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Test: Bravo Team (PSVR) — Ce n’est pas SOCOM

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Test du FPS en VR Bravo Team

Même en matière de réalité virtuelle, les jeux de tir dominent. Bravo Team entend bien régner sur le genre des FPS. Pour cela, il n’hésite pas à dépoussiérer le fusil PSVR Aim que l’on a pu autrefois découvrir dans Farpoint. Mais cela ne suffit pas pour autant à en faire une expérience inoubliable.

  • Genre: Time Crisis x Army Of Two
  • Intérêt de la VR: Grande
  • Gerbomètre: Faible
  • Accessoires: PSVR Aim Controller ou manette Dualshock 4 (voire même PSMove, mais ce n’est guère intéressant ainsi)

Nouvel essai de Supermassive dans le terrible monde de la réalité virtuelle. Depuis les débuts du PSVR, le studio anglais multiplie les productions grâce aux financements de Sony. Le résultat n’est pas toujours au rendez-vous. Si Until Dawn: Rush Of Blood était plaisant, The Inpatient était au contraire décevant. Bravo Team se place entre ces deux jeux. Pour résumer très simplement, il s’agit d’un titre assez moyen. Il y a de belles promesses mais ça ne décolle jamais assez.

Bravo Team débute par un assassinat politique dans l’Europe de l’Est. Deux soldats survivent à cet assaut mortel et décident de se frayer un chemin en décimant une armée entière. Dans Bravo Team, on réalise uniquement deux actions: tirer sur tout ce qui bouge (vue à la première personne) et évoluer d’abris en abris (caméra à la 3ème personne). Les déplacements ne sont toutefois pas libres. Tout se fait en pointant diverses balises blanches. Dès lors, le joueur perd le contrôle de son personnage et il voit ce dernier faire un petit sprint sous le feu ennemi. Une fois arrivée à destination, la vue FPS est de retour et on peut à nouveau tirer sur les très nombreuses vagues d’ennemis.

Il existe dans chacun des niveaux très urbains énormément de murets et autres cachettes. L’ensemble des maps reste cependant de grands couloirs. Par moment, on note l’envie de changer la donne avec quelques chemins (vaguement) alternatifs. Cela est cependant rare bien que le jeu soit court —environ 2 heures. Bravo Team est néanmoins un titre qui offre de la rejouabilité. Il peut être entièrement fait en coop, il possède plusieurs modes de difficulté et il a un mode entièrement dédié aux amateurs de scoring.

Bravo Team: un mélange des genres en réalité virtuelle sans génie

Sur le champ de bataille, Bravo Team rappelle ces jeux de la génération précédente qui voulaient surfer sur la vague des cover et buddy shooter. Le gameplay est uniquement lié à ce système de couverture et l’intérêt principal tourne autour de cette possibilité de faire l’aventure avec un ami. Car passé l’émerveillement de la Réalité Virtuelle et du fusil PSVR Aim (celui de Farpoint), Bravo Team perd rapidement son charme. C’est un titre qui est extrêmement classique dans ses mécaniques. Malgré son skin militaire et son ton sérieux, Bravo Team reste un jeu arcade et sans finesse. Il rappelle un peu Time Crisis (tirer, s’accroupir, tirer, s’accroupir etc.) mais il manque en folie; la mise en scène est d’ailleurs très plate.

C’est uniquement vers la fin de l’aventure que Bravo Team se permet de modifier l’arsenal du joueur. Les combats se font à très courte distance et les fusils à pompe font leur apparition. Ces phases sont parmi les meilleures car les gunfights gagnent en intensité. Il y a en effet un manque d’impact général. Le son des armes n’est pas toujours convaincant et il faut plusieurs balles pour éliminer un ennemi —sauf headshot, bien sûr. Cette combinaison donne l’impression que le fusil d’assaut entre les mains du joueur n’est pas si performant. A cela, on ajoute aussi des décors indestructibles et une IA ennemi loin d’être très maligne. Bref, entre les adversaires qui courent dans tous les sens sans raison et un fusil qui manque de punch, on subit un peu les assauts.

Comme bon nombre de jeux VR de ces dernières semaines, Bravo Team propose de jolis graphismes sans pour autant bluffer son monde.  C’est d’ailleurs ce qu’on retiendra du jeu de Supermassive: quelques efforts mais rien de bien bouleversant. Si on le compare à la concurrence, Bravo Team est moins immersif qu’un Farpoint et moins dynamique qu’un Doom VFR. Certains apprécieront ce mode coop mais l’expérience n’en reste pas moins trop classique. Elle manque de subtilités, ce qui sans doute explique pourquoi le nom de SOCOM n’apparait pas dans le titre de Bravo Team.

Bravo Team est développé par Supermassive et édité par Sony Interactive Entertainment. Jeu disponible le 7 mars en exclusivité sur PS4. Il est uniquement jouable en réalité virtuelle avec le PlayStation VR. Ce test de Bravo Team a été réalisé au PSVR Aim Controller, à la Dualshock 4 et au PSMove. Review Code donné par Sony. PEGI 16.

3 Commentaires

  1. […] Mais si on fait le bilan, Resident Evil 7 est jouable sans VR, Superhot VR et DOOM VFR sont courts, et Skyrim est un portage d’un jeu sorti en 2011. On imaginait qu’en 2018, le PlayStation VR reprendrait des couleurs. Trois titres majeurs sont ainsi sortis. Il y a tout d’abord eu The Inpatient, un jeu peu interactif. Puis il y a eu Moss, un jeu de plateforme aussi réjouissant que court. Et enfin, Bravo Team, un jeu de tir peu palpitant. […]

  2. […] Ce qu’il faut retenir de Firewall Zero Hour, c’est qu’il réussit à fournir une solide expérience de jeu en Réalité Virtuelle. Il fait exactement ce qu’on lui demande: permettre à deux équipes de 4 de s’affronter, en disposant de mouvements libres et, si possible, en utilisant le très bon PSVR Aim Controller. C’est néanmoins un titre très classique tant dans le fond que dans la forme. Il prend aussi le risque d’être un jeu en ligne. Il lui faudra donc une communauté active pour survivre; on espère d’ailleurs que le temps d’attente dans le lobby pour lancer un match sera réduit —il est de 60 secondes pour le moment. Sa plus grande force à l’heure actuelle est d’être un jeu absolument unique sur le PSVR, surtout quand on repense au désastre Bravo Team. […]

  3. […] Mais si on fait le bilan, Resident Evil 7 est jouable sans VR, Superhot VR et DOOM VFR sont courts, et Skyrim est un portage d’un jeu sorti en 2011. On imaginait qu’en 2018, le PlayStation VR reprendrait des couleurs. Trois titres majeurs sont ainsi sortis. Il y a tout d’abord eu The Inpatient, un jeu peu interactif. Puis il y a eu Moss, un jeu de plateforme aussi réjouissant que court. Et enfin, Bravo Team, un jeu de tir peu palpitant. […]

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