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Test : Deathloop (PS5/PC) – Entre boucles temporelles et paradoxes

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Être bloqué dans une boucle temporelle serait sans doute intéressant quelques jours. Mais rapidement, il y aurait une volonté de changement ; un désir de reprendre sa vie en main. Et dans Deathloop, cela signifie prendre cellesı de 8 visionnaires.

Deathloop est un jeu étrange. Il s’inspire de nombreux titres et propose pourtant une expérience unique. La comparaison la plus évidente est bien sûr Dishonored. Après tout, on parle là du même studio.

Être associé à une telle série est forcément flatteur. Ces jeux reposent sur d’immenses qualités ; pour le deuxième, on évoquait même du génie. Deathloop est néanmoins différent. Il est plus direct, plus orienté action. C’est du grandiose mais avec une toute autre philosophie.

Deathloop, c’est quoi ?

Deathloop raconte l’histoire de Colt. L’homme à la veste en cuir est bloqué dans une boucle temporelle. Chaque jour, il doit vivre la même chose. Et forcément, après plusieurs années, il en a marre. Pour mettre un terme à cela, il doit tuer 8 visionnaires. Ils tous une personnalité très différentes. Ils ont tous leur petite routine qu’ils ne changeraient pour rien au monde. Et nombreux sont ceux qui détiennent des capacités uniques.

Sur l’île de Blackreef, les habitants sont appelés les éternalistes. Le nom est plutôt bien trouvé pour ces hédonistes. Ils sont tous bourrés du matin au soir, ce qui explique sans doute leur faible temps de réaction. Ils détiennent également différentes armes automatiques ou des machettes.

Ce sont en fait les adversaires de base. Il ne sont guère résistants, guère futés ; mais en surnombre, ils peuvent vite nous abattre.

Deathloop se joue comme un FPS. Colt peut porter sur lui 3 armes. Il peut en fait ramasser toutes celles utilisées par ses ennemis. On retrouve grosso-modo des pistolets, fusil à pompe, de précision, mitrailleuses et pistolet-mitrailleurs. Chaque arme a une couleur qui correspond à son échelle de valeur. Les basiques risquent de s’enrayer. Les meilleures sont beaucoup plus fiables et offrent un petit truc en plus : silencieux, meilleur zoom, gain de santé à chaque tir réussi…

On retrouve aussi des grenades capables de se transformer en mine, et de nombreux pouvoirs. Colt ne peut en équiper que deux, et tous rappellent Dishonored. Il y a ainsi la téléportation sur une courte distance, la possibilité de lier le destin de plusieurs personnes ou de lancer une onde de choc etc.

Un flingue dans la main droite, un pouvoir dans la main gauche. Ici, il s’agit de la téléportation.

Ces pouvoirs peuvent être acquis et améliorés en tuant des visionnaires. Cela confère à Deathloop un petit côté rogue-lite. Certes, on meurt, mais on revient souvent plus fort. De même, on peut conserver son arsenal à condition de l’infuser. Pour ça, il suffit de faire un petit tour dans les menus et de dépenser une monnaie virtuelle récoltée ici et là.

24h chrono

Dit comme ça, Deathloop pourrait presque passer pour un FPS basique. La difficulté est qu’il faut éliminer les 8 visionnaires en 24 heures.

Là où ça se complique davantage, c’est qu’une journée est divisée en 4 périodes : matin, midi, après-midi et soir. L’île de Blackreef comporte également 4 zones. Et bien sûr, changer de quartier fait avancer le temps.

Les visionnaires ont tous un planning bien défini. La première fois que l’on lance le jeu, il est alors impossible de les tuer en une seule journée.

Petit à petit, Deathloop se transforme en un jeu d’enquête. Il faut découvrir l’emploi du temps de chacun et comprendre comment on peut modifier leurs habitudes. En d’autres termes : réussir à réunir plusieurs cibles au même endroits.

On peut aussi avoir un flingue dans chaque main.

Ce n’est donc pas un simple FPS où on tire dans le tas. Il faut traquer les cibles, comprendre qui elles sont et ce qu’elles font. Et c’est ainsi que l’on tombe sur le paradoxe Deathloop : un jeu très complexe qui nous prend sans cesse par la main.

Perdu au milieu de nul part

Après un tuto très copieux, l’aventure commence enfin. On débloque alors 8 intrigues pour autant de visionnaires. Tous les objectifs sont hyper détaillés. On sait exactement ce qu’il faut faire ; un curseur est présent à l’écran ; et des résumés nous rappellent ce qui a été accompli. La progression est alors facile alors qu’en vrai, on est perdu.

Il y a en fait au début un surplus d’informations. On découvre notre héros, Colt. Puis sa rivale, Julianna. Les deux communiquent par radio. Elle veut le dissuader de rompre la boucle. Les dialogues sont plutôt plaisants, avec pas mal d’humour. On note aussi un très bon doubalge, que ce soit en VO ou VF.

En plus de ce duo, on apprend aussi à connaître nos 8 cibles. Qui sont-elles réellement ? Quel est leur but ? Et à côté, il y a Blackreef. C’est un soi un personnage à part entière ; on souhaite comprendre l’histoire de cette île où le temps s’est arrêté.

Les premières heures sont donc très denses, avec beaucoup de choses à retenir. Le jeu essaye alors nous accompagner en détaillant tout à l’extrême ; du début à la fin, Deathloop se révèle très dirigiste. Et même trop.

Lors des premiers instants, toutefois, cela se comprend. Ce monde est nouveau et il est difficile de se repérer dans les quartiers de Blackreef. Ils abritent tous plusieurs lieux clé à explorer longuement. Et selon les moments de la journée, l’ambiance évolue : certains endroits ouvrent ou ferment, et les éternalistes changent de position.

Colt met les pieds où il veut.

Le repérage des lieux est d’autant plus difficile qu’au début, on est rapidement envoyé à droite à gauche. On n’a pas le temps de faire encore et encore la même map pour mieux comprendre comment elle fonctionne. C’est dommage car dans un Hitman, c’est cette forme de répétition qui permet de s’en sortir. Or, dans Deathloop, on nous invite sans cesse à aller ailleurs, nous empêchant de trouver facilement nos marques.

La discrétion paye un peu trop

Ce côté très linéaire tranche avec ce gameplay ouvert. Deathloop a un charme indéniable manette/souris en main. Les différents pouvoirs offrent une grande liberté de mouvement ; ils permettent aussi de créer de redoutables pièges. Le level design est également excellent. Il existe toujours plusieurs possibilités pour arriver à ses fins. Et contrairement à d’autres titres, les indices visuels sont rares. Tout se fait alors naturellement ; tout est cohérent, bien pensé.

Les flingues ont aussi pas mal de patate, même si l’IA fait peine à voir. Deathloop est d’ailleurs davantage un FPS tourné vers l’action que l’infiltration. On peut esquiver les ennemis, mais il ne faut pas non plus hésiter à faire parler la poudre.

Par moment, on préférera quand même les éliminations furtives afin de ne pas alerter tout le monde. Ce procédé est même encouragé puisque les corps disparaissent immédiatement.

Deathloop, c’est aussi une direction artistique solide aux accents sixties. Couplée à ce côté festif et savants fou des visionnaires, on obtient des ambiances variées et uniques. En revanche, si le jeu est très propre, très carré, il ne procure pas de baffe graphique. Oui, c’est joli mais il n’y a pas cet effet next-gen.

Colt peut hacker des tourelles, des portes ou du matériel informatique pour créer des diversions.

On regrette également ces temps de chargement à chaque changement de zone. Un petit écran s’affiche et s’efface. Cela dure quelques petites secondes mais ça casse un peu l’immersion.

Sortir des sentiers battus

Un jeu comme Dishonored 2 était brillant mais aussi un peu effrayant. En laissant les plein pouvoirs aux joueurs, il demandait une implication totale. Les ennemis étaient également redoutables et il fallait souvent fuir en cas d’alerte.

Deathloop est davantage tourné vers le grand public. C’est un jeu de tir aux objectifs clairs et simples : il faut dégommer 8 cibles. Pour y arriver, il est nécessaire de modifier leur emploi du temps. Le jeu nous détaille alors chacune des étapes à suivre. Et souvent, il en fait même trop.

Il faut entre 10 et 15h pour voir le générique de fin. Et entre 20 et 30h pour découvrir tous les secrets de Blackreef. Il faut dire que Deathloop cache bien son jeu. Dès que l’on s’éloigne de l’intrigue principale, on peut découvrir énormément de choses. Que ce soit des informations sur l’île, les visionnaires, ou du matériel à récupérer.

Julianna n’hésitera pas à vous tuer si elle croise votre chemin.

C’est même ainsi que Deathloop brille; l’exploration est alors récompensée et plusieurs intrigues inédites s’offrent à nous. Pour ça, il faut accepter de s’investir davantage dans cet univers si particulier.

Briser la boucle

L’inattendu a toujours du bon. Dans le même genre, à tout moment, Julianna peut envahir notre partie. Elle est alors contrôlée par l’IA ou un autre joueur. Qu’importe le cas, elle débarque à l’improviste et part en chasse. Les règles du jeu sont alors modifiées : Colt n’est plus le chasseur mais la proie.

Julianna a plus ou moins accès au même arsenal et aux mêmes pouvoirs que notre héros. Quand elle arrive, elle ignore où il se trouve. Elle peut toutefois le forcer à se montrer ; une antenne empêchant de quitter les lieux s’active quand elle arrive. Colt n’a plus le choix : il doit alors pirater cet objet. Et souvent, cela signifie accepter le duel.

La tension monte à chaque fois de plusieurs crans quand Julianna pointe le bout de son canon. C’est un combat à mort qui s’engage avec les éternalistes en spectateur, voire acteur. Ils prennent part au combat et offrent à Julianna un sérieux avantage.

Il faut faire preuve de maitrise pour s’en sortir. Et en cas d’échec, on perd sa progression et tout son équipement non infusé.

Colt a néanmoins 3 vies. Il peut se permettre de mourir 2 fois et de revenir sur les lieux du crimes comme si de rien n’était. C’est là encore une preuve que Deahtloop ne veut jamais trop pénaliser le joueur. Le jeu se veut accueillant mais aussi addictif. Il y a cette envie de progresser, de comprendre Blackreef… et de dominer cette île.

Plus on joue, plus on maitrise le jeu. On comprend mieux comment fonctionne le gameplay, on connait davantage chaque lieu. On devient alors une véritable machine à tuer, prête à accomplir un objectif qui apparaissait au début comme impossible.

Deathloop fait parfois preuve de maladresse. C’est un titre qui invite à briser la boucle pour rompre avec la monotonie. Cette même monotonie qui s’installe quand le jeu guide chacun de nos pas. Contrairement à un Dishonored, Deathloop se veut plus efficace, plus accessible. Cela lui joue forcément des tours car il dissipe alors toute une partie du mystère qui fait son charme.

Deathloop est édité par Bethesda et développé par Arkane Studios — Lyon. Jeu disponible le 14 septembre sur PC et PlayStation 5. Ce test de Deathloop a été réalisé sur PS5. PEGI 18.

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Annulation du remake Prince Of Persia : un drame en 4 actes

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Mercredi soir, Ubisoft a annoncé l’annulation de 6 jeux vidéo dont le Remake de Prince Of Persia : Les Sables du Temps.

En perte de vitesse, Ubisoft a annoncé ce mercredi son plan pour se relancer avec une immense restructuration.

L’éditeur français prévoit de diviser son entreprise en 5 entités appelées Creative Houses, toutes dédiées à des types de jeu bien précis — blockbusters, jeux services, casual, solo etc. En parallèle, Ubisoft a révélé de nouvelles réductions de coûts fixes —ce qui amène souvent à des licenciements— et avoir passé en revue tous ses jeux actuellement en développement. A la suite de cela, il a pris la décision de repousser 7 titres non encore annoncés, et d’en annuler 6 dont le Remake de Prince Of Persia Les Sables du Temps.

Prince Of Persia : un trailer, un reboot, beaucoup de tweets et une annulation

Mercredi soir, Ubisoft s’est attiré les foudres des joueurs avec l’annulation de ce remake. Prince Of Persia est une licence culte qu’Ubisoft avait su ressusciter avec brio à l’ère PS2. Plusieurs suites avaient vu le jour mais aucune n’était parvenue à susciter la même émotion que Les Sables du Temps.

Au fil des ans, Ubisoft a peu à peu délaissé les Prince Of Persia 3D pour se consacrer à des expériences en 2D. Sorti en 2024, The Lost Crown est un très bon metroidvania, mêlant habilement plateforme et action. The Rogue Prince Of Persia est quant à lui un chouette roguelite qui a quitté son statut d’accès anticipé depuis quelques mois maintenant.

Le Remake de Prince Of Persia : Les Sables du Temps devait consacrer le retour de la saga dans son style aventure 3D, tout en remettant au goût du jour un titre chéri de tous sorti il y a près de 20 ans.

Un remake qui se foire dès son annonce

Prince Of Persia Les Sables du Temps est un titre important dans l’histoire d’Ubisoft. Ce jeu s’est écoulé à plus de 14 millions d’exemplaires, un succès colossal à l’époque. Il a même eu droit à une adaptation cinématographique par Disney, avec Jerry Bruckheimer à la production et Jake Gyllenhaal dans le rôle du Prince.

Le jeu Les Sables du Temps a été réalisé par Patrice Désilets. En imaginant une suite sur PS3 et Xbox 360, il a finalement conçu une nouvelle licence: Assassin’s Creed. Dit autrement, les aventures d’Altair, Ezio et consorts s’appuient toutes sur les bases de ce Prince Of Persia sorti en 2003.

En septembre 2020, Ubisoft a dévoilé le remake de Prince Of Persia Les Sables du Temps à l’occasion de son événement UbiForward. Il s’agit alors de la première grosse production des studios Ubisoft Pune et Mumbai sur laquelle travaillent 170 personnes depuis deux ans et demi.

Si ce premier trailer laisse entrevoir un remake assez fidèle au titre original, le jeu est toutefois… laid. On est alors à l’aube de la PS5 et Xbox Series, et on a des graphismes début PS3. C’est difficilement compréhensible et le petit prix annoncé —40€— n’excuse en rien cette réalisation extrêmement datée.

Prince Of Persia trouve rapidement une date de sortie : ce sera pour le 21 janvier 2021. Cela laisse entendre qu’il sera compliqué de réhausser le rendu visuel. Bien sûr, ce ne sont pas les graphismes qui font un jeu, mais dans un remake, c’est l’un des points les plus importants. Comparez simplement ce trailer ci-dessus avec le travail abattu par Virtuos pour Metal Gear Solid Delta. Il s’agit dans les deux cas d’un jeu PS2 remis au goût du jour ; l’un est magnifique, l’autre non.

https://twitter.com/UbisoftFR/status/1336354863374954498

En décembre 2020, l’éditeur français explique finalement repousser ce remake au 21 mars 2021 afin de « s’assurer que vous apprécierez le jeu qui vous sera délivré. » A l’époque, rien de bien choquant, c’est encore la crise du covid.

Un changement de studio pour sauver le Prince de Perse

En février 2021, Ubisoft balance un nouveau tweet et déclare que le remake de Prince Of Persia Les Sables du Temps est repoussé à une date indéterminée. Cela fait suite aux nombreux retours des fans et l’envie de « délivrer un remake aussi innovant que fidèle à l’oeuvre originale.« 

https://twitter.com/UbisoftFR/status/1357737071172059138

Le temps passe, Prince Of Persia disparait petit à petit des radars et manque tous les gros événements de l’éditeur français.

Finalement, on apprend en mai 2022 que les studios d’Ubisoft Mumbai et Pune se voient retirer le projet sur lequel ils travaillaient depuis plus de 4 ans. C’est désormais Ubisoft Montreal qui développera Les Sables du Temps, studio à l’origine du titre original.

Les mots ne sont pas prononcés mais cela ressemble fortement à un mini-reboot. Ubisoft précise désormais « prendre le temps nécessaire » afin de concevoir la meilleure expérience possible, rappelant au passage que Les Sables du Temps est un classique du jeu vidéo.

Pour Ubisoft, ce remake n’est pas qu’un simple jeu ; c’est un moyen de rappeler son illustre passé et de le faire briller.

Le temps de l’espoir avec une nouvelle fenêtre de sortie

Sans surprise, un long silence radio suit cette annonce. En fin d’année 2023, Ubisoft refuse toujours de montrer ce remake. Sur Twitter, le Français précise toutefois que le développement suit son cours et vient de passer une étape importante.

En 2024, Ubisoft Toronto rejoint le projet qui reste sous la direction de Montreal. Prince Of Persia Les Sables du Temps s’offre également une apparition surprise à l’Ubisoft Forward 2024.

Ce teaser dure 30 secondes et montre, à travers une bougie, la mécanique de remonter le temps. Le Prince de Perse est absent, on est proche du plan fixe, mais une date, ou plutôt une année, vient nous rassurer : ce sera pour 2026, cinq ans après la date initiale, donc.

Sur son blog, Ubisoft précise que le jeu entre en production et a donc terminé sa pré-production. Le développement peut véritablement démarrer, ce qui confirme que le projet a bien été rebooté lors du passage Mumbai / Montréal. Plusieurs studios sont alors appelés en renfort : Bucarest, Paris et Pune, en plus de Toronto.

On apprend ensuite que ce remake est prévu pour le premier trimestre 2026, c’est-à-dire entre le 1er janvier et le 31 mars 2026. On s’attend à le revoir lors du Summer Game Fest 2025 mais non, à la place, c’est à nouveau un tweet qui est diffusé. Celui-ci se veut rassurant, et précise que l’équipe de développement y met tout son coeur. Même chose pour les Game Awards de décembre. Prince Of Persia confirme son absence par le biais d’un tweet avec un petit coeur en guise de ponctuation.

https://twitter.com/princeofpersia/status/1934642136500060166

Une annulation à quelques jours de sa sortie

Puis le couperet tombe ce mercredi 21 janvier 2026. Ubisoft a tout simplement annulé le remake de Prince Of Persia Les Sables du Temps. Alors que le jeu était en développement depuis 8 ans, a connu un reboot, a changé de studio, et devait sortir ces jours-ci.

Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’en l’état actuel, Prince Of Persia Les Sables du Temps n’était pas un assez bon jeu ; il n’atteignait pas les nouveaux critères internes d’exigence d’Ubisoft.

Sur Twitter, l’équipe de développement explique que ce jeu « avait un vrai potentiel » et qu’il aurait fallu plus de temps et d’argent pour correspondre aux attentes désirées, ce qui n’était pas raisonnable.

Selon Tom Henderson, en fin d’année 2025, Ubisoft avait pour objectif de sortir ce remake des Sables du Temps le 16 janvier 2026. Le jeu aurait ensuite été repoussé à fin mars 2026 avant d’être définitivement annulé.

La franchise Prince Of Persia n’est pas morte, elle a encore un avenir. Et comme écrit plus haut, ses deux derniers jeux —Rogue et The Lost Crown— sont de très bonnes expériences. Mais en ce qui concerne le remake des Sables du Temps et peut-être même les aventures en 3D, c’est mort; un gâchis qui donnerait presque envie de remonter le temps.

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Architecture distribuée pour serveurs gaming performants

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Vous le savez mieux que personne… quand un serveur de jeu commence à ramer en plein raid, la communauté ne pardonne rien. Entre les pics de connexion qui transforment votre infrastructure en passoire et les joueurs qui réclament une latence optimale, gérer des serveurs gaming ressemble à une partie d’échecs en accéléré. L’architecture distribuée change la donne. Plutôt que de miser sur un seul serveur mastodonte qui finira par flancher, nous parlons ici d’infrastructures multinœuds capables d’encaisser la charge et de garantir une expérience fluide. Mais encore faut-il choisir le bon hébergeur et maîtriser les bons outils.

Choisissez un hébergeur français pour vos serveurs gaming

Opter pour un hébergeur français va bien au-delà du simple patriotisme numérique. Comme le montre Nexus-Games, parmi d’autres acteurs hexagonaux, la proximité géographique réduit mécaniquement la latence : vos joueurs européens bénéficient de temps de réponse qui font la différence entre une victoire et un game over rageux. La conformité RGPD représente un autre atout majeur. Fini le casse-tête juridique des transferts de données vers des serveurs basés outre-Atlantique : vous hébergez en France, vous respectez les règles, point final.

Le support technique en français et dans le même fuseau horaire change aussi la vie. Quand votre infrastructure lâche à 3 h du matin, pouvoir joindre un technicien qui parle votre langue sans attendre le réveil de la côte ouest américaine, ça n’a pas de prix. Les datacenters français offrent également des garanties énergétiques et une traçabilité qui rassurent vos utilisateurs sur la souveraineté de leurs données. Pour des administrateurs qui jonglent entre performance et contraintes légales, l’hébergement hexagonal coche toutes les cases sans compromis.

Les avantages des architectures distribuées multinœuds

L’architecture distribuée, c’est un peu comme passer d’un gardien de but solitaire à une défense en bloc : la charge se répartit, les défaillances se compensent. Plutôt que de concentrer toute la puissance sur un seul serveur, vous déployez plusieurs nœuds qui travaillent de concert. Quand l’un d’eux tombe, les autres prennent le relais sans que vos joueurs ne voient la différence. Cette résilience transforme les architectures monolithiques en véritables forteresses capables d’absorber les pics de trafic les plus brutaux.

La scalabilité horizontale devient votre meilleur atout : besoin de plus de puissance ? Ajoutez des nœuds au lieu de remplacer toute votre infrastructure. Voici les bénéfices concrets que nous observons sur le terrain :

  • Répartition intelligente de la charge entre les différents nœuds selon les zones géographiques ;
  • Tolérance aux pannes grâce à la redondance des données et des services ;
  • Optimisation des coûts en adaptant les ressources selon la demande réelle ;
  • Amélioration des temps de réponse par le rapprochement des données des utilisateurs finaux.

Cette approche multinœud permet aussi de segmenter vos services : les bases de données sur certains nœuds, les serveurs applicatifs sur d’autres, le tout orchestré par des load balancers qui distribuent le trafic avec finesse. Vous créez un écosystème dans lequel chaque composant joue son rôle sans devenir un point de défaillance unique.

Configurez la supervision de vos infrastructures réseaux

Une architecture distribuée sans monitoring, c’est comme piloter un avion sans instruments : vous volez peut-être, mais l’atterrissage risque d’être brutal. La supervision réseau devient votre tableau de bord central, celui qui vous permet de détecter les anomalies avant qu’elles ne dégénèrent en catastrophe. Les outils modernes collectent des milliers de métriques en temps réel : latence, utilisation CPU, bande passante, santé des disques, taux d’erreur réseau.

Configurez des alertes intelligentes qui vous préviennent des vrais problèmes sans vous noyer sous les fausses alarmes. Définissez des seuils critiques pour chaque métrique : si la latence dépasse 50 ms sur trois nœuds simultanément, vous devez le savoir immédiatement. Les dashboards visuels vous donnent une vue d’ensemble de votre infrastructure en un coup d’œil. Vous repérez les tendances, anticipez les saturations et planifiez les montées en charge avant que vos joueurs ne subissent les conséquences.

Les logs centralisés complètent le dispositif en agrégeant toutes les traces de vos différents nœuds dans un référentiel unique. Quand un incident survient, vous reconstituez le fil des événements sans perdre de temps à fouiller dans des fichiers éparpillés. La supervision devient votre assurance-vie : elle ne garantit pas l’absence de problèmes, mais elle vous donne les moyens de réagir avant que le feu ne se propage.

L’architecture distribuée pour serveurs gaming n’est plus une option réservée aux géants du secteur. Vous disposez maintenant des outils et des hébergeurs pour déployer des infrastructures multinœuds performantes sans exploser votre budget. Le choix d’un hébergeur français simplifie la conformité tout en optimisant la latence pour vos utilisateurs européens. Couplé à une supervision rigoureuse, ce modèle distribué transforme votre infrastructure en système robuste capable d’encaisser les aléas sans faillir. La prochaine fois qu’un pic de connexion frappera vos serveurs, vous regarderez vos dashboards avec un sourire, car l’architecture distribuée fera son travail.

 

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Liste des jeux vidéo les plus vendus en 2025 sur Steam, PlayStation et Xbox

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L’année 2025 touche à sa fin, et il est temps de faire le bilan et de découvrir quels ont été les jeux les plus vendus sur PC et consoles.

2025, une année marquée par les friendslops et la domination d’Electronic Arts

Clair Obscur a dominé les Game Awards. Ce RPG français a remporté 9 prix dont celui du jeu de l’année— c’est un record. Mais à l’image des Oscars et autres prestigieuses cérémonies, ce ne sont pas forcément les titres les plus populaires qui sont récompensés. Avec ses 5 millions de ventes, Clair Obscur a été un grand succès commercial. Mais d’autres titres ont fait bien mieux. Cela ne signifie pas qu’ils sont meilleurs, mais qu’ils ont su toucher un plus grand public. Les raisons sont souvent multiples : le genre, le prix, l’aspect communautaire… Et justement, cette année, les jeux coopératifs ont pas mal cartonné, surtout sur Steam.

Cet article est écrit en collaboration avec Le Résumé Jeu Vidéo, newsletter hebdomadaire gratuite sur l’actu’ jv. Toutes les données qui suivent proviennent de GameDiscover.co, une autre newsletter qui est elle aussi excellente et qu’on vous recommande.

Les meilleures ventes jeu vidéo 2025 sur Steam

Plus de 19 000 jeux vidéo ont été commercialisés sur Steam en 2025. Inutile de préciser que beaucoup sont passés inaperçus. A vrai dire, près de 50% ont recueilli moins de 10 avis, ce qui laisse entendre des ventes extrêmement faibles.

  1. R.E.P.O
  2. PEAK
  3. Battlefield 6
  4. Schedule I
  5. Monster Hunter Wilds
  6. ARC Raiders
  7. Hollow Knight : Silksong
  8. Escape From Duckov
  9. RV There Yet
  10. Clair Obscur : Expedition 33

Ce Top 10 est marqué par ce qu’on appelle les friendslops, ces jeux à petit prix —souvent moins de 10€— qui misent sur un concept simple, rigolo et à plusieurs. Le classement ci-dessus se fie au nombre de jeux vendus selon les estimations de GameDiscover. Ci-dessous, voici un tri par chiffre d’affaires ce qui chamboule tout.

  1. Battlefield 6
  2. Monster Hunter Wilds
  3. ARC Raiders
  4. Clair Obscur : Expedition 33
  5. Kingdom : Come Deliverance II
  6. Stellar Blade
  7. R.E.P.O.
  8. Schedule I
  9. Borderlands 4
  10. Elden Ring Nightreign

Les meilleures ventes jeu vidéo 2025 sur PlayStation

Le Top 10 qui suit est déterminé selon le nombre d’unités vendus (physique + numérique). Seuls les jeux payants sont recensés ; Free-To-Play et jeux offerts sur le PlayStation Plus ne sont pas inclus, ce qui semble logique.

  1. FC 26
  2. Battlefield 6
  3. NBA 2K26
  4. Forza Horizon 5
  5. Monster Hunter Wilds
  6. Ghost Of Yotei
  7. Call Of Duty Black Ops 7
  8. College Football 26
  9. Assassin’s Creed Shadows
  10. Madden NFL 26

De ce classement, on peut faire deux observations. La première est que Electronic Arts est omniprésent avec 4 jeux au total. La seconde est la belle performance de Battlefield qui aura réussi à détrôner Call Of Duty.

Les meilleures ventes jeu vidéo 2025 sur Xbox

Le cas Xbox est particulier. Il faut naturellement prendre en compte le Game Pass qui fausse le classement des ventes de jeux ; un utilisateur achètera rarement un jeu qui est inclus dans son abonnement. De ce fait, on a inclus deux tops. Voici celui lié au nombre de jeux vendus.

  1. Battlefield 6
  2. FC 26
  3. NBA 2K26
  4. College Football 26
  5. Madden NFL 26
  6. Ready Or Not
  7. Arc Raiders
  8. MBL The Show 25
  9. Helldivers 2
  10. Split Fiction

Ce classement est intéressant car il diffère de celui de PlayStation, notamment à travers la présence de plusieurs jeux de tir. Outre Battlefield 6, on retrouve Ready Or Not, Arc Raiders et Helldivers 2, ancienne exclusivité PlayStation.

Call Of Duty Black Ops 7 est en revanche absent. Ce n’est pas surprenant ; le jeu d’Activision est en effet inclus dans l’offre Game Pass. Voici donc le classement des jeux les plus joués à travers le Game Pass en 2025.

  1. Clair Obscur : Expedition 33
  2. Oblivion Remastered
  3. Rematch
  4. Grounded 2
  5. Call Of Duty : Black Ops 7
  6. DOOM : The Dark Ages
  7. Avowed
  8. Sniper Elite Resistance
  9. Slime Rancher 2
  10. Tony Hawk’s Pro Skater 3+4

Pour conclure, on aurait aimé publier le classement des jeux Switch les plus vendus en 2025, mais les données pour les jeux physiques ne sont pas disponibles. De ce fait, il faut uniquement se fier aux données eShop, ce qui est moins intéressant. Sachez simplement que le Top 5 est constitué de Mario Kart World, Légendes Pokémon Z-A, Donkey Kong Bananza, Hollow Knight Silksong et Hades 2.

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