aura droit à un mode solo pour son arrivée sur console le 22 septembre 2026.
- Le remaster du très apprécié Dynasty Warriors 3 sortira le 1er octobre.
- No Rest For The Wicked, un diablo-like par les créateurs d’Ori, sortira sur consoles en octobre 2026.
- Marathon lance sa Saison 2 avec une semaine gratos sur PC, Xbox et PlayStation. Artistiquement, je trouve le jeu incroyable.
- Saber Interactive va ressortir la licence Stuntman en s’entourant de la K-2000, la DeLorean, des véhicules de Mad Max etc.
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Test : 007 First Light — L’espion qu’on a tant aimé
Certes, James Bond est un agent secret. La discrétion, c’est donc son truc. Mais cela faisait tout de même près de 15 ans qu’on n’avait pas eu de nouveau jeu 007. Et le dernier, 007 Legend, était plutôt décevant. En y repensant, c’est fou que IO Interactive se soit lancé dans l’aventure First Light. En 2017, le studio danois manquait de disparaître. Et quelques années plus tard, il nous sort son projet le plus ambitieux, sans doute le plus coûteux, en essayant de réinventer une licence qui s’est perdue avec le temps. Sur le papier, c’est casse-gueule. Manette en main, c’est jouissif.
Son nom est Bond, James Bond. Il n’a qu’une vingtaine d’années et n’est pas encore membre du MI-6. Avec 007 First Light, IO Interactive nous livre une origin story qui revient sur les débuts de l’agent britannique. Il est ainsi inexpérimenté et va devoir tout apprendre. Cela se fait à travers un long tutoriel bien fichu. On découvre alors les commandes, et surtout, notre personnage et son entourage. C’est d’ailleurs l’un des points forts de cette aventure : la narration.
007 First Light est un jeu aussi agréable à jouer qu’à regarder. L’histoire est parfaitement rythmée, les dialogues sonnent justes et il n’y a pas de longueurs ou monologues interminables. Tout semble naturel avec toujours l’envie d’aller vers de l’avant. Il y a des rebondissements, les personnages sont attachants, et il y a une petite tension. En revanche, il est vrai que le grand méchant manque d’épaisseur. Oui, ses intentions ne sont pas très nobles, mais il n’a pas une grande prestance, et ne suscite pas la peur quand on le croise.
Quand 007 s’inspire de 47
007 First Light tourne autour d’agents renégats avant d’explorer d’autres thèmes. Tout cela sert à justifier des missions qui feront pas mal voyager James Bond. S’il en profite parfois pour prendre du bon temps, il est avant tout là pour enquêter. Cela peut surprendre : 007 First Light n’est pas un simple jeu d’action-infiltration où on dégomme tout le monde.
Grosso-modo, les missions adoptent souvent la même structure :
- une longue arrivée sur les lieux avec des zones ouvertes au public, d’autres fermées
- pas mal d’infiltration en territoire ennemie
- quelques gunfights explosifs
La formule parvient de temps en temps à se renouveler au cours des 15h/18h nécessaires pour voir le bout de l’aventure. Mais dans l’ensemble, c’est à peu près cela, et ça épouse ce que l’on a pu voir sur grand écran. C’est donc une adaptation fidèle, et peut-être même la meilleure.
IO Interactive est parvenu à créer un grand jeu en s’appuyant beaucoup sur Hitman. 007 First Light ressemble en fait à un Hitman simplifié et plus accessible. Dans Hitman, on observe énormément, et on essaie de trouver des chemins alternatifs pour atteindre son objectif. Là, c’est la même chose. Le nombre de possibilité est toutefois réduit — ce n’est pas un bac à sable — et les indices visuels sautent souvent aux yeux, histoire d’assurer une progression fluide.
On pourrait même dire que le jeu a une petite rejouabilité. Il est en effet possible de refaire les missions en passant par des endroits nouveaux, ou en complétant de nouvelles opportunités. En revanche, les dialogues à choix multiple font figure d’illusion. Qu’importe ce que vous choisissez, vous arriverez toujours au même point.
Des combats qui ont la patate
James Bond doit souvent écouter des conversations, voler des badges ou distraire des gardes pour progresser. Cela demande de se fondre dans la foule, ou de jouer avec le décor. Les environnements sont très détaillés, très fournis. Et avec les gadgets de Q, il est facile de berner son petit monde : activer à distance des objets électroniques, allumer un feu au loin, briser un cadenas…
007 First Light est un jeu dans lequel il faut faire preuve d’observation. Tant pour avancer que pour cogner. Un gros travail a ainsi été fourni sur le combat au corps à corps. Pour rappel, James doit à chaque fois riposter de manière proportionnée ; on ne tire pas sur un ennemi désarmé. Il faut faire parler les poings. On tape, on pare, on évite, et on envoie son adversaire dans le décor, littéralement. On joue avec les murs, les meubles, les tables, les rebords ; on attrape tous les objets que l’on trouve et on les envoie sur les gardes. Les combats sont fluides, impressionnants, rapides, et sont très cinématographiques.

Souvent, on se bat car on se fait repérer dans une zone où on ne devrait pas être. On peut berner les adversaires en jouant la comédie —utilisation limitée— sinon, il faut cogner. Comme souvent dans ce genre de jeu, l’IA est perfectible. Il lui arrive fréquemment de ne pas voir ou ne pas entendre. C’est dommage, mais ce n’est pas si préjudiciable car en soi, 007 First Light n’est pas un jeu d’infiltration ; ce n’est qu’une composante parmi d’autres.
L’espion qui a tiré
On serait bien tenté de dire que 007 First Light est un vrai James Bond car il mélange les genres. On obtient au final un cocktail explosif mais pas forcément original. En revanche, ce qu’il fait, il le fait bien. Les phases d’exploration sont très agréables, en plus de proposer de jolis environnements. La plateforme à la Uncharted —comme Nate, James escalade tout à mains nues sans difficulté— est classique. Les combats à mains nues rayonnent par leur dynamisme. Et les gunfights tiennent la route.
Le dernier tiers des missions est souvent synonyme d’échanges de coups de feu. On se déplace alors de couverture en couverture, même si les commandes manquent de réactivité. Il est indispensable d’être en mouvement car les abris sont destructibles. Les ennemis attaquent en plus depuis plusieurs côtés, ce qui peut presque avoir un aspect brouillon. Et il faut récupérer les armes sur les cadavres car les chargeurs sont souvent à moitié vide. Bref, ça ne réinvente pas la roue, mais ça reste efficace.
Le titre essaie également de toujours flatter le joueur. Les headshots sortent facilement, et les ennemis sont fréquemment positionnés à côté de bidons d’essence. Résultat, ça explose tout le temps, les passerelles s’effondrent etc. On n’atteint pas la maestria d’Uncharted en terme de mise en scène, il y a pas mal de petites maladresses, mais on retrouve à chaque fois cette volonté de bien faire et d’en mettre plein les yeux.
Serait-ce le meilleur jeu James Bond ?
007 First Light est la parfaite adaptation de James Bond en jeu vidéo AAA. C’est un jeu généreux —il a également un mode défi—, qui repose sur un gameplay varié et maitrisé, avec une histoire bien racontée et une réalisation de haute volée. Au passage, James est bien moins rigide que l’Agent 47, et un gros effort a été fait sur les actions contextuelles.
Mais là où First Light brille, c’est avant tout à travers son enrobage James Bond. L’interface est élégante, la bande-son géniale, les marques sont bien intégrées, et le personnage même de 007 est parfait. On retrouve ce côté espiègle, cet humour, cette insouciance, cette loyauté et cette séduction. Ce 007 First Light coche toutes les cases et après six à sept ans de développement, IO Interactive est parvenu à nous livrer un grand jeu et surtout, un merveilleux James Bond. Une prouesse remarquable et un retour en grâce fabuleux tant pour le studio danois que cette licence culte du cinéma.
007 First Light est développé et édité par IO Interactive. Jeu disponible sur PC, PS5 et Xbox Series X|S. Une version Switch 2 arrivera cet été, sans date précise. Test de 007 First Light réalisé sur PS5. PEGI 16.
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WoW Midnight : Tier List des Tanks en Mythique+
World of Warcraft Midnight s’apprête à lancer sa Saison 1 dans quelques jours. Avec elle débarquent les donjons Mythique+ (MM+), où les joueurs vont pouvoir farmer le meilleur loot et se battre pour se hisser au sommet des classements. Choper du loot de malade et claquer des temps de clean records, c’est bien beau, mais pour y arriver, votre groupe aura besoin d’un tank exceptionnel. Voici notre guide pour savoir quel est le meilleur tank actuel et ce que chaque classe apporte à la compo.
Score et Classement
- Robustesse (Survivabilité)
- Dégâts (DPS)
- Utilitaire
- Fun
Tier List des Tanks en Mythique+
Cette tier list classe les tanks selon les critères mentionnés plus haut, la survivabilité étant la priorité absolue car c’est la stat la plus cruciale qu’un tank puisse apporter à son groupe.
| Rang | Classe |
| S | Moine Maître brasseur |
| A | Druide Gardien, Guerrier Protection |
| B+ | Chasseur de démons Vengeance |
| B | Paladin Protection |
| C | Chevalier de la mort Sang |
S : Moine Maître brasseur (Le meilleur tank global pour Midnight)
Pourquoi ça marche Globalement, c’est le meilleur Tank de l’extension Midnight, et ce grâce à d’énormes changements dans le gameplay de la classe. Les joueurs n’ont plus besoin de gérer une rotation longue et complexe qui demandait d’enchaîner une tonne de touches. À la place, le cycle a été simplifié pour se résumer principalement à spammer Fracasse-tonneau et Souffle de feu. Avant ces modifications, la survivabilité de la spé dépendait surtout de ses talents ; avec les nouveautés, ce côté tanky s’obtient passivement juste en déroulant sa rotation.
De tous les tanks du jeu, le BrM est celui qui peut envoyer le plus gros DPS tout en encaissant une quantité phénoménale de baffes, ce qui en fait le pick incontournable pour les compos méta. Si les mains BrM de longue date regretteront sans doute la simplification extrême de leur spé, elle devient en contrepartie infiniment plus accessible pour les joueurs qui voudraient s’y essayer.
Score
- Dégâts (DPS) : 10/10
- Robustesse : 10/10
- Utilitaire : 6/10
- Fun : 10/10
A : Druide Gardien
Pourquoi ça marche Les druides n’ont pas toujours été réputés pour envoyer un DPS solide ou tout simplement pour être fun à jouer. Pourtant, le Druide Gardien s’en sort extrêmement bien aujourd’hui grâce à des refontes majeures qui en font un Tank tout à fait viable, compétitif et doté d’un gameplay loin d’être monotone. Avant les récents changements, tout ce que cette spé avait à faire, c’était de spammer Fer-poil, Mutiler et Étriller. Désormais, les joueurs doivent se montrer bien plus méthodiques dans la gestion de leur Rage. Le plus gros de vos dégâts provient maintenant de Ravager, et les modifications apportées rendent le Druide Gardien beaucoup plus fun et intuitif à prendre en main.
Les problèmes de cette spé viennent moins de ses sorts et de son gameplay que de son arbre de talents. Pour la plupart des autres spés, les talents finaux (ou capstones) apportent des mécaniques majeures qui permettent généralement de gommer certaines faiblesses ou de sublimer leurs points forts. Malheureusement pour le Druide Gardien, ses capstones manquent cruellement de punch lorsqu’il s’agit de compenser les faiblesses innées de la spé.
Score
- Robustesse : 9/10
- Dégâts (DPS) : 10/10
- Utilitaire : 8/10
- Fun : 10/10
A : Guerrier Protection
Pourquoi ça marche Si le concept de « valeur sûre » était un tank, ce serait le Guerrier Prot. C’est le tank de référence de nombreux vétérans et un choix ultra-safe pour les nouveaux joueurs qui cherchent une classe dans laquelle s’investir. La spé propose un gameplay très direct, qui peut d’ailleurs s’avérer un peu ennuyeux tant il est répétitif et linéaire. Le cycle reste le même en toutes circonstances et il est franchement difficile de se foirer en Guerrier Prot, ce qui signifie que vous n’aurez aucun mal à vous trouver un groupe. Les Guerriers Prot sont extrêmement tankys grâce à Dernier rempart et Mur protecteur, des CD majeurs qui leur permettent de recevoir d’énormes heals juste après avoir encaissé de grosses baffes. Cela dit, c’est bien la preuve de l’efficacité brute de la classe : son plus gros point noir, c’est simplement à quel point elle est rébarbative.
Score
- Robustesse : 10/10
- Dégâts (DPS) : 7/10
- Utilitaire : 10/10
- Fun : 6/10
B+ : Chasseur de démons Vengeance
Pourquoi ça marche Le DH Vengeance (VDH) reste un excellent choix global pour les tanks, car il est capable d’envoyer un DPS très compétitif tout en étant assez tanky pour survivre au contenu HL (Haut Niveau). Cependant, cela n’est possible que si vous parvenez à réunir toutes les conditions pour tanker correctement. Vous devez notamment gérer au poil la propagation de votre Marque enflammée pour vous offrir une fenêtre de tanking de 30 secondes ; cela dit, comme beaucoup l’ont souligné, cette mécanique s’apparente à un bug, et au lieu des 30 secondes prévues, vous n’avez en réalité qu’une fenêtre de 12 secondes. Avec la perte de passifs à build-up comme Fragilité et Porteur de souffrance (Painbringer), le VDH est devenu extrêmement vulnérable à moins de setup parfaitement la situation pour espérer être résistant.
Malgré ces inconvénients, le VDH reste l’un des cadors du DPS chez les tanks. Néanmoins, il pêche dans trop d’autres domaines — comme la survivabilité pure et l’utilitaire — pour que son pick soit réellement justifié. Mais si vous avez une bonne équipe pour vous cover pendant vos trous de CD, le VDH peut sortir du lot grâce à sa Marque du chaos.
Score
- Robustesse : 7/10
- Dégâts (DPS) : 9/10
- Utilitaire : 6/10
- Fun : 8/10
B : Paladin Protection
Pourquoi ça marche De toutes les spés de Tank du jeu (l’auteur a glissé sur son clavier avec sunglasses au lieu de subclasses !), le Paladin Prot est celui qui offre le plus d’utilitaire et de soutien à son groupe, en grande partie grâce au lancer de son Bouclier du vengeur. La spé apporte aussi un healing de groupe ultra régulier via le Mot de gloire et peut solo la plupart des packs de trashs dans les donjons de difficulté supérieure. En termes de robustesse, il reste relativement tanky par rapport à d’autres concurrents de la liste. Là où le bât blesse sérieusement, c’est sur le DPS, à moins d’opter pour le build « Ailes Crit », ce qui transforme le Paladin Prot en une source de dégâts redoutable. Cependant, ce trade-off se fait au détriment d’une grosse partie de sa survie, ce qui l’empêche de rivaliser avec les autres tanks dans les plus hautes clés.
Score
- Robustesse : 8/10
- Dégâts (DPS) : 7/10
- Utilitaire : 10/10
- Fun : 8/10
Préparer son portefeuille pour le gouffre à PO de la Saison 1
Avant de verrouiller définitivement votre spé, gardez en tête que push de grosses clés demande un investissement financier massif dès le départ. Entre les flacons de haut rang, les huiles d’arme, les kits d’armure et les améliorations d’équipement, le coût brut de l’optimisation peut rapidement vider vos réserves de PO.
Pour les joueurs qui n’ont pas des heures à perdre à farmer les métiers ou l’hôtel des ventes (HDV) en parallèle de leur progress, acheter des PO WoW sur des marketplaces communautaires comme PlayerAuctions peut être une solution simple et rapide pour s’assurer que son personnage soit full consos et raid-ready dès le jour J.
C : Chevalier de la mort Sang
Pourquoi ça ne marche pas Pour beaucoup de joueurs au sein de la communauté WoW, le DK Sang est un immense gâchis de potentiel. La spé n’a quasiment pas bougé et conserve exactement le même cycle : le Bouclier d’os pour tanker, la Frappe au cœur pour générer de la Puissance runique, et la Frappe de mort pour se heal. Les changements de The War Within n’ont pas vraiment apporté grand-chose au DK Sang, si ce n’est fluidifier sa rotation en nettoyant le surplus de touches inutiles (bloat) pour lancer son cycle plus facilement.
L’identité de classe joue pourtant un rôle majeur dans le choix des joueurs. Le DK Sang est censé vendre le fantasme d’un mastodonte vampirique qui découpe tout sur son passage avec son arme à deux mains. Malheureusement, le problème vient du class design global : équilibrer ses capacités de tanking sans complètement casser le kit des autres spés du DK relève presque de l’impossible pour les développeurs.
Score
- Robustesse : 7/10
- Dégâts (DPS) : 6/10
- Utilitaire : 6/10
- Fun : 5/10
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