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Qui est Kepler Interactive, l’éditeur des meilleurs jeux indés du moment ?
Le marché du jeu vidéo va mal. Les licenciements sont légion, les fermetures de studio aussi. Les investisseurs sont de plus en plus frileux, mais certains sont plus téméraires que d’autres. Fondé en 2021, Kepler Interactive est un nouvel entrant dans le marché de l’édition. Et en un peu plus de 3 ans, il est devenu incontournable.
« Un million d’exemplaires et à ce jour l’un des jeux les mieux notés de l’histoire : et oui, c’est français ! Bravo à Sandfall Interactive et à tous les créateurs d’Expedition 33. Vous faites rayonner l’audace et la créativité française. » Emmanuel Macron aussi est sous le charme de Clair Obscur. Ce message a été posté sur Instagram par le Président de la république, à la suite d’une publication du compte officiel du jeu.
Clair Obscur : Expedition 33 est l’un des nombreux titres édités par Kepler Interactive.
Autrefois, Devolver était souvent désigné comme le meilleur éditeur de jeux indés. Il était capable de dénicher les petites pépites, les financer, et les aider à sortir. Devolver, c’est notamment Broforce, Hotline Miami, OlliOlli, Heave Ho…. Ces titres sont souvent géniaux et repose sur un concept original ainsi qu’une direction artistique très marquée.
Désormais, l’éditeur star des jeux indés est Kepler Interactive.
Qui est Kepler Interactive ?
Kepler Interactive est un éditeur britannique fondé en fin d’année 2021. Fait intéressant, il est co-détenu par dix studios indépendants :
- A44 Games (Nouvelle Zélande — connu pour Ashen et le récent Flintlock : The Siege Of Dawn)
- Alpha Channel (Canada — vient de sortir Tankhead, en exclusivité sur l’Epic Games Store)
- Awaceb (France — connu et récompensé pour Tchia)
- Ebb Software (Serbie — a sorti l’étrange Scorn)
- The Gentlebros (Singapour — a développé la trilogie Cat Quest)
- IOI Gamer (Chine — est une agence de communication)
- Shapefarm (Japon — a longtemps prêté mains fortes à d’autres studios ; développe depuis 2024 son premier jeu)
- Sloclap (France — a développé Absolver et SiFu, et sortira en juin Rematch)
- Timberline (Etats-Unis — a sorti The Red Lantern sur PC et Switch en 2020)
- Tactical Adventures (France — réputé pour la doublette Solasta)
A l’origine, et comme le montre le logo, ils n’étaient que sept : A44, Alpha Channel, Awaceb, Ebb Software, Shapefarm, Sloclap et Timberline. Ensemble, ils ont levé 120 millions de dollars auprès de Netease, un puissant éditeur chinois.
Kepler Interactive est dirigé par Alexis Garavaryan, co-fondateur de Kowloons Nights, un fond d’investissement dédié au jeu vidéo. Cette structure a notamment financé Spiritfarer, Godfall, Rollerdrome et la plupart des jeux Kepler Interactive.
Comme chaque éditeur, Kepler a sa propre ligne éditoriale. Généralement, chez Devolver, c’est un gameplay arcade assez nerveux ; du côté d’Annapurna, une direction artistique très prononcée. Sur son site, Kepler se montre ambitieux en évoquant rechercher des jeux novateurs au niveau de leur game design, et des titres à l’esthétique unique. Et pour le moment, ça fonctionne plutôt bien.
Quels sont les jeux vidéo édités par Kepler Interactive ?
Kepler Interactive a été mis en lumière par le succès de Clair Obscur — 1 million de ventes en trois jours. Cette réussite est dûe à la qualité même du jeu — 92 sur Metacritic — mais aussi au marketing autour. Kepler Interactive a eu l’intelligence de travailler avec Microsoft qui l’a mis deux fois en avant dans ses conférences Xbox. Le jeu est également dans le Game Pass. Ca cannibalise forcément les ventes sur Xbox, mais ça offre beaucoup de visibilité sur les autres plateformes.
Clair Obscur Expedition 33 est une sorte de JRPG à la française. Il a une forte identité, ce qui l’a sans doute sauvé de son duel surprise avec le remaster d’Oblivion.
Kepler a révélé ne pas avoir immédiatement signé le jeu. « Alexis Garavaryan voyait son potentiel, mais il trouvait que certains aspects méritaient encore un peu de travail. Sandfall Interactive est alors reparti, a légèrement revu sa copie, est revenu, et notre réponse fut alors extrêmement rapide. » a ainsi déclaré Matt Handrahan, haut-placé au sein de Kepler.
Investir dans un jeu, surtout un titre comme Clair Obscur qui se positionne comme un AA, c’est faire un pari à plusieurs millions de dollars. Cela explique pourquoi Kepler ne l’a pas immédiatement signé. A vrai dire, l’éditeur britannique n’a sorti que peu de jeux pour le moment, mais cela tend à s’accélérer avec le temps.
Trois mois après son lancement, Kepler sort en décembre 2021 The Red Lantern, un jeu d’exploration avec des chiens de traineau.
Puis tout commence réellement en 2022, avec SiFu et SCORN, deux titres qui ont été des exclusivités temporaires —PlayStation pour le premier cité, Xbox pour le second. SiFu est un excellent jeu d’action, plutôt difficile. SCORN est un jeu à la première personne misant sur une ambiance assez spéciale.
En 2023, Kepler a sorti Tchia, un joli jeu d’aventure se déroulant en Nouvelle-Calédonie. A l’image de SiFu, il s’agissait là aussi d’une exclusivité temporaire sur PlayStation.
L’an dernier, Kepler a vu grand avec 4 titres. Ultros est un metroidvania psychédélique notamment conçu par un ancien développeur de Hotline Miami. Pacific Drive est un jeu de survie où on passe son temps au volant d’une voiture. Cat Quest III est la suite de… Cat Quest II. Et Flintlock est une sorte de Souls-Like.
Chose intéressante, Kepler a à nouveau travaillé avec PlayStation et Xbox pour ces titres. Ultros a ainsi été une exclusivité temporaire d’un an sur PS4 et PS5. Pacific Drive n’est pas encore disponible sur Xbox. Quant à Flintlock, il a directement intégré le Game Pass dès sa sortie.
Enfin, en 2025, Kepler sort le grand jeu. Outre Clair Obscur : Expedition 33, Kepler a commercialisé Bionic Bay, un jeu de plateforme très sympathique, avec pas mal d’énigmes. Dans les prochaines semaines, il sortira Rematch, une sorte de Rocket League… mais version match de foot, par les créateurs de SiFU. Et enfin, le tactical RPG Solasta connaitra une suite…
Nul doute qu’on verra lors des prochaines conférences le logo de Kepler s’afficher au début d’un trailer. On ignore ce qu’il a sous le coude, mais on est très curieux de le découvrir.
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Shyvahna se livre sans filtre dans le podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi
Le nouvel épisode de Tant qu’il y aura du Wi-Fi est disponible. Cette semaine, Shyvahna rejoint Julien Tellouck pour une discussion passionnante autour du gaming, du streaming, de Twitch, des réseaux sociaux et des coulisses parfois méconnues du métier de créateur de contenu.
L’épisode est désormais disponible sur YouTube et sur les principales plateformes audio.
Shyvahna : une figure incontournable du gaming
Dans cet épisode inédit, Shyvahna revient sur son parcours, ses débuts dans le jeu vidéo, son évolution dans l’univers du streaming en France, mais aussi les réalités parfois complexes du métier de créatrice de contenu.
Comment construit-on une communauté fidèle sur Youtubeet les réseaux sociaux ? Comment gérer la pression des audiences, les critiques ou encore l’exposition permanente liée à Internet ? Quels sacrifices demande aujourd’hui une carrière dans le gaming et le streaming ?
Autant de sujets abordés sans filtre dans cet échange authentique, drôle et passionnant.
Au programme de cet épisode avec Shyvahna
Au fil de la discussion, plusieurs thèmes forts sont abordés :
- Les débuts de Shyvahna dans le gaming
- Les coulisses du streaming sur Twitch
- La réalité du métier de créatrice de contenu
- Les réseaux sociaux et leur impact sur le quotidien des streamers
- La pression, les critiques et l’envers du décor
- L’évolution du gaming en France et du streaming
- Ses projets à venir
À travers cet épisode de Tant qu’il y aura du Wi-Fi, découvrez une facette plus personnelle et authentique de Shyvahna, loin des clichés sur les streamers et les créateurs de contenu.
Un épisode incontournable pour les fans de gaming et Twitch
Si vous vous intéressez au jeu vidéo, au streaming Twitch, à la création de contenu ou encore aux coulisses des réseaux sociaux, cet épisode devrait retenir votre attention.
Entre anecdotes, confidences et discussions sur les évolutions du secteur, ce podcast offre un regard rare sur une industrie en pleine mutation.
Où écouter l’épisode avec Shyvahna ?
L’épisode est disponible dès maintenant sur YouTube.
Vous pouvez également l’écouter sur les principales plateformes audio, notamment Spotify, Apple Podcasts, Deezer, Amazon Music et la plupart des applications de podcast.
Si vous aimez les discussions autour du gaming, de la tech, des créateurs de contenu, des médias et de la pop culture, découvrez également les autres épisodes de Tant qu’il y aura du Wi-Fi.alement les autres épisodes de Tant qu’il y aura du Wi-Fi.
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Le studio Bungie dans l’incertitude la plus totale
Bungie, le studio derrière les licences Marathon, Destiny et Halo, pourrait connaître dans les prochains jours une importante vague de licenciements.
Cet article s’appuie sur un extrait du Résumé Jeu Vidéo, newsletter hebdomadaire gratuite disponible sur Substack.
En janvier 2022, Sony rachetait Bungie. Cela surprenait pour deux raisons. La première est que rien n’avait fuité malgré six mois de négociations. La seconde est le prix de la transaction : 3,6 milliards de dollars. C’est beaucoup. Certes, à l’époque, Destiny fonctionnait bien, mais cela semblait surpayé. D’autant plus que Bungie conservait alors un fonctionnement autonome. Mais avec le temps, le studio de Seattle a perdu de sa superbe. Et désormais, c’est l’incertitude qui règne.
Destiny 2 s’arrête
Non, les serveurs de Destiny 2 ne fermeront pas. En revanche, n’espérez plus du contenu inédit passé juin 2026.
Bungie a officiellement annoncé cesser le développement de contenus additionnels pour Destiny 2. La dernière mise à jours sortira le 9 juin à travers Monument Of Triumph. Cet événement accessible à tous ajoutera skins et autres combats de boss afin de clore en beauté ce chapitre débuté en 2017.
La suite de Destiny est loin d’être prête
En temps normal, on imaginerait que Bungie souhaite désormais passer à Destiny 3. Bloomberg révèle que ce n’est pas le cas : aucune suite n’est actuellement en chantier.

Les équipes de Destiny ont désormais pour mission de soumettre des idées pour leur prochain jeu. Rien ne dit que ce sera un titre lié de près ou de loin à Destiny. Et surtout, rien n’indique que ce sera validé, explique Bloomberg.
Bungie n’a plus le vent en poupe. Le studio coûte très cher —il est situé à Seattle—, sa valeur a fortement baissé —Sony a annoncé une dépréciation comptable de 765M$— et son dernier jeu, Marathon, déçoit.
Bungie mise tout sur Marathon
Après un report de six mois, Marathon a débuté sa course en mars 2026. Et on ne sait pas dans quel état il la terminera.
Marathon est un extraction-shooter, le nouveau projet d’envergure de Bungie. Sa proposition et sa direction artistique tranchent beaucoup avec ce que l’on peut connaître. Le jeu n’est ni accessible ni accueillant, et cela se ressent sur les ventes.
Bloomberg rapporte que le jeu n’a toujours pas atteint ses objectifs commerciaux. Pire : il a tendance à perdre une partie de sa communauté chaque jour qui passe.
Mais Bungie y croit toujours. Une partie des effectifs de Destiny iront sur Marathon afin de le sauver. Et Bungie a d’ores et déjà annoncé plusieurs changements à venir : des modes PvE, PvP, rendre l’expérience plus facile et attrayante pour les nouveaux venus…

C’est malheureusement classique que des jeux multijoueur connaissent un lancement compliqué. Marathon n’est pas au niveau de Concord ou de Highguard qui ont fermé quelques jours après leur sortie. On pourrait davantage le comparer à Final Fantasy XIV ou Anthem.
Le premier cité a connu plusieurs mois après son lancement un immense lifting qui l’a sauvé et l’a même transformé en succès. Le second cité n’a pas eu cette chance. Bioware a longtemps planché sur une V2 de Anthem, mais Electronic Arts a finalement pris la décision de ne pas financer ce sauvetage.
Quel avenir pour Bungie ?
On ignore totalement ce qui se passera à l’avenir. Bloomberg rapporte toutefois qu’il faut s’attendre à une importante vague de licenciements — celle-ci n’a pas été quantifiée.
Et ensuite ? On peut penser que le studio parviendra alors à s’en sortir et que Marathon connaitra en second souffle. Ou au contraire, on peut être plus pessimiste et miser sur un démantèlement. En fait, ça a déjà commencé, Sony ayant extrait le projet Gummy Bears de Bungie en fondant le studio teamLFG il y a plusieurs mois.
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Nacon, Ubisoft, Quantic Dream… : les studios français vont mal
Le jeu vidéo français traverse actuellement une zone de turbulence. Et que ce soit Nacon, Ubisoft ou Quantic Dream, personne n’est épargné.
Il y a quelques mois, le studio montpelliérain Sandfall Interactive faisait briller la France du jeu vidéo. Clair Obscur : Expedition 33 enchainait alors les récompenses, décrochant même le titre de « jeu de l’année 2025 » dans chacune des cérémonies majeures.
Le succès de cette petite équipe ne peut toutefois effacer le constat suivant : jeu vidéo français va mal.
Nacon ferme ses studios ou tente de les revendre
L’éditeur Nacon a récemment été placé en redressement judiciaire, Big Ben, sa maison mère, étant dans l’incapacité de rembourser un prêt à 8 chiffres.
Pour survivre, Nacon a alors mis en vente Spiders, studio connu pour ses productions AA comme Stellrising ou Greedfall. Aucun acheteur ne s’est toutefois manifesté et le studio sera alors liquidé, lui qui comptait 70 salariés.
Du côté de Kylotonn, le studio réputé pour ses jeux WRC devrait connaître une importante vague de licenciements, touchant près de 2/3 des employés.
Enfin, Midgar Studio est actuellement dans l’incertitude la plus totale. Nacon a officiellement mis en vente cette équipe, et les repreneurs ont jusqu’au 16 juin pour déposer un dossier. Cette structure compte 29 salariés et sortira, si tout se passe bien, le RPG Edge Of Memories en fin d’année.
Quantic Dream annonce une restructuration
Il y a 3 mois, Quantic Dream se diversifiait. Connu pour ses jeux narratifs à choix multiple, le studio lançait en accès anticipé Spellcasters Chronicles, une sorte de MOBA.
Comme tout jeu multijoueur, il avait besoin d’une solide communauté pour fonctionner. Problème : il n’a pas attiré grand monde.
Quantic Dream a alors pris la difficile décision d’annuler ce projet. Il est d’ores et déjà retiré de Steam, et le studio parisien prévoit désormais une réorganisation interne. Cette expression signifie une vague de licenciements. Celle-ci pourrait toucher jusqu’à un quart des effectifs, soit près de 95 personnes dixit le STJV.

Les équipes de Star Wars Eclipse ne seraient pas impactées par ce chamboulement interne. Les rumeurs évoquent cependant un développement qui piétine. Le jeu a été annoncé en 2021 et n’a toujours pas de date de sortie.
Ubisoft accuse de lourdes pertes
Coté en bourse, Ubisoft a présenté ses résultats financiers pour la dernière année fiscale, celle s’étalant d’avril 2025 à mars 2026. L’éditeur a annoncé une perte nette de 1,47 milliard d’euros. C’est beaucoup.
Pour l’exercice 2026-2027, Ubisoft prévoit une nouvelle année difficile, du fait d’un calendrier de sorties assez faible.
L’ancien fleuron du jeu vidéo français espère toutefois se reprendre en 2027-2028 et 2028-2029 grâce à de nouveaux épisodes de Far Cry, Ghost Recon et Assassin’s Creed.
L’interrogation Dontnod
Dontnod n’est pas cité en début d’article car officiellement, le studio parisien n’a pas encore annoncé de mauvaises nouvelles. Cela dit, on se demande si ce n’est pas qu’une question de temps. Les comptes de cette structure voient souvent rouge ; Jusant, Banishers et Lost Records n’ont pas connu les ventes espérées ; et la récente sortie d’Aphelion s’est fait dans un certain anonymat. Il faut dire que le jeu a pas mal déçu la presse avec un petit 64/100 sur Metacritic.
