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C’était l’époque des CD de démos
Alors que le temps est au retour des vieilles licences, il est intéressant de se remémorer la première fois qu’on les a vues: sur des CD de démos.
Cette année 2017 est assez étrange. La faute à une nostalgie qui a presque fait main basse sur l’actualité ces derniers temps. On l’a déjà évoqué à plusieurs reprises ici, GamesIndustry.biz en a fait un joli article —une habitude pour le média anglais. Que ce soit à la télévision, au cinéma ou dans les jeux vidéo, de vieilles gloires font un retour triomphant quand ce sont pas des titres qui privilégient un gameplay oldschool.
Ce phénomène est fait pour durer. Dès l’an prochain, on retrouvera Fear Effect et peut-être même la suite de Nightmare Creatures. Ce dernier a été officialisé il y a quelques jours à la surprise générale. Pour être honnête, c’est cette annonce qui a motivé cet article, bien aidée par une désagréable insomnie.
Il est difficile de dire combien de jeux estampillés Nightmare Creatures ont autrefois été vendus. Si la série s’est arrêtée au bout de deux épisodes, c’est qu’il y a sans doute une raison. La licence est pourtant bien connue auprès des trentenaires car beaucoup y ont joué autrefois via un CD de démos.
Ces disques ont presque totalement disparu de nos jours. Les CD de démos ont été remplacées par les différentes boutiques en ligne, que ce soit Steam, l’eShop, le Marketplace ou bien le PlayStation Store. Les démos elles-mêmes n’existent presque plus. Les jeux étant toujours plus connectés, les éditeurs préfèrent les beta multi éphémères. Il existe cependant quelques exceptions. Les jeux de sport ont souvent des versions d’essai, et ces dernières semaines, on a pu découvrir les démos de Knack II ou des productions d’Arkane Studios: Dishonored 2 et Prey.
Dans la seconde moitié des années 90, internet n’était pas aussi répandu que de nos jours. Pour s’informer sur l’actualité du jeu vidéo, il fallait faire l’acquisition de magazines. Ce sont eux qui détenaient une certaine forme de vérité grâce à leurs news, previews, tests, sans oublier ces pages soluces remplies de codes triche, hélas oubliés de nos jours. Mais ce qui motivait souvent l’achat, c’était la présence de ce disque de démos. Il avait beau être offert, il permettait de faire passer plus facilement le prix plutôt élevé de la revue. Si on prend le cas de PlayStation Magazine, cela devait coûter entre 35 et 49 francs à l’époque. Pour les plus jeunes, ça nous donne en gros entre 5,50 et 7,50€, ce qui était beaucoup. Pour les plus vieux, ça faisait entre 3 500 et 4 900 anciens francs.
On pourrait presque faire un parallèle entre les CD de démos offerts avec les magazines et les programmes Games With Gold / PlayStation Plus. En 2017, les joueurs payent ces services afin de jouer en ligne et ils reçoivent en plus une sélection de jeux dits gratuits chaque mois. A l’époque, ces magazines servaient à se mettre au courant sur l’actualité mais aussi à récupérer de nouveaux titres.
Ces CD comprenaient souvent une demi-douzaine de démos. La plupart étaient jouables, d’autres étaient uniquement des vidéos promotionnelles. Il est important de rappeler qu’à la fin des années 90, Twitch et Youtube n’existaient pas. Ces plateformes sont respectivement nées en 2011 et 2005. Le CD de démos était donc l’unique moyen à l’époque pour découvrir une myriade de titres. Leur qualité variait, leur longueur aussi. Mais ces versions d’essai apportaient toujours la même dose d’émerveillement. Il faut bien comprendre que d’un seul coup, les consommateurs avaient accès à un immense catalogue de jeux. Cette mini-révolution est notamment liée au support CD même; proposer des cartouches de démo aurait été trop onéreux.
En terme de jeux vidéo, les années 90 sont marquées par l’arrivée de nombreux jeux en 3D. Une véritable révolution autrefois; chaque développeur faisait alors ses propres essais, les expériences se multipliaient. Les résultats variaient, mais au final, chacun avait sa chance sur les CD de démos. Certains jeux volaient toutefois la vedette à d’autres. Il y avait d’immenses stars comme Lara Croft qui, en plus de faire les couvertures des journaux, offrait les deux tiers de son premier niveau de Tomb Raider 2.
A une époque où le jeu en ligne sur console était inexistant, les CD de démos mettaient aussi à l’honneur les jeux avec du multi local. Crash Team Racing permettait ainsi de faire la course en solo, à deux ou même à 4, avec à chaque fois des circuits différents. Dans le même genre la démo de Future Cop LAPD incluait une mission jouable en solo ou en coop, ainsi qu’un large aperçu de son mode multi compétitif aux faux-airs de MOBA. Il ne faut pas se mentir: certaines personnes ont pu jouer pendant des heures à des démos sans pour autant acheter ensuite la version finale.
Les CD de démos étaient généreux et représentaient un immense coup de pub pour les studios. Bien sûr, tous les jeux n’ont pas marché, mais au final, ils nous ont marqués, peut-être parce que c’était nouveau à l’époque. Le fait que Nightmare Creatures soit ré-annoncé en 2017 après dix ans d’absence en est la preuve. Il en va de même pour Grip, un jeu inspiré de Rollcage, actuellement en accès anticipé sur Steam.
Puisque cet article a surtout pour but de rappeler quelques souvenirs, pêle-mêle, on a envie d’évoquer des jeux un peu plus obscurs comme le FPS Lifeforce Tenka, les bonnes idées de Team Buddies ou le 100% action de l’Agent Armstrong. Les CD de démos étaient également un bon moyen pour tenter d’imposer de nouvelles mascottes. Les jeux de plateforme teintés d’action étaient souvent présents chaque mois. Il y avait ainsi Gex, Rascal, Rosco McQueen…
Le CD de démos n’était pas seulement un argument de vente pour les magazines. Pour les éditeurs, il pouvait même servir d’appât ou de promotion croisée. La démo de Final Fantasy VII était ainsi incluse dans le jeu de combat Tobal. Du côté de Konami, un morceau de Silent Hill se trouvait dans la double-boîte de Metal Gear Solid. Quelques années plus tard, c’est toute une partie du Tanker de l’inoubliable MGS 2 qui était jouable à travers une démo offerte avec Zone Of The Enders. Certains diront même que les gens achetaient uniquement ZoE pour jouer avec Solid Snake.
Preuve de la fascination du public pour ces CD de démos plusieurs années plus tard, on peut retrouver sur Youtube de nombreuses compilations vidéo vues plusieurs milliers de fois. Cela rappelle des souvenirs et permet de se rafraîchir la mémoire. On n’oublie pas que ces disques ont permis un premier essor des jeux indé’ sur consoles, du moins sur PlayStation.
Avant l’arrivée des Braid, Limbo et Journey, il y a eu la Net Yaroze, cette étrange PlayStation à la robe noire sortie en 1997. Vendue un peu moins de 800 dollars, elle donnait la possibilité de réaliser ses rêves: concevoir ses propres jeux vidéo. Bien sûr, cela demandait un certain investissement et une bonne connaissance en programmation. Ces indé’ avaient alors accès à presque toute la puissance de la première PlayStation sauf qu’ils ne pouvaient stocker de précieuses données sur un disque; tout devait tenir dans la RAM.
Afin de soutenir cette petite communauté, Sony créa des plateformes en ligne pour chacun des territoires (US, Europe, Japon). Les développeurs en herbe pouvaient alors converser entre eux et échanger leurs jeux. Il leur était néanmoins impossible de toucher le grand public. Le PlayStation Store n’existait pas. Leur salut est venu des CD de démos.
Plus de trente jeux Net Yaroze se sont ainsi retrouvés au fil du temps dans différents numéros de PlayStation Magazine. Pour la première fois, les joueurs du monde entier pouvaient découvrir ces productions indépendantes et souvent surprenantes. Certains développeurs ont même rejoint de grosses structures par la suite. Le créateur du jeu de rôle Terra Incognita a ainsi terminé chez Square-Enix.
Malgré les limitations techniques liées à l’époque, la sélection faite par Sony était souvent de qualité. Les jeux Net Yaroze étaient certes en retrait au niveau des graphismes, mais le gameplay était accrocheur, tant en solo qu’en multi. Psychon, Hover Car Racing et Gravitation permettaient de brancher une seconde manette pour du coop ou du 1 contre 1.
Avec l’absence des réseaux sociaux, il était très difficile (impossible?) pour les créateurs d’obtenir l’avis des joueurs. Interrogé par Gamasutra, Ben James, le développeur du très bon jeu de tir Psychon déclara ainsi: « Les journalistes ne semblaient pas apprécier le jeu et ça a pris beaucoup de temps avant que j’obtienne davantage de retours. Une dizaine d’années plus tard, les playthroughs sont apparus sur Youtube et un gars a même commencé à porter le jeu sur PC. Il semble qu’un petit groupe de joueurs a vraiment apprécié ce titre.«
L’époque des CD de démos est révolue. On n’a pas forcément envie d’y retourner. Ce serait comme demander à quelqu’un de faire un choix entre un baladeur cassette et un accès libre à Spotify et Deezer où il peut écouter des milliers de chansons sans restriction. Les temps ont changé, les choses ont évolué, on apprécie grandement ces changements mais au fond de nous, on n’oublie pas avec quoi on a grandi.
En illustration, une capture d’écran de cette vidéo Youtube. Je n’ai pas retrouvé mes vieux CD de démos!
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Nacon, Ubisoft, Quantic Dream… : les studios français vont mal
Le jeu vidéo français traverse actuellement une zone de turbulence. Et que ce soit Nacon, Ubisoft ou Quantic Dream, personne n’est épargné.
Il y a quelques mois, le studio montpelliérain Sandfall Interactive faisait briller la France du jeu vidéo. Clair Obscur : Expedition 33 enchainait alors les récompenses, décrochant même le titre de « jeu de l’année 2025 » dans chacune des cérémonies majeures.
Le succès de cette petite équipe ne peut toutefois effacer le constat suivant : jeu vidéo français va mal.
Nacon ferme ses studios ou tente de les revendre
L’éditeur Nacon a récemment été placé en redressement judiciaire, Big Ben, sa maison mère, étant dans l’incapacité de rembourser un prêt à 8 chiffres.
Pour survivre, Nacon a alors mis en vente Spiders, studio connu pour ses productions AA comme Stellrising ou Greedfall. Aucun acheteur ne s’est toutefois manifesté et le studio sera alors liquidé, lui qui comptait 70 salariés.
Du côté de Kylotonn, le studio réputé pour ses jeux WRC devrait connaître une importante vague de licenciements, touchant près de 2/3 des employés.
Enfin, Midgar Studio est actuellement dans l’incertitude la plus totale. Nacon a officiellement mis en vente cette équipe, et les repreneurs ont jusqu’au 16 juin pour déposer un dossier. Cette structure compte 29 salariés et sortira, si tout se passe bien, le RPG Edge Of Memories en fin d’année.
Quantic Dream annonce une restructuration
Il y a 3 mois, Quantic Dream se diversifiait. Connu pour ses jeux narratifs à choix multiple, le studio lançait en accès anticipé Spellcasters Chronicles, une sorte de MOBA.
Comme tout jeu multijoueur, il avait besoin d’une solide communauté pour fonctionner. Problème : il n’a pas attiré grand monde.
Quantic Dream a alors pris la difficile décision d’annuler ce projet. Il est d’ores et déjà retiré de Steam, et le studio parisien prévoit désormais une réorganisation interne. Cette expression signifie une vague de licenciements. Celle-ci pourrait toucher jusqu’à un quart des effectifs, soit près de 95 personnes dixit le STJV.

Les équipes de Star Wars Eclipse ne seraient pas impactées par ce chamboulement interne. Les rumeurs évoquent cependant un développement qui piétine. Le jeu a été annoncé en 2021 et n’a toujours pas de date de sortie.
Ubisoft accuse de lourdes pertes
Coté en bourse, Ubisoft a présenté ses résultats financiers pour la dernière année fiscale, celle s’étalant d’avril 2025 à mars 2026. L’éditeur a annoncé une perte nette de 1,47 milliard d’euros. C’est beaucoup.
Pour l’exercice 2026-2027, Ubisoft prévoit une nouvelle année difficile, du fait d’un calendrier de sorties assez faible.
L’ancien fleuron du jeu vidéo français espère toutefois se reprendre en 2027-2028 et 2028-2029 grâce à de nouveaux épisodes de Far Cry, Ghost Recon et Assassin’s Creed.
L’interrogation Dontnod
Dontnod n’est pas cité en début d’article car officiellement, le studio parisien n’a pas encore annoncé de mauvaises nouvelles. Cela dit, on se demande si ce n’est pas qu’une question de temps. Les comptes de cette structure voient souvent rouge ; Jusant, Banishers et Lost Records n’ont pas connu les ventes espérées ; et la récente sortie d’Aphelion s’est fait dans un certain anonymat. Il faut dire que le jeu a pas mal déçu la presse avec un petit 64/100 sur Metacritic.
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GTA 6, PS6, Xbox, Switch 2 : le replay de La Team Le Respawn est disponible ! Toutes les grosses news gaming de la semaine
GTA 6, PlayStation Plus, Xbox, Nintendo Switch 2, Yoshi, LEGO Batman, Forza Horizon 6… cette semaine encore, l’actualité jeux vidéo a été particulièrement riche. Si vous avez raté le direct, le replay de La Team Le Respawn est désormais disponible !
Pendant près de deux heures, nous avons décrypté les plus grosses annonces gaming du moment, analysé les stratégies de Sony, Microsoft et Nintendo, débattu des prix du jeu vidéo et partagé nos coups de cœur gaming et streaming du moment.
Le replay de La Team Le Respawn : toute l’actualité jeux vidéo de la semaine
Chaque mercredi, La Team Le Respawn revient en direct sur les sujets qui agitent le monde du gaming, de la tech et de la pop culture. L’objectif ? Aller plus loin qu’une simple news et proposer du décryptage, du débat, des avis sans langue de bois et une vraie émission pensée pour les passionnés de jeux vidéo.
Dans ce nouvel épisode, plusieurs sujets majeurs ont fait réagir la communauté.
GTA 6 : où est le Trailer 3 ?
Impossible de passer à côté du phénomène GTA 6. Alors que le second trailer continue d’exploser les records de vues, une nouvelle théorie autour du Trailer 3 de GTA 6 a enflammé Internet.
Une simple plaque d’immatriculation aperçue dans une communication récente de Rockstar a suffi à relancer toutes les spéculations autour d’une possible annonce imminente.
Simple coïncidence ou véritable indice caché ? Nous revenons sur toutes les théories et les attentes autour du jeu le plus attendu de l’histoire.
Sony change de stratégie : PlayStation abandonne les jeux solo sur PC ?
C’est probablement l’un des sujets les plus débattus de la semaine.
Selon plusieurs informations, les grosses exclusivités solo des PlayStation Studios pourraient ne plus arriver sur PC, contrairement à la stratégie mise en place ces dernières années avec God of War, Spider-Man, Horizon ou encore The Last of Us.
Sony ferait-il machine arrière ?
Dans l’émission, nous analysons les raisons possibles de ce changement stratégique : baisse des ventes sur PC, volonté de renforcer la PS5 et le PlayStation Store, ou préparation d’une future PS6 plus agressive ?
Hausse du prix du PlayStation Plus : le jeu vidéo devient-il trop cher ?
Autre gros débat du replay : l’augmentation des tarifs du PlayStation Plus.
Sony a officialisé une nouvelle hausse de prix dans plusieurs régions, relançant une question que beaucoup de joueurs se posent aujourd’hui :
Le jeu vidéo devient-il un loisir de luxe ?
Entre le prix des consoles, les jeux à 80 euros, les abonnements mensuels et les microtransactions, nous avons débattu sans filtre de l’explosion des coûts dans l’industrie du gaming.
Xbox change tout : retour des exclusivités, rétrocompatibilité et Xbox Live gratuit ?
Chez Microsoft aussi, les lignes bougent.
Xbox a récemment relancé un système de consultation communautaire afin de permettre aux joueurs de voter pour les fonctionnalités qu’ils souhaitent voir revenir.
Et les demandes sont claires :
- Le retour de vraies exclusivités Xbox
- Encore plus de rétrocompatibilité Xbox 360
- Un Xbox Live gratuit
- Une stratégie plus proche des attentes historiques des fans
Une manière pour Microsoft de reconquérir une partie de sa communauté avant la prochaine génération de consoles.
Nintendo Switch 2 : Yoshi revient avec un nouvel univers
Bonne nouvelle pour les fans Nintendo : Yoshi and the Mysterious Book arrive sur Nintendo Switch 2.
Comme souvent avec les jeux Yoshi, Nintendo mise sur une direction artistique originale et un gameplay accessible mais malin.
Après les univers en laine, carton ou papier, ce nouvel épisode promet une aventure colorée avec un mystérieux livre magique au cœur du gameplay.
Forza Horizon 6 : direction le Japon pour le plus grand épisode de la série ?
Après des années de demandes de la communauté, Forza Horizon 6 emmène enfin les joueurs au Japon.
Tokyo, routes de montagne idéales pour le drift, Mont Fuji, paysages traditionnels… cet opus pourrait bien devenir le plus ambitieux de toute la franchise.
Avec plus de 550 véhicules personnalisables, Xbox veut clairement frapper fort sur le terrain des jeux de course.
LEGO Batman : un hommage ultime au Chevalier Noir
Autre surprise de l’émission : LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier Noir.
Ce nouvel opus mélange humour LEGO et ambiance plus sombre inspirée des films Batman et des jeux Arkham.
De Batman Begins à The Dark Knight, en passant par The Batman ou les comics cultes, le jeu multiplie les références et pourrait bien séduire aussi bien les fans de LEGO que ceux de DC Comics.
Nos recommandations séries et streaming
Comme chaque semaine, nous avons également partagé nos recommandations séries :
The Boroughs sur Netflix, un mélange entre Stranger Things et une maison de retraite complètement déjantée.
Jack Ryan : Guerre Fantôme sur Prime Video, avec espionnage, CIA et ambiance Tom Clancy.
Vanished sur Max, une série thriller portée par Kaley Cuoco dans une intrigue mystérieuse tournée en partie à Marseille.
Regardez le replay de La Team Le Respawn
Si vous aimez l’actualité jeux vidéo, le gaming, les débats sans filtre, les tests et la pop culture, ce replay est fait pour vous.
Entre GTA 6, PlayStation, Xbox, Nintendo Switch 2, PS6, streaming, cinéma et séries, cette émission résume tout ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine dans le monde du divertissement.
Le replay de La Team Le Respawn est disponible dès maintenant sur YouTube.
Écoutez aussi La Team Le Respawn en podcast
Vous préférez écouter l’émission en voiture, dans les transports ou pendant une session gaming ?
Bonne nouvelle : La Team Le Respawn est également disponible en podcast audio !
Retrouvez chaque semaine tous nos débats sur GTA 6, Xbox, PlayStation, Nintendo Switch 2, jeux vidéo, cinéma, streaming, pop culture et high-tech, en version audio sur vos plateformes préférées.
🎙️ Le podcast La Team Le Respawn est disponible sur :
Et les principales plateformes de podcast : Spotify, Apple Podcasts, Deezer, Amazon Music
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PS5, Xbox : Les exclusivités peuvent-elles vraiment faire leur retour ?
Sony a confirmé le retour des exclusivités pour ses jeux PS5 solos. Du côté de Microsoft, le même genre de réflexion est en cours au sujet de la Xbox. Mais est-ce bien raisonnable ?
Cet article est un aperçu de la prochaine newsletter Le Résumé Jeu Vidéo publiée gratuitement chaque vendredi.
En début de semaine, Sony a tenu un townhall, une visio conférence avec les employés PlayStation. Au cours de cet événement, le constructeur japonais a tenu à confirmer une rumeur parue ces dernières semaines. Oui, il revient en partie aux exclusivités. Ses jeux solos sortiront désormais uniquement sur les consoles PlayStation et ne seront plus portés sur PC.
Sony revoit totalement le fonctionnement de ses exclusivités PlayStation
Depuis de longues années, Sony avait revu sa notion d’exclusivité. Pas mal de ses jeux produits en internes ou édités par ses soins partaient un peu partout. MLB The Show est ainsi sur Xbox et Switch. LEGO Horizon s’est aventuré sur Switch. Helldivers 2 est arrivé sur Xbox. Et beaucoup, beaucoup de jeux ont connu un portage PC.
Tout cela est lié à différents choix stratégiques. MLB The Show était une demande de l’ayant droit. LEGO Horizon l’était peut-être également. Ou bien Sony souhaitait surfer sur le gros succès des jeux LEGO sur Switch. Helldivers 2 répond à une autre logique. C’est un jeu-service, il a besoin d’une forte communauté pour durer… et générer pas mal de revenus en micro-transactions.
Tout est lié à des obligations ou des opportunités financières.
Les jeux PC sont comme de l’argent gratuit
Il y a quelques temps, Shuhei Yoshida, ancien patron des studios PlayStation, comparait sortir des jeux PlayStation sur PC à imprimer des billets. Cela signifie que sans effort, Sony pouvait gagner des dizaines voire des centaines de millions d’euros.
« Sortir un jeu sur PC permet de toucher une nouvelle audience, notamment dans les pays où les consoles ne sont que peu populaires. Cela rajoute aussi une entrée d’argent supplémentaire car porter un jeu sur PC est bien onéreux que créer un jeu. C’est comme imprimer des briller, et cela permet de recouper des investissements alors que les coûts de développement augmentent. » explique l’ancien dirigeant japonais.
En 2022, Sony annonçait fièrement que les portages PC de Horizon Zero Dawn, God Of War et Days Gone avaient rapporté près de 100M$ à travers 4M de ventes. Et preuve de cet engouement, quelques mois plus tôt, Sony s’offrait Nixxes, studio hollandais spécialisé dans les portages PC.
Avec le temps, les ventes ont toutefois diminué.
Le PC est devenu un danger pour Sony
Le PC était un eldorado pour Sony. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Bloomberg rapporte que le Japonais ne s’y retrouverait plus. Le gain financier serait moindre et ne compenserait pas l’impact qu’il a sur l’image PlayStation. Forcément, quand un God Of War sort sur PC, la PS5 apparaît plus dispensable.
Autre souci : le Project Helix. Microsoft n’a pas caché son envie de sortir une console next-gen aux faux airs de PC, compatible avec diverses boutiques en ligne. En d’autres termes, la prochaine Xbox sera capable de faire tourner des jeux PC issus de l’Epic Games Store ou Steam… dont les futures productions PlayStation. Là encore, cela aurait un sacré impact négatif pour Sony qui préfère alors se retirer de ce marché.

Ghost Of Yotei et Saros ne connaitront pas de portages PC et resteront exclusifs à la PlayStation 5. Il en va de même pour les futures productions internes comme Marvel’s Wolverine ou Intergalactic: The Heretic Prophet de Naughty Dog.
En revanche, les jeux multijoueur (Marvel Tokon) ou issus de studios tiers (Kena: Scars of Kosmora) seront bien multiplateforme, du moins sur PC.
Sony souhaite protéger sa PlayStation 5. Elle fait maintenant de ses exclusivités de magnifiques ambassadeurs. Elles doivent pousser à l’achat d’une PS5, ou conserver la base de joueurs qui pourront ensuite dépenser sur le PlayStation Store. Rappelons que la moitié des revenus de PlayStation dans le segment jeu est lié aux micro-transactions (Fortnite, Roblox, GTA, Call Of Duty etc.)
La réalité économique est toutefois terrifiante en matière d’exclusivités. Les jeux sont de plus en plus chers et certains titres dépassent aisément les 200 voire 300M$ de budget. Il faut alors vendre plusieurs millions de jeux pour être rentable. Se couper du PC, un marché gigantesque, ressemble alors à un vrai pari.
Xbox va-t-il suivre ?
L’an dernier, Microsoft a sorti Gears Of War sur PlayStation 5. Cette année, ce sont Halo, Fable et Forza Horizon qui débarqueront sur la console de Sony.
Autrefois, cela semblait inimaginable. Mais Microsoft n’avait pas le choix.

Son cas diffère de celui de Sony. Xbox n’est pas leader du marché et vend beaucoup moins de consoles que son concurrent principal. Xbox repose également beaucoup sur le Game Pass qui est un véritable frein à la ventes de jeux. De ce fait, dans une logique de rentabilité, Microsoft a dû se résigner à balancer ses jeux sur PlayStation et Switch. Et c’est en soi une excellente idée. Forza Horizon 5 a dépassé les 5 millions de ventes sur PS5 ; Microsoft a donc touché un chèque à 9 chiffres rien qu’avec ce titre.
A l’instar de la PS5, le multiplateforme a un impact sur l’image de marque. La Xbox perd en argument quand elle envoie ses jeux un peu partout. Sa communauté espère un retour aux exclusivités. Asha Sharma, nouvelle patronne de Xbox, dit y réfléchir. Reste à voir si cela est compatible avec les objectifs de Microsoft en guise de rentabilité. Comme toujours, tout est une question d’argent.
