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Driveclub (PS4) ne craint pas la concurrence

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Driveclub avait eu l’honneur d’être annoncé en même temps que la PlayStation 4. Le jeu de course d’Evolution Studios devait même être l’un des fers de lance du line-up de la machine de Sony. Il est cependant resté au stand et l’attente a alors laissé place à l’inquiétude lorsque la communication autour de ce titre s’est subitement éteinte. Finalement, avec près d’un an de retard, Driveclub est là et semble enfin prêt à affronter ses adversaires.

news_driveclub_concurrence_2Driveclub aurait presque pu sortir l’an passé, semble nous assurer Jamie Brayshaw, « mais nous voulions quelque chose de plus ambitieux, quelque chose de jamais fait dans un jeu de course. » Alors que Driveclub sera bientôt (enfin) disponible, Sony organisait la semaine dernière une soirée privée dans un loft parisien, à deux pas de Pigalle et aux pieds de Montmartre. A l’abri des bornes de démonstration et d’un DJ ayant lancé sa playlist dédiée aux années 80 (Genesis, Dexys Midnight Runner. . .), le Community Manager d’Evolution Studios accepte de nous parler de sa future production. Comme de nombreux jeux de nos jours, Driveclub misera avant tout sur les interactions sociales; on ne joue plus seul, on progresse en équipe. Mais cet aspect n’était pas totalement au point : « C’était un peu lent et frustrant. [. . .] C’est comme créer un réseau social de zéro. » nous dit-il pour expliquer le retard du jeu. Il fallait donc remettre les mains dans le cambouis et Sony a accordé à son équipe anglaise une rallonge de 12 mois.

Ce laps de temps supplémentaire n’a pas seulement permis à Evolution Studios d’améliorer les fonctions sociales de Driveclub mais aussi d’élever la qualité globale du jeu, notamment les graphismes. A vrai dire, d’un point de vue visuel, le jeu ne ressemble plus vraiment à ce que l’on avait pu essayer l’an passé via une version Alpha peu réjouissante. Driveclub semble métamorphosé. Mais cela a un coût et l’ardoise s’est logiquement alourdie, 110 personnes travaillant sur le jeu. On imagine donc que les objectifs de ventes ont été revus à la hausse pour compenser cet investissement non-prévu.

news_driveclub_concurrence_3Le succès, Evolution Studios le connait, ou plutôt l’a connu. A l’aube de la PlayStation 3, le studio anglais livrait MotorStorm, un jeu graphiquement impressionnant en son temps mais plombé par un faible contenu et des temps de chargement pénibles. Ce jeu arcade s’est toutefois écoulé à plusieurs millions d’exemplaires mais il faut rappeler qu’il a rapidement été ensuite vendu en bundle avec la PS3. Sa suite, MotorStorm Pacific Rift, était bien plus aboutie mais le succès fut plus modeste. Enfin, MotorStorm Apocalypse a échoué et a surtout joué de malchance : ce titre misait sur les catastrophes naturelles et fut commercialisé en parallèle des terribles événements qui ont touché le Japon. « Sony avait raison de ne pas promouvoir le jeu, de ne pas le marketer » affirme Jamie Brayshaw avant d’ajouter que ce qui s’était passé au Japon était bien plus important que le jeu même.

Depuis la sortie d’Apocalypse, Evolution Studios a développé MotorStorm RC (PS3 & PSVita), et planche donc sur Driveclub (PS4) depuis de très longs mois. Difficile de prévoir à l’heure actuelle quel succès remportera ce jeu de course à mi-chemin entre arcade et simulation, mais on peut toutefois se demander si la présence d’une version light offerte à tous les membres du PlayStation Plus ne risque pas de faire de l’ombre au jeu complet. Le Community Manager d’Evolution Studios se veut rassurant. Il admet que beaucoup pourront alors se contenter de cette grosse démo, mais qu’un grand nombre de joueurs sera aussi sans doute encouragé à acquérir la version complète de Driveclub, d’autant plus qu’une grosse ristourne sera offerte aux membres PS+. Autre point important : la concurrence. En cette fin d’année, 4 jeux s’affronteront (Forza Horizon 2, The Crew, Project Cars, et DriveClub) et l’absence de Need For Speed a sans doute été bien accueillie par chacun de ces acteurs. Jamie Brayshaw ne veut pas parler de ses adversaires. « Ils offrent tous quelque chose de différent » dit-il avant d’ajouter qu’aucun ne propose de telles compétitions entre clubs. « Nous ne les voyons pas comme des concurrents. » conclut-il.

news_driveclub_concurrence_4Le développement de Driveclub étant terminé, toutes les équipes bossent maintenant sur les premier patchs, qui apporteront principalement les conditions météo et un mode photo, ainsi que les DLC gratuits et payants qui accompagneront le jeu au cours des huit prochains mois. Jamie Brayshaw reconnaît qu’il arrive à certains membres de travailler sur de nouveaux prototypes ou de nouvelles idées, mais actuellement, et ce officiellement, toutes les équipes se concentrent uniquement sur Driveclub. Doit-on donc dire adieu à MotorStorm? Pas vraiment. Il existe toujours une chance de voir cette série bien trop sous-estimée sur PlayStation 4. « Tout le monde à Evolution Studios aime MotorStorm. » affirme le Community Manager. Mais Driveclub est simplement devenu la nouvelle priorité.

Le prochain titre d’Evolution Studios sortira le 8 octobre sur PlayStation 4 et on vous donne rendez-vous mardi prochain pour la publication de notre test de Driveclub.

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Sony : pourquoi la fermeture de Bluepoint Games est tragique… et logique

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Ce jeudi, Sony a annoncé la fermeture de Bluepoint Games, studio auteur de jeux majeurs sur PlayStation. Sur les réseaux sociaux, beaucoup de fans se sont dit attristés par cette nouvelle qui est, hélas, logique.

Qui était Bluepoint Games ?

Bluepoint Games est un studio texan fondé en 2006. Pour son 20ème anniversaire, il fermera ses portes.

Au cours de son existence, cette équipe d’environ 70 personnes a sorti de nombreux portages (Titanfall, PlayStation All-Stars Battle Royal…), remasters (Metal Gear Solid HD Collection, Uncharted Collection, God Of War Collection…) et remake (Shadow Of The Colossus, Demon’s Souls). Bluepoint était connu pour son excellence ; c’est un studio qui ne décevait pas.

En 2021, Sony annonçait le rachat de Bluepoint pour une somme non-dévoilée. Celle-ci ne devait pas être élevée car Bluepoint ne possédait aucune licence ; Sony rachetait là un savoir-faire.

Plutôt que de plancher sur un nouveau remake, Bluepoint aida Sony Santa Monica sur le développement de God Of War Ragnarok. En 2022, l’équipe texane travailla sur son premier jeu original, un jeu-service dans l’univers de God Of War.

En début d’année 2025, ce projet fut annulé comme le rapporta Bloomberg. Et un an plus tard, Sony annonça la fermeture de Bluepoint.

Une génération où les remakes sont légion

Il est toujours triste de voir un studio de qualité fermer ses portes. Il y a également un sentiment d’incompréhension. Bluepoint était réputé pour son expertise en matière de remasters et remakes. Ceux de Shadow Of The Colossus et de Demon’s Souls sont brillants.

Il est étonnant de voir que Sony ne leur a pas demandé de continuer dans cette voie. D’autant plus que cette génération PS5 voit de nombreux remakes sortir, souvent avec un joli succès. De tête, on peut citer Silent Hill 2… Metal Gear Solid Delta… Dragon Quest I, II et III… The Elder Scrolls Oblivion… Final Fantasy VII… Resident Evil 2, 3 et 4…

Les éditeurs acceptent de prendre ces paris car ils s’appuient sur des licences populaires capables de plaire à un nouveau public comme aux nostalgiques. Ce sont également des jeux plus faciles à concevoir car les développeurs peuvent s’appuyer sur les matériaux d’origine.

De nombreux jeux mériteraient un magnifique remake façon Demon’s Souls. Ce dernier était à l’origine un jeu PS3. Sur cette même génération les inFamous, MotorStorm et Uncharted auraient pu bénéficier d’un tel traitement. On peut également se demander pourquoi c’est Sony Santa Monica qui développera le remake de la trilogie God Of War, plutôt que Bluepoint. Sans doute car son sort était déjà scellé.

Sony et le mirage des jeux-service

Depuis plusieurs années, Sony s’est mis en tête de s’imposer dans le milieu des jeux-service, ces titres multijoueurs sans cesse mis à jour et financés grâce aux micro-transactions. Le Japonais affiche un bilan contrasté. De nombreux projets ont été annulés en cours de route, d’autres ont échoué, et certains ont réussi, à l’image de Helldivers ou MLB The Show.

Sony continue d’investir dans ce domaine. On a récemment découvert 4Loop lors du dernier State Of Play ; une semaine avant, il avait officialisé Horizon Hunters Gathering. Et on attend toujours FairGames par Haven, studio racheté en 2022.

Si l’annonce de jeux multi fait souvent froncer les sourcils sur les réseaux sociaux, il faut bien se rendre compte que ceux-ci sont hyper populaires. Prenez simplement les jeux les plus joués chaque semaine ou les jeux les plus vendus en 2025. Tous ces classements sont dominés par des titres multijoueur. Et Sony veut sa part du gâteau. Ce n’est pas grave si plusieurs jeux n’y arrivent pas car un seul succès peut effacer ces échecs.

Résultat, Sony a poussé ses studios à aller dans cette voie, et cela a fait des dégâts avec plusieurs annulations et des fermetures de studios.

Une industrie qui ne va pas bien

Sony affiche de très jolis résultats, la PS5 est la console la plus rentable de son histoire, mais malgré tout, le marché du jeu vidéo peine. Celui des consoles a tendance à stagner plutôt que croître. Et les coûts de développement explosent.

Les Etats-Unis sont notamment touchés par cela. Développer un jeu vidéo outre-atlantique demande d’importants budgets contrairement à l’Europe de l’Est, par exemple. Comparez simplement Cronos The New Dawn fait par Bloober en Pologne et The Callisto Protocol conçu par Striking Distance, équipe située sur la côte ouest américaine. Le premier a coûté moins de 30 millions d’euros, le second 160 millions de dollars.

Ce n’est pas pour rien si désormais 1/3 des coûts de production vont des studios tiers ; cela fait baisser la facture. De même, on note que les Etats-Unis ont été très touchés par les licenciements ces dernières années —environ 60% des limogeages mondiaux— et désormais, ils ne compte que pour 20% des postes ouverts. En d’autres termes, les éditeurs fuient les Etats-Unis.

Que signifie la fermeture de Bluepoint ?

D’un point de vue joueur, c’est triste de voir un studio avec une telle expertise fermer. D’un point de vue business, ça se comprend. Malheureusement.

Bluepoint ne semblait plus entrer dans les plans de Sony. Le studio n’a pas su proposer un jeu-service convaincant —ce qui est la stratégie actuelle— et il est situé dans une région où les coûts sont élevés. Le couperet paraît logique.

Sous l’ère d’Hermen Hulst, patron des studios PlayStation, seuls les immenses succès semblent compter, au détriment des petites victoires. C’est l’inverse de la philosophie de Shawn Layden, son prédécesseur. L’Américain s’est toujours fait l’avocat de projets variés à travers des budgets mieux maitrisés.

Au cours des dernières années, PlayStation Studios a changé. Il a fait plusieurs acquisitions dans cette optique des jeux-services. Et il a fermé des structures à cause de ces échecs.

En soi, Sony n’a pas abandonné les jeux solo. Mais il souhaite davantage se diversifier. En 2026 Sony prévoit de sortir Saros, Wolverine et la suite de Kena. Et il a publié God Of War Sons Of Sparta il y a quelques jours. Et en matière de jeux multi, Sony a dans les cartons MLB The Show 26, Marathon et Marvel Tokon, en plus de la grosse mise à jour gratuite Legends pour Ghost Of Yotei.

Sony se veut plus exigeant dans ses objectifs de rentabilité. Et désormais, on peut se demander quel sera l’avenir de plusieurs de ses studios. Que se passera-t-il à la fin de l’été si Marathon ne parvient pas à s’imposer ? Quel avenir pour Bend qui n’a pas eu le droit de faire une suite à Days Gone ? Même question pour Media Molecule qui n’a même pas sorti de versions PS5 ou PC pour Dreams

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GTA 6, PS6, Clair Obscur 2 : pourquoi ce podcast avec Thomas Grellier est à ne surtout pas manquer

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GTA 6 va-t-il vraiment changer le jeu ?

À quoi faut-il s’attendre pour la PS6 ?

Et comment un jeu indépendant français comme Clair Obscur a réussi à bousculer l’industrie ?

Dans le nouvel épisode du podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi !, Julien Tellouck reçoit Thomas Grellier pour une discussion passionnante, accessible et ultra éclairante sur le présent — et surtout l’avenir — du jeu vidéo.
Un épisode pensé pour donner des clés de compréhension, pas juste commenter l’actualité.

Un invité rare, une parole claire

Thomas Grellier n’est pas un simple commentateur.
Il a vécu l’évolution du jeu vidéo de l’intérieur, depuis le lancement de la première Xbox en 2000 jusqu’aux enjeux colossaux d’aujourd’hui.

Dans cet épisode, il partage :
• sa vision du marché actuel,
• les coulisses du développement des gros jeux,
• et ce que les joueurs ne voient jamais derrière les annonces spectaculaires.

GTA 6 : pourquoi l’attente est aussi énorme

Impossible de parler jeu vidéo aujourd’hui sans évoquer GTA 6.

Mais au-delà du hype, l’épisode pose les vraies questions :

  • Pourquoi GTA 6 doit être terminé bien avant sa sortie ?
  • Pourquoi la pression autour du jeu est sans précédent ?
  • Et pourquoi il ne peut pas se permettre le moindre faux pas ?

PS6 : ce que l’on peut déjà anticiper

Autre sujet brûlant : la PlayStation 6.

Sans rumeur gratuite ni fantasme, Julien Tellouck et Thomas Grellier analysent les tendances lourdes du marché :

  • évolution des usages,
  • attentes des joueurs,
  • avenir des consoles face au cloud et au cross-platform.

Clair Obscur : la preuve que tout n’est pas qu’AAA

L’épisode met aussi en lumière Clair Obscur, un jeu indépendant français devenu un vrai symbole.

Pourquoi ce succès est important ?

Parce qu’il montre que :

  • l’innovation peut venir de studios plus modestes,
  • le public est prêt à suivre des propositions fortes,
  • et que le jeu vidéo français a un vrai rôle à jouer.

Le podcast avec Thomas Grellier est disponible dès maintenant sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes de streaming audio :

Spotify : https://bit.ly/3Z2bEOZ
Apple Music : https://apple.co/3NVcGd4
Deezer : https://bit.ly/4kchlUi
Amazon Music : https://bit.ly/4bmvzQ1

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Kayane raconte son parcours dans Tant qu’il y aura du Wi-Fi

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Commencer le jeu vidéo à 4 ans, affronter des adultes en tournoi à 9 ans et devenir l’une des figures majeures de l’eSport français : le parcours de Kayane est tout sauf ordinaire.

Dans le dernier épisode du podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi, Kayane se livre sans filtre sur son histoire, ses combats et la réalité du gaming professionnel.

Très tôt plongée dans l’univers des jeux de combat avec Tekken et Soul Calibur, elle découvre un milieu exigeant, souvent hostile, où être une jeune fille n’allait pas de soi. Mépris, soupçons de triche, refus d’inscription aux tournois : Kayane raconte comment ces obstacles ont forgé son mental de compétitrice.

Mais l’épisode va bien au-delà du récit personnel. Elle y dévoile la face cachée de l’eSport, notamment la réalité économique des jeux de combat, loin des clichés sur les cashprizes millionnaires. Même au plus haut niveau, vivre de sa passion demande indépendance, créativité et sens de la communication.

Game One, sponsors, conventions, réseaux sociaux, mentorat… Kayane explique comment elle a construit une carrière durable tout en restant fidèle à ses valeurs.

Elle aborde aussi un sujet essentiel : la place des femmes dans le gaming, avec un discours lucide, nuancé et profondément humain.

Un épisode inspirant et nécessaire pour comprendre ce qu’est vraiment l’eSport aujourd’hui.

Le podcast avec Kayane est disponible dès maintenant sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes de streaming audio :

Spotify : https://bit.ly/3Z2bEOZ
Apple Music : https://apple.co/3NVcGd4
Deezer : https://bit.ly/4kchlUi
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