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Xbox One : les différentes stratégies de Microsoft
La probable fermeture de Lionhead et l’annulation de Fable Legends auront été parmi les plus grandes surprises de ce début d’année 2016. Au sein du studio anglais, cette décision a semble-t-il été apprise au moment même où le communiqué tombait sur le site officiel Xbox. Quelques heures avant cette annonce, le Community Manager de Lionhead assurait ainsi sur les forums officiels que les équipes en place continuaient d’analyser les différents retours des joueurs sur la beta privée afin d’améliorer ce titre et de s’assurer que celui-ci ne déçoive pas quand il serait disponible. Cette envie de ne pas précipiter la sortie de Fable Legends explique sans doute pourquoi le jeu a sans cesse été repoussé, mais cela a peut-être eu aussi raison de son sort. Officiellement, Microsoft entend désormais rediriger ses investissements vers ses licences les plus populaires, ses valeurs sûres. Une décision qui se comprend et qui, plus de deux ans après la sortie de la Xbox One, marque l’entrée en vigueur d’une nouvelle stratégie pour Microsoft.
Article mis à jour en mai 2016. Changelog: ajout d’informations sur Fable 4 et la disparition de Project Spark.
Article mis à jour en janvier 2017. Changelog: ajout d’informations sur Scalebound, Stormlands (Obsidian) et la suppression de Snap.
Article mis à jour en septembre 2017. Changelog: ajout d’informations supplémentaires sur Stormlands.
La Xbox 360 fut un joli succès pour Microsoft. Elle a certes été éclipsée par la Wii en terme de ventes —un véritable phénomène en son temps— mais la deuxième console du constructeur américain a su pleinement rivaliser avec la PlayStation 3. La 360 est néanmoins sortie bien avant sa concurrente, ce qui a alors pu lui jouer des tours : le pari raté du HD-DVD, l’absence d’un port HDMI sur les premiers modèles ou bien une fiabilité problématique. Face à ces ennuis, Microsoft a souvent su trouver des solutions en commercialisant par exemple de nouveaux modèles, voire en sortant le chéquier; le Red Ring Of Death (RROD) lui a ainsi coûté près d’un milliard de dollars. Les fonds importants de la firme américaine ont également servi à financer d’intéressantes exclusivités ou de puissantes campagnes marketing. Le lancement de la première caméra Kinect pour la Xbox 360 a ainsi été évalué à 500 millions de dollars, avec notamment des passages remarqués chez Oprah Winfrey, Ellen DeGeneres ou dans le sitcom How I Met Your Mother.
La Xbox One se devait naturellement d’aller plus loin. La marque étant désormais connue et reconnue, il était temps de l’installer confortablement dans un fauteuil de leader alors qu’une confrontation avec la PlayStation 4 se profilait à l’horizon. Microsoft a alors mis sur pied une stratégie extrêmement ambitieuse allant au delà du jeu vidéo, l’objectif étant tout simplement de placer cette machine au coeur même du salon à travers l’expérience Xbox; un système tout en un capable de convenir à tout type de public. La première présentation officielle de la Xbox One mettait ainsi nettement en avant le côté pratique de la console, capable de switcher à tout moment entre un jeu vidéo, un programme télé ou une playlist musicale, le tout à l’aide de Kinect et de la reconnaissance vocale. Grâce à la fonction ancrage, Microsoft montrait également qu’il était possible de regarder un film tout en faisant des recherches sur internet ou bien en discutant en visio-conférence avec un ami via Skype. Enfin, le constructeur dévoilait un partenariat avec la NFL, un accord portant sur plusieurs années et estimé à près de 400 millions de dollars visant à proposer une expérience interactive pendant la diffusion de matchs de football américain.
Au cours de cette première apparition de la Xbox One, le jeu vidéo n’occupa que peu de place. Quelques semaines plus tard, l’E3 changea la donne, Microsoft se concentrant alors uniquement sur les titres à venir sur cette nouvelle machine. L’été 2013 fut cependant compliqué pour le constructeur américain qui dû faire face à de multiples polémiques. Microsoft avait ainsi prévu que le jeu d’occasion soit entièrement à la discrétion des éditeurs, ce qui signifie que ces derniers auraient pu à tout moment bloquer la revente ou demander une compensation financière. Quelques heures avant sa conférence E3, le constructeur américain confirmait également qu’il serait nécessaire d’être connecté au Xbox Live pour lancer un jeu, même celui-ci était uniquement une aventure solo. Ces deux piliers de la Xbox One furent finalement abandonnés quelques jours après avoir été officialisés, à la suite du fort mécontentement des joueurs. En juillet, Microsoft annonça le départ (forcé?) de Don Mattrick puis, en août, régla le cas de Kinect en déclarant qu’elle ne serait plus indispensable; comprendre que la Xbox One pourrait fonctionner même si la caméra n’est pas reliée à la console. Microsoft débrancha finalement une bonne fois pour toute Kinect en mai 2014 en révélant que celle-ci ne serait plus vendue en pack, ce qui eut alors pour effet de baisser le prix de la Xbox One de 100€ et de revenir à hauteur de la PlayStation 4. MAJ 01/2017 – Souvent mise en avant, la fonction ancrage (Snap) a quant à elle fait ses adieux en début d’année 2017 dans le but de libérer de la mémoire et autres formes de ressources qui pourront être réutilisées ailleurs.
Alors que l’expérience Xbox devait à l’origine tourner autour de Kinect, la caméra a désormais été rangée au placard. Dans une récente mise à jour, Microsoft a même supprimé la possibilité de naviguer dans les menus de la console à l’aide de la reconnaissance de mouvements, une décision alors motivée par le très faible nombre de personnes utilisant cette fonctionnalité. Il faut toutefois bien admettre que Kinect version Xbox One n’a pas eu une vie facile pendant sa courte existence. Le scandale du programme de surveillance PRISM auquel participait Microsoft selon Edward Snowden a ainsi éclaté en juin 2013 créant un climat de méfiance et les jeux nécessitant cette caméra ont peiné à convaincre, en plus d’être peu nombreux. (A lire également : Kinect, la caméra mal aimée)
Kinect appartient au passé et il en va de même avec les programmes de divertissement qui devaient rythmer la vie du Xbox Live. Au cours de l’été 2014, Satya Nadella a ainsi décidé de fermer Xbox Entertainment Studios (XES). Ce dernier était à l’origine chargé de développer des contenus télévisés originaux. Le plus connu d’entre eux est sans doute ce reportage sur les cartouches du jeu vidéo E.T. enfouies dans le désert. Mais le XES a également travaillé avec Thierry Henry et Edgar Davids pour le documentaire Every Street United, ou encore avec Sarah Silverman et Michael Cera pour un programme humoristique. Le studio basé à Santa Monica a aussi planché sur une série TV Halo et a collaboré avec Channel 4 pour Humans, avant d’être remplacé par AMC. L’arrêt du XES, motivé, selon certaines rumeurs, par les difficultés qu’avaient les équipes à conclure des deals, a permis de recentrer la Xbox One vers le jeu vidéo.
La Xbox One n’est pas pour autant redevenue une véritable console de jeu. Depuis peu, elle a ainsi changé de statut puisque désormais, elle est en quelque sorte considérée comme un produit Windows 10, comme a pu le souligner Microsoft avec son programme d’Universal Windows App, ou applications de plateforme Windows universelle en bon français. Dès cet été, les applications Windows 10 pourront débarquer sur Xbox One tandis que les jeux exclusifs à la Xbox One font le chemin inverse et arrivent sur les PC Windows 10. Gears Of Wars: Ultimate Edition, le remake du tout premier épisode, est ainsi déjà disponible, Quantum Break sortira en avril en même temps sur les deux plateformes et les prochains Forza devraient être à la fois disponibles sur One et PC. Quel avantage y-a-t’il alors à posséder une Xbox One quand on a déjà un PC Windows 10 plutôt robuste? Il n’y en a pas vraiment. Phil Spencer, monsieur Xbox au sein de Microsoft, le sait très bien et n’a pas hésité à le dire lui même à Polygon il y a quelques jours, même s’il a tenu à nuancer ses propos en affirmant par exemple qu’une console de jeu et un PC n’offraient pas forcément le même confort. Une forme de complémentarité existe néanmoins grâce au remote play.
Les prochaines exclusivités Xbox One seront donc à partir de maintenant des exclusivités consoles, chose qui existe déjà partiellement chez la concurrence —Street Fighter V est ainsi sur PS4 et Steam. Mais en fermant Press Play et probablement Lionhead, que reste-t-il des studios 1st Party de Microsoft? En consultant son site, on se rend compte qu’il s’agit essentiellement d’équipes dédiées à un jeu ou à une série en particulier : 343 Industries s’occupe de Halo, Turn 10 de Forza, Mojang de Minecraft et The Coalition de Gears Of War par exemple. Dans le passé, Microsoft a cependant essayé de varier ses productions afin de mieux soutenir la Xbox One mais cela n’a pas été très concluant. Kotaku rapportait ainsi en milieu d’année 2013 que la firme de Redmond avait dû annuler plusieurs projets internes qui n’étaient pas à la hauteur et qu’elle envisageait alors de signer de gros chèques pour sécuriser quelques exclusivités.
Cette information a été plus ou moins vérifiée quelques temps plus tard. Au cours du premier E3 de la Xbox One, Phil Spencer dévoila fièrement le teaser du premier jeu de Black Tusk, une toute nouvelle licence prenant visiblement la forme d’un jeu d’infiltration. Ce projet a finalement été discrètement abandonné puis Microsoft a racheté la licence Gears Of War à Epic Games pour la confier à cette équipe qui a depuis changé de nom —appelez la désormais The Coalition. Toujours en 2013, mais cette fois-ci en fin d’année, le constructeur américain décida de fermer son studio canadien Victoria. Il y a deux ans, Lionhead confirmait aussi travailler sur une toute nouvelle licence qui, sauf surprise, ne devrait jamais voir le jour; il en va de même avec le Project Knoxville de Press Play. On pourrait aussi parler de Stormlands confié à Obsidian puis annulé 7 mois plus tard avec à la clef une trentaine de licenciements, ou encore de Phantom Dust dont le retour a été évoqué, mais son avenir est maintenant très incertain, lui qui a connu un développement des plus compliqués. (A lire également : Quand l’annonce d’un jeu met en danger son développeur)
MAJ Septembre 2017. Obsidian s’est confié à Eurogamer au sujet de Stormlands. Avec ce titre, Microsoft se montrait des plus ambitieux. Le constructeurs américain souhaitait que Stormlands repose sur des mécaniques de jeu nouvelles. Ce titre, prévu pour le lancement de la Xbox One, devait être dans la lignée d’un The Witcher, tout en ajoutant du multi à l’expérience. Il était question de raids à 40 contre d’immenses créatures. L’ensemble du combat aurait alors été enregistré grâce à la puissance du cloud, puis chaque participant aurait pu revoir chacune de ses plus belles actions dans une vidéo. Microsoft voyait trop grand avec ce jeu. Les demandes s’empilaient tandis qu’Obsidian devait faire face à des défis techniques. Le studio n’a sans doute pas assez communiqué avec le constructeur pour lui faire part de ses difficultés. Finalement en mars 2012, le projet était annulé.
Microsoft n’est pas le seul éditeur à fermer des studios et à revoir ses projets en matière de jeux. Sony a ainsi clos en 2012 Zipper Interactive (MAG, SOCOM) puis Liverpool (WipEout), tandis que l’annulation en 2014 d’un important projet —une nouvelle licence en développement pendant 4 ans (!)— au sein de Santa Monica (God Of War) a entrainé une vague de licenciements et le départ de Stig Asmussen, le réalisateur de God Of War 3. Il y a quelques jours, Sony a également pris la décision de mettre un terme aux activités d’Evolution Studios (MotorStorm, Driveclub). La firme de Redmond donne cependant parfois l’impression de se chercher un peu ou bien de gérer de manière étrange ses équipes. Ancienne pépite de Nintendo pour lequel il a conçu Banjo, GoldenEye ou Donkey Kong Country, RARE s’est récemment distingué par ses jeux Kinect au succès critique assez mitigé —entre 60 et 73 sur metacritic. Plus surprenant, le retour de Killer Instinct, jeu créé au milieu des années 90 par RARE, est principalement développé par Double Helix lors de son grand retour sur Xbox One et a maintenant été confié à Iron Galaxy. L’entreprise britannique pourrait cependant retrouver ses lettres de noblesse avec Sea Of Thieves, un titre qui pourrait être un free-to-play, un modèle économique qui plaît beaucoup à Microsoft mais dans lequel il n’a pas toujours connu un grand succès.
Au cours de l’été 2013, le studio Lift London, qui appartient au géant américain, annonça travailler sur 4 jeux F2P pour appareils connectés. Depuis, ces projets ont disparu et ces équipes, qui ont fusionné avec Soho Productions, semblent se tourner vers Hololens. Sur Xbox 360, Microsoft a aussi tenté l’aventure du free-to-play en éditant Ascend: Hand of Kul. 11 mois après la sortie de ce jeu d’action, la firme américaine décida cependant de supprimer ce titre du Market Place, sans même en avertir Signal, le studio de développement, qui s’en était alors ému sur son site. Microsoft annonça alors quelques heures plus tard que les serveurs d’Ascend seraient débranchés d’ici 90 jours sur Xbox 360.
La Xbox One aussi peine à rencontrer le succès avec ses F2P maisons. Comme évoqué plus haut, Fable Legends a été annulé alors qu’il était en beta privé et qu’il avait été plusieurs fois mis en avant par Microsoft pour notamment vanter les mérites du cross-play Xbox One – Windows 10. MAJ 05/2016: Selon les informations d’Eurogamer, ce projet aurait coûté 75 millions de dollars, un budget incroyablement élevé. A titre de comparaison, pour God Of War III et Gran Turismo 5, Sony a respectivement dépensé 44 et 60 millions de dollars, tandis qu’Ubisoft indique que Ghost Recon Future Soldier et Watch Dogs ont respectivement coûté 50 et 68 millions de dollars. Microsoft aurait à l’époque menacé Lionhead de fermeture si le studio anglais refusait de développer « un jeu en tant que service« , une expression qui renvoie généralement aux titres Free-to-play (F2P). Le constructeur et éditeur américain aurait aussi rejeté l’idée de financer Fable 4, persuadé que les « jeux en tant que service » représentaient l’avenir.
- A lire également: Des informations sur Fable 4 et l’annulation de Fable Legends
Avant lui, Project Spark a également échoué mais il a en revanche eu la chance de sortir officiellement et a même eu droit à une version boîte —un pack de démarrage à 40€ contenant de nombreux outils de créations. Lancé en octobre 2014, Project Spark a finalement abandonné son modèle économique en octobre 2015. Les micro-transactions ont ainsi toutes été supprimées et le jeu est devenu entièrement gratuit. Une bonne nouvelle pour les joueurs, sans doute une moins bonne pour Microsoft qui s’est probablement rendu compte que ce modèle ne fonctionnait pas avec ce titre développé par la Team Dakota. MAJ 05/2016: A la suite de cet échec, cette équipe a plus ou moins été dissoute puisque plusieurs de ses membres ont alors rejoint différents projets de Microsoft Studios. Cette réduction effectif a néanmoins eu un terrible impact sur Project Spark. Le 13 mai 2016, la Team Dakota annonça en effet que son jeu ne serait plus téléchargeable depuis le Xbox Marketplace et le Windows Store, que les serveurs seraient débranchés le 12 août 2016 supprimant alors tous les fonctionnalités en ligne, et que ce titre ne serait plus mis à jour.
Si quelques jeux n’ont pas eu le succès escompté et sont parfois annulés avant même leur commercialisation, certaines expériences connaissent aussi des déboires. L’application Smartglass, par exemple, est reléguée au second plan. Pour la défense de Microsoft, l’usage du Second Screen n’a pas non plus remporté un grand succès chez la concurrence. Sur Wii U, l’écran du Gamepad est malheureusement trop souvent oublié tandis que peu de jeux PS4 utilisent l’application PlayStation ou la PSVita pour afficher des informations supplémentaires. Il y a aussi cette technologie liée au cloud qui se fait discrète sur Xbox One. Celle-ci avait été révélée dès mai 2013 et devait alors permettre de décupler la puissance de la machine. Forza se sert par exemple de cette fonctionnalité pour son Drivatar qui humanise le comportement des autres adversaires en solo, mais le jeu qui devrait (enfin) faire honneur à cette technologie est Crackdown 3, ou plutôt son multi puisque seul ce segment se servira de la puissance du cloud pour offrir une destruction totale de la map.
Le Cloud Computing représente peut-être l’avenir de la Xbox One, mais il faudra alors dans ce cas là définitivement opter pour une connexion obligatoire. Si on compare la console de Microsoft entre son annonce officielle et maintenant, on se rend compte que la société dirigée par Satya Nadella a dû revoir ses ambitions à la baisse. L’expérience promise a largement été revue, mais la Microsoft a réussi une partie de son pari : profiter de la Xbox One pour installer une machine windows dans les salons de millions de foyers. L’arrivée des applications universelles renforce naturellement ce sentiment, mais pour séduire, la Xbox One compte avant tout sur son offre de jeux et sa liste d’exclusivités. Celle-ci toutefois se réduit, la firme de Redmond ayant décidé de se concentrer uniquement sur ses plus grandes licences. Contrairement à son concurrent direct, Sony, qui affirme que sur 10 exclusivités, seul un tiers rapporte de l’argent, Microsoft ne veut plus financer des projets risqués, se voulant plus raisonnable. La création de nouvelles IP en interne semble compliquée, mais le constructeur n’hésite en revanche pas à nouer des accords avec des studios tiers comme PlatinumGames ou Armature pour s’offrir des jeux tels que Scalebound ou ReCore. Microsoft change de stratégie et la Xbox One entame une forme de renaissance. Son avenir est peut-être moins audacieux ou plus simple, mais il paraît surtout mieux maîtrisé.
MAJ 01/2017. Malgré ce changement de stratégie, Microsoft peine toujours à se construire un solide catalogue d’exclusivités et à disposer de (nouvelles) licences performantes. ReCore n’a pas été épargné par la critique et son metascore atteint ainsi seulement 63/100. Scalebound a quant à lui été annulé après plusieurs longues années de développement. Enfin, Gears Of War 4 a été de manière générale très bien accueilli par la presse avec un joli 84/100 sur Metacritic. Difficile de dire en revanche s’il s’agit d’un succès commercial alors que ses ventes, lors de son premier mois d’exploitation aux Etats-Unis (marché physique), étaient très inférieures à celles réalisées autrefois les 3 premiers épisodes de la série.
Pour 2017, Microsoft indique se concentrer sur Sea Of Thieves, Halo Wars 2, State Of Decay 2 et Crackdown 3, un jeu au potentiel immense mais qui se fait très discret ces derniers temps. Sa beta a même été repoussée de plusieurs mois, ce qui pourrait presque nous laisser penser que le développement de cet ambitieux jeu est plus compliqué que prévu. Mais le grand défi du constructeur américain sera surtout de réussir à imposer sa Scorpio, un modèle haut de gamme qui, à la manière de la PS4 Pro, permettra de jouer en 4K ou de bénéficier de meilleurs graphismes. Une façon comme une autre de désavouer le Cloud Computing en fin de compte.
- A lire également: Les ambitions de Microsoft pour sa Xbox One en 2017
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PlayStation Plus : F1 25 et Hunt: Showdown 1896 parmi les jeux d’octobre 2026
Sony dévoile les trois jeux PlayStation Plus d’octobre 2026 : F1 25, Hunt: Showdown 1896 et Earth Defense Force: World Brothers 2.
Sony a dévoilé les jeux mensuels du PlayStation Plus pour octobre 2026. Les abonnés pourront récupérer F1 25, Hunt: Showdown 1896 et Earth Defense Force: World Brothers 2 à partir du 6 octobre.
Trois jeux disponibles pendant près d’un mois
Les trois titres seront proposés aux membres du PlayStation Plus du mardi 6 octobre au lundi 2 novembre 2026. Comme d’habitude, la sélection exacte peut varier selon les régions.
F1 25 et Hunt: Showdown 1896 seront disponibles sur PS5. Earth Defense Force: World Brothers 2 pourra quant à lui être ajouté sur PS5 et PS4.
F1 25 et Hunt: Showdown 1896 en tête d’affiche
Jeu officiel du championnat du monde de Formule 1 2025, F1 25 permet notamment de jouer en Carrière ou dans My Team 2.0, avec la possibilité de prendre les commandes de sa propre écurie. Le titre comprend également des modes en ligne, dont une formule multijoueur intégrée à F1 World où plusieurs joueurs peuvent courir en équipe contre des pilotes contrôlés par l’intelligence artificielle.
Hunt: Showdown 1896 propose une expérience très différente. Cet extraction shooter plonge les joueurs dans des environnements corrompus peuplés de monstres et de chasseurs concurrents. L’objectif consiste à traquer des boss, récupérer leur prime puis atteindre un point d’extraction. Il est possible de partir seul ou de former un groupe comprenant jusqu’à trois joueurs.
Earth Defense Force revient en version voxel
Earth Defense Force: World Brothers 2 mise sur une représentation cubique de l’univers EDF. Les joueurs doivent secourir différents combattants, constituer une équipe de quatre personnages et affronter de nombreuses créatures géantes.
Le casting rassemble des soldats issus de la série principale et de ses spin-offs, ainsi que des ennemis provenant de précédents épisodes. Le jeu prend en charge la coopération en ligne à quatre et l’écran partagé local à deux sur PS5 comme sur PS4.
Derniers jours pour les jeux de septembre
Les abonnés ont jusqu’au lundi 5 octobre pour ajouter à leur bibliothèque Sniper Elite: Resistance, MLB The Show 26, Wobbly Life et Chained Echoes. Ils pourront ensuite récupérer la nouvelle sélection à compter du lendemain, à condition de conserver un abonnement PlayStation Plus actif pour y accéder.
Source : PlayStation Blog.
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Sakura Wars 6 : un scénario existe, mais le jeu n’est pas en développement
Pour les 30 ans de Sakura Wars, ses créateurs évoquent un scénario destiné à un potentiel sixième épisode et le retour espéré des anciens jeux.
Trente ans après la naissance de Sakura Wars, plusieurs figures historiques de la série ont évoqué son avenir dans les pages de Weekly Famitsu. Un scénario pour un potentiel Sakura Wars 6 existe bien, tandis que SEGA cherche une solution pour rendre les épisodes originaux accessibles sur les plateformes modernes. Ces déclarations ne constituent cependant pas l’annonce d’un nouveau jeu.
Un scénario imaginé pour Sakura Wars 6
Oji Hiroi, créateur de la série, explique avoir élaboré l’intrigue d’un sixième épisode lorsque des discussions autour d’un nouveau jeu avaient eu lieu. Son scénario comprendrait notamment un personnage nommé Black Swan, placé en hibernation cryogénique.
Hiroi ignore toutefois si le document se trouve encore sur son ordinateur. Une autre personne pourrait en posséder la seule copie restante, mais son identité n’a pas été dévoilée.
Le créateur insiste surtout sur un point essentiel : l’existence de cette intrigue ne signifie pas que Sakura Wars 6 est actuellement en développement. Il se dit néanmoins disposé à retravailler cette idée si on lui demandait de produire un prototype. Selon lui, cet éventuel épisode utiliserait le chiffre « 6 » dans son titre, et non le nombre romain « VI ».
SEGA veut préserver les jeux originaux
Akira Nishino, producteur, réalisateur et superviseur sur différents projets de SEGA, a également confirmé l’intérêt de l’éditeur pour un retour des anciens titres. L’objectif serait de proposer sur les machines actuelles les jeux allant du premier Sakura Wars à Sakura Wars V: So Long, My Love.
Nishino précise néanmoins que différentes circonstances empêchent SEGA d’avancer facilement sur ce chantier. Aucun portage, remaster ou calendrier de sortie n’a donc été annoncé.
Le responsable affirme aussi avoir en tête une vision complète de la suite de Sakura Wars, l’épisode sorti en 2019 et connu au Japon sous le nom New Sakura Wars. Là encore, aucune suite directe n’est confirmée.
D’autres projets pour les 30 ans
Le scénariste Satoru Akahori, éloigné de la licence après Sakura Wars V, indique être récemment revenu sur un projet lié à la franchise. Il ne peut pas encore en révéler la nature.
SEGA préparerait par ailleurs une autre initiative importante pour le trentième anniversaire, en complément des boutiques éphémères et du spectacle New Sakura Wars the Stage: Seiden TSURUGI. L’entreprise n’a pas précisé s’il s’agissait d’un jeu.
La licence semble donc loin d’être oubliée, mais les différentes pistes évoquées restent à ce stade des intentions ou des projets non détaillés. Il faudra attendre une annonce officielle de SEGA avant de parler du retour concret de Sakura Wars.
Source : Gematsu
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End of Abyss mêle science-fiction, Metroidvania et horreur sur PC et cosnoles
Le studio Section 9 Interactive lance End of Abyss, une aventure de science-fiction horrifique en vue du dessus, le 1er octobre 2026 sur Xbox Series X|S.
End of Abyss est sorti le 1er octobre 2026 sur PC, PS5 Xbox Series X|S. Développé par Section 9 Interactive, ce jeu d’action-aventure plonge les joueurs dans un complexe souterrain abandonné, entre exploration façon Metroidvania et horreur de science-fiction.
Une descente dans un complexe en ruine
End of Abyss met en scène Cel, une jeune technicienne de combat envoyée avec son équipe dans une immense installation souterraine. Une mission d’enquête sur des perturbations d’origine inconnue se transforme rapidement en descente à travers un monde délabré, peuplé de créatures monstrueuses.
Présentée en vue du dessus, l’aventure repose sur l’exploration de chemins ramifiés, les affrontements et l’amélioration de l’équipement de Cel. Le scanner et les outils progressivement débloqués permettront d’atteindre des zones cachées, mais aussi de revenir dans d’anciens couloirs pour ouvrir des passages auparavant inaccessibles.
Du shooter rapide à l’expérience horrifique
Section 9 Interactive explique que le projet avait initialement été imaginé comme un shooter en vue du dessus davantage tourné vers l’action. Au fil du développement, le studio a ralenti le rythme pour privilégier une expérience plus dynamique, atmosphérique et tendue.
Cette évolution a conduit l’équipe à combiner la structure d’un Metroidvania avec des éléments d’action horrifique. Les ennemis et les boss ont d’abord été conçus autour de fonctions de gameplay, avant que leur apparence et leurs animations soient développées dans Unreal Engine.
Une esthétique inspirée des années 1980 et 1990
L’ambiance visuelle d’End of Abyss puise dans les films, jeux vidéo, bandes dessinées et anime ayant marqué les membres du studio durant les années 1980 et 1990. Section 9 Interactive souhaite retrouver l’aspect rugueux et patiné de certaines productions de cette époque, tout en conservant un univers original.
Les environnements mêlent ainsi réalisme, formes stylisées et machines en décomposition. Certaines parties du complexe semblent presque figées dans le temps, tandis que les créatures doivent donner l’impression d’appartenir naturellement à ce monde souterrain.
Un lancement exclusivement annoncé sur Xbox Series
Fondé à Malmö par trois anciens membres de Tarsier Studios, Section 9 Interactive a lancé End of Abyss le 1er octobre 2026 sur PC, PS5 et Xbox Series X|S.
Avec son mélange d’exploration, de progression et d’horreur, le titre entend proposer une aventure concentrée où chaque nouvel outil ouvre davantage les profondeurs de son inquiétante installation.
Source : Xbox Wire.




