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Quelle est la liste des studios PlayStation après tous ces rachats?

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En 2021, Sony a racheté pas moins de 5 studios. Depuis que Microsoft s’est mis à dépenser à tout va, tout le monde suit. Le but : obtenir des exclusivités. Ce sont elles qui donnent une personnalité aux consoles. Et pour ça, il faut sortir le chéquier.

Sony sait très bien qu’il doit renforcer ses équipes. La concurrence est rude, et concevoir un jeu prend de plus en plus de temps. Alors, pour affronter tous ces défis, il étoffe ses rangs. PlayStation possède désormais 15 studios internes, et voici une présentation de chacun d’eux.

Dossier mis à jour le 21 février 2026.

Qui est PlayStation Studios ?

Au printemps 2020, Sony a introduit PlayStation Studios. Derrière ce nom, on retrouve l’entité chapeautant toutes les équipes internes du japonais.

Un logo a également été conçu. Il s’inspire de ce que fait Marvel ; il se veut prestigieux et agit presque comme un gage de qualité.

Depuis fin 2019, les studios First Party de Sony sont dirigés par Hermen Hulst, ex-manager de Guerrilla Games. Avant lui, Shuhei Yoshida et Shawn Layden ont hérité du rôle pendant une quinzaine d’années.

Bend Studio

Situé en Oregon aux Etats-Unis, Bend Studio est l’un des studios les plus anciens de Sony. On lui doit notamment les Syphon Filter, une série née sur consoles de salon puis passée sur Portable.

Pendant longtemps, cette équipe est restée bloquée sur PSP et PSVita. Puis, au milieu des années 2010, elle est enfin passée sur PS4. Ça a donné Days Gone, un jeu très sympa. Son développement a toutefois été compliqué et très long.

Il se dit que le jeu a dépassé les 8 millions de ventes. C’est un bon score, mais insuffisant aux yeux de Sony. Days Gone n’aura pas de suite et ses deux créateurs ont quitté le studio. Bend a alors enchainé sur un jeu-service, un projet annulé en début d’année 2025. On ignore désormais sur quoi travaille ce studio.

Days Gone (2018)

Bluepoint Games

Bluepoint Games a rejoint PlayStation Studios en 2021. Cette équipe est connue pour ses remasters et remakes. On lui doit Uncharted : The Nathan Drake Collection, Demon’s Souls, MGS 2 et MGS3 HD, ou encore Shadow Of The Colossus.

Bluepoint a alors enchainé sur un jeu-service dans l’univers de God Of War. Ce projet a été annulé. Le 19 février 2026, Sony a annoncé la fermeture de ce studio.

Demon’s Souls (2020)

Bungie

Bungie a rejoint Sony en 2022 contre la somme de 3,5 milliards de dollars. Ce studio est connu pour avoir bâti les licences Halo et Destiny.

Dans une autre vie, il a été marié à Microsoft (2001 – 2007) puis en couple avec Activision avant une séparation en 2018.

Depuis le rachat, Bungie continue de sortir des extensions pour Destiny 2, et s’apprête à lancer Marathon à la fois sur PC, PS5 et Xbox Series X|S.

Destiny 2 (2017)

Dark Outlaw Games

Il s’agit d’un studio fondé par Jason Blundell, connu pour avoir dirigé les modes Zombies de Call Of Duty au sein de Treyarch. Cette équipe travaille depuis quelques temps sur un jeu encore tenu secret. On suppose que ce sera un jeu-service.

Pour l’anecdote, après avoir quitté Treyarch, Jason Blundell avait fondé Deviation Games en 2021, un studio soutenu financièrement par Sony afin de produire une exclusivité PlayStation. Jason Blundell est parti de Deviation Games en 2022, et ce studio a fermé en 2024.

Firesprite

Firesprite est arrivé au sein de PlayStation Studios en 2021.

A l’origine, il s’agit d’une équipe fondée par des anciens de Sony Liverpool… structure fermée en 2012. Elle récupère différents contrats qui l’amènent à travailler sur The Playroom ou Run Sackboy, un jeu mobile. En 2018, elle sort son premier gros jeu, The Persistence, un rogue-like en réalité virtuelle.

Firesprite a ensuite sécurisé le financement de plusieurs projets. Dans le tas, il y aurait deux jeux multijoueur (dont un reboot de Twisted Metal finalement annulé), un jeu solo, et un titre en réalité virtuelle : Horizon Call Of The Mountain. Ce dernier a été lancé en même temps que le PS VR2 et était même vendu en pack avec l’accessoire.

Note : En rachetant Firesprite, Sony a également fait l’acquisition de Fabrik Games, une équipe qui épaulait ce studio anglais.

The Persistence (2018)

Firewalk Studio

L’histoire de Firewalk peut se résumer en 4 dates:

  • 2018 : le studio est fondé par des anciens de Bungie
  • 2021 : cette équipe signe un contrat d’édition avec Sony pour un jeu multijoueur
  • 2023 : Firewalk est racheté pour une somme non-communiquée.
  • 2024 : Firewalk sort Concord en août, ferme les serveurs en septembre, et met la clé sous la porte en octobre.

Comme pour Haven (voir plus bas), Sony a sans doute déboursé une faible somme car il ne faisait l’acquisition d’aucune licence. Il s’offrait un savoir-faire, et faisait un pari sur l’avenir. Celui-ci a échoué.

Guerrilla Games

Avec le temps, Guerrilla Games est devenu l’un des piliers de PlayStation. A ses débuts, le studio néerlandais commence avec Killzone. Le jeu était plus ou moins vu comme une réponse à Halo. C’était du FPS, c’était futuriste mais surtout, c’était bancal. Il y avait de bonnes idées mais manette en main, ça manquait de précision.

Ce premier jet a toutefois convaincu Sony de racheter le studio. Dès lors, Guerrilla s’est métamorphosé. Il est devenu celui qui fait briller le hardware PlayStation. Killzone 2 (PS3), Liberation (PSP), Mercenary (PSVita) et Shadow Fall (PS4) étaient de vraies claques graphiques. En parallèle, Guerrilla a soutenu le PSMove avec Killzone 3 ou le PSVR avec RIGS.

Décidé à ne pas être uniquement associé à Killzone, Guerrilla s’est mis dès 2011 à travailler sur une nouvelle licence. Killzone était un FPS dans d’étroits couloirs. Horizon sera un RPG en monde ouvert avec des dino-robots.

Avec ce titre, Guerrilla s’est réinventé et a gagné en notoriété. Aloy, son héroine, est même devenue l’une des mascottes de PlayStation. Mais cela ne lui suffit pas. En plus du récent Forbidden West, il travaille sur un projet secret. Certains évoquent un jeu multijoueur là encore dans l’univers d’Horizon.

Horizon Forbidden West (2022)

Haven

Haven est un studio fondé par Jade Raymond en 2021. Cette équipe a rapidement signé un contrat avec Sony pour un extraction-shooter intitulé FairGame$. En 2022, visiblement séduit par les avancées du projet, Sony a racheté Haven pour une somme non communiquée.

Housemarque

Housemarque a longtemps été un studio indépendant. Sa spécialité était le Shoot ’em Up. A chaque sortie, c’était la même chose : des critiques excellentes mais des ventes décevantes. Cela a même mis en péril cette boite finlandaise.

Alors, il a dû lui aussi se réinventer et monter en gamme. Avec le soutien de Sony, il a conçu Returnal, l’un des meilleurs jeux de 2021. Tout le monde a été conquis par cette aventure exigeante, et le Japonais en a profité pour le racheter. Housemarque a alors obtenu ce qu’il cherchait depuis de longues années : une autonomie financière.

Son futur projet a été dévoilé lors d’un State Of Play : Saros.

Returnal (2021)

Insomniac

Depuis la première PlayStation, Insomniac et Sony ont toujours travaillé main dans la main : Spyro, Ratchet & Clank, Resistance… Ce n’est toutefois qu’en 2019 que l’Américain a rejoint le Japonais. La transaction a coûté 229 millions de dollars. Cela peut paraître faible mais il faut rappeler qu’Insomniac ne possède (presque) aucune licence. Les Ratchet et Resistance ont ainsi toujours appartenu à Sony.

Le Japonais a en fait acheté un savoir-faire. Insomniac, c’est l’assurance d’avoir des jeux de qualité. C’est également un développeur fiable, un studio qui respecte les délais. Bref, une valeur sûre désormais dédiée aux jeux Marvel (Spider-Man, Wolverine) et qui trouve quand même le temps de faire de nouveaux Ratchet.

Marvel’s Spider-Man (2018)

London Studio

London Studio a souvent donné l’impression de se chercher. A l’époque de la PS2, il a ainsi sorti pas mal de jeux grands publics, comme SingStar ou EyeToy. Mais en parallèle, il concevait The Getaway, un GTA-Like très sérieux, voire un peu trop.

Avec la PS3, il était uniquement dédié aux jeux casuals : SingStar, EyePet, Wonderbook… Puis avec la PS4, il s’est mis à la VR ; Blood & Truth est un excellent jeu d’action, avec une mise en scène très hollywoodienne.

La VR n’ayant pas un grand avenir, London Studio s’est alors mis à développer un jeu multijoueur sur PS5. Celui-ci a été annulé en février 2024 et le studio a fermé dans la foulée.

Blood & Truth (2019)

Media Molecule

Media Molecule, c’est cette petite structure qui conçoit de petits bijoux au succès modeste. On lui doit la naissance de LittleBigPlanet, le merveilleux Tearaway ou Dreams. Il s’agit à chaque fois d’excellents titres mais ils sont rarement bien placés dans les charts.

Dreams (2020)

Naughty Dog

Naughty Dog est tout simplement le studio star de Sony.

Dans les années 90, il sort de petits jeux et se fait remarquer par Universal. Ce dernier décide de signer Naughty Dog pour le développement de trois jeux.

Le studio américain mise alors sur la plateforme, le genre du moment. Crash Bandicoot voit le jour et tape dans l’oeil de Sony. Le Japonais sort le chéquier et en fait une exclusivité. Un choix payant puisque le premier Crash est le jeu le plus vendu de la PlayStation 1.

A l’aube de la PS2, Sony est déçu de ne pas avoir le contrôle de Crash Bandicoot, alors aux mains d’Universal. De même, le Japonais ne veut pas perdre Naughty Dog.

Aux débuts des années 2000, il passe à l’offensive. Il rachète le studio américain et lui confie Jak & Daxter. La série va alors évoluer en même temps que ses développeurs. On passe de la plateforme à l’action ; à de petits niveaux à un monde ouvert ; d’un humour potache à un ton plus mature.

Sur PS3, concevoir Uncharted, un jeu d’aventure plus adulte, est finalement la suite logique des choses. Le développement est compliqué, et beaucoup quittent le navire Naughty Dog.

Avec Nathan Drake, le studio change de dimension. Il devient le roi du jeu d’action, une référence dans la narration.

Après Uncharted 2, une partie des développeurs commence à se lasser de cette licence. Ils sont même courtisés par d’autres structures. Naughty Dog leur laisse alors carte blanche. Pendant qu’une équipe conçoit Uncharted 3, une autre travaille en secret sur The Last Of Us.

Sur PS4, Naughty Dog n’a pas créé de nouvelle licence. A la place, il a offert des suites à Uncharted et The Last Of Us, deux franchises qui lui permettent encore aujourd’hui d’être sur le toit du monde.

Uncharted (2007-2022)

Pixel Opus

Rattaché à Sony Santa Monica, ce tout petit studio produit des jeux à l’esprit indé. On lui doit ainsi Entwined (2014) et Concrete Genie (2019). Au printemps 2023, le studio a fermé ses portes.

Concrete Genie (2019)

Polyphony Digital

Son CV se résume à une série : Gran Turismo. Et pour les plus pointilleux, on rajoute le jeu d’action Omega Boost (1999) et le jeu de moto Tourist Trophy (2006).

Depuis sa création, la série des Gran Turismo totalise plus de 80 millions de ventes.

Gran Turismo 7 (2022)

San Diego

Ce studio est connu et réputé pour ses jeux MLB The Show. Il a plusieurs fois essayé de se diversifier, avec notamment des titres multijoueur, mais cela n’a jamais fonctionné.

MLB The Show 21 (2021)

Santa Monica

Là aussi, c’est une structure que l’on peut résumer à une seule licence : God Of War. Santa Monica a toutefois essayé de se renouveler. A la sortie de God Of War 3, les équipes de Stig Asmussen ont planché sur un jeu de tir futuriste. Celui-ci n’a pas convaincu et après 3 ans de développement, le projet a été annulé et des licenciements prononcés.

A cette époque, Santa Monica était en danger. D’autant plus que God Of War Ascension n’avait pas convaincu. Le studio américain a rappelé Cory Barlog qui a dirigé ce vrai-faux reboot en Scandinavie.

A sa sortie, God Of War obtient un accueil triomphal. Une suite est aussitôt mise en chantier —Ragnarok— mais elle n’est pas dirigée par Cory Barlog. A la place, l’Américain travaillerait sur une nouvelle licence…

God Of War (2018)

Sucker Punch

Sucker Punch a débuté son aventure PlayStation avec la trilogie Sly Raccoon. Le studio est ensuite parti sur un projet plus sérieux. Cela a donné inFamous, un titre jouissif mais moche. Cela n’a pas découragé Sony de sortir le chéquier. L’équipe de Seattle a alors dégainé deux nouveaux inFamous et travaille désormais sur la licence Ghost Of Tsushima. Ce dernier est un tel succès qu’un film est en production par le réalisateur de John Wick.

Ghost Of Tsushima (2020)

Team Asobi

Rien ne se perd, tout se transforme. La Team Asobi est née des cendres de Japan Studio. Cette équipe travaille aux côtés des équipes R&D de Sony, et est à l’origine d’Astro, un fabuleux jeu de plateforme, que ce soit sur PS5 ou en VR.

Astro’s Playroom (2020)

teamLFG

Autrefois attachée à Bungie, cette équipe a finalement coupé les ponts avec le créateur de Destiny. teamLFG devient donc un studio à part entière mais reste attaché à PlayStation qu’il rejoint officiellement en 2025.

teamLFG travaille sur un titre dont la description est assez étrange. On vous laisse vous faire votre propre avis. « Un jeu d’action en équipe qui puise son inspiration dans les jeux de combat, les jeux de plateforme, les MOBA, les simulateurs de vie et autres jeux mettant en scène des batraciens. »

Les équipes PlayStation qui épaulent les studios internes

  • XDEV : situé à Liverpool, il donne un coup de main à tous les studios tiers développant des exclusivités PlayStation. Dans l’ombre, il a ainsi travaillé sur Sackboy : A Big Adventure ou Returnal. Avec la chute de Japan Studio, XDEV a gagné en importance ; désormais il doit également gérer les relations avec les studios japonais.
  • Visual Arts & Services Group : Cette structure est basée sur la côte ouest américaine. Elle est chargée d’épauler les studios internes de Sony.
  • Sony Malaysia : Cette entité produit des assets pour tout PlayStation Productions.
  • Nixxes : Acquis en 2021, ce studio est spécialisé dans les portages PC. Cela montre les nouvelles ambitions de Sony dans ce domaine.
  • Valkyrie Entertainment : Il s’agit de l’acquisition la plus récente : décembre 2021. Valkyrie a produit quelques petits jeux mais il est surtout connu pour aidé sur des projets comme Valorant, Halo Infinite, God Of War, Forza 7 ou League Of Legends.
  • SN Systems : Cette structure crée depuis 25 ans des outils de développement pour toutes les consoles PlayStation.
  • ICE Team : Rattachée à Naughty Dog, cette équipe est le pôle technologique de PlayStation Studios.

Qui pourrait être racheté par PlayStation ?

Quand Microsoft a fait l’acquisition de Bethesda, il a mis la main sur de prestigieuses licences : DOOM, Wolfenstein, The Elder Scrolls… De son côté, Sony adopte une stratégie totalement différente. Il achète un savoir-faire, et principalement des équipes avec lesquelles il travaille depuis longtemps.

Le constructeur cible donc des partenaires privilégiés. Le but est de les faire grandir, et d’éviter que la concurrence ne les rachète. Il se dit ainsi que Housemarque était dans les petits papiers d’Embracer.

Pour répondre à la question posée en titre, on ne peut faire que des suppositions. Dans le passé, on avait misé sur Haven, Deviation Games et Kojima Productions.

Il s’agissait à chaque fois de structures assez récentes dont le premier projet avait été financé par Sony. Haven est un studio dirigé par Jade Raymond (ex Ubisoft, EA et Stadia) et a effectivement été racheté. Deviation Games, fondé par des anciens de Treyarch a en revanche fermé ses portes après que Sony a semble-t-il annulé le jeu sur lequel le studio travaillait. Quant à Kojima Productions, les liens avec PlayStation ont toujours été forts. Mais pour le moment, cette équipe souhaite rester indépendante, et travaille en plus avec Microsoft sur une mystérieuse exclusivité.

Pour qu’il y ait un rachat, il faut qu’il y ait une volonté de chaque partie. Beaucoup de studios aiment être indépendants, car c’est une forme de liberté. Mais cela signifie aussi courir après les contrats et l’argent. Du côté de Sony, chaque acquisition doit apporter une plus-value. Nixxes est ainsi un spécialiste du PC, un business nouveau pour PlayStation. Pour les joueurs, ce n’est pas très prestigieux, mais pour le Japonais, cet investissement était sans doute indispensable.

Bonus : Quelle est la différence entre un studio First, Second et Third Party ?

Un studio First Party est une structure appartenant à un constructeur. Exemple : 343 Games du côté de Microsoft, Naughty Dog pour Sony.

Un Second Party est un studio indépendant qui travaille uniquement (ou presque) pour un constructeur. Dans le passé, avant leur rachat, Insomniac et Sucker Punch étaient plus ou moins dans cette situation.

Enfin, Third Party, c’est un éditeur tiers tel que Electronic Arts, Square Enix, Activision, Ubisoft…

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Sony : pourquoi la fermeture de Bluepoint Games est tragique… et logique

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Ce jeudi, Sony a annoncé la fermeture de Bluepoint Games, studio auteur de jeux majeurs sur PlayStation. Sur les réseaux sociaux, beaucoup de fans se sont dit attristés par cette nouvelle qui est, hélas, logique.

Qui était Bluepoint Games ?

Bluepoint Games est un studio texan fondé en 2006. Pour son 20ème anniversaire, il fermera ses portes.

Au cours de son existence, cette équipe d’environ 70 personnes a sorti de nombreux portages (Titanfall, PlayStation All-Stars Battle Royal…), remasters (Metal Gear Solid HD Collection, Uncharted Collection, God Of War Collection…) et remake (Shadow Of The Colossus, Demon’s Souls). Bluepoint était connu pour son excellence ; c’est un studio qui ne décevait pas.

En 2021, Sony annonçait le rachat de Bluepoint pour une somme non-dévoilée. Celle-ci ne devait pas être élevée car Bluepoint ne possédait aucune licence ; Sony rachetait là un savoir-faire.

Plutôt que de plancher sur un nouveau remake, Bluepoint aida Sony Santa Monica sur le développement de God Of War Ragnarok. En 2022, l’équipe texane travailla sur son premier jeu original, un jeu-service dans l’univers de God Of War.

En début d’année 2025, ce projet fut annulé comme le rapporta Bloomberg. Et un an plus tard, Sony annonça la fermeture de Bluepoint.

Une génération où les remakes sont légion

Il est toujours triste de voir un studio de qualité fermer ses portes. Il y a également un sentiment d’incompréhension. Bluepoint était réputé pour son expertise en matière de remasters et remakes. Ceux de Shadow Of The Colossus et de Demon’s Souls sont brillants.

Il est étonnant de voir que Sony ne leur a pas demandé de continuer dans cette voie. D’autant plus que cette génération PS5 voit de nombreux remakes sortir, souvent avec un joli succès. De tête, on peut citer Silent Hill 2… Metal Gear Solid Delta… Dragon Quest I, II et III… The Elder Scrolls Oblivion… Final Fantasy VII… Resident Evil 2, 3 et 4…

Les éditeurs acceptent de prendre ces paris car ils s’appuient sur des licences populaires capables de plaire à un nouveau public comme aux nostalgiques. Ce sont également des jeux plus faciles à concevoir car les développeurs peuvent s’appuyer sur les matériaux d’origine.

De nombreux jeux mériteraient un magnifique remake façon Demon’s Souls. Ce dernier était à l’origine un jeu PS3. Sur cette même génération les inFamous, MotorStorm et Uncharted auraient pu bénéficier d’un tel traitement. On peut également se demander pourquoi c’est Sony Santa Monica qui développera le remake de la trilogie God Of War, plutôt que Bluepoint. Sans doute car son sort était déjà scellé.

Sony et le mirage des jeux-service

Depuis plusieurs années, Sony s’est mis en tête de s’imposer dans le milieu des jeux-service, ces titres multijoueurs sans cesse mis à jour et financés grâce aux micro-transactions. Le Japonais affiche un bilan contrasté. De nombreux projets ont été annulés en cours de route, d’autres ont échoué, et certains ont réussi, à l’image de Helldivers ou MLB The Show.

Sony continue d’investir dans ce domaine. On a récemment découvert 4Loop lors du dernier State Of Play ; une semaine avant, il avait officialisé Horizon Hunters Gathering. Et on attend toujours FairGames par Haven, studio racheté en 2022.

Si l’annonce de jeux multi fait souvent froncer les sourcils sur les réseaux sociaux, il faut bien se rendre compte que ceux-ci sont hyper populaires. Prenez simplement les jeux les plus joués chaque semaine ou les jeux les plus vendus en 2025. Tous ces classements sont dominés par des titres multijoueur. Et Sony veut sa part du gâteau. Ce n’est pas grave si plusieurs jeux n’y arrivent pas car un seul succès peut effacer ces échecs.

Résultat, Sony a poussé ses studios à aller dans cette voie, et cela a fait des dégâts avec plusieurs annulations et des fermetures de studios.

Une industrie qui ne va pas bien

Sony affiche de très jolis résultats, la PS5 est la console la plus rentable de son histoire, mais malgré tout, le marché du jeu vidéo peine. Celui des consoles a tendance à stagner plutôt que croître. Et les coûts de développement explosent.

Les Etats-Unis sont notamment touchés par cela. Développer un jeu vidéo outre-atlantique demande d’importants budgets contrairement à l’Europe de l’Est, par exemple. Comparez simplement Cronos The New Dawn fait par Bloober en Pologne et The Callisto Protocol conçu par Striking Distance, équipe située sur la côte ouest américaine. Le premier a coûté moins de 30 millions d’euros, le second 160 millions de dollars.

Ce n’est pas pour rien si désormais 1/3 des coûts de production vont des studios tiers ; cela fait baisser la facture. De même, on note que les Etats-Unis ont été très touchés par les licenciements ces dernières années —environ 60% des limogeages mondiaux— et désormais, ils ne compte que pour 20% des postes ouverts. En d’autres termes, les éditeurs fuient les Etats-Unis.

Que signifie la fermeture de Bluepoint ?

D’un point de vue joueur, c’est triste de voir un studio avec une telle expertise fermer. D’un point de vue business, ça se comprend. Malheureusement.

Bluepoint ne semblait plus entrer dans les plans de Sony. Le studio n’a pas su proposer un jeu-service convaincant —ce qui est la stratégie actuelle— et il est situé dans une région où les coûts sont élevés. Le couperet paraît logique.

Sous l’ère d’Hermen Hulst, patron des studios PlayStation, seuls les immenses succès semblent compter, au détriment des petites victoires. C’est l’inverse de la philosophie de Shawn Layden, son prédécesseur. L’Américain s’est toujours fait l’avocat de projets variés à travers des budgets mieux maitrisés.

Au cours des dernières années, PlayStation Studios a changé. Il a fait plusieurs acquisitions dans cette optique des jeux-services. Et il a fermé des structures à cause de ces échecs.

En soi, Sony n’a pas abandonné les jeux solo. Mais il souhaite davantage se diversifier. En 2026 Sony prévoit de sortir Saros, Wolverine et la suite de Kena. Et il a publié God Of War Sons Of Sparta il y a quelques jours. Et en matière de jeux multi, Sony a dans les cartons MLB The Show 26, Marathon et Marvel Tokon, en plus de la grosse mise à jour gratuite Legends pour Ghost Of Yotei.

Sony se veut plus exigeant dans ses objectifs de rentabilité. Et désormais, on peut se demander quel sera l’avenir de plusieurs de ses studios. Que se passera-t-il à la fin de l’été si Marathon ne parvient pas à s’imposer ? Quel avenir pour Bend qui n’a pas eu le droit de faire une suite à Days Gone ? Même question pour Media Molecule qui n’a même pas sorti de versions PS5 ou PC pour Dreams

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GTA 6, PS6, Clair Obscur 2 : pourquoi ce podcast avec Thomas Grellier est à ne surtout pas manquer

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GTA 6 va-t-il vraiment changer le jeu ?

À quoi faut-il s’attendre pour la PS6 ?

Et comment un jeu indépendant français comme Clair Obscur a réussi à bousculer l’industrie ?

Dans le nouvel épisode du podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi !, Julien Tellouck reçoit Thomas Grellier pour une discussion passionnante, accessible et ultra éclairante sur le présent — et surtout l’avenir — du jeu vidéo.
Un épisode pensé pour donner des clés de compréhension, pas juste commenter l’actualité.

Un invité rare, une parole claire

Thomas Grellier n’est pas un simple commentateur.
Il a vécu l’évolution du jeu vidéo de l’intérieur, depuis le lancement de la première Xbox en 2000 jusqu’aux enjeux colossaux d’aujourd’hui.

Dans cet épisode, il partage :
• sa vision du marché actuel,
• les coulisses du développement des gros jeux,
• et ce que les joueurs ne voient jamais derrière les annonces spectaculaires.

GTA 6 : pourquoi l’attente est aussi énorme

Impossible de parler jeu vidéo aujourd’hui sans évoquer GTA 6.

Mais au-delà du hype, l’épisode pose les vraies questions :

  • Pourquoi GTA 6 doit être terminé bien avant sa sortie ?
  • Pourquoi la pression autour du jeu est sans précédent ?
  • Et pourquoi il ne peut pas se permettre le moindre faux pas ?

PS6 : ce que l’on peut déjà anticiper

Autre sujet brûlant : la PlayStation 6.

Sans rumeur gratuite ni fantasme, Julien Tellouck et Thomas Grellier analysent les tendances lourdes du marché :

  • évolution des usages,
  • attentes des joueurs,
  • avenir des consoles face au cloud et au cross-platform.

Clair Obscur : la preuve que tout n’est pas qu’AAA

L’épisode met aussi en lumière Clair Obscur, un jeu indépendant français devenu un vrai symbole.

Pourquoi ce succès est important ?

Parce qu’il montre que :

  • l’innovation peut venir de studios plus modestes,
  • le public est prêt à suivre des propositions fortes,
  • et que le jeu vidéo français a un vrai rôle à jouer.

Le podcast avec Thomas Grellier est disponible dès maintenant sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes de streaming audio :

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Kayane raconte son parcours dans Tant qu’il y aura du Wi-Fi

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Commencer le jeu vidéo à 4 ans, affronter des adultes en tournoi à 9 ans et devenir l’une des figures majeures de l’eSport français : le parcours de Kayane est tout sauf ordinaire.

Dans le dernier épisode du podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi, Kayane se livre sans filtre sur son histoire, ses combats et la réalité du gaming professionnel.

Très tôt plongée dans l’univers des jeux de combat avec Tekken et Soul Calibur, elle découvre un milieu exigeant, souvent hostile, où être une jeune fille n’allait pas de soi. Mépris, soupçons de triche, refus d’inscription aux tournois : Kayane raconte comment ces obstacles ont forgé son mental de compétitrice.

Mais l’épisode va bien au-delà du récit personnel. Elle y dévoile la face cachée de l’eSport, notamment la réalité économique des jeux de combat, loin des clichés sur les cashprizes millionnaires. Même au plus haut niveau, vivre de sa passion demande indépendance, créativité et sens de la communication.

Game One, sponsors, conventions, réseaux sociaux, mentorat… Kayane explique comment elle a construit une carrière durable tout en restant fidèle à ses valeurs.

Elle aborde aussi un sujet essentiel : la place des femmes dans le gaming, avec un discours lucide, nuancé et profondément humain.

Un épisode inspirant et nécessaire pour comprendre ce qu’est vraiment l’eSport aujourd’hui.

Le podcast avec Kayane est disponible dès maintenant sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes de streaming audio :

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