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Wii U: Retour sur l’échec de Nintendo
Selon les dires de Nintendo, la NX, nom de code de sa future machine, n’est pas vouée à remplacer la Wii U. Ce discours peine cependant à convaincre. Il y a plusieurs années, la firme japonaise disait la même chose lorsqu’elle évoquait la Nintendo DS et la Game Boy. Il suffit également de jeter un simple coup d’oeil aux sorties jeu vidéo de cette seconde moitié de 2016 pour se rendre compte que le calendrier Wii U est vide. Les jours de cette console semblent comptés et Nintendo donne l’impression de vouloir tourner la page de ce douloureux épisode. Face à la PS4 et la Xbox One, la Wii U n’a jamais réussi à s’imposer, voire même à inquiéter Sony et Microsoft. Et en affichant des performances très éloignées de sa prédécesseur, la Wii U a finalement souvent été cataloguée d’échec commercial.
Les chiffres officiels parlent d’eux-mêmes. Depuis son lancement en novembre 2012 aux Etats-Unis et en Europe, puis en décembre au Japon, la Wii U n’a conquis que 13,02 millions de personnes, une donnée arrêtée au 30 juin 2016. A titre de comparaison, on recense dans le monde 21,74 millions de GameCube, 32,93 millions de N64 et 101,63 millions de Wii. Du côté de la concurrence, Sony a déjà vendu plus de 40 millions de PS4, une console pourtant sortie 12 mois après la Wii U. Pour l’anecdote, entre le 1er octobre et le 31 décembre 2015, Sony a écoulé 8,4 millions de PlayStation 4. Cela signifie qu’en l’espace de 3 mois, la PS4 s’est autant vendue que la Wii U en deux ans.
A l’échelle mondiale, la Wii U est un grand raté commercial pour Nintendo. Il s’agit tout simplement de sa console de salon la moins vendue de son histoire, alors que la précédente, la Wii, a justement été sa machine la plus populaire. La Wii U avait pourtant de jolis arguments à sa sortie. C’était une console capable d’afficher des jeux en haute-définition tandis que son gamepad, qui mêlait écran tactile et boutons physiques, offrait de grandes possibilités sur le papier. A travers de nombreuses campagnes promotionnelles, Nintendo n’a pas non plus hésité à mettre l’accent sur son jeu en ligne gratuit ou la rétrocompatibilité de la Wii U, signifiant alors que cette dernière accepte les jeux et accessoires Wii, dont les fameuses Wiimote, indispensables lorsqu’il s’agit de jouer à plusieurs sur un même écran.
Here is a complete history of Nintendo console hardware shipments from 1983 to 2015.
(Excludes Virtual Boy) pic.twitter.com/xAmbjIbIjy
— Daniel Ahmad (@ZhugeEX) July 14, 2016
Nintendo avait une grande ambition avec sa Wii U: réunir sous la même bannière les joueurs occasionnels et les joueurs chevronnés, ceux que l’on appelle aussi les hardcore gamers. Cela n’a jamais fonctionné et les déboires du papa de Mario et Luigi ont débuté dès le lancement de la machine, voire même un peu avant. La stratégie opérée par Nintendo à l’époque était des plus curieuses, pour ne pas dire des plus étranges. Le nom Wii U a ainsi naturellement prêté à confusion et il pouvait être logique de penser que cette machine n’était qu’une extension, qu’il suffisait de brancher ce gamepad à la Wii pour obtenir alors la fameuse Wii U. Le suffixe «U» ne donnait pas non plus l’impression d’avoir affaire à un nouveau produit ; cela rappelle un peu la 3DS et la 3DS XL ou encore la DS et la DSi qui sont simplement des modèles différents au sein d’une même gamme. Enfin, le malentendu Wii/Wii U est également lié à la forte ressemblance de ces deux machines, ou encore de l’officialisation d’une Wii Mini, seulement quelques heures avant l’arrivée de la Wii U sur les étals.
Les raisons de cet échec se retrouvent aussi au niveau du prix plutôt élevé de la console —entre 300 et 350€—, ou bien ce concept de gameplay asymétrique en multijoueur local. Le principe est simple: ceux qui jouent sur le téléviseur et celui qui a entre les mains le gamepad ne bénéficient pas des mêmes informations. Cette association de mots barbares a cependant pu déboussoler le grand public, peu habitué à cette règle de jeu quelque peu révolutionnaire. Le Gamepad offre de nouvelles possibilités, mais il est bien moins intuitif à utiliser que la Wiimote, même s’il permet de naviguer facilement dans les menus à l’aide de son écran tactile. Avec cette grosse manette, il ne suffit plus de mimer des gestes pour jouer. Il faut appuyer sur différents boutons, se servir des joysticks et aussi jongler entre le téléviseur et l’écran du Gamepad, ce qui, pour des personnes peu habituées au jeu vidéo, peut forcément être compliqué.
Finalement, le Wii U Gamepad est l’apanage des gamers/joueurs chevronnés, une manette qui a l’excellente idée de désengorger le téléviseur et d’offrir un HUD minimaliste pour une meilleure immersion. The Legend Of Zelda: The Wind Waker HD permet par exemple d’afficher sur l’écran du gamepad la carte des lieux. Du côté de ZombiU, on gère son inventaire depuis le gamepad. Le tout, en temps réel, ce qui crée alors une certaine forme de tension puisque le joueur doit en même temps jeter des coups d’oeil sur le téléviseur afin de vérifier si des zombies ne rodent pas dans les parages. Mais de nombreux titres ont cependant mis de côté ce Gamepad comme Minecraft voire même Mario Kart 8. Ce dernier propose bien l’affichage d’un énorme klaxon inutile ou d’une mini-map, mais la regarder en pleine course peut vite provoquer un tragique accident. L’écran du Gamepad peut néanmoins avoir une toute autre utilité puisqu’il donne la possibilité de transposer le jeu directement sur cet écran d’environ 15cm de diamètre, donnant alors l’occasion de libérer le téléviseur. Mais là encore, des titres font l’impasse sur le off-tv comme Splatoon.
Il n’est guère étonnant que certains jeux tirent un trait sur le gamepad. Il est en revanche surprenant de voir que Nintendo lui-même a désavoué au cours de cet été sa manette, parfois appelée à tort mablette. Eiji Aonuma, producteur de The Legend Of Zelda: Breath Of The Wild a ainsi affirmé que l’idée du Gamepad était une erreur: «Nous avons réalisé qu’avoir quelque chose sur le Gamepad et devoir jongler entre cet écran et celui du téléviseur perturbe l’expérience de jeu.» Il est néanmoins nécessaire de rappeler que ce Zelda BotW sortira à la fois sur Wii U et NX. Si on part du principe que la NX héritera d’une manette traditionnelle, alors la Wii U ne peut se permettre de proposer quelque chose de plus grâce à son écran additionnel. Car il ne faut pas se mentir: pouvoir jeter un œil rapide sur la carte des environs, sans passer par un fastidieux menu et un petit temps de chargement, est un véritable avantage. Il est toutefois évident que le Gamepad a plusieurs points faibles, à commencer par son ergonomie qui ne se révèle pas forcément très agréable sur de longues sessions de jeu, l’absence d’un écran multi-touch, l’oubli de vraies gachettes ou encore une autonomie très limitée.
Au cours d’une réunion au sein de Nintendo, avant même la sortie de la console, il avait été dit que la Wii U pourrait se vendre à environ 100 millions d’unités. Quatre ans plus tard, cette information fait forcément sourire. Mais il faut bien se rendre compte qu’à l’époque il était assez compliqué de prévoir un tel échec ; la Wii venait de connaître un succès sans précédent et il n’y avait donc aucune raison d’imaginer que les choses puissent mal tourner. Et même en supposant un coup de moins bien, il était difficile de prédire le triste résultat actuel. Il suffit de prendre en exemple la PlayStation 3, arrivée après la PS2, console de salon la plus vendue de tous les temps. Malgré des débuts plus que laborieux, notamment à cause d’un prix prohibitif —599€ (!)— et d’un catalogue de jeux qui a mis du temps à se remplir, Sony en a finalement écoulé plus de 80 millions d’exemplaires.
Selon Shigeru Miyamoto, les faibles performances de la Wii U sont dues au tarif de la machine et l’essor des tablettes. L’iPad et ses concurrents sous Android ont effectivement pu mettre quelques bâtons dans les roues de la Wii U puisque le Gamepad, outre détenir des informations supplémentaires sur le jeu en cours, peut servir de tablette. On retrouve ainsi des applications comme Youtube et un navigateur internet compatible HTML 5. Il nécessite toutefois d’avoir la console allumée et de rester à proximité de celle-ci. Si beaucoup auront plus vite fait de dégainer leur smartphone pour chercher une petite information, en pleine partie, le Gamepad reste pratique pour effectuer une requête sans même quitter le jeu, ou bien accéder par exemple au miiverse, le réseau social de la Wii U. Evoquer les tablettes pour expliquer les difficultés rencontrées par la Wii U est assez curieux et peut paraître exagéré. Disons simplement que l’iPad et ses amis ont pu annihiler tout effet de nouveauté.
L’un des plus gros problèmes de la Wii U reste toutefois les jeux. Les premiers mois ont été assez creux en terme de sorties et le véritable échec de Nintendo est de ne pas avoir pu, une fois de plus, embarquer avec lui les éditeurs tiers. Ce sont pourtant bien eux qui font vendre des consoles. Si on reprend les cas de la Xbox One et de la PlayStation 4, lors de leur première année, elles ont principalement pu compter sur Battlefield, Call Of Duty, FIFA, Watch Dogs et Destiny pour séduire les consommateurs tandis que de nombreuses exclusivités étaient plus ou moins décevantes, comme Ryse: Son Of Rome, Knack et Titanfall. On se souvient pourtant que lors de la présentation de la Wii U, Electronic Arts avait fait le déplacement. Par la voix de John Riccitiello, son CEO à l’époque, EA avait alors évoqué ainsi de nouvelles opportunités de gameplay et un partenariat sans précédent entre l’entreprise américaine et Nintendo.
Cette histoire d’amour n’aura duré que 6 mois, le temps pour Electronic Arts de sortir 4 jeux: Madden NFL 13, Need For Speed Most Wanted, Mass Effect 3 et un FIFA 13 héritant du gameplay du 12. Patrick Soderlund expliqua ensuite qu’aucun jeu Wii U n’était actuellement en préparation. «Notre métier en tant que créateurs de jeux vidéo et de dirigeants est d’être là où sont les joueurs. C’est aussi simple que cela» , déclara ainsi le Suédois à Eurogamer. Du côté d’EA France, interrogé quelques temps avant la sortie de FIFA 15, on nous avait répondu «que les jeux de foot ne se prêtaient pas forcément le mieux à la Wii U.» Les faibles ventes de la Wii U à son lancement et l’arrivée des nouvelles consoles auront donc eu la peau de ce fameux partenariat sans précédent.
Electronic Arts n’est pas le seul éditeur à avoir fait faux bond à Nintendo. Ubisoft a lui aussi quitté le navire Wii U pour les mêmes raisons: les faibles ventes de ses jeux sur cette plateforme. «Les consommateurs Nintendo n’achètent pas de jeux Assassin’s Creed. L’an passé, nous en avons écoulé qu’un tout petit nombre» dit ainsi Yves Guillemot pour expliquer l’absence d’Assassin’s Creed Rogue (voire même Unity) sur Wii U. Présent au lancement de la machine, ZombiU n’a quant à lui pas été rentable selon le dirigeant français. A cela, on peut aussi ajouter deux décisions importantes de la part d’Ubisoft: repousser Rayman Legends de plusieurs mois afin d’en faire un jeu multiplateforme et annuler la sortie d’un jeu Wii U dont le développement était pourtant terminé. L’éditeur et développeur français n’a cependant pas totalement abandonné la console de Nintendo puisqu’il lui réserve chaque année un nouvel épisode de sa série Just Dance, née sur Wii. Enfin, quand il s’agit d’évoquer les versions Wii U de Watch Dogs et Splinter Cell Conviction, il ne faut pas oublier que dans le premier cas, ce titre est sorti bien après les éditions PlayStation, Xbox et PC, et dans le second cas, que le mode coop en écran partagé a été amputé.
Le lancement de la Wii U en novembre 2012 ne laissaient pas forcément présager que les éditeurs tiers se feraient la malle les uns après les autres. Le line up était ainsi solide avec des titres comme Assassin’s Creed 3, Call Of Duty: Black Ops 2, FIFA 13, Darksiders 2, Batman: Arkham City, ZombiU et Tekken Tag Tournament 2. Les jeux tiers ont ensuite eu tendance à se raréfier, les ventes étant visiblement moribondes. Certains éditeurs ont toutefois quelque peu persévéré à l’image d’Activision qui décida de porter Call Of Duty: Ghosts sur Wii U, en parallèle des versions PC, PS3, PS4, 360 et One. Les ventes sur la console de Nintendo ont cependant eu du mal à décoller à en croire l’anecdote suivante: au Royaume-Uni, lors de sa première semaine de commercialisation, Call Of Duty: Ghosts s’est mieux vendu sur PlayStation 4 que sur Wii U. . . alors que la console de Sony n’était pas encore disponible en Europe —elle ne le fut que 3 semaines plus tard.
Les faibles ventes de FIFA, Assassin’s Creed et Call Of Duty tendent à signifier que les possesseurs d’une Wii U se désintéressent fortement de ces titres pourtant ultra-populaires sur les autres machines. Par extension, on peut également en conclure que Nintendo n’a pas réussi à attirer ce public sur Wii U. Il faut dire que cette nouvelle console de salon partait avec quelques handicaps, en plus de ceux évoqués plus haut. La Wii U est ainsi sortie à la fin du cycle 360/PS3 et seulement un an avant l’arrivée du duo One/PS4. Sa puissance étant plus proche de celle de la old-gen que de la next-gen, il était compliqué pour Nintendo de créer le moindre effet wow alors que les graphismes restent l’un des plus gros arguments de vente à notre époque. On peut aussi évoquer l’interface lente de la console qui réclame plusieurs secondes rien que pour afficher le menu des paramètres ou l’absence d’un disque dur de grosse capacité alors que plus d’un quart des ventes de jeux vidéo se fait en dématérialisé de nos jours. La sortie tardive et le manque de puissance de la Wii U ont également été un grand frein pour déplacer des communautés sur cette console. Difficile par exemple de convaincre ceux qui jouent à Call Of Duty avec les mêmes amis depuis des années, alors que la Wii U ne propose aucune amélioration graphique et, surtout, n’est pas sûre de pouvoir accueillir tous les futurs épisodes.
Les joueurs occasionnels ont quant à eux pu ressentir des difficultés à appréhender cette nouvelle façon de jouer malgré la présence du très sympathique Nintendo Land dans de nombreux bundles, un titre chargé de vanter les mérites du gamepad. De manière générale, le grand public n’a pas accepté de repartir pour un tour. Les ventes de la console l’attestent, au même titre que celles des jeux. Parmi les 10 meilleures ventes software sur Wii U, on ne retrouve par exemple aucune trace de Wii Fit U ou de Wii Sports Clubs alors que leurs prédécesseurs, sur Wii, ont littéralement cartonné. Finalement, Nintendo s’en est quelque peu sorti grâce à ses valeurs sûres. Au 31 mars 2016, on recensait ainsi 7,5 millions de Mario Kart 8, signifiant donc que près d’un possesseur sur deux d’une Wii U a acheté ce jeu de course. Super Smash Bros U a également extrêmement bien fonctionné avec 4,8 millions d’exemplaires tandis que les jeux de plateforme New Super Mario Bros U et Super Mario 3D World ont chacun réalisé de magnifiques performances puisqu’ils ont dépassé les 4 millions.
Nintendo a également su suivre intelligemment les modes du moment, même celles parfois impopulaires. Big N s’est ainsi mis aux DLC, sans doute conscient que ces contenus téléchargeables, souvent décriés, permettent de prolonger la vie d’un jeu. Les deux packs pour Mario Kart 8 peuvent ainsi être achetés pour un total de 12€, et offrent 16 circuits, 8 véhicules et 6 personnages —soit un immense contenu pour un prix très raisonnable. Nintendo n’a pas non plus hésité à étoffer le casting de Super Smash Bros en ajoutant Bayonetta, Corrin, Cloud, Ryu, Roy, Lucas et Mewtwo, à la fois sur 3DS et Wii U via des DLC dits crossbuy. La firme de Tokyo a aussi une nouvelle fois sorti des remasterisations de jeux Zelda et s’est penchée à sa manière sur le marché des jouets vidéo en mettant en vente les Amiibo, ces petites figurines à l’effigie de personnages de jeux vidéo qui permettent de débloquer du contenu supplémentaire dans de nombreux jeux. On pourrait alors parler de DLC physiques, mais ces Amiibo ont la bonne idée d’être souvent compatibles avec plusieurs titres différents, et sont donc plus facilement rentabilisés.
Le papa de Mario a également souhaité aller au delà de ses licences historiques et a ainsi livré Splatoon, un jeu de tir à la troisième personne qui propose des affrontements dynamiques très colorés en 4v4. Un pari réussi haut la main par Nintendo qui en a écoulé 4,27 millions d’exemplaires et a au passage mis la main sur un nouveau marché. Big N a également tenté le coup des exclusivités en provenance de développeurs tiers tels que The Wonderful 101, Bayonetta 2 et Devil’s Third. Tous ont un point commun: celui d’avoir rapidement disparu des charts. The Wonderful 101 est sorti dans l’anonymat, Bayonetta 2 est la suite d’un jeu qui n’a pas connu un grand succès commercial et Devil’s Third repose sur un multi bancal, un solo insipide et des graphismes d’un autre âge —ses serveurs fermeront d’ailleurs cet hiver.
Même s’il y a quelques ratés dans le lot —récupérer Devil’s Third est un choix par exemple très étrange—, dans l’ensemble, Nintendo reste un éditeur et développeur exceptionnel. Sur Metacritic, The Legend Of Zelda: The Wind Waker HD, Bayonetta 2, Super Smash Bros. Wii U et Super Mario 3D World ont ainsi un metascore supérieur ou égal à 90 sur 100. Mario Kart 8 et Super Mario Maker ont quant à eux obtenu un très bon 88/100 tandis que New Super Bros U, Xenoblade Chronicles X et Pikmin 3 ont respectivement décroché un 83, 84 et 87.
Il est en revanche étonnant de voir que Nintendo a laissé plusieurs de ses licences fortes de côté. Il y a bien eu plusieurs Zelda sur Wii U, mais au milieu des remasterisations et spin-off, on ne compte qu’un épisode majeur, Zelda: Breath Of The Wild, un jeu attendu pour l’an prochain qui vise aussi la NX. Il en va de même pour la Mario Galaxy qui n’a pas connu de véritable successeur; New Super Mario Bros. U se joue comme un jeu 2D, et 3D World fait écho à 3D Land sorti sur 3DS auparavant. L’absence de Metroid sur Wii U est aussi une énorme surprise. A cela on peut rajouter Animal Crossing qui a boudé cette console, ou Mario Strikers, et voire même F-Zero.
L’échec de la Wii U est finalement issu d’une combinaison de nombreux facteurs. Certains paraissaient prévisibles, d’autres moins. Mais la Wii U, c’est avant tout l’histoire d’une console qui n’a pas réussi à surfer sur l’incroyable succès de la Wii —cette dernière l’a même freinée— et qui n’a pas été capable de conquérir le coeur des joueurs dits chevronnés. C’est l’histoire d’un produit rapidement boudé par les éditeurs tiers après des ventes plus que décevantes. La Wii U est finalement rapidement devenue une console Nintendo, avec des jeux Nintendo, à destination des fans de Nintendo. Pour beaucoup, elle aura donc été une excellente machine de complément, mais difficile d’imaginer que Big N n’entendait pas viser plus haut et proposer en quelque sorte une console dite principale. Désormais, pour le constructeur japonais, l’avenir a pour nom de code NX. On ne sait rien de ce projet, si ce n’est qu’il est attendu pour mars 2017 avec The Legend Of Zelda: Breath Of The Wild. Mais selon quelques rumeurs tenaces, la NX serait une console hybride, une portable capable de se muer en une machine de salon. Une chose est sûre, Nintendo aura besoin d’un concept fort et intelligible pour redevenir le constructeur n°1.
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State Of Play juin 2026 : notre résumé avec tous les trailers et toutes les annonces
En cette période de non-E3, Sony est le premier à dégainer avec un State Of Play de près de 60 minutes. Le Japonais avait annoncé qu’il montrerait Wolverine dès l’ouverture. Il avait en revanche caché qu’il avait pas mal de surprises en stock.
J’ai tendance à dire, lorsqu’un constructeur annonce un événement, qu’il faut mesurer ses attentes. Avant la conférence, je lisais des gens réclamer Uncharted 5, Intergalactic, Killzone, MotorStorm et inFamous. Ce n’est malheureusement pas raisonnable. Cela dit, ce State Of Play a quand même affiché de très belles choses. Voici le résumé complet, sans Destiny 3, malgré les réclamations des viewers avant le début du show.
Wolverine tranche dans le tas
Longue phase de gameplay avec un Wolverine poilu des épaules. Logan cherche à sauver des mutants, et c’est l’occasion pour lui d’étriper tous ceux qui osent le défier, et de faire un peu de moto. C’est un déluge d’action, la mise en scène est travaillée, et Jean Grey —aux faux airs de Jesse de Control— peut aider notre héros. Ça sort le 15 septembre.
Marvel Tokon étoffe son casting
Toujours aussi dynamique, le jeu de combat Marvel Tokon a présenté une nouvelle arène ainsi qu’une équipe composée de Docteur Doom, Magneto, le Bouffon Vert et Carnage.
Rayman Legends s’offre un remake
Au grand dam d’Ubisoft, Rayman Legends Untold a enchainé les fuites ces derniers jours. Ce remake du jeu de 2013 est désormais officiel, et affiche un nouveau look 2,5D plutôt réussi, en plus d’un contenu supplémentaire. Sortie le 1er octobre.
Tomb Raider Legacy Of Atlantis
Le Remake de Tomb Raider Anniversary, lui-même remake du Tomb Raider de 1996, s’offre un nouveau trailer de gameplay. C’est vraiment très joli et ça semble proposer une expérience assez moderne avec des décors qui s’effondrent tout le temps et pas mal de cinématiques. Ça sortira le 12 février 2027, ce qui signifie que le jeu a été repoussé puisqu’il était attendu pour cette année.
Onimusha sortira en septembre
Après Monster Hunter Stories, Resident Evil et Pragmata, Capcom compte sortir un 4ème gros jeu cette année : Onimusha Way Of The Sword. Ce titre est prévu pour le 25 septembre, et une démo est dispo’.
Silent Hill Townfall se date
On se dirige vers un jeu Silent Hill chaque année, et ce n’est pas un problème s’ils sont tous de la qualité de Silent Hill 2 Remake ou Silent Hill f.
Silent Hill Townfall est édité par Annapurna, proposera un gameplay à la première personne, et son nouveau trailer est très réussi. Le retour en grâce de cette série est merveilleux à voir. Sortie prévue le 24 septembre car personne n’ose viser début novembre à cause de GTA 6.
Ace Combat 8
Avis aux fans de Top Gun : Ace Combat 8 Wings Of Theve sortira le 2 octobre avec en bonus, Ace Combat 0 The Belkan Wars en cas de préco’.
Ça commence à faire beaucoup de jeux en même temps. Je me demande qui sera finalement repoussé…
Souviens toi l’hiver dernier
Sony a confié à son studio Firesprite (Horizon VR) le soin de créer une suite à Until Dawn. Ce sera toujours un jeu d’horreur avec d’importants choix à faire, mais cette fois-ci, on sera sur une île paradisiaque. Sortie en 2027.
ILL évoque son histoire
Edité par Mundfish (Atomic Heart), ILL est un FPS d’action/horreur développé en Europe de l’Est. C’est violent, c’est dérangeant, c’est intéressant, et c’est prévu pour 2027.
Control Resonant
La suite de Control s’intéresse au frère de Jesse dans un jeu qui misera sur l’action au corps à corps. Et comme toujours avec Remedy, esthétiquement, c’est envoutant.
Ça sort le 24 septembre, pour le moment. Tous les jeux ne peuvent pas sortir en même temps…
Faye, la Goddess Of War
En guise de clôture, Sony a dévoilé God Of War Laufey, le nouveau jeu de Santa Monica dirigé par Ariel Lawrence. Il s’agit comme son nom l’indique d’un spin-off de God Of War mettant en scène Faye, diminutif de Laufey, la femme de Kratos.
Contrairement à un GOW classique, notre héroïne est plus agile, le gameplay est plus vif, les mythologies sont mélangées —Faye se trouve dans l’Empyrée, l’au-delà des divinités—, et la magie a semble-t-il une place importante. Oh, et le jeu est d’une beauté à couper le souffle.
Mais aussi…
- L’excellent Dave The Diver aura droit à une préquelle dédiée au chef Bancho. C’est d’ailleurs le nom du jeu.
- Kemuri est un jeu de chasse aux Yokai dans une ville futuriste. C’est jouable à 3 en coop et ça ne sortira pas avant 2027.
- The Lost Wild est un jeu d’aventure à la première personne face à des dinosaures. Intriguant.
- L’impressionnant Phantom Blade Zero s’offrira un State Of Play dédié à la fin de l’été avant une sortie le 29 octobre.
- Le MMO Dune Awakening aura droit à un mode solo pour son arrivée sur console le 22 septembre 2026.
- Le remaster du très apprécié Dynasty Warriors 3 sortira le 1er octobre.
- No Rest For The Wicked, un diablo-like par les créateurs d’Ori, sortira sur consoles en octobre 2026.
- Marathon lance sa Saison 2 avec une semaine gratos sur PC, Xbox et PlayStation. Artistiquement, je trouve le jeu incroyable.
- Saber Interactive va ressortir la licence Stuntman en s’entourant de la K-2000, la DeLorean, des véhicules de Mad Max etc.
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Test : 007 First Light — L’espion qu’on a tant aimé
Certes, James Bond est un agent secret. La discrétion, c’est donc son truc. Mais cela faisait tout de même près de 15 ans qu’on n’avait pas eu de nouveau jeu 007. Et le dernier, 007 Legend, était plutôt décevant. En y repensant, c’est fou que IO Interactive se soit lancé dans l’aventure First Light. En 2017, le studio danois manquait de disparaître. Et quelques années plus tard, il nous sort son projet le plus ambitieux, sans doute le plus coûteux, en essayant de réinventer une licence qui s’est perdue avec le temps. Sur le papier, c’est casse-gueule. Manette en main, c’est jouissif.
Son nom est Bond, James Bond. Il n’a qu’une vingtaine d’années et n’est pas encore membre du MI-6. Avec 007 First Light, IO Interactive nous livre une origin story qui revient sur les débuts de l’agent britannique. Il est ainsi inexpérimenté et va devoir tout apprendre. Cela se fait à travers un long tutoriel bien fichu. On découvre alors les commandes, et surtout, notre personnage et son entourage. C’est d’ailleurs l’un des points forts de cette aventure : la narration.
007 First Light est un jeu aussi agréable à jouer qu’à regarder. L’histoire est parfaitement rythmée, les dialogues sonnent justes et il n’y a pas de longueurs ou monologues interminables. Tout semble naturel avec toujours l’envie d’aller vers de l’avant. Il y a des rebondissements, les personnages sont attachants, et il y a une petite tension. En revanche, il est vrai que le grand méchant manque d’épaisseur. Oui, ses intentions ne sont pas très nobles, mais il n’a pas une grande prestance, et ne suscite pas la peur quand on le croise.
Quand 007 s’inspire de 47
007 First Light tourne autour d’agents renégats avant d’explorer d’autres thèmes. Tout cela sert à justifier des missions qui feront pas mal voyager James Bond. S’il en profite parfois pour prendre du bon temps, il est avant tout là pour enquêter. Cela peut surprendre : 007 First Light n’est pas un simple jeu d’action-infiltration où on dégomme tout le monde.
Grosso-modo, les missions adoptent souvent la même structure :
- une longue arrivée sur les lieux avec des zones ouvertes au public, d’autres fermées
- pas mal d’infiltration en territoire ennemie
- quelques gunfights explosifs
La formule parvient de temps en temps à se renouveler au cours des 15h/18h nécessaires pour voir le bout de l’aventure. Mais dans l’ensemble, c’est à peu près cela, et ça épouse ce que l’on a pu voir sur grand écran. C’est donc une adaptation fidèle, et peut-être même la meilleure.
IO Interactive est parvenu à créer un grand jeu en s’appuyant beaucoup sur Hitman. 007 First Light ressemble en fait à un Hitman simplifié et plus accessible. Dans Hitman, on observe énormément, et on essaie de trouver des chemins alternatifs pour atteindre son objectif. Là, c’est la même chose. Le nombre de possibilité est toutefois réduit — ce n’est pas un bac à sable — et les indices visuels sautent souvent aux yeux, histoire d’assurer une progression fluide.
On pourrait même dire que le jeu a une petite rejouabilité. Il est en effet possible de refaire les missions en passant par des endroits nouveaux, ou en complétant de nouvelles opportunités. En revanche, les dialogues à choix multiple font figure d’illusion. Qu’importe ce que vous choisissez, vous arriverez toujours au même point.
Des combats qui ont la patate
James Bond doit souvent écouter des conversations, voler des badges ou distraire des gardes pour progresser. Cela demande de se fondre dans la foule, ou de jouer avec le décor. Les environnements sont très détaillés, très fournis. Et avec les gadgets de Q, il est facile de berner son petit monde : activer à distance des objets électroniques, allumer un feu au loin, briser un cadenas…
007 First Light est un jeu dans lequel il faut faire preuve d’observation. Tant pour avancer que pour cogner. Un gros travail a ainsi été fourni sur le combat au corps à corps. Pour rappel, James doit à chaque fois riposter de manière proportionnée ; on ne tire pas sur un ennemi désarmé. Il faut faire parler les poings. On tape, on pare, on évite, et on envoie son adversaire dans le décor, littéralement. On joue avec les murs, les meubles, les tables, les rebords ; on attrape tous les objets que l’on trouve et on les envoie sur les gardes. Les combats sont fluides, impressionnants, rapides, et sont très cinématographiques.

Souvent, on se bat car on se fait repérer dans une zone où on ne devrait pas être. On peut berner les adversaires en jouant la comédie —utilisation limitée— sinon, il faut cogner. Comme souvent dans ce genre de jeu, l’IA est perfectible. Il lui arrive fréquemment de ne pas voir ou ne pas entendre. C’est dommage, mais ce n’est pas si préjudiciable car en soi, 007 First Light n’est pas un jeu d’infiltration ; ce n’est qu’une composante parmi d’autres.
L’espion qui a tiré
On serait bien tenté de dire que 007 First Light est un vrai James Bond car il mélange les genres. On obtient au final un cocktail explosif mais pas forcément original. En revanche, ce qu’il fait, il le fait bien. Les phases d’exploration sont très agréables, en plus de proposer de jolis environnements. La plateforme à la Uncharted —comme Nate, James escalade tout à mains nues sans difficulté— est classique. Les combats à mains nues rayonnent par leur dynamisme. Et les gunfights tiennent la route.
Le dernier tiers des missions est souvent synonyme d’échanges de coups de feu. On se déplace alors de couverture en couverture, même si les commandes manquent de réactivité. Il est indispensable d’être en mouvement car les abris sont destructibles. Les ennemis attaquent en plus depuis plusieurs côtés, ce qui peut presque avoir un aspect brouillon. Et il faut récupérer les armes sur les cadavres car les chargeurs sont souvent à moitié vide. Bref, ça ne réinvente pas la roue, mais ça reste efficace.
Le titre essaie également de toujours flatter le joueur. Les headshots sortent facilement, et les ennemis sont fréquemment positionnés à côté de bidons d’essence. Résultat, ça explose tout le temps, les passerelles s’effondrent etc. On n’atteint pas la maestria d’Uncharted en terme de mise en scène, il y a pas mal de petites maladresses, mais on retrouve à chaque fois cette volonté de bien faire et d’en mettre plein les yeux.
Serait-ce le meilleur jeu James Bond ?
007 First Light est la parfaite adaptation de James Bond en jeu vidéo AAA. C’est un jeu généreux —il a également un mode défi—, qui repose sur un gameplay varié et maitrisé, avec une histoire bien racontée et une réalisation de haute volée. Au passage, James est bien moins rigide que l’Agent 47, et un gros effort a été fait sur les actions contextuelles.
Mais là où First Light brille, c’est avant tout à travers son enrobage James Bond. L’interface est élégante, la bande-son géniale, les marques sont bien intégrées, et le personnage même de 007 est parfait. On retrouve ce côté espiègle, cet humour, cette insouciance, cette loyauté et cette séduction. Ce 007 First Light coche toutes les cases et après six à sept ans de développement, IO Interactive est parvenu à nous livrer un grand jeu et surtout, un merveilleux James Bond. Une prouesse remarquable et un retour en grâce fabuleux tant pour le studio danois que cette licence culte du cinéma.
007 First Light est développé et édité par IO Interactive. Jeu disponible sur PC, PS5 et Xbox Series X|S. Une version Switch 2 arrivera cet été, sans date précise. Test de 007 First Light réalisé sur PS5. PEGI 16.
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WoW Midnight : Tier List des Tanks en Mythique+
World of Warcraft Midnight s’apprête à lancer sa Saison 1 dans quelques jours. Avec elle débarquent les donjons Mythique+ (MM+), où les joueurs vont pouvoir farmer le meilleur loot et se battre pour se hisser au sommet des classements. Choper du loot de malade et claquer des temps de clean records, c’est bien beau, mais pour y arriver, votre groupe aura besoin d’un tank exceptionnel. Voici notre guide pour savoir quel est le meilleur tank actuel et ce que chaque classe apporte à la compo.
Score et Classement
- Robustesse (Survivabilité)
- Dégâts (DPS)
- Utilitaire
- Fun
Tier List des Tanks en Mythique+
Cette tier list classe les tanks selon les critères mentionnés plus haut, la survivabilité étant la priorité absolue car c’est la stat la plus cruciale qu’un tank puisse apporter à son groupe.
| Rang | Classe |
| S | Moine Maître brasseur |
| A | Druide Gardien, Guerrier Protection |
| B+ | Chasseur de démons Vengeance |
| B | Paladin Protection |
| C | Chevalier de la mort Sang |
S : Moine Maître brasseur (Le meilleur tank global pour Midnight)
Pourquoi ça marche Globalement, c’est le meilleur Tank de l’extension Midnight, et ce grâce à d’énormes changements dans le gameplay de la classe. Les joueurs n’ont plus besoin de gérer une rotation longue et complexe qui demandait d’enchaîner une tonne de touches. À la place, le cycle a été simplifié pour se résumer principalement à spammer Fracasse-tonneau et Souffle de feu. Avant ces modifications, la survivabilité de la spé dépendait surtout de ses talents ; avec les nouveautés, ce côté tanky s’obtient passivement juste en déroulant sa rotation.
De tous les tanks du jeu, le BrM est celui qui peut envoyer le plus gros DPS tout en encaissant une quantité phénoménale de baffes, ce qui en fait le pick incontournable pour les compos méta. Si les mains BrM de longue date regretteront sans doute la simplification extrême de leur spé, elle devient en contrepartie infiniment plus accessible pour les joueurs qui voudraient s’y essayer.
Score
- Dégâts (DPS) : 10/10
- Robustesse : 10/10
- Utilitaire : 6/10
- Fun : 10/10
A : Druide Gardien
Pourquoi ça marche Les druides n’ont pas toujours été réputés pour envoyer un DPS solide ou tout simplement pour être fun à jouer. Pourtant, le Druide Gardien s’en sort extrêmement bien aujourd’hui grâce à des refontes majeures qui en font un Tank tout à fait viable, compétitif et doté d’un gameplay loin d’être monotone. Avant les récents changements, tout ce que cette spé avait à faire, c’était de spammer Fer-poil, Mutiler et Étriller. Désormais, les joueurs doivent se montrer bien plus méthodiques dans la gestion de leur Rage. Le plus gros de vos dégâts provient maintenant de Ravager, et les modifications apportées rendent le Druide Gardien beaucoup plus fun et intuitif à prendre en main.
Les problèmes de cette spé viennent moins de ses sorts et de son gameplay que de son arbre de talents. Pour la plupart des autres spés, les talents finaux (ou capstones) apportent des mécaniques majeures qui permettent généralement de gommer certaines faiblesses ou de sublimer leurs points forts. Malheureusement pour le Druide Gardien, ses capstones manquent cruellement de punch lorsqu’il s’agit de compenser les faiblesses innées de la spé.
Score
- Robustesse : 9/10
- Dégâts (DPS) : 10/10
- Utilitaire : 8/10
- Fun : 10/10
A : Guerrier Protection
Pourquoi ça marche Si le concept de « valeur sûre » était un tank, ce serait le Guerrier Prot. C’est le tank de référence de nombreux vétérans et un choix ultra-safe pour les nouveaux joueurs qui cherchent une classe dans laquelle s’investir. La spé propose un gameplay très direct, qui peut d’ailleurs s’avérer un peu ennuyeux tant il est répétitif et linéaire. Le cycle reste le même en toutes circonstances et il est franchement difficile de se foirer en Guerrier Prot, ce qui signifie que vous n’aurez aucun mal à vous trouver un groupe. Les Guerriers Prot sont extrêmement tankys grâce à Dernier rempart et Mur protecteur, des CD majeurs qui leur permettent de recevoir d’énormes heals juste après avoir encaissé de grosses baffes. Cela dit, c’est bien la preuve de l’efficacité brute de la classe : son plus gros point noir, c’est simplement à quel point elle est rébarbative.
Score
- Robustesse : 10/10
- Dégâts (DPS) : 7/10
- Utilitaire : 10/10
- Fun : 6/10
B+ : Chasseur de démons Vengeance
Pourquoi ça marche Le DH Vengeance (VDH) reste un excellent choix global pour les tanks, car il est capable d’envoyer un DPS très compétitif tout en étant assez tanky pour survivre au contenu HL (Haut Niveau). Cependant, cela n’est possible que si vous parvenez à réunir toutes les conditions pour tanker correctement. Vous devez notamment gérer au poil la propagation de votre Marque enflammée pour vous offrir une fenêtre de tanking de 30 secondes ; cela dit, comme beaucoup l’ont souligné, cette mécanique s’apparente à un bug, et au lieu des 30 secondes prévues, vous n’avez en réalité qu’une fenêtre de 12 secondes. Avec la perte de passifs à build-up comme Fragilité et Porteur de souffrance (Painbringer), le VDH est devenu extrêmement vulnérable à moins de setup parfaitement la situation pour espérer être résistant.
Malgré ces inconvénients, le VDH reste l’un des cadors du DPS chez les tanks. Néanmoins, il pêche dans trop d’autres domaines — comme la survivabilité pure et l’utilitaire — pour que son pick soit réellement justifié. Mais si vous avez une bonne équipe pour vous cover pendant vos trous de CD, le VDH peut sortir du lot grâce à sa Marque du chaos.
Score
- Robustesse : 7/10
- Dégâts (DPS) : 9/10
- Utilitaire : 6/10
- Fun : 8/10
B : Paladin Protection
Pourquoi ça marche De toutes les spés de Tank du jeu (l’auteur a glissé sur son clavier avec sunglasses au lieu de subclasses !), le Paladin Prot est celui qui offre le plus d’utilitaire et de soutien à son groupe, en grande partie grâce au lancer de son Bouclier du vengeur. La spé apporte aussi un healing de groupe ultra régulier via le Mot de gloire et peut solo la plupart des packs de trashs dans les donjons de difficulté supérieure. En termes de robustesse, il reste relativement tanky par rapport à d’autres concurrents de la liste. Là où le bât blesse sérieusement, c’est sur le DPS, à moins d’opter pour le build « Ailes Crit », ce qui transforme le Paladin Prot en une source de dégâts redoutable. Cependant, ce trade-off se fait au détriment d’une grosse partie de sa survie, ce qui l’empêche de rivaliser avec les autres tanks dans les plus hautes clés.
Score
- Robustesse : 8/10
- Dégâts (DPS) : 7/10
- Utilitaire : 10/10
- Fun : 8/10
Préparer son portefeuille pour le gouffre à PO de la Saison 1
Avant de verrouiller définitivement votre spé, gardez en tête que push de grosses clés demande un investissement financier massif dès le départ. Entre les flacons de haut rang, les huiles d’arme, les kits d’armure et les améliorations d’équipement, le coût brut de l’optimisation peut rapidement vider vos réserves de PO.
Pour les joueurs qui n’ont pas des heures à perdre à farmer les métiers ou l’hôtel des ventes (HDV) en parallèle de leur progress, acheter des PO WoW sur des marketplaces communautaires comme PlayerAuctions peut être une solution simple et rapide pour s’assurer que son personnage soit full consos et raid-ready dès le jour J.
C : Chevalier de la mort Sang
Pourquoi ça ne marche pas Pour beaucoup de joueurs au sein de la communauté WoW, le DK Sang est un immense gâchis de potentiel. La spé n’a quasiment pas bougé et conserve exactement le même cycle : le Bouclier d’os pour tanker, la Frappe au cœur pour générer de la Puissance runique, et la Frappe de mort pour se heal. Les changements de The War Within n’ont pas vraiment apporté grand-chose au DK Sang, si ce n’est fluidifier sa rotation en nettoyant le surplus de touches inutiles (bloat) pour lancer son cycle plus facilement.
L’identité de classe joue pourtant un rôle majeur dans le choix des joueurs. Le DK Sang est censé vendre le fantasme d’un mastodonte vampirique qui découpe tout sur son passage avec son arme à deux mains. Malheureusement, le problème vient du class design global : équilibrer ses capacités de tanking sans complètement casser le kit des autres spés du DK relève presque de l’impossible pour les développeurs.
Score
- Robustesse : 7/10
- Dégâts (DPS) : 6/10
- Utilitaire : 6/10
- Fun : 5/10
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