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Test : Uncharted Legacy Of Thieves – L’aventure à 120FPS sur PS5
Uncharted met son grappin sur la PS5. Ce n’est pas une aventure inédite mais un délicieux remaster… en attendant du nouveau.
Comme sur PS4, Naughty Dog démarre cette nouvelle génération avec un remaster. Autrefois, il s’agissait de The Last Of Us. Cette réédition proposait la même aventure réhaussée en 1080p, à 60FPS. Elle était surtout vendue au prix fort, qu’importe que vous ayez ou pas déjà le jeu sur PS3.
Avec Uncharted : Legacy Of Thieves, Naughty Dog est plus généreux. L’upgrade coûte ainsi 10€ ; pour les nouveaux acquéreurs, ce sera en revanche 50€. Mais 50€ pour découvrir non pas un mais deux jeux ; deux Uncharted, deux titres majeurs de la PS4.
A Thief’s End et The Lost Legacy, deux jeux différents… qui se ressemblent beaucoup
Uncharted 4 repose sur une histoire fraternelle, celle des frangins Drake : Nathan et Sam. Les deux ont longtemps été séparés ; Sam a même été laissé pour mort. Mais quand il réapparaît, ce n’est pour évoquer ce qui lui est arrivé : il demande l’aide de son frère.
Nate est alors quadragénaire et vit avec Elena. Ce n’est plus un chasseur de trésors ; il a désormais pris sa retraite. Mais pour son frère, il accepte de reprendre du service… sans le dire à sa femme. S’en suit alors une aventure dans le monde entier loin d’être de tout repos.
Uncharted 4 est différent des précédents épisodes. Il est plus long, plus lent et rappelle beaucoup The Last Of Us. Il y a parfois un petit manque de rythme, mais ça ne l’empêche pas de proposer des séquences incroyables.
Cette compilation regroupe en fait l’opus le plus long et le plus court de la saga. The Lost Legacy se boucle ainsi en sept heures. C’est deux fois moins qu’Uncharted 4.
Cet épisode met en avant Chloé Frazer, accompagnée de Nadine Ross. Là aussi, l’aventure se fait à deux. C’est assez bavard, le rythme général est lent mais tout y est plus condensé. Uncharted : The Lost Legacy est une réussite. Il propose des séquences explosives —certes inspirées du 2—, de très bonnes énigmes ou des passages touchants. On serait presque tenté de dire que c’est un best-of de la série… malheureusement sans Nathan Drake.
Sur PS5, Uncharted fait parler la technique
Il serait injuste de résumer les Uncharted à leurs scènes d’action. Il faut aussi évoquer cette narration, cette mise en scène, cette justesse dans le jeu d’acteur. Tout cela fait qu’on n’a jamais envie de zapper les cinématiques. Elles font partie de l’expérience, tout simplement.
Sur PS4, Uncharted 4 et TLL proposaient un excellent rendu. Sur PS5, cela ne change pas. Ces deux jeux sont sublimes. C’en est presque indécent. Il n’y a qu’à voir les gros plans sur les visages… Next-gen ou pas, encore aujourd’hui, Uncharted impressionne.
Ombres plus nettes, distance d’affichages affinée… Ces remasters proposent de vraies améliorations graphiques mais elles ne sautent pas aux yeux. Les jeux s’offrent quand même une plus grande clarté grâce à la 4K… chose que l’on ne conseille pas forcément.
Pour jouer en 4K natif, il faut se cantonner à du 30FPS. Mais quand on a goûté au 60 ou 120FPS, difficile de retourner en arrière. Ce qu’on perd en définition, on le gagne en fluidité. Et cela n’a pas de prix. Tout est alors plus fluide, plus réactif. Tout semble plus naturel. Et en mouvement, on oublie tout.
Techniquement, on a le choix entre 4K/30FPS, 1440p/60FPS ou 1080p/120FPS. On ne saurait trop conseiller l’un des deux derniers modes. Libre à chacun ensuite de faire son choix entre le 60 et le 120 images par seconde. Digital Foundry a d’ailleurs de chouettes comparatifs en image.
Pour le reste, la version PS5 offre un temps de chargement initial fortement réduit. Les retours haptiques et les gâchettes adaptatives proposent aussi de bonnes choses. Cela reste toutefois accessoire. L’intérêt numéro 1 de cette Legacy Of Thieves, c’est sa fluidité. De ce fait, cette compilation est dispensable pour ceux ayant déjà fait dans le passé ces jeux. En revanche, pour ceux qui n’y ont jamais joué, c’est l’excellence qui s’offre à vous à 60 ou 120FPS ; deux aventures uniques aussi jouissives que sublimes.
Note : Uncharted Legacy Of Thieves Collection propose uniquement les modes solo d’Uncharted 4 et The Lost Legacy.
Uncharted : Legacy Of Thieves Collection est développé par Naughty Dog et édité par Sony Interactive Entertainment. Jeu disponible exclusivement sur PS5 depuis le 28 janvier. Une version PC est également en développement. PEGI 16.
Aeldra Zeta Yang
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Sony : pourquoi la fermeture de Bluepoint Games est tragique… et logique
Ce jeudi, Sony a annoncé la fermeture de Bluepoint Games, studio auteur de jeux majeurs sur PlayStation. Sur les réseaux sociaux, beaucoup de fans se sont dit attristés par cette nouvelle qui est, hélas, logique.
Qui était Bluepoint Games ?
Bluepoint Games est un studio texan fondé en 2006. Pour son 20ème anniversaire, il fermera ses portes.
Au cours de son existence, cette équipe d’environ 70 personnes a sorti de nombreux portages (Titanfall, PlayStation All-Stars Battle Royal…), remasters (Metal Gear Solid HD Collection, Uncharted Collection, God Of War Collection…) et remake (Shadow Of The Colossus, Demon’s Souls). Bluepoint était connu pour son excellence ; c’est un studio qui ne décevait pas.
En 2021, Sony annonçait le rachat de Bluepoint pour une somme non-dévoilée. Celle-ci ne devait pas être élevée car Bluepoint ne possédait aucune licence ; Sony rachetait là un savoir-faire.


Plutôt que de plancher sur un nouveau remake, Bluepoint aida Sony Santa Monica sur le développement de God Of War Ragnarok. En 2022, l’équipe texane travailla sur son premier jeu original, un jeu-service dans l’univers de God Of War.
En début d’année 2025, ce projet fut annulé comme le rapporta Bloomberg. Et un an plus tard, Sony annonça la fermeture de Bluepoint.
Une génération où les remakes sont légion
Il est toujours triste de voir un studio de qualité fermer ses portes. Il y a également un sentiment d’incompréhension. Bluepoint était réputé pour son expertise en matière de remasters et remakes. Ceux de Shadow Of The Colossus et de Demon’s Souls sont brillants.
Il est étonnant de voir que Sony ne leur a pas demandé de continuer dans cette voie. D’autant plus que cette génération PS5 voit de nombreux remakes sortir, souvent avec un joli succès. De tête, on peut citer Silent Hill 2… Metal Gear Solid Delta… Dragon Quest I, II et III… The Elder Scrolls Oblivion… Final Fantasy VII… Resident Evil 2, 3 et 4…
Les éditeurs acceptent de prendre ces paris car ils s’appuient sur des licences populaires capables de plaire à un nouveau public comme aux nostalgiques. Ce sont également des jeux plus faciles à concevoir car les développeurs peuvent s’appuyer sur les matériaux d’origine.
De nombreux jeux mériteraient un magnifique remake façon Demon’s Souls. Ce dernier était à l’origine un jeu PS3. Sur cette même génération les inFamous, MotorStorm et Uncharted auraient pu bénéficier d’un tel traitement. On peut également se demander pourquoi c’est Sony Santa Monica qui développera le remake de la trilogie God Of War, plutôt que Bluepoint. Sans doute car son sort était déjà scellé.
Sony et le mirage des jeux-service
Depuis plusieurs années, Sony s’est mis en tête de s’imposer dans le milieu des jeux-service, ces titres multijoueurs sans cesse mis à jour et financés grâce aux micro-transactions. Le Japonais affiche un bilan contrasté. De nombreux projets ont été annulés en cours de route, d’autres ont échoué, et certains ont réussi, à l’image de Helldivers ou MLB The Show.
Sony continue d’investir dans ce domaine. On a récemment découvert 4Loop lors du dernier State Of Play ; une semaine avant, il avait officialisé Horizon Hunters Gathering. Et on attend toujours FairGames par Haven, studio racheté en 2022.

Si l’annonce de jeux multi fait souvent froncer les sourcils sur les réseaux sociaux, il faut bien se rendre compte que ceux-ci sont hyper populaires. Prenez simplement les jeux les plus joués chaque semaine ou les jeux les plus vendus en 2025. Tous ces classements sont dominés par des titres multijoueur. Et Sony veut sa part du gâteau. Ce n’est pas grave si plusieurs jeux n’y arrivent pas car un seul succès peut effacer ces échecs.
Résultat, Sony a poussé ses studios à aller dans cette voie, et cela a fait des dégâts avec plusieurs annulations et des fermetures de studios.
Une industrie qui ne va pas bien
Sony affiche de très jolis résultats, la PS5 est la console la plus rentable de son histoire, mais malgré tout, le marché du jeu vidéo peine. Celui des consoles a tendance à stagner plutôt que croître. Et les coûts de développement explosent.
Les Etats-Unis sont notamment touchés par cela. Développer un jeu vidéo outre-atlantique demande d’importants budgets contrairement à l’Europe de l’Est, par exemple. Comparez simplement Cronos The New Dawn fait par Bloober en Pologne et The Callisto Protocol conçu par Striking Distance, équipe située sur la côte ouest américaine. Le premier a coûté moins de 30 millions d’euros, le second 160 millions de dollars.
Ce n’est pas pour rien si désormais 1/3 des coûts de production vont des studios tiers ; cela fait baisser la facture. De même, on note que les Etats-Unis ont été très touchés par les licenciements ces dernières années —environ 60% des limogeages mondiaux— et désormais, ils ne compte que pour 20% des postes ouverts. En d’autres termes, les éditeurs fuient les Etats-Unis.
Que signifie la fermeture de Bluepoint ?
D’un point de vue joueur, c’est triste de voir un studio avec une telle expertise fermer. D’un point de vue business, ça se comprend. Malheureusement.
Bluepoint ne semblait plus entrer dans les plans de Sony. Le studio n’a pas su proposer un jeu-service convaincant —ce qui est la stratégie actuelle— et il est situé dans une région où les coûts sont élevés. Le couperet paraît logique.
Sous l’ère d’Hermen Hulst, patron des studios PlayStation, seuls les immenses succès semblent compter, au détriment des petites victoires. C’est l’inverse de la philosophie de Shawn Layden, son prédécesseur. L’Américain s’est toujours fait l’avocat de projets variés à travers des budgets mieux maitrisés.

Au cours des dernières années, PlayStation Studios a changé. Il a fait plusieurs acquisitions dans cette optique des jeux-services. Et il a fermé des structures à cause de ces échecs.
En soi, Sony n’a pas abandonné les jeux solo. Mais il souhaite davantage se diversifier. En 2026 Sony prévoit de sortir Saros, Wolverine et la suite de Kena. Et il a publié God Of War Sons Of Sparta il y a quelques jours. Et en matière de jeux multi, Sony a dans les cartons MLB The Show 26, Marathon et Marvel Tokon, en plus de la grosse mise à jour gratuite Legends pour Ghost Of Yotei.
Sony se veut plus exigeant dans ses objectifs de rentabilité. Et désormais, on peut se demander quel sera l’avenir de plusieurs de ses studios. Que se passera-t-il à la fin de l’été si Marathon ne parvient pas à s’imposer ? Quel avenir pour Bend qui n’a pas eu le droit de faire une suite à Days Gone ? Même question pour Media Molecule qui n’a même pas sorti de versions PS5 ou PC pour Dreams…
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GTA 6, PS6, Clair Obscur 2 : pourquoi ce podcast avec Thomas Grellier est à ne surtout pas manquer
GTA 6 va-t-il vraiment changer le jeu ?
À quoi faut-il s’attendre pour la PS6 ?
Et comment un jeu indépendant français comme Clair Obscur a réussi à bousculer l’industrie ?
Dans le nouvel épisode du podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi !, Julien Tellouck reçoit Thomas Grellier pour une discussion passionnante, accessible et ultra éclairante sur le présent — et surtout l’avenir — du jeu vidéo.
Un épisode pensé pour donner des clés de compréhension, pas juste commenter l’actualité.
Un invité rare, une parole claire
Thomas Grellier n’est pas un simple commentateur.
Il a vécu l’évolution du jeu vidéo de l’intérieur, depuis le lancement de la première Xbox en 2000 jusqu’aux enjeux colossaux d’aujourd’hui.
Dans cet épisode, il partage :
• sa vision du marché actuel,
• les coulisses du développement des gros jeux,
• et ce que les joueurs ne voient jamais derrière les annonces spectaculaires.
GTA 6 : pourquoi l’attente est aussi énorme
Impossible de parler jeu vidéo aujourd’hui sans évoquer GTA 6.
Mais au-delà du hype, l’épisode pose les vraies questions :
- Pourquoi GTA 6 doit être terminé bien avant sa sortie ?
- Pourquoi la pression autour du jeu est sans précédent ?
- Et pourquoi il ne peut pas se permettre le moindre faux pas ?
PS6 : ce que l’on peut déjà anticiper
Autre sujet brûlant : la PlayStation 6.
Sans rumeur gratuite ni fantasme, Julien Tellouck et Thomas Grellier analysent les tendances lourdes du marché :
- évolution des usages,
- attentes des joueurs,
- avenir des consoles face au cloud et au cross-platform.
Clair Obscur : la preuve que tout n’est pas qu’AAA
L’épisode met aussi en lumière Clair Obscur, un jeu indépendant français devenu un vrai symbole.
Pourquoi ce succès est important ?
Parce qu’il montre que :
- l’innovation peut venir de studios plus modestes,
- le public est prêt à suivre des propositions fortes,
- et que le jeu vidéo français a un vrai rôle à jouer.
Le podcast avec Thomas Grellier est disponible dès maintenant sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes de streaming audio :
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Kayane raconte son parcours dans Tant qu’il y aura du Wi-Fi
Commencer le jeu vidéo à 4 ans, affronter des adultes en tournoi à 9 ans et devenir l’une des figures majeures de l’eSport français : le parcours de Kayane est tout sauf ordinaire.
Dans le dernier épisode du podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi, Kayane se livre sans filtre sur son histoire, ses combats et la réalité du gaming professionnel.
Très tôt plongée dans l’univers des jeux de combat avec Tekken et Soul Calibur, elle découvre un milieu exigeant, souvent hostile, où être une jeune fille n’allait pas de soi. Mépris, soupçons de triche, refus d’inscription aux tournois : Kayane raconte comment ces obstacles ont forgé son mental de compétitrice.
Mais l’épisode va bien au-delà du récit personnel. Elle y dévoile la face cachée de l’eSport, notamment la réalité économique des jeux de combat, loin des clichés sur les cashprizes millionnaires. Même au plus haut niveau, vivre de sa passion demande indépendance, créativité et sens de la communication.
Game One, sponsors, conventions, réseaux sociaux, mentorat… Kayane explique comment elle a construit une carrière durable tout en restant fidèle à ses valeurs.
Elle aborde aussi un sujet essentiel : la place des femmes dans le gaming, avec un discours lucide, nuancé et profondément humain.
Un épisode inspirant et nécessaire pour comprendre ce qu’est vraiment l’eSport aujourd’hui.
Le podcast avec Kayane est disponible dès maintenant sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes de streaming audio :
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