Jeux Vidéo
Wii U: Retour sur l’échec de Nintendo
Selon les dires de Nintendo, la NX, nom de code de sa future machine, n’est pas vouée à remplacer la Wii U. Ce discours peine cependant à convaincre. Il y a plusieurs années, la firme japonaise disait la même chose lorsqu’elle évoquait la Nintendo DS et la Game Boy. Il suffit également de jeter un simple coup d’oeil aux sorties jeu vidéo de cette seconde moitié de 2016 pour se rendre compte que le calendrier Wii U est vide. Les jours de cette console semblent comptés et Nintendo donne l’impression de vouloir tourner la page de ce douloureux épisode. Face à la PS4 et la Xbox One, la Wii U n’a jamais réussi à s’imposer, voire même à inquiéter Sony et Microsoft. Et en affichant des performances très éloignées de sa prédécesseur, la Wii U a finalement souvent été cataloguée d’échec commercial.
Les chiffres officiels parlent d’eux-mêmes. Depuis son lancement en novembre 2012 aux Etats-Unis et en Europe, puis en décembre au Japon, la Wii U n’a conquis que 13,02 millions de personnes, une donnée arrêtée au 30 juin 2016. A titre de comparaison, on recense dans le monde 21,74 millions de GameCube, 32,93 millions de N64 et 101,63 millions de Wii. Du côté de la concurrence, Sony a déjà vendu plus de 40 millions de PS4, une console pourtant sortie 12 mois après la Wii U. Pour l’anecdote, entre le 1er octobre et le 31 décembre 2015, Sony a écoulé 8,4 millions de PlayStation 4. Cela signifie qu’en l’espace de 3 mois, la PS4 s’est autant vendue que la Wii U en deux ans.
A l’échelle mondiale, la Wii U est un grand raté commercial pour Nintendo. Il s’agit tout simplement de sa console de salon la moins vendue de son histoire, alors que la précédente, la Wii, a justement été sa machine la plus populaire. La Wii U avait pourtant de jolis arguments à sa sortie. C’était une console capable d’afficher des jeux en haute-définition tandis que son gamepad, qui mêlait écran tactile et boutons physiques, offrait de grandes possibilités sur le papier. A travers de nombreuses campagnes promotionnelles, Nintendo n’a pas non plus hésité à mettre l’accent sur son jeu en ligne gratuit ou la rétrocompatibilité de la Wii U, signifiant alors que cette dernière accepte les jeux et accessoires Wii, dont les fameuses Wiimote, indispensables lorsqu’il s’agit de jouer à plusieurs sur un même écran.
Here is a complete history of Nintendo console hardware shipments from 1983 to 2015.
(Excludes Virtual Boy) pic.twitter.com/xAmbjIbIjy
— Daniel Ahmad (@ZhugeEX) July 14, 2016
Nintendo avait une grande ambition avec sa Wii U: réunir sous la même bannière les joueurs occasionnels et les joueurs chevronnés, ceux que l’on appelle aussi les hardcore gamers. Cela n’a jamais fonctionné et les déboires du papa de Mario et Luigi ont débuté dès le lancement de la machine, voire même un peu avant. La stratégie opérée par Nintendo à l’époque était des plus curieuses, pour ne pas dire des plus étranges. Le nom Wii U a ainsi naturellement prêté à confusion et il pouvait être logique de penser que cette machine n’était qu’une extension, qu’il suffisait de brancher ce gamepad à la Wii pour obtenir alors la fameuse Wii U. Le suffixe «U» ne donnait pas non plus l’impression d’avoir affaire à un nouveau produit ; cela rappelle un peu la 3DS et la 3DS XL ou encore la DS et la DSi qui sont simplement des modèles différents au sein d’une même gamme. Enfin, le malentendu Wii/Wii U est également lié à la forte ressemblance de ces deux machines, ou encore de l’officialisation d’une Wii Mini, seulement quelques heures avant l’arrivée de la Wii U sur les étals.
Les raisons de cet échec se retrouvent aussi au niveau du prix plutôt élevé de la console —entre 300 et 350€—, ou bien ce concept de gameplay asymétrique en multijoueur local. Le principe est simple: ceux qui jouent sur le téléviseur et celui qui a entre les mains le gamepad ne bénéficient pas des mêmes informations. Cette association de mots barbares a cependant pu déboussoler le grand public, peu habitué à cette règle de jeu quelque peu révolutionnaire. Le Gamepad offre de nouvelles possibilités, mais il est bien moins intuitif à utiliser que la Wiimote, même s’il permet de naviguer facilement dans les menus à l’aide de son écran tactile. Avec cette grosse manette, il ne suffit plus de mimer des gestes pour jouer. Il faut appuyer sur différents boutons, se servir des joysticks et aussi jongler entre le téléviseur et l’écran du Gamepad, ce qui, pour des personnes peu habituées au jeu vidéo, peut forcément être compliqué.
Finalement, le Wii U Gamepad est l’apanage des gamers/joueurs chevronnés, une manette qui a l’excellente idée de désengorger le téléviseur et d’offrir un HUD minimaliste pour une meilleure immersion. The Legend Of Zelda: The Wind Waker HD permet par exemple d’afficher sur l’écran du gamepad la carte des lieux. Du côté de ZombiU, on gère son inventaire depuis le gamepad. Le tout, en temps réel, ce qui crée alors une certaine forme de tension puisque le joueur doit en même temps jeter des coups d’oeil sur le téléviseur afin de vérifier si des zombies ne rodent pas dans les parages. Mais de nombreux titres ont cependant mis de côté ce Gamepad comme Minecraft voire même Mario Kart 8. Ce dernier propose bien l’affichage d’un énorme klaxon inutile ou d’une mini-map, mais la regarder en pleine course peut vite provoquer un tragique accident. L’écran du Gamepad peut néanmoins avoir une toute autre utilité puisqu’il donne la possibilité de transposer le jeu directement sur cet écran d’environ 15cm de diamètre, donnant alors l’occasion de libérer le téléviseur. Mais là encore, des titres font l’impasse sur le off-tv comme Splatoon.
Il n’est guère étonnant que certains jeux tirent un trait sur le gamepad. Il est en revanche surprenant de voir que Nintendo lui-même a désavoué au cours de cet été sa manette, parfois appelée à tort mablette. Eiji Aonuma, producteur de The Legend Of Zelda: Breath Of The Wild a ainsi affirmé que l’idée du Gamepad était une erreur: «Nous avons réalisé qu’avoir quelque chose sur le Gamepad et devoir jongler entre cet écran et celui du téléviseur perturbe l’expérience de jeu.» Il est néanmoins nécessaire de rappeler que ce Zelda BotW sortira à la fois sur Wii U et NX. Si on part du principe que la NX héritera d’une manette traditionnelle, alors la Wii U ne peut se permettre de proposer quelque chose de plus grâce à son écran additionnel. Car il ne faut pas se mentir: pouvoir jeter un œil rapide sur la carte des environs, sans passer par un fastidieux menu et un petit temps de chargement, est un véritable avantage. Il est toutefois évident que le Gamepad a plusieurs points faibles, à commencer par son ergonomie qui ne se révèle pas forcément très agréable sur de longues sessions de jeu, l’absence d’un écran multi-touch, l’oubli de vraies gachettes ou encore une autonomie très limitée.
Au cours d’une réunion au sein de Nintendo, avant même la sortie de la console, il avait été dit que la Wii U pourrait se vendre à environ 100 millions d’unités. Quatre ans plus tard, cette information fait forcément sourire. Mais il faut bien se rendre compte qu’à l’époque il était assez compliqué de prévoir un tel échec ; la Wii venait de connaître un succès sans précédent et il n’y avait donc aucune raison d’imaginer que les choses puissent mal tourner. Et même en supposant un coup de moins bien, il était difficile de prédire le triste résultat actuel. Il suffit de prendre en exemple la PlayStation 3, arrivée après la PS2, console de salon la plus vendue de tous les temps. Malgré des débuts plus que laborieux, notamment à cause d’un prix prohibitif —599€ (!)— et d’un catalogue de jeux qui a mis du temps à se remplir, Sony en a finalement écoulé plus de 80 millions d’exemplaires.
Selon Shigeru Miyamoto, les faibles performances de la Wii U sont dues au tarif de la machine et l’essor des tablettes. L’iPad et ses concurrents sous Android ont effectivement pu mettre quelques bâtons dans les roues de la Wii U puisque le Gamepad, outre détenir des informations supplémentaires sur le jeu en cours, peut servir de tablette. On retrouve ainsi des applications comme Youtube et un navigateur internet compatible HTML 5. Il nécessite toutefois d’avoir la console allumée et de rester à proximité de celle-ci. Si beaucoup auront plus vite fait de dégainer leur smartphone pour chercher une petite information, en pleine partie, le Gamepad reste pratique pour effectuer une requête sans même quitter le jeu, ou bien accéder par exemple au miiverse, le réseau social de la Wii U. Evoquer les tablettes pour expliquer les difficultés rencontrées par la Wii U est assez curieux et peut paraître exagéré. Disons simplement que l’iPad et ses amis ont pu annihiler tout effet de nouveauté.
L’un des plus gros problèmes de la Wii U reste toutefois les jeux. Les premiers mois ont été assez creux en terme de sorties et le véritable échec de Nintendo est de ne pas avoir pu, une fois de plus, embarquer avec lui les éditeurs tiers. Ce sont pourtant bien eux qui font vendre des consoles. Si on reprend les cas de la Xbox One et de la PlayStation 4, lors de leur première année, elles ont principalement pu compter sur Battlefield, Call Of Duty, FIFA, Watch Dogs et Destiny pour séduire les consommateurs tandis que de nombreuses exclusivités étaient plus ou moins décevantes, comme Ryse: Son Of Rome, Knack et Titanfall. On se souvient pourtant que lors de la présentation de la Wii U, Electronic Arts avait fait le déplacement. Par la voix de John Riccitiello, son CEO à l’époque, EA avait alors évoqué ainsi de nouvelles opportunités de gameplay et un partenariat sans précédent entre l’entreprise américaine et Nintendo.
Cette histoire d’amour n’aura duré que 6 mois, le temps pour Electronic Arts de sortir 4 jeux: Madden NFL 13, Need For Speed Most Wanted, Mass Effect 3 et un FIFA 13 héritant du gameplay du 12. Patrick Soderlund expliqua ensuite qu’aucun jeu Wii U n’était actuellement en préparation. «Notre métier en tant que créateurs de jeux vidéo et de dirigeants est d’être là où sont les joueurs. C’est aussi simple que cela» , déclara ainsi le Suédois à Eurogamer. Du côté d’EA France, interrogé quelques temps avant la sortie de FIFA 15, on nous avait répondu «que les jeux de foot ne se prêtaient pas forcément le mieux à la Wii U.» Les faibles ventes de la Wii U à son lancement et l’arrivée des nouvelles consoles auront donc eu la peau de ce fameux partenariat sans précédent.
Electronic Arts n’est pas le seul éditeur à avoir fait faux bond à Nintendo. Ubisoft a lui aussi quitté le navire Wii U pour les mêmes raisons: les faibles ventes de ses jeux sur cette plateforme. «Les consommateurs Nintendo n’achètent pas de jeux Assassin’s Creed. L’an passé, nous en avons écoulé qu’un tout petit nombre» dit ainsi Yves Guillemot pour expliquer l’absence d’Assassin’s Creed Rogue (voire même Unity) sur Wii U. Présent au lancement de la machine, ZombiU n’a quant à lui pas été rentable selon le dirigeant français. A cela, on peut aussi ajouter deux décisions importantes de la part d’Ubisoft: repousser Rayman Legends de plusieurs mois afin d’en faire un jeu multiplateforme et annuler la sortie d’un jeu Wii U dont le développement était pourtant terminé. L’éditeur et développeur français n’a cependant pas totalement abandonné la console de Nintendo puisqu’il lui réserve chaque année un nouvel épisode de sa série Just Dance, née sur Wii. Enfin, quand il s’agit d’évoquer les versions Wii U de Watch Dogs et Splinter Cell Conviction, il ne faut pas oublier que dans le premier cas, ce titre est sorti bien après les éditions PlayStation, Xbox et PC, et dans le second cas, que le mode coop en écran partagé a été amputé.
Le lancement de la Wii U en novembre 2012 ne laissaient pas forcément présager que les éditeurs tiers se feraient la malle les uns après les autres. Le line up était ainsi solide avec des titres comme Assassin’s Creed 3, Call Of Duty: Black Ops 2, FIFA 13, Darksiders 2, Batman: Arkham City, ZombiU et Tekken Tag Tournament 2. Les jeux tiers ont ensuite eu tendance à se raréfier, les ventes étant visiblement moribondes. Certains éditeurs ont toutefois quelque peu persévéré à l’image d’Activision qui décida de porter Call Of Duty: Ghosts sur Wii U, en parallèle des versions PC, PS3, PS4, 360 et One. Les ventes sur la console de Nintendo ont cependant eu du mal à décoller à en croire l’anecdote suivante: au Royaume-Uni, lors de sa première semaine de commercialisation, Call Of Duty: Ghosts s’est mieux vendu sur PlayStation 4 que sur Wii U. . . alors que la console de Sony n’était pas encore disponible en Europe —elle ne le fut que 3 semaines plus tard.
Les faibles ventes de FIFA, Assassin’s Creed et Call Of Duty tendent à signifier que les possesseurs d’une Wii U se désintéressent fortement de ces titres pourtant ultra-populaires sur les autres machines. Par extension, on peut également en conclure que Nintendo n’a pas réussi à attirer ce public sur Wii U. Il faut dire que cette nouvelle console de salon partait avec quelques handicaps, en plus de ceux évoqués plus haut. La Wii U est ainsi sortie à la fin du cycle 360/PS3 et seulement un an avant l’arrivée du duo One/PS4. Sa puissance étant plus proche de celle de la old-gen que de la next-gen, il était compliqué pour Nintendo de créer le moindre effet wow alors que les graphismes restent l’un des plus gros arguments de vente à notre époque. On peut aussi évoquer l’interface lente de la console qui réclame plusieurs secondes rien que pour afficher le menu des paramètres ou l’absence d’un disque dur de grosse capacité alors que plus d’un quart des ventes de jeux vidéo se fait en dématérialisé de nos jours. La sortie tardive et le manque de puissance de la Wii U ont également été un grand frein pour déplacer des communautés sur cette console. Difficile par exemple de convaincre ceux qui jouent à Call Of Duty avec les mêmes amis depuis des années, alors que la Wii U ne propose aucune amélioration graphique et, surtout, n’est pas sûre de pouvoir accueillir tous les futurs épisodes.
Les joueurs occasionnels ont quant à eux pu ressentir des difficultés à appréhender cette nouvelle façon de jouer malgré la présence du très sympathique Nintendo Land dans de nombreux bundles, un titre chargé de vanter les mérites du gamepad. De manière générale, le grand public n’a pas accepté de repartir pour un tour. Les ventes de la console l’attestent, au même titre que celles des jeux. Parmi les 10 meilleures ventes software sur Wii U, on ne retrouve par exemple aucune trace de Wii Fit U ou de Wii Sports Clubs alors que leurs prédécesseurs, sur Wii, ont littéralement cartonné. Finalement, Nintendo s’en est quelque peu sorti grâce à ses valeurs sûres. Au 31 mars 2016, on recensait ainsi 7,5 millions de Mario Kart 8, signifiant donc que près d’un possesseur sur deux d’une Wii U a acheté ce jeu de course. Super Smash Bros U a également extrêmement bien fonctionné avec 4,8 millions d’exemplaires tandis que les jeux de plateforme New Super Mario Bros U et Super Mario 3D World ont chacun réalisé de magnifiques performances puisqu’ils ont dépassé les 4 millions.
Nintendo a également su suivre intelligemment les modes du moment, même celles parfois impopulaires. Big N s’est ainsi mis aux DLC, sans doute conscient que ces contenus téléchargeables, souvent décriés, permettent de prolonger la vie d’un jeu. Les deux packs pour Mario Kart 8 peuvent ainsi être achetés pour un total de 12€, et offrent 16 circuits, 8 véhicules et 6 personnages —soit un immense contenu pour un prix très raisonnable. Nintendo n’a pas non plus hésité à étoffer le casting de Super Smash Bros en ajoutant Bayonetta, Corrin, Cloud, Ryu, Roy, Lucas et Mewtwo, à la fois sur 3DS et Wii U via des DLC dits crossbuy. La firme de Tokyo a aussi une nouvelle fois sorti des remasterisations de jeux Zelda et s’est penchée à sa manière sur le marché des jouets vidéo en mettant en vente les Amiibo, ces petites figurines à l’effigie de personnages de jeux vidéo qui permettent de débloquer du contenu supplémentaire dans de nombreux jeux. On pourrait alors parler de DLC physiques, mais ces Amiibo ont la bonne idée d’être souvent compatibles avec plusieurs titres différents, et sont donc plus facilement rentabilisés.
Le papa de Mario a également souhaité aller au delà de ses licences historiques et a ainsi livré Splatoon, un jeu de tir à la troisième personne qui propose des affrontements dynamiques très colorés en 4v4. Un pari réussi haut la main par Nintendo qui en a écoulé 4,27 millions d’exemplaires et a au passage mis la main sur un nouveau marché. Big N a également tenté le coup des exclusivités en provenance de développeurs tiers tels que The Wonderful 101, Bayonetta 2 et Devil’s Third. Tous ont un point commun: celui d’avoir rapidement disparu des charts. The Wonderful 101 est sorti dans l’anonymat, Bayonetta 2 est la suite d’un jeu qui n’a pas connu un grand succès commercial et Devil’s Third repose sur un multi bancal, un solo insipide et des graphismes d’un autre âge —ses serveurs fermeront d’ailleurs cet hiver.
Même s’il y a quelques ratés dans le lot —récupérer Devil’s Third est un choix par exemple très étrange—, dans l’ensemble, Nintendo reste un éditeur et développeur exceptionnel. Sur Metacritic, The Legend Of Zelda: The Wind Waker HD, Bayonetta 2, Super Smash Bros. Wii U et Super Mario 3D World ont ainsi un metascore supérieur ou égal à 90 sur 100. Mario Kart 8 et Super Mario Maker ont quant à eux obtenu un très bon 88/100 tandis que New Super Bros U, Xenoblade Chronicles X et Pikmin 3 ont respectivement décroché un 83, 84 et 87.
Il est en revanche étonnant de voir que Nintendo a laissé plusieurs de ses licences fortes de côté. Il y a bien eu plusieurs Zelda sur Wii U, mais au milieu des remasterisations et spin-off, on ne compte qu’un épisode majeur, Zelda: Breath Of The Wild, un jeu attendu pour l’an prochain qui vise aussi la NX. Il en va de même pour la Mario Galaxy qui n’a pas connu de véritable successeur; New Super Mario Bros. U se joue comme un jeu 2D, et 3D World fait écho à 3D Land sorti sur 3DS auparavant. L’absence de Metroid sur Wii U est aussi une énorme surprise. A cela on peut rajouter Animal Crossing qui a boudé cette console, ou Mario Strikers, et voire même F-Zero.
L’échec de la Wii U est finalement issu d’une combinaison de nombreux facteurs. Certains paraissaient prévisibles, d’autres moins. Mais la Wii U, c’est avant tout l’histoire d’une console qui n’a pas réussi à surfer sur l’incroyable succès de la Wii —cette dernière l’a même freinée— et qui n’a pas été capable de conquérir le coeur des joueurs dits chevronnés. C’est l’histoire d’un produit rapidement boudé par les éditeurs tiers après des ventes plus que décevantes. La Wii U est finalement rapidement devenue une console Nintendo, avec des jeux Nintendo, à destination des fans de Nintendo. Pour beaucoup, elle aura donc été une excellente machine de complément, mais difficile d’imaginer que Big N n’entendait pas viser plus haut et proposer en quelque sorte une console dite principale. Désormais, pour le constructeur japonais, l’avenir a pour nom de code NX. On ne sait rien de ce projet, si ce n’est qu’il est attendu pour mars 2017 avec The Legend Of Zelda: Breath Of The Wild. Mais selon quelques rumeurs tenaces, la NX serait une console hybride, une portable capable de se muer en une machine de salon. Une chose est sûre, Nintendo aura besoin d’un concept fort et intelligible pour redevenir le constructeur n°1.
Jeux Vidéo
Muramasa: Revenant Blades fixe sa sortie au 4 février 2027
Vanillaware et Marvelous annoncent la sortie de Muramasa: Revenant Blades pour le 4 février 2027, avec six protagonistes et plusieurs nouveautés.
Muramasa: Revenant Blades sortira le 4 février 2027. Vanillaware et Marvelous ont profité de cette annonce pour présenter plus en détail cette version remaniée de l’action-RPG japonais, qui réunira l’aventure principale et les récits additionnels de Genroku Legends.
Une édition complète et modernisée de Muramasa
Muramasa: Revenant Blades reprend le contenu de Muramasa: Rebirth, paru à l’origine sur PlayStation Vita, ainsi que son DLC Genroku Legends. L’ensemble bénéficiera de graphismes en haute définition, d’ajustements apportés aux combats et d’un nouveau doublage en anglais.
L’aventure se déroule dans le Japon de l’ère Genroku, au sein d’un monde marqué par les phénomènes surnaturels. Six protagonistes jouables disposeront de leurs propres motivations et de récits indépendants. Le joueur pourra découvrir leurs histoires dans l’ordre de son choix.
Des combats au sabre rapides et personnalisables
Le système de combat permettra d’enchaîner les attaques normales, les accélérations et les sauts, aussi bien au sol que dans les airs. Les joueurs pourront également parer les coups adverses et, avec le bon timing, renvoyer certaines attaques à distance.
Les compétences couvriront plusieurs usages, des frappes puissantes aux attaques de zone ou à distance. Kisuke et Momohime pourront forger de nouveaux sabres auprès de Muramasa, tandis qu’Okoi, Gonbe, Arashimaru et Rajaki progresseront grâce à l’entraînement et à la création de talismans. Ces évolutions nécessiteront des âmes récupérées sur les ennemis vaincus.
Jusqu’à trois compétences maîtrisées pourront être assignées séparément aux combats terrestres et aériens. Leur utilisation régulière augmentera leur efficacité, avec la possibilité de passer librement de l’une à l’autre grâce à la croix directionnelle.
Un mode classique et plusieurs bonus
Cette nouvelle édition proposera aussi un parchemin regroupant des illustrations, un visualiseur de personnages et un mode Replay pour revoir les événements déjà découverts. Un mode classique donnera accès aux versions PlayStation Vita de Muramasa: The Demon Blade et Genroku Legends, avec leur expérience de jeu d’origine et des graphismes améliorés.
Entre ses six histoires, son système de progression enrichi et ses contenus d’archives, Muramasa: Revenant Blades entend proposer une édition complète aux nouveaux joueurs comme aux connaisseurs. Sa sortie est désormais fixée au 4 février 2027.
Source : PlayStation Blog
Jeux Vidéo
Project Espresso : un playtest PS5 et PC lié à Fairgame$ ?
Un playtest fermé de Project Espresso est apparu sur Player.gg. Ce shooter PvPvE sur PS5 et PC semble correspondre à Fairgame$, sans confirmation officielle.
Un playtest fermé consacré à « Project Espresso » vient d’apparaître sur la plateforme Player.gg. Derrière ce nom de code pourrait se cacher Fairgame$, le jeu multijoueur de Haven Interactive Studios, mais ce rapprochement n’a pas encore été confirmé par Sony.
Un shooter compétitif en test sur PS5 et PC
Player.gg présente Project Espresso comme un jeu d’action compétitif à la troisième personne développé par un studio AAA. Les inscriptions au playtest sont ouvertes sur PlayStation 5 et PC, sans garantie que chaque personne inscrite puisse y participer.
La description évoque une formule mêlant joueur contre joueur et joueur contre environnement, autrement dit du PvPvE. Plusieurs équipes doivent infiltrer des lieux hautement sécurisés, récupérer une cargaison de valeur puis parvenir à s’échapper avant leurs adversaires.
Les images diffusées sont décrites comme provenant d’une version pré-alpha capturée sur PlayStation 5 Pro. Le jeu reste néanmoins annoncé en développement pour PS5 et PC. Un compte PlayStation est requis, ainsi qu’un compte Steam pour les participants sur ordinateur.
Project Espresso serait-il Fairgame$ ?
Plusieurs éléments rapprochent ce projet de Fairgame$, annoncé en 2023 par Sony Interactive Entertainment et Haven Interactive Studios. Le concept présenté repose lui aussi sur des équipes lancées dans des opérations de vol face à des groupes rivaux, avec une promesse résumée par la formule « entrer, sortir et être payé ».
La page de Player.gg qualifie pourtant Project Espresso de jeu non annoncé et ne mentionne ni Sony, ni Haven, ni Fairgame$. Il convient donc de rester prudent : aucun de ces acteurs n’a officiellement confirmé que le nom de code désignait bien le titre révélé en 2023.
Un éventuel changement de nom encore incertain
Cette apparition intervient alors que des dépôts de marques et des créations de comptes sur les réseaux sociaux ont alimenté l’hypothèse d’un nouveau nom, « Break In », pour Fairgame$. Là encore, aucun changement d’identité n’a été officialisé.
En conclusion, le playtest de Project Espresso apporte des détails concrets sur un shooter d’extraction compétitif destiné à la PS5 et au PC. Son lien supposé avec Fairgame$ paraît crédible au regard du concept, mais il faudra attendre une communication de Sony ou de Haven pour en avoir la certitude.
Source : Gematsu
Jeux Vidéo
Yu-Gi-Oh! TAG FORCE GX : le remake annoncé sur Switch 2, Switch et PC
Konami ressuscite la série TAG FORCE avec un remake de Yu-Gi-Oh! GX TAG FORCE 3, attendu le 16 février 2027 sur Switch 2, Switch et PC.
Konami a annoncé Yu-Gi-Oh! TAG FORCE GX, un remake de Yu-Gi-Oh! GX TAG FORCE 3 modernisé pour les machines actuelles. Le jeu de cartes et RPG sortira le 16 février 2027 sur Nintendo Switch 2, Nintendo Switch et PC via Steam.
Le retour de la Duel Academy
Yu-Gi-Oh! TAG FORCE GX replongera les joueurs dans la dernière année de la Duel Academy. Il sera possible de choisir son partenaire parmi plus de 100 personnages visuellement retravaillés, puis de renforcer ses liens avec les autres élèves avant un Duel de remise des diplômes.
Le titre reprend ainsi la structure mêlant vie étudiante, progression narrative et affrontements de cartes de Yu-Gi-Oh! GX TAG FORCE 3. Cette nouvelle version proposera également des graphismes modernisés et plusieurs améliorations apportées aux Duels.
Plus de 3 800 cartes et du multijoueur en ligne
Le remake intégrera plus de 3 800 cartes. Konami promet notamment des cartes supplémentaires destinées aux Decks associés à l’époque de l’anime Yu-Gi-Oh! GX, au-delà du contenu présent dans le jeu d’origine.
Les activités annexes ne seront pas oubliées, puisque des mini-jeux nouveaux ou remaniés sont annoncés. Un mode Galerie permettra aussi de revoir des scènes narratives provenant de Yu-Gi-Oh! GX TAG FORCE et Yu-Gi-Oh! GX TAG FORCE 2.
La principale nouveauté fonctionnelle sera toutefois le multijoueur en ligne. Des Duels en équipe et des affrontements classiques en un contre un seront disponibles par l’intermédiaire des modes Casual Duel et Room Match.
Une sortie fixée à février 2027
Yu-Gi-Oh! TAG FORCE GX sera disponible le 16 février 2027 sur Switch 2, Switch et Steam. Les précommandes sont annoncées au prix de 49,99 dollars, sans tarif européen précisé dans l’annonce relayée.
Sur les consoles Nintendo, les acheteurs recevront un code pour Yu-Gi-Oh! Master Duel donnant accès à plusieurs éléments numériques, dont Yubel, Wicked Canon, Hope for the Future et un compagnon Winged Kuriboh. Sur Steam, les bonus prendront la forme de fonds d’écran et d’icônes.
Ce remake marquera également la première sortie officielle sur le continent américain du contenu de Yu-Gi-Oh! GX TAG FORCE 3, qui n’avait pas été commercialisé en Amérique du Nord ni en Amérique latine.
Avec son catalogue étendu, ses personnages retravaillés et l’arrivée du jeu en ligne, Yu-Gi-Oh! TAG FORCE GX ambitionne donc de remettre au goût du jour l’un des épisodes marquants de la série.
Source : Gematsu






