Accueil Culture Geek Palmer Luckey: Oculus confirme le départ de son fondateur

Palmer Luckey: Oculus confirme le départ de son fondateur

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Dans un communiqué, Oculus a indiqué que Palmer Luckey avait quitté l’entreprise qu’il avait autrefois fondé. La société américaine a refusé de préciser s’il s’agissait d’un départ volontaire ou non.

Au fil du temps, Palmer Luckey est devenu pour beaucoup le visage de la Réalité Virtuelle et synonyme du rêve américain où on peut partir de rien pour ensuite devenir multi-millionnaire grâce à une bonne idée bien exécutée. Les premiers travaux réalisés sur les casques de réalité virtuelle remontent néanmoins à de nombreuses années, mais c’est bien Palmer Luckey que l’on associe à cette technologie, sans doute car il a su en quelque sorte la démocratiser, tout en jouissant d’une forte exposition médiatique; le jeune homme en couverture du Time Magazine, c’était lui.

Depuis plusieurs mois, Palmer Luckey enchaînait cependant les controverses. Petit à petit, il a même été mis sur la touche par sa propre société. Lors de l’événement Oculus Connect en octobre dernier, l’Américain ne fait aucune apparition. A la surprise générale? Non. Il est à l’époque en proie à un petit scandale politico-médiatique pour avoir soutenu financièrement Nimble America, un groupe visant à nuire à l’image d’Hillary Clinton, alors candidate à la présidence américaine.

Ce couac a forcément un impact sur Oculus, une société rachetée par Facebook en 2014 pour la somme de 2 milliards de dollars. Là encore, à l’époque, cela est sujet à une polémique. Le casque de réalité virtuelle Oculus Rift est en effet né sur Kickstarter en 2012 grâce à quelques 9500 personnes qui ont financé ce projet à hauteur de 2,4 millions de dollars. L’acquisition par Facebook a alors mené à un sentiment d’incompréhension de part d’une partie des backers qui ont pu avoir l’impression qu’on s’était joué d’eux.

Au cours d’un procès, Zenimax est venue à son tour semer le doute sur Palmer Luckey. Dans sa plainte, la société mère de Bethesda accuse en substance John Carmack de vol et Palmer Luckey d’avoir trompé son monde en se revendiquant comme le père de la réalité virtuelle alors qu’il manquait de compétences dans de nombreux domaines, dont la programmation. En début d’année, la justice américaine a finalement condamné Oculus à payer l’amende de 500 millions de dollars à Zenimax pour avoir enfreint une clause de confidentialité. Il a en revanche été dit que le code utilisé par l’Oculus Rift était différent de celui de Bethesda.

Le départ de Palmer Luckey signe en quelque sorte la fin d’une chute de l’un des acteurs les plus importants de la Réalité Virtuelle. On ne sait pas de quelle manière le jeune Américain compte rebondir. Sur son compte Twitter, c’est le silence radio depuis le 23 septembre, date à laquelle il a publié un lien vers sa page Facebook où il explique ses liens avec Nimble America. Difficile de dire s’il va opter pour une douce pré-retraite ou s’il va se lancer dans un nouveau business. Oculus a apparemment déjà tourné la page. Jason Rubin (ex-Naughty Dog, ex-THQ) semble prendre de plus en plus d’importance, et quand il le faut, Mark Zuckerberg n’hésite pas à prendre la relève.