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E3 2018: le bilan en 10 points
La folle semaine de l’E3 est terminée. Le salon américain a été l’occasion pour Microsoft, Sony, Nintendo et une sélection d’éditeurs tiers de préciser leurs projets pour les prochains mois, voire années. Il est maintenant temps de tirer un bilan, forcément subjectif, sur cet E3 2018.
L’E3 est devenu une saison
Le nom E3 renvoie normalement à ce salon américain, situé au Convention Center, à Los Angeles. Avec le temps, on a aussi englobé les conférences « Pré-E3 » des constructeurs et de certains éditeurs. Mais désormais, il faut voir plus grand: l’E3, c’est en fait une saison. C’est une période, qui débute en gros mi-mai et se termine mi-juin, pendant laquelle les annonces se succèdent.
Si on prend le cas de Sony par exemple, Days Gone n’a pas eu droit à une présentation pendant la conférence du Japonais. A la place, c’est le magazine Game Informer qui a publié une preview, et près de 90 minutes du jeu. Le papa de la PlayStation a aussi livré une annonce (mineure) par jour —comme Beat Saber—, lors de la semaine précédant sa conférence.
On note aussi que Dead Or Alive 6 et Hitman 2 ont été révélés en marge du salon, tout comme Asssassin’s Creed Odyssey.
Bethesda, de son côté, a souhaité officialiser deux jeux plusieurs jours avant sa conférence: Fallout 76 et RAGE 2. Mais ce dernier était néanmoins déjà connu…
Walmart a tout gâché
Il y a certaines fuites qui sont décidées par les éditeurs. D’autres, non. Quand Walmart balance sur son site un listing de jeux encore non-annoncés, ça met dans l’embarras tout le monde. Dans cette liste, on retrouvait RAGE 2, LEGO DC Villains, Gears Of War 5, Just Cause 4, Assassin’s Creed ou l’add-on de Destiny. Tous étaient à l’E3.
A ça, on rajoute aussi une dizaine d’images d’Assassin’s Creed Odyssey et de Just Cause 4 qui ont été mises en ligne beaucoup trop tôt par un site allemand. Ce n’est pas le seul à avoir fait une erreur car Steam faisait la promotion de Just Cause 4 avant même que le jeu ne soit confirmé par Square Enix.
Beaucoup d’absents
Si le listing de Walmart vu juste pour pas mal de titres, on notera qu’il demeure quand même très étrange. On retrouvait ainsi des fautes dans les noms des jeux ou bien des productions que l’on n’a pas vues. Par exemple, Borderlands 3 n’a pas fait le détour jusqu’à Los Angeles, chose que Gearsbox avait confirmé. Il en va de même pour Splinter Cell. Il était présent sur la liste Walmart, mais impossible de le trouver au cours de la conférence Ubisoft. Dès lors, on se demande si on aura une suite dans les prochains mois.
Sam Fisher n’est pas la seule personne à être portée disparue. On aurait aimé en savoir plus sur le jeu Star Wars par Respawn —on a uniquement obtenu un nom (Jedi Fallen Order). Il y a aussi les éternels absents que sont Dead Island 2, WiLD, Bioshock 4, Deep Down…
On s’étonne aussi de l’absence de Shenmue 3 dont on attend des extraits de gameplay. Après tout, il était à l’origine prévu pour la fin d’année 2017… Enfin, il y a Warner Bros. Certes, Hitman 2 et LEGO DC Villains ont fait le show, mais l’éditeur américain nous cache encore le projet secret de Rocksteady. Ce dernier travaille normalement dessus depuis la fin du développement de Batman Arkham Knight, soit mi-2015.
Quant à Nintendo et, surtout, Square Enix, on en parle un peu plus bas.
Où étaient les fameuses annonces de Battle Royale?
De l’avis de beaucoup, l’E3 2018 aurait dû être pollué par les annonces de Battle Royale. Toutes les licences étaient susceptibles de se mettre à cette mode. Finalement, tout a été d’un calme fou. Seul DICE a admis qu’un mode Battle Royale pour Battlefield V était en préparation, chose que l’on savait déjà. On notera aussi que Call Of Duty Black Ops 4 a refusé de dévoiler sa vision de ce mode; dans le même genre, aucune annonce d’un mode solo scénarisé.
On précisera tout de même que sur le salon même, à Los Angeles, Fortnite avait son stand —notamment pour l’arrivée du jeu sur Switch—, tout comme Realm Royale. Ce dernier est conçu dans l’univers de Paladins.
Pas de nouvelles consoles, mais déjà une idée de la Next-Gen
Là encore, certains imaginaient il y a quelques temps une sortie de la PS5 pour 2018. Ils ont naturellement eu tout faux. Que ce soit chez Sony ou Microsoft, il y a bien de nouvelles machines en préparation, mais il faudra encore attendre un petit moment pour les découvrir. De notre côté, on continue de miser sur 2020.
Si aucune nouvelle console n’a été révélée, on a tout de même eu des annonces de jeux next-gen. Chez Bethesda, on ne cache pas que Starfield et The Elder Scrolls VI n’arriveront pas avant la prochaine génération. Du côté d’Ubisoft, on soupçonne fortement Beyond Good & Evil 2 de ne pas pouvoir tourner sur PS4 et Xbox One. Le trailer de Halo Infinite est également très mystérieux. Enfin, Cyberpunk 2077 est officiellement prévu sur les machines actuelles. Mais il ne serait pas étonnant que ce titre zappe la PS4 et Xbox One s’il devait sortir après 2020.
Autre constat à l’E3 2018, aucune révision de console. Pas de PS4 Pro Slim ou d’une Xbox One Extra Slim. De même, pas de véritable baisse de prix; il faudra sans doute attendre la période de noël pour ça. Enfin, Nintendo n’a pas annoncé de nouveaux modèles pour sa Switch. Elle reste donc unique et toujours aussi hybride. Ce qui est d’ailleurs son point fort.
EA prêt à concurrencer Microsoft et Sony
La conférence d’Electronic Arts n’était pas si palpitante, mis à part la surprise Unravel 2. Sur scène, Andrew Wilson, dirigeant d’EA, a quand même lâché une petite bombe. L’éditeur américain veut se mettre au cloud gaming. Lui aussi, donc. Car c’est déjà le cas de Sony avec son PS Now, et Microsoft a fait la même annonce lors de cet E3 2018.
Partenaire depuis longtemps avec ces constructeurs américains et japonais, Electronic Arts veut maintenant les concurrencer. Il fait également cavalier seul sur PC où il a sorti un nouvel abonnement (Origin Access Premier) qui permet de profiter de tous les jeux EA sur PC contre 15€/mois.
Nintendo la joue tranquille
Comme prévu, pas de conférence pour Nintendo mais plutôt un E3 Direct. Celui-ci a mis l’accent sur Super Smash Bros Ultimate, quitte à ce que ça ressemble à une lecture du change-log. Bref, Nintendo a préféré privilégier le court terme et garde en réserve quelques grosses cartouches comme Bayonetta 3, Metroid Prime 4 ou son futur Pokémon qui, pour 2019, devrait introduire une nouvelle génération de créatures.
Sony dévoile la fin de vie de la PS4, Microsoft pose les bases de son futur
Sony et Microsoft ont chacun fait des conférences très différentes. Le Japonais s’est concentré sur 4 exclusivités (Death Stranding, Ghost Of Tsushima, Spider-ManetThe Last Of Us Part II) à la réalisation bluffante. Chez l’Américain, il y a eu énormément de trailers. Il s’agissait principalement de jeux d’éditeurs tiers. Mais au milieu de ces annonces, Microsoft a révélé déjà travailler sur l’avenir. Dans le futur, le constructeur veut jouer sur tous les tableaux. Une nouvelle console est ainsi en préparation, le cloud gaming arrive et le Xbox Game Pass va s’enrichir, grâce à l’acquisition de nouveaux studios.
Square Enix manque son retour
Quand on a appris que Square Enix aurait une conférence pré-enregistrée, on s’était dit que ce serait alors l’occasion d’en savoir plus sur le Remake de Final Fantasy VII ou le jeu vidéo Avengers. Perdu! A la place, on a principalement eu l’annonce de deux jeux dont on ne sait rien du tout, et une vidéo de gameplay de Shadow Of The Tomb Raider qui ressemble comme deux gouttes d’eau aux précédentes aventures de Lara Croft.
Embouteillages prévus pour début octobre et le 22 février 2019
Puisque tout le monde a peur de Red Dead Redemption 2, prévu pour le 26 octobre, tous les jeux sont repoussés à 2019 ou bien avancés à la première quinzaine d’octobre. Cela crée à nouveau des embouteillages, presque ridicules.
- Forza Horizon 4: 2 octobre 2018
- Assassin’s Creed Odyssey: 5 octobre 2018
- Super Mario Party: 5 octobre 2018
- Call Of Duty Black Ops 4: 12 octobre 2018
- Starlink: 16 octobre 2018
- LEGO DC Super Vilains: 17 octobre 2018
- Battlefield V: 19 octobre 2018
- Soul Calibur VI: 19 octobre 2018
Quant au fameux mois de février, tout le monde a choisi la même date.
- Days Gone: 22 février 2019
- Metro Exodus: 22 février 2019
- Anthem: 22 février 2019
Crackdown 3 et Trials Rising sont également attendus pour ce mois de février 2019. Du moins, si tout se passe bien.
Voilà, l’E3 2018 est terminé, mais ne vous inquiétez pas, il y aura bien une nouvelle édition l’an prochain. Les dates sont d’ailleurs connues: le salon ouvrira ses portes le 11 juin puis les fermera le 13.
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GTA 6 : pourquoi le jeu ne sortira pas sur PC dès le 19 novembre
C’est désormais officiel : GTA 6 ne sortira pas sur PC à son lancement. Une décision qui fait grincer des dents, surtout quand on connaît l’importance du marché PC aujourd’hui. Pourtant, le PDG de Take-Two a donné une explication claire… et stratégique.
Une sortie confirmée… mais uniquement sur consoles
Après plusieurs reports, GTA 6 est attendu le 19 novembre 2026 sur PS5 et Xbox Series.
Mais comme souvent avec Rockstar, les joueurs PC devront patienter. Aucune date n’a encore été annoncée pour cette version, même si elle est quasiment certaine à long terme.
Le PDG de Take-Two s’explique
Strauss Zelnick, PDG de Take-Two, a été très direct :
les consoles représentent encore aujourd’hui le “public cœur” de ce type de blockbuster.
Autrement dit, pour un jeu comme GTA 6, le lancement doit d’abord séduire la base principale de joueurs, historiquement très forte sur PlayStation et Xbox.
Ce choix n’est pas nouveau. Rockstar a toujours privilégié une sortie console avant de proposer une version PC plus tard.
Une stratégie commerciale bien rodée
Derrière cette décision, il y a aussi une logique économique :
- Les lancements console permettent de maximiser l’impact marketing
- Le développement est plus maîtrisé sur un hardware fixe
- Une sortie PC plus tardive permet de relancer les ventes
Ce modèle a déjà fait ses preuves avec GTA V, qui a cartonné sur plusieurs générations… et plusieurs plateformes.
Le poids du marché PC… de plus en plus important
Ce qui rend la situation frustrante, c’est que le PC a énormément évolué.
Selon Take-Two, les ventes PC peuvent aujourd’hui représenter jusqu’à 50 % sur certains jeux, contre seulement 5 % il y a quelques années.
Malgré cela, la priorité reste donnée aux consoles, jugées plus stratégiques pour un lancement mondial.
Une sortie PC quasi inévitable… mais plus tard
Bonne nouvelle : tout indique que GTA 6 arrivera bien sur PC. Mais comme pour les précédents jeux Rockstar, il faudra probablement attendre plusieurs mois voire plus d’un an. Le temps pour le studio d’optimiser le jeu et proposer une version techniquement supérieure.
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French Days 2026 : les meilleures offres gaming et bureautique chez REKT.FR (jusqu’à -25%)
Les French Days 2026 viennent de démarrer et certaines offres attirent déjà l’attention. Chez REKT.FR, spécialiste des chaises gaming et du mobilier de bureau, les réductions montent jusqu’à -25%. Mais ce sont surtout deux modèles précis qui pourraient rapidement tomber en rupture.
Si vous envisagez d’améliorer votre confort de jeu ou de travail, c’est typiquement le genre de promotion à ne pas laisser passer.

Une vague de promos sur les chaises gaming et le bureau
À l’occasion des French Days, REKT.FR met en avant une sélection de produits orientés confort et performance.
Chaises gaming haut de gamme
Sièges ergonomiques pour le télétravail
Bureaux et accessoires
Équipements pour setup complet
L’objectif est clair. Proposer une amélioration immédiate du confort pour tous ceux qui passent plusieurs heures assis chaque jour.
Une chaise XL à prix réduit qui attire déjà l’attention
Premier modèle mis en avant, la REKT Comfort-R Business.
Affichée à 399 euros au lieu de 479 euros, cette chaise se positionne sur un segment premium accessible pendant les French Days.
Ce qui explique son succès.
Une assise large adaptée aux longues sessions
Un dossier haut pour un bon maintien du dos
Des matériaux robustes conçus pour durer
Une utilisation polyvalente pour le gaming et le travail
Ce type de modèle est souvent recherché par ceux qui veulent éviter les douleurs liées à une mauvaise posture.
Une version pastel qui cartonne déjà chez les gamers
Autre offre très visible pendant ces French Days, la REKT ULTIM8 Pastel Pink.
Proposée à 299 euros au lieu de 369 euros avec le code PINKPARADISE, cette chaise mise autant sur le design que sur le confort.
Pourquoi elle plaît.
Un look pastel très tendance sur les setups gaming
Une assise pensée pour les longues sessions
Des réglages ergonomiques complets
Une disponibilité limitée
Ce type de produit attire particulièrement les créateurs de contenu et les joueurs qui soignent leur installation visuelle.
Pourquoi ces offres fonctionnent aussi bien
Si ces promotions rencontrent autant de succès pendant les French Days, ce n’est pas un hasard.
Le marché du gaming et du télétravail a profondément changé ces dernières années. Le confort est devenu un critère central au même titre que les performances techniques.
Une chaise adaptée permet notamment de réduire la fatigue sur les longues sessions, d’améliorer la posture au quotidien, de limiter les douleurs dorsales et d’optimiser la concentration.
Dans ce contexte, les périodes de promotions comme les French Days deviennent des moments clés pour s’équiper à moindre coût.
Des stocks limités pendant les French Days
Comme souvent sur ce type d’événement, les meilleures offres partent rapidement. Les modèles les plus populaires, notamment les chaises gaming design ou XL, sont généralement les premiers concernés.
Si vous aviez prévu d’investir dans un nouveau fauteuil gaming ou une chaise de bureau ergonomique, cette période reste l’une des plus intéressantes de l’année.
Faut-il profiter des French Days chez REKT.FR
Ces offres sont particulièrement pertinentes si vous cherchez à améliorer votre confort quotidien, optimiser votre setup gaming ou bureau, investir dans un équipement durable ou profiter d’un bon rapport qualité prix.
Entre les modèles premium et les versions plus design, REKT.FR propose une gamme suffisamment large pour répondre à différents besoins.
Conclusion
Les French Days 2026 confirment une tendance. Le confort est devenu une priorité pour les gamers comme pour les télétravailleurs.
Avec des réductions allant jusqu’à -25%, certaines chaises REKT pourraient rapidement disparaître des stocks. Une opportunité à saisir pour ceux qui souhaitent améliorer leur installation sans payer le prix fort.

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Test : Saros (PS5) — le soleil est éternel
Saros aurait pu s’appeler Returnal 2. C’est la même chose, en différent ; une expérience similaire, pourtant changée. Comme son ainé, Saros est envoûtant, hypnotisant et fascinant. Mais il est aussi plus accessible sans pour autant être plus facile. Saros est en fait un Returnal à la carte. Et comme le jeu de 2021, il est génial.
Saros est la suite spirituelle de Returnal. C’est un jeu d’action frénétique à la troisième personne. Les déplacements sont fluides et rapides, et il faut bien ça pour éviter les attaques des ennemis. Ils envoient des dizaines voire des centaines de projectiles sur le joueur, ce qui explique pourquoi on compare souvent Saros (et Returnal) à un bullet-hell. Il faut esquiver, parer et absorber toutes ces offensives. Et contre-attaquer. Car en l’état, même s’il y a un peu d’exploration et de plateforme, Saros est avant tout un jeu où on enchaine les arènes et élimine toutes les menaces présentes.
Nouvelle structure pour une nouvelle aventure
Pour mettre à mal tout ce beau petit monde, notre héros — Arjun Devraj de son nom — possède une arme principale (pistolet, fusil d’assaut, fusil à pompe, lance-disques ou arbalète) ainsi qu’une arme secondaire —une puissante attaque nécessitant pas mal d’énergie pour fonctionner.
Sur le papier, l’arsenal manque de variété et Returnal faisait mieux. Dans les faits, les armes ont tellement de variations et de caractéristiques différentes qu’on a finalement un très large choix. Le début de Saros peut d’ailleurs être un peu intimidant, même si relativement facile. Il faut apprivoiser ces armes, comprendre leurs particularités, tout en assimilant le lexique du jeu et ses différents mécanismes.
Returnal était grosso-modo un Rogue-Like. Cela signifie qu’à chaque partie, il fallait partir de zéro puis progresser jusqu’au dernier biome et flinguer le boss final sans aucun checkpoint ou point de sauvegarde. Saros est un Rogue-Lite. Et entre un Rogue-Like et un Rogue-Lite, l’expérience diffère. Car dans un lite, on peut sans cesse améliorer son personnage entre deux runs.
Une sorte d’arbre de compétences est ainsi présent. Il permet d’améliorer sa résistance, sa jauge d’énergie ou les gains d’XP, par exemple. Cela marque une envie de proposer une expérience plus accessible ; en améliorant son personnage, on survit forcément plus longtemps et on progresse davantage. Cela va de pair avec l’introduction d’un portail pour se téléporter directement dans un biome avancé. Plus besoin de se taper tous les niveaux précédents pour aller de l’avant, surtout que le jeu est parfois découpé en mission et impose de revenir à sa base.
Le rôle de l’éclipse
C’est justement dans cette fameuse base que l’on va améliorer son personnage, choisir où se téléporter, et parler avec son équipage. Arjun Devraj n’est pas seule sur cette planète hostile appelée Carcosa. Auparavant, plusieurs expéditions ont eu lieu afin de miner de précieuses ressources. Mais personne n’a semble-t-il survécu. Le scénario repose alors sur cette simple question : que s’est-il passé ? Puis des intrigues plus personnelles apparaissent et prennent le dessus. Au début, il faut s’accrocher pour suivre l’intrigue ; tout est nouveau, tout semble compliqué, et beaucoup de dialogues se veulent cryptique. Vers le dernier tiers de l’aventure, Saros est toutefois plus direct dans ses révélations.

Toute une partie du lore du jeu s’articule sur le soleil, cet astre qui baigne les environnements dans une lumière dorée et s’efface lors des éclipses. Lorsqu’elles apparaissent, l’environnement se modifie, les ennemis sont plus agressifs. C’est le joueur qui déclenche ces éclipses à des endroits bien précis. Soit parce qu’ils souhaite obtenir de meilleurs butins —avec des malus en contrepartie. Soit pour progresser, certains passages ne s’ouvrant qu’une fois le soleil caché.
Artistiquement, Saros est difficilement attaquable. Oui, ses décors sont parfois redondants, mais ils n’en restent pas moins gigantesques, majestueux et d’une impressionnante verticalité. Les paysages sont parfois divins. Saros est beau ; le jeu rayonne et éblouit par certains de ses panoramas. A contrario, les animations d’Arjun Devraj ne sont pas toujours optimales, mais c’est le prix à payer pour ce qui est avant tout un « jeu à gameplay. »
Un gameplay qui s’adapte à chacun
Saros, c’est de l’action débridée, déchainée et endiablée, soutenue par une fluidité exemplaire. On saute, on dashe, on arrose les ennemis, et on déploie son bouclier pour absorber leurs projectiles. C’est exigeant et brutal, et c’est pour ça qu’on aime Saros. Ce n’est pas un jeu pour tout le monde, et ceux qui ont détesté Returnal passeront sans doute leur chemin. Les combats de Saros sont très proches de ceux vécus dans le jeu de 2021. Ce qui change véritablement, c’est sa structure.

Saros propose une expérience simplifiée. On évolue presque par niveau, et il existe une sauvegarde automatique. Rapidement, on débloque également un écran permettant de personnaliser son aventure. Il faut alors équilibrer bonus et malus ; on peut ainsi choisir de cogner plus fort, mais en échange, on perd énormément d’XP si on meurt. Ce sont des dilemmes et rien n’est obligatoire. On peut faire le jeu sans. On peut le faire avec.
Il s’agit d’aides qui ne dénaturent pas la philosophie du jeu. Saros est une expérience grisante, qui resplendit à travers ce sentiment de montée en puissance jouissif. Au fil des heures, on assimile davantage chaque facette du jeu, on maitrise mieux nos armes ; elles gagnent en bonus, et on découvre chaque point faible et fort des ennemis.
Indirectement, ces adversaires sont les stars de Saros. Ils affichent une belle variété, sont surpuissants, imposants et impitoyables. Ils inondent l’écran de boules de couleur. Notre héros en prend plein la figure. Le joueur en prend plein les yeux. C’est un véritable feu d’artifice avec son lot de particules qui subliment ce gameplay délicieusement arcade.
Saros, Returnal, même combat
Au début de l’aventure, Saros surprend. Le jeu est bizarrement facile, tout semble trop mystérieux, il y a plein de mécanismes à assimiler, et la génération des niveaux aléatoire laisse fréquemment apparaître les mêmes « blocs ». Mais plus on joue, plus on découvre un jeu d’une troublante beauté et d’une intensité folle. Rapidement, elles parviennent à faire oublier les maladresses du début. Et au fil des heures —compter entre 15 et 20h pour le boucler—, Saros parvient à s’imposer brillamment à travers son gameplay exceptionnel et son ambiance unique. Saros est une véritable réussite, et cela n’a rien d’étonnant venant d’Housemarque.
Saros est développé par Housemarque et édité par Sony Interactive Entertainment. Jeu disponible le 30 avril en exclusivité sur PS5. Ce test de Saros a été réalisé sur une PS5 normale. PEGI 12.
