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Entretien avec Jon Paquette et Cameron Christian d'Insomniac

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C’est au Nouveau Casino, à Paris, que PlayStation France a décidé de célébrer le lancement du troisième opus console de la série Resistance. L’occasion pour moi de discuter avec Jon Paquette et Cameron Christian, respectivement scénariste et senior designer du multijoueur de Resistance 3 à Insomniac Games.

Dans cet entretien, je reviens notamment sur l’avenir et l’évolution de la franchise.

Le premier point que je souhaitais soulever était les grandes différences que l’on trouve entre Resistance 2 et Resistance 3. Insomniac n’a pas hésité, avec ce nouvel épisode, à modifier drastiquement certains éléments, notamment le système de vie, d’armement ou le nombre de joueurs en ligne. Il se trouve que Resistance 3 traite de la survie me dit Jon Paquette. Cela se ressent avec l’histoire où désormais, les Humains ne représentent plus que quelques poches de résistance et sur le gameplay avec l’introduction de la roue pour sélectionner les armes ainsi qu’une barre de vie à gérer. Avec l’apparition de cette roue, le joueur peut transporter un plus grand armement. Il a donc le choix d’appréhender chaque situation comme il le souhaite. Et surtout, c’est plus fun, sans oublier le système d’upgrade des armes. A propos du multi, on est passé de 64 joueurs à du 8 vs 8. Un choix motivé par le chaos qui pouvait régner sur les parties du 2, m’explique alors Cameron Christian. Les joueurs mouraient souvent sans savoir qui venait de les tuer, ce qui pouvait agacer. Là, Insomniac a voulu se focaliser sur le cœur même du gameplay.

Puisque l’on parle du multijoueur, le jeu reprend le même principe que bien d’autres, à savoir, plus vous montez de niveaux, plus vous avez un armement supérieur aux niveaux inférieurs. Personnellement, c’est un élément dont je ne suis pas fan lorsque cela crée des déséquilibres. Pour Resistance 3, me dit Cameron Christian, l’équipe a fait attention à cela. On gagne rapidement des niveaux, et on débloque tout aussi vite les armes du jeu. Ensuite, les quelques bonus acquis sont bien plus mineurs.

Après avoir posé mes questions sur les changements du solo et du multi, je me suis intéressé à l’évolution de la série: Quel avenir pour la licence sur PS3, et que pensent-ils de Burning Skies? Concernant un nouvel épisode de Resistance sur PlayStation 3, la réponse est simple: ils ne savent pas encore. De la même manière que Star Wars, ils ont la possibilité de raconter encore énormément d’histoires parallèles. De plus la fin est ouverte, paraît-il. Cela dépendra donc de la réception du public, et naturellement, des ventes.

A la gamescom, un nouvel épisode de Resistance, intitulé Burning Skies, a été dévoilé. Le jeu sortira sur la nouvelle console portable de Sony, la PSVita. Malheureusement, ils n’ont pas encore eu la chance d’y jouer ni de le voir tourner. Mais Jon Paquette, le scénariste de Resistance 3, a beaucoup parlé avec Nihilistic, le studio de développement, au sujet de l’histoire du jeu. Et sur le papier, ils trouvent que c’est un chouette projet et l’idée du pompier en protagoniste principal leur plaît beaucoup. Lors de la démonstration sur scène, il était montré que Burning Skies intégrait un système de couverture, assez similaire aux deux derniers épisodes de KillZone. Est-ce que ce procédé aurait pu être inclus dans Resistance 3? Non, cela aurait pu nuire à l’intensité du jeu.

En 2010, il n’y eut aucun jeu Insomniac. Un événement suffisamment rare pour le signaler puisque le studio américain est très prolifique avec pas moins de 7 jeux entre 2007 et 2011, en comptant R3 et Ratchet All4One. Les deux développeurs m’ont ainsi révélé que Resistance 3 avait nécessité 2 ans et demi de production. Ils voulaient ce temps afin d’être sûrs de livrer le jeu qu’ils souhaitaient. Et puis la PS3 est une console difficile à maîtriser… Et ce ne sont pas les seuls à avoir décidé de prendre un peu plus de temps. Epic a fait de même avec Gears Of War 3. Et au final, à Insomniac Games, on est très fier de Resistance 3, et on considère que c’est le meilleur épisode de la série.

Confronté notamment à Modern Warfare 3 et Battlefield 3 en cette fin d’année, Resistance 3 a des arguments à faire valoir. R3 n’est pas un énième shooter militaire, comme aime le rappeler Jon Paquette, et on a des armes donc bien plus originales. De plus, Jon n’hésite pas à mettre l’accent sur l’histoire, le background et les effets visuels du jeu.

Et quel avenir pour Insomniac maintenant que Resistance 3 est terminé et que le développement de Ratchet All4One touche à sa fin? L’équipe va aller sur Overstrike (PS3/360) dont la sortie est confirmée pour 2012. Et en parallèle, on aura bien entendu quelques DLC pour Resistance 3.

Entretien réalisé le 26 août suite à l’aimable invitation de PlayStation France. Vous pourrez retrouver le test de Resistance 3 dès demain sur le site.

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Sony : pourquoi la fermeture de Bluepoint Games est tragique… et logique

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Ce jeudi, Sony a annoncé la fermeture de Bluepoint Games, studio auteur de jeux majeurs sur PlayStation. Sur les réseaux sociaux, beaucoup de fans se sont dit attristés par cette nouvelle qui est, hélas, logique.

Qui était Bluepoint Games ?

Bluepoint Games est un studio texan fondé en 2006. Pour son 20ème anniversaire, il fermera ses portes.

Au cours de son existence, cette équipe d’environ 70 personnes a sorti de nombreux portages (Titanfall, PlayStation All-Stars Battle Royal…), remasters (Metal Gear Solid HD Collection, Uncharted Collection, God Of War Collection…) et remake (Shadow Of The Colossus, Demon’s Souls). Bluepoint était connu pour son excellence ; c’est un studio qui ne décevait pas.

En 2021, Sony annonçait le rachat de Bluepoint pour une somme non-dévoilée. Celle-ci ne devait pas être élevée car Bluepoint ne possédait aucune licence ; Sony rachetait là un savoir-faire.

Plutôt que de plancher sur un nouveau remake, Bluepoint aida Sony Santa Monica sur le développement de God Of War Ragnarok. En 2022, l’équipe texane travailla sur son premier jeu original, un jeu-service dans l’univers de God Of War.

En début d’année 2025, ce projet fut annulé comme le rapporta Bloomberg. Et un an plus tard, Sony annonça la fermeture de Bluepoint.

Une génération où les remakes sont légion

Il est toujours triste de voir un studio de qualité fermer ses portes. Il y a également un sentiment d’incompréhension. Bluepoint était réputé pour son expertise en matière de remasters et remakes. Ceux de Shadow Of The Colossus et de Demon’s Souls sont brillants.

Il est étonnant de voir que Sony ne leur a pas demandé de continuer dans cette voie. D’autant plus que cette génération PS5 voit de nombreux remakes sortir, souvent avec un joli succès. De tête, on peut citer Silent Hill 2… Metal Gear Solid Delta… Dragon Quest I, II et III… The Elder Scrolls Oblivion… Final Fantasy VII… Resident Evil 2, 3 et 4…

Les éditeurs acceptent de prendre ces paris car ils s’appuient sur des licences populaires capables de plaire à un nouveau public comme aux nostalgiques. Ce sont également des jeux plus faciles à concevoir car les développeurs peuvent s’appuyer sur les matériaux d’origine.

De nombreux jeux mériteraient un magnifique remake façon Demon’s Souls. Ce dernier était à l’origine un jeu PS3. Sur cette même génération les inFamous, MotorStorm et Uncharted auraient pu bénéficier d’un tel traitement. On peut également se demander pourquoi c’est Sony Santa Monica qui développera le remake de la trilogie God Of War, plutôt que Bluepoint. Sans doute car son sort était déjà scellé.

Sony et le mirage des jeux-service

Depuis plusieurs années, Sony s’est mis en tête de s’imposer dans le milieu des jeux-service, ces titres multijoueurs sans cesse mis à jour et financés grâce aux micro-transactions. Le Japonais affiche un bilan contrasté. De nombreux projets ont été annulés en cours de route, d’autres ont échoué, et certains ont réussi, à l’image de Helldivers ou MLB The Show.

Sony continue d’investir dans ce domaine. On a récemment découvert 4Loop lors du dernier State Of Play ; une semaine avant, il avait officialisé Horizon Hunters Gathering. Et on attend toujours FairGames par Haven, studio racheté en 2022.

Si l’annonce de jeux multi fait souvent froncer les sourcils sur les réseaux sociaux, il faut bien se rendre compte que ceux-ci sont hyper populaires. Prenez simplement les jeux les plus joués chaque semaine ou les jeux les plus vendus en 2025. Tous ces classements sont dominés par des titres multijoueur. Et Sony veut sa part du gâteau. Ce n’est pas grave si plusieurs jeux n’y arrivent pas car un seul succès peut effacer ces échecs.

Résultat, Sony a poussé ses studios à aller dans cette voie, et cela a fait des dégâts avec plusieurs annulations et des fermetures de studios.

Une industrie qui ne va pas bien

Sony affiche de très jolis résultats, la PS5 est la console la plus rentable de son histoire, mais malgré tout, le marché du jeu vidéo peine. Celui des consoles a tendance à stagner plutôt que croître. Et les coûts de développement explosent.

Les Etats-Unis sont notamment touchés par cela. Développer un jeu vidéo outre-atlantique demande d’importants budgets contrairement à l’Europe de l’Est, par exemple. Comparez simplement Cronos The New Dawn fait par Bloober en Pologne et The Callisto Protocol conçu par Striking Distance, équipe située sur la côte ouest américaine. Le premier a coûté moins de 30 millions d’euros, le second 160 millions de dollars.

Ce n’est pas pour rien si désormais 1/3 des coûts de production vont des studios tiers ; cela fait baisser la facture. De même, on note que les Etats-Unis ont été très touchés par les licenciements ces dernières années —environ 60% des limogeages mondiaux— et désormais, ils ne compte que pour 20% des postes ouverts. En d’autres termes, les éditeurs fuient les Etats-Unis.

Que signifie la fermeture de Bluepoint ?

D’un point de vue joueur, c’est triste de voir un studio avec une telle expertise fermer. D’un point de vue business, ça se comprend. Malheureusement.

Bluepoint ne semblait plus entrer dans les plans de Sony. Le studio n’a pas su proposer un jeu-service convaincant —ce qui est la stratégie actuelle— et il est situé dans une région où les coûts sont élevés. Le couperet paraît logique.

Sous l’ère d’Hermen Hulst, patron des studios PlayStation, seuls les immenses succès semblent compter, au détriment des petites victoires. C’est l’inverse de la philosophie de Shawn Layden, son prédécesseur. L’Américain s’est toujours fait l’avocat de projets variés à travers des budgets mieux maitrisés.

Au cours des dernières années, PlayStation Studios a changé. Il a fait plusieurs acquisitions dans cette optique des jeux-services. Et il a fermé des structures à cause de ces échecs.

En soi, Sony n’a pas abandonné les jeux solo. Mais il souhaite davantage se diversifier. En 2026 Sony prévoit de sortir Saros, Wolverine et la suite de Kena. Et il a publié God Of War Sons Of Sparta il y a quelques jours. Et en matière de jeux multi, Sony a dans les cartons MLB The Show 26, Marathon et Marvel Tokon, en plus de la grosse mise à jour gratuite Legends pour Ghost Of Yotei.

Sony se veut plus exigeant dans ses objectifs de rentabilité. Et désormais, on peut se demander quel sera l’avenir de plusieurs de ses studios. Que se passera-t-il à la fin de l’été si Marathon ne parvient pas à s’imposer ? Quel avenir pour Bend qui n’a pas eu le droit de faire une suite à Days Gone ? Même question pour Media Molecule qui n’a même pas sorti de versions PS5 ou PC pour Dreams

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GTA 6, PS6, Clair Obscur 2 : pourquoi ce podcast avec Thomas Grellier est à ne surtout pas manquer

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GTA 6 va-t-il vraiment changer le jeu ?

À quoi faut-il s’attendre pour la PS6 ?

Et comment un jeu indépendant français comme Clair Obscur a réussi à bousculer l’industrie ?

Dans le nouvel épisode du podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi !, Julien Tellouck reçoit Thomas Grellier pour une discussion passionnante, accessible et ultra éclairante sur le présent — et surtout l’avenir — du jeu vidéo.
Un épisode pensé pour donner des clés de compréhension, pas juste commenter l’actualité.

Un invité rare, une parole claire

Thomas Grellier n’est pas un simple commentateur.
Il a vécu l’évolution du jeu vidéo de l’intérieur, depuis le lancement de la première Xbox en 2000 jusqu’aux enjeux colossaux d’aujourd’hui.

Dans cet épisode, il partage :
• sa vision du marché actuel,
• les coulisses du développement des gros jeux,
• et ce que les joueurs ne voient jamais derrière les annonces spectaculaires.

GTA 6 : pourquoi l’attente est aussi énorme

Impossible de parler jeu vidéo aujourd’hui sans évoquer GTA 6.

Mais au-delà du hype, l’épisode pose les vraies questions :

  • Pourquoi GTA 6 doit être terminé bien avant sa sortie ?
  • Pourquoi la pression autour du jeu est sans précédent ?
  • Et pourquoi il ne peut pas se permettre le moindre faux pas ?

PS6 : ce que l’on peut déjà anticiper

Autre sujet brûlant : la PlayStation 6.

Sans rumeur gratuite ni fantasme, Julien Tellouck et Thomas Grellier analysent les tendances lourdes du marché :

  • évolution des usages,
  • attentes des joueurs,
  • avenir des consoles face au cloud et au cross-platform.

Clair Obscur : la preuve que tout n’est pas qu’AAA

L’épisode met aussi en lumière Clair Obscur, un jeu indépendant français devenu un vrai symbole.

Pourquoi ce succès est important ?

Parce qu’il montre que :

  • l’innovation peut venir de studios plus modestes,
  • le public est prêt à suivre des propositions fortes,
  • et que le jeu vidéo français a un vrai rôle à jouer.

Le podcast avec Thomas Grellier est disponible dès maintenant sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes de streaming audio :

Spotify : https://bit.ly/3Z2bEOZ
Apple Music : https://apple.co/3NVcGd4
Deezer : https://bit.ly/4kchlUi
Amazon Music : https://bit.ly/4bmvzQ1

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Kayane raconte son parcours dans Tant qu’il y aura du Wi-Fi

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Commencer le jeu vidéo à 4 ans, affronter des adultes en tournoi à 9 ans et devenir l’une des figures majeures de l’eSport français : le parcours de Kayane est tout sauf ordinaire.

Dans le dernier épisode du podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi, Kayane se livre sans filtre sur son histoire, ses combats et la réalité du gaming professionnel.

Très tôt plongée dans l’univers des jeux de combat avec Tekken et Soul Calibur, elle découvre un milieu exigeant, souvent hostile, où être une jeune fille n’allait pas de soi. Mépris, soupçons de triche, refus d’inscription aux tournois : Kayane raconte comment ces obstacles ont forgé son mental de compétitrice.

Mais l’épisode va bien au-delà du récit personnel. Elle y dévoile la face cachée de l’eSport, notamment la réalité économique des jeux de combat, loin des clichés sur les cashprizes millionnaires. Même au plus haut niveau, vivre de sa passion demande indépendance, créativité et sens de la communication.

Game One, sponsors, conventions, réseaux sociaux, mentorat… Kayane explique comment elle a construit une carrière durable tout en restant fidèle à ses valeurs.

Elle aborde aussi un sujet essentiel : la place des femmes dans le gaming, avec un discours lucide, nuancé et profondément humain.

Un épisode inspirant et nécessaire pour comprendre ce qu’est vraiment l’eSport aujourd’hui.

Le podcast avec Kayane est disponible dès maintenant sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes de streaming audio :

Spotify : https://bit.ly/3Z2bEOZ
Apple Music : https://apple.co/3NVcGd4
Deezer : https://bit.ly/4kchlUi
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