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En 2018, Red Dead Redemption 2 est-il une anomalie?
Red Dead Redemption 2 est le jeu événement de 2018. Il s’agit du titre le mieux noté de cette génération, à égalité avec Zelda: Breath Of The Wild. En l’espace d’une semaine, RDR 2 s’est vendu à 17 millions d’exemplaires, ce qui correspond aux performances de son prédécesseur au cours de ses 8 années de commercialisation. Le nouveau jeu de Rockstar est bien sûr ultra-favori au titre de jeu de l’année 2018. Ce serait même logique qu’il remporte tous les suffrages. C’est un jeu unique. Mais peut-être l’est-il trop. Il ne serait pas étonnant que certains restent insensibles au charme d’un jeu qui ne correspond pas aux modes du moment.
En dépit de ce que peut indiquer son titre, Red Dead Redemption 2 n’est pas la suite du jeu sorti en 2010. Il en est sa préquelle. Il revient sur des événements passés, sur ce qui a bien pu pousser John Marston à faire cavalier seul. Pour découvrir cela, le joueur se glisse dans les fringues d’Arthur Morgan, un cowboy à la gueule carrée, membre de la bande de Dutch, comme Marston. L’aventure débute sous une tempête de neige, un paysage que l’on n’associe pas forcément aux cowboys. Eclairé par un sublime clair de Lune, tout ce gang essaye de trouver un refuge. Dès le début, le joueur est tenu par la main. C’est logique, c’est un peu le tutoriel. Mais on se rend compte que cela va finalement durer pendant de nombreuses heures.
Dans Red Dead Redemption 2, Rockstar veut tout contrôler
Red Dead Redemption 2 est conçu par Rockstar et cela se ressent naturellement. Après tout, le développeur aurait tort de changer sa formule alors que son dernier jeu en date, GTA V, s’est vendu à 100 millions d’exemplaires dans le monde. Pour caricaturer, Rockstar sait fabriquer des mondes ouverts absolument incroyables, et il aime dicter au joueur ce qu’il faut faire: les endroits où se placer, les choses à activer, les actions à réaliser… Tout est énormément scripté mais dans un but bien précis: contrôler du début à la fin l’expérience Red Dead Redemption 2.
Bien sûr, cela vaut pour le mode solo —le multi sera lancé plus tard ce mois-ci— et plus précisément ses missions principales. Chacun est libre de prendre son cheval et de galoper dans les plaines et autres environnements. Il y a ceux qui voudront simplement découvrir de somptueux paysages, d’autres qui partiront à la chasse/pêche, tandis que certains essaieront de découvrir chaque secret d’un monde façonné de manière brillante. Il ressort de cet univers un véritable sentiment de vie où chaque lieu et chaque personne ont une histoire. Tout est crédible et on sent bien que les quelques 3000 développeurs ont pris soin de tout détailler.
La folie du détail
Il est fou de voir à quel point tout a bénéficié d’une incroyable attention. Oui, le jeu est magnifique. Oui, chaque moment mérite que l’on s’arrête pour admirer le talent des artistes de Rockstar. Mais ce qui impressionne le plus, ce sont les animations. On passera le fait que le jeu est jouable à la première et à troisième personne, pour s’attarder sur chaque geste, fidèlement reproduit.
On peut prendre en exemple les moments où il faut récupérer la peau d’un animal. Dans un jeu comme Far Cry, cette action existe. A chaque fois, le personnage hérite de la même animation et donne l’impression d’arracher un organe, tandis que la bête au sol a conservé son apparence. Dans Red Dead Redemption 2, ça ne se passe du tout ainsi. Tout a été pensé. Suivant le gabarit de l’animal, Arthur Morgan adapte ses gestes. Ces derniers sont précis et permettent de récupérer la fourrure; il y a même des animations complexes avec des plis en tout genre. On ne s’en rend peut-être pas compte mais ce genre de détail a dû demander énormément de ressources pour seulement quelques secondes en jeu. Beaucoup auraient fait l’impasse sur ce genre d’action, mais pas Rockstar. Et tout ça pour que l’expérience et l’immersion s’en sortent renforcées. Indirectement, Red Dead Redemption 2 va instaurer de nouveaux standards peu réalisables par les équipes n’ayant pas un budget illimité.
500 000 lignes de dialogues (et ça se sent)
Red Dead Redemption 2 est un jeu absolument fou. On retient essentiellement de cette aventure cet incroyable voyage américain au sein d’un gang à la fin du XIXè siècle. La dernière production de Rockstar est très bavarde mais tout est parfaitement écrit. Les trajets sur son canasson ou le retour dans son camp sont l’occasion d’en apprendre davantage sur chaque membre qui compose cette grande famille. Au final, on joue autant à Red Dead Redemption 2 pour sa beauté que pour son histoire.
Le gameplay de RDR 2 n’est quant à lui pas si ouvert. Il permet certes parfois de miser sur l’infiltration, mais on est loin de ce que propose la concurrence. On peut aussi évoquer un grand nombre de commandes à utiliser, des personnages très lourds et des gunfights qui, de base, se font à travers une visée automatique. Dans quel but? Fluidifier l’action et rendre les affrontements plus simples. Heureusement, tout cela peut se désactiver et le joueur peut avoir les pleins pouvoirs. Il doit néanmoins se battre contre quelques mouvements de caméra un peu hasardeux. Au final, l’ensemble manque de punch et de réactivité. Pour reprendre l’exemple des animations, à force de les multiplier, on perd un peu en intensité et en rythme. Fouiller un corps à la recherche de munition prend ainsi plusieurs secondes. Face à une dizaine de cadavres, on réfléchit à deux fois avant de faire les poches de chacun.
Une autre vision du jeu vidéo
Si on se fie aux tendances de ces derniers mois et même années, Red Dead Redemption 2 est presque une anomalie. Comme dit plus haut, en ce qui concerne la trame principale, Rockstar maitrise tout de A à Z. Or, nous sommes à une époque où il se dit que le joueur doit s’approprier le jeu. Fornite l’a bien compris. Il a ainsi une narration qui est très mystérieuse; chacun est libre d’interpréter comme il le souhaite les mini-cinématiques et les différents événements qui se déroulent sur cette île.
En novembre 2016, dans une interview au monde, Serge Hascoët, directeur créatif d’Ubisoft expliquait d’ailleurs que son objectif était que les joueurs vivent des moments uniques. « Personne n’a envie de partager une belle cinématique. […] Je ne veux plus qu’il subisse l’histoire créée par quelqu’un. […] Je demande de plus en plus que l’on laisse le joueur écrire sa propre histoire, qu’il se fixe lui-même un objectif long terme, identifie les différentes opportunités qui s’ouvrent à lui, choisisse et ne suive pas un chemin décidé pour lui. » Dans Red Dead Redemption 2, rien de cela n’est suivi. Tout est scénarisé, les cutscenes s’enchaînent et plusieurs actions contextuelles rythment les missions.
Un succès qui rassure
Malgré tout, si chacun des aspects de RDR 2 n’est pas toujours optimal, en terme d’expérience, il frôle la perfection. On le disait encore il y a quelques temps: si Red Dead Redemption 2 plaît, c’est pour les promesses de son monde ouvert et de son histoire, plutôt que ses mécaniques de jeu. Il y a certes des situations très variées, un souci du détail poussé à l’extrême, mais rien qui ne soit en fin de compte si inédit.
Red Dead Redemption 2 n’en reste pas moins un jeu colossal, un titan qui tranche dans le paysage vidéo-ludique actuel. En matière de jeux en monde ouvert, il rappelle qui est le véritable shérif, même si beaucoup le verront comme un chef d’oeuvre qui leur tombe des mains. Car finalement, en 2018, nombreux sont ceux qui ne sont plus habitués à ce style de de jeu très scripté. Il est donc rassurant de voir que Red Dead Redemption 2 explose déjà les compteurs. Il sera néanmoins intéressant de voir le pourcentage de personnes qui se laisseront porter jusqu’au bout de l’aventure. On peut déjà avoir une petite idée en regardant les trophées même si le jeu est encore bien trop récent. On parle quand même d’un titre qui nécessite plus de 50 heures pour être fini et au moins le double pour découvrir la plupart de ses secrets. Dans tous les sens du terme, Red Dead Redemption 2 est un jeu hors-norme.
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Gundam : un live spécial 40e anniversaire annoncé pour le 28 octobre
Bandai Namco célébrera les 40 ans des jeux Gundam avec une émission consacrée aux titres consoles, PC et mobiles, dont Gundam Rogue Orbit.
Bandai Namco donne rendez-vous aux fans de Gundam le 28 octobre 2026 pour une émission célébrant les 40 ans des adaptations vidéoludiques de la franchise. Plusieurs jeux consoles, PC et mobiles seront au programme.
Un direct Gundam de 90 minutes
Le « Gundam Games 40th Anniversary Live Stream » sera diffusé le 28 octobre à 20 heures au Japon, soit midi en France métropolitaine. L’événement pourra être suivi sur YouTube, avec des flux annoncés en anglais et en japonais.
Bandai Namco prévoit une émission d’environ 90 minutes, divisée en trois grandes parties. Cette présentation doit revenir sur l’actualité des jeux Gundam tout en mettant en avant les campagnes organisées pour le 40e anniversaire.
Battle Operation et Gundam Rogue Orbit au programme
La première partie, consacrée aux productions sur consoles et PC, durera 60 minutes. Bandai Namco promet notamment des informations sur la série Mobile Suit Gundam: Battle Operation ainsi que sur Gundam Rogue Orbit.
L’éditeur n’a pas encore détaillé la nature de ces annonces. Il faudra donc attendre la diffusion pour savoir si cette séquence apportera de nouvelles images, des précisions sur les projets concernés ou d’autres révélations liées à la licence.
Les jeux mobiles également représentés
Une deuxième séquence de 15 minutes sera réservée aux jeux mobiles. Elle présentera les campagnes du 40e anniversaire prévues dans plusieurs titres, parmi lesquels SD Gundam G Generation ETERNAL.
Enfin, les 15 dernières minutes seront dédiées à des informations supplémentaires. Bandai Namco ne précise pas encore leur contenu, laissant planer le doute sur d’éventuelles surprises pendant la conclusion du programme.
Ce live s’annonce ainsi comme un rendez-vous à suivre pour les amateurs de Mobile Suit Gundam, même si l’éditeur entretient pour le moment le mystère sur l’essentiel de ses annonces.
Source : Gematsu
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Valor Mortis : les astuces essentielles pour survivre à la Peste cramoisie
Parades, points faibles, Ambres et exploration : voici les mécaniques à maîtriser pour progresser dans le soulslike Valor Mortis.
Valor Mortis plonge les joueurs dans une Europe alternative du XIXe siècle ravagée par une mystérieuse Peste cramoisie. Pour survivre à ce soulslike, il faut exploiter les interactions entre les armes, les parades, les points faibles et les pouvoirs surnaturels de William.
Maîtriser la posture et les défenses
Le système de combat repose notamment sur une jauge de posture. Les attaques et les parades permettent de la briser avant d’enchaîner avec un coup lourd ou une exécution. Le timing reste crucial : une attaque déjà engagée ne peut pas être interrompue pour effectuer une parade.
Une parade réussie prépare une contre-attaque, tandis qu’une esquive parfaite déclenche un bref ralenti. Le blocage offre également une option intéressante : contre-attaquer immédiatement permet de récupérer la santé perdue en encaissant le coup.
Les armes à feu doivent être utilisées avec précision, car les munitions sont limitées. Les pustules lumineuses des ennemis constituent leurs points faibles. Les toucher recharge la néphtoglobine, une ressource surnommée « nephto », tandis que les adversaires éliminés peuvent abandonner des munitions.
Adapter son style grâce aux Ambres
Les Ambres modifient les capacités de William et peuvent être équipées auprès des lanternes. Le nombre d’emplacements disponibles augmente avec sa progression, notamment grâce aux amas de catalyseur utilisés pour franchir certains paliers.
Parmi les exemples dévoilés, Marksman’s Bane permet de parer les balles et d’obtenir une munition de pistolet après chaque parade réussie. Volatile End provoque une explosion lorsqu’un point faible est touché. Butcher’s Carnage transforme quant à elle les attaques de mêlée en source de soins, mais désactive la récupération de santé avec les fioles de ferrofluide.
Face aux boss, le studio recommande d’expérimenter avec différentes Transmutations, armes à feu et ressources. La Transmutation de feu peut embraser les ennemis et les rendre vulnérables aux exécutions.
Revenir explorer les anciens niveaux
Valor Mortis emprunte aussi certains principes aux metroidvania. Les capacités débloquées au fil de l’aventure ouvrent des passages dans des zones déjà visitées. Les villages renferment des raccourcis et des chemins alternatifs, tandis que les niveaux avancés proposent des affrontements sur plusieurs hauteurs.
Les détours permettent de découvrir des pages de journal, les échos des soldats tombés, des Ambres et des mini-boss optionnels. Certains passages bloqués peuvent aussi être ouverts en tirant sur des nœuds rouge orangé.
Valor Mortis est disponible sur PC, PS5 et Xbox Series X|S, et est inclus dans le Game Pass.
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Castlevania: Belmont’s Curse relance la saga 2D avec Rose Belmont
Konami prépare le retour de Castlevania en 2D avec Belmont’s Curse, un nouvel épisode situé dans le Paris de 1499 et porté par Rose Belmont.
Après une longue absence du côté des épisodes 2D originaux, Castlevania revient avec Castlevania: Belmont’s Curse. Ce nouvel opus édité par Konami est sorti le 15 octobre 2026 sur PC, Switch, PS5 et Xbox avec une compatibilité Xbox Play Anywhere.
Rose Belmont reprend le Vampire Killer
L’aventure se déroule à Paris en 1499, alors que la capitale est ravagée par les flammes et envahie par des créatures monstrueuses. Trevor Belmont répond à l’appel de l’évêque, mais laisse rapidement sa fille Rose prendre en charge la mission familiale.
Armée du célèbre fouet Vampire Killer, l’héroïne devra explorer une vaste carte, découvrir des passages secrets et affronter des figures familières de la série. La Mort, Méduse et Carmilla feront notamment partie des adversaires, aux côtés de nouveaux boss inspirés par le cadre historique français.
Un Castlevania conçu avec l’expérience de Dead Cells
Konami développe le titre en partenariat avec Evil Empire, studio ayant longtemps travaillé sur les mises à jour et contenus additionnels de Dead Cells. Motion Twin, créateur du roguelite, a également conseillé l’équipe sur ce projet.
Le système de combat proposera sept catégories d’armes : épée longue, fouet, gantelets, lance, espadon, épée avec bouclier et doubles lames. Rose pourra aussi parer les attaques et utiliser son fouet comme grappin, aussi bien pour traverser les décors que pour foncer directement sur ses ennemis.
L’exploration reposera sur un monde fixe, avec plusieurs zones différenciées par leur direction artistique, leur musique et leurs mécaniques environnementales. Trois emplacements de reliques permettront par ailleurs d’adapter les capacités de Rose à différents styles de jeu.
Les boss transformés en cartes d’Arcana
Belmont’s Curse introduira également un système de tarot lié à Sypha Belnades, la mère de Rose. Une fois vaincus, certains boss seront enfermés dans des cartes d’Arcana et débloqueront des sorts ou des actions spéciales.
Ces pouvoirs pourront être améliorés en accomplissant des objectifs baptisés « Works of Mercy ». Les esprits capturés continueront en outre à intervenir dans l’histoire, parfois pour aider Rose, parfois pour se moquer d’elle.
Ce retour entend ainsi associer l’exploration classique de Castlevania à un combat plus rapide et mobile. Castlevania: Belmont’s Curse est disponible depuis le 15 octobre 2026 sur PC, Xbox, PS5 et Switch.
