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Destiny: Activision se retire, Bungie récupère les droits
Activision et Bungie, c’est fini. Les deux sociétés se séparent et c’est le développeur qui récupère les droits de Destiny.
Le divorce entre Bungie et Activision est consommé, et c’est le développeur qui récupère la garde de Destiny.
Dans un communiqué commun, Activision et Bungie ont officialisé leur rupture, après une longue idylle qui aura donné naissance à la licence Destiny. En conséquence, Bungie détient désormais tous les droits d’édition de ce FPS.
Du côté d’Activision, l’éditeur explique vouloir désormais se concentrer sur les licences qu’il possède et d’autres projets. Difficile de dire de quoi il s’agit précisément pour celui qui détient déjà dans son portefeuille Call Of Duty, Spyro, Crash, Skylanders ou bien Guitar Hero. A noter que Activision, c’est aussi King (Candy Crush) et Blizzard.
Malgré la présence d’Activision, Bungie restait un studio indépendant
Depuis 2007, Bungie est un studio indépendant. Il était autrefois rattaché à Microsoft pour lequel il a bâti Halo. Après leur séparation, Bungie a continué à travailler sur ce FPS mythique à travers Halo: ODST (2009) et Halo: Reach (2010).
C’est en 2010 que Bungie et Activision se sont rapprochés, ce dernier ayant obtenu les droits d’édition de leur future licence. Destiny fut révélé trois ans plus tard. L’officialisation du jeu fut étrange car tout s’est fait à coup d’artworks accompagnés de phrases chargées de grandes promesses. Une date de sortie pour 2014 était alors annoncée, contrairement à ce qui était prévu à la base.

A la suite du conflit opposant Activision et les fondateurs d’Infinity Ward, plusieurs détails sur le contrat liant l’éditeur américain à Bungie furent dévoilés en 2012. On apprenait ainsi que Destiny devait sortir en 2013 et que ses suites étaient prévues pour 2015, 2017 et 2019. Entre chaque épisode majeur, des extensions devaient également rythmer la vie du jeu.
Mais dans les faits, que s’est-il passé? Destiny a vu le jour en septembre 2014 tandis que Destiny 2 est sorti en septembre 2017.
Le contrat entre Activision et Bungie précisait également que l’éditeur américain pouvait rompre à tout moment sa relation avec le développeur si le premier Destiny n’atteignait pas les 5 millions de ventes en l’espace de 6 mois. Pour Activision, Destiny représentait un lourd investissement. Un budget de 500 millions, comprenant les dépenses marketing et celles liées aux suites, avait ainsi été alloué au jeu.
Que ce soit à cause d’Activision ou Bungie, Destiny n’aura jamais eu une vie facile
Ce FPS se devait d’être un succès et le résultat a été assez mitigé. Oui, le premier épisode s’est bien vendu, notamment grâce à sa forte exposition médiatique. Il était ainsi présent à chaque conférence de Sony. C’était même le cas lorsque le géant japonais a officialisé la PS4 en février 2013. Mais un an et demi plus tard, lors de sa sortie, Destiny a déçu une partie des joueurs.
Dans notre test de Destiny, nous évoquions à l’époque un « jeu répétitif […] incapable de se renouveler« , un « goût d’inachevé » et une « narration très discrète. » Auprès d’une frange de joueurs, ce premier épisode avait néanmoins su se faire une place, surtout chez ceux qui aiment jouer avec leurs amis. Les extensions parus ont ensuite visé ce public hardcore, chose que n’a pas su faire Destiny 2. Ce titre a été conçu pour plaire au plus grand nombre. Preuve en est, il n’était pas possible de transférer sa progression du 1 vers le 2. Résultat, la communauté de fans a lâché au fil du temps cet épisode. Heureusement, les derniers add-ons ont permis de reconquérir le coeur de certains fans.

Cette stratégie bancale, couplée à la possible déception engendrée par le premier épisode, a fait que Destiny 2 s’est bien moins vendu que le 1. Activision ne s’en est jamais vrai caché lors de ses résultats financiers, ce qui a naturellement créé des tensions avec Bungie. Cela dit, la relation entre le développeur et l’éditeur a toujours été compliquée, déclare Jason Schreier. Le journaliste de Kotaku a écrit un excellent livre, Blood, Sweat and Pixels, dans lequel il revient notamment sur le développement de Destiny.
D’un côté ou de l’autre au final, personne n’est tout blanc dans cette histoire. Activision, en tant qu’éditeur, a naturellement cherché à rentabiliser son lourd investissement. Bungie, quant à lui, a eu beaucoup de mal à sortir Destiny. Il a dû faire face à des soucis techniques (un moteur capricieux vis à vis des designers) et créatifs; l’histoire a par exemple été rebootée au dernier moment, ce qui explique pourquoi elle est si peu intéressante dans le jeu de base.
Bungie est désormais libre de faire ce qu’il veut avec Destiny. Il est difficile de dire présentement si le studio va directement enchaîner avec un troisième jeu ou bien continuer à livrer des extensions au dernier opus. L’équipe de Bellvue pourrait aussi décider de s’associer avec un autre éditeur, voire même un constructeur en l’échange d’une exclusivité. C’est le début d’une nouvelle vie pour Bungie, ou plutôt d’une des nouvelles vies qui s’offrent à lui. Une nouvelle licence est en effet en production, pour le compte de NetEase, entreprise chinoise proche de Blizzard… une propriété Activision.
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EA SPORTS FC 26 sur écran géant : une expérience spectaculaire signée XGIMI
Jouer à EA SPORTS FC 26 sur un écran gigantesque en plein New York, ça n’arrive pas tous les jours.
Et pourtant, c’est exactement ce que j’ai vécu lors d’un événement organisé autour du partenariat entre XGIMI et le nouveau jeu de football d’EA ex FIFA.
Sur place, l’objectif était clair : montrer que le gaming ne se limite plus à une télévision ou à un moniteur… mais qu’il peut désormais transformer n’importe quelle pièce en véritable stade.
Et honnêtement, après avoir testé ça en conditions réelles, difficile de revenir en arrière.
Une immersion totale en plein cœur de New York
L’événement se déroulait dans une ambiance typiquement new-yorkaise : dynamique, bruyante, et remplie de passionnés de foot et de gaming.
Dès les premières minutes, on comprend que ce n’est pas une simple démonstration technique.
Des joueurs se succèdent sur scène, les spectateurs réagissent comme dans un vrai match, et chaque but déclenche des cris. On est déjà à la coupe du monde de football !!!!
Ce n’est plus juste un jeu vidéo… c’est presque un spectacle.
Ce qui frappe immédiatement, c’est la taille des images projetées. On parle ici d’écrans pouvant atteindre jusqu’à 300 pouces, soit une surface qui transforme complètement la perception du jeu.
Jouer à FC 26 sur grand écran change vraiment la sensation de jeu
On pourrait croire que jouer sur un écran géant est juste un gadget.
En réalité, ça change énormément de choses.
Sur EA SPORTS FC 26 :
- les déplacements des joueurs sont plus lisibles
- les passes longues deviennent plus impressionnantes et on voit mieux le jeu tactique
- les frappes semblent plus puissantes
- et surtout… les buts ont un vrai impact visuel
C’est simple : on ressent davantage l’action.
Même en tant que joueur habitué aux écrans classiques, j’ai été surpris par la différence. Le jeu paraît plus vivant, plus intense.
Une nouvelle façon de vivre le football… même à la maison
Ce que cet événement montre surtout, c’est que la manière de jouer évolue.
Aujourd’hui, beaucoup de parties se jouent entre amis, lors de soirées ou d’événements. Le gaming devient social, presque collectif.
Et dans ce contexte, les vidéoprojecteurs prennent tout leur sens.
Avec une image massive et des couleurs très proches du cinéma, l’idée est simple :
transformer un salon en mini-stade. C’est exactement le sentiment que j’ai eu pendant cette soirée.
Des offres avec EA SPORTS FC 26 directement inclus
Autre point intéressant annoncé autour de cet événement : certaines offres incluent directement EA SPORTS FC 26 avec des vidéoprojecteurs compatibles. Vous pourrez le télécharger gratuitement sur consoles ou PC si vous achetez un videoprojecteur XGIMI. Marque Chinoise encore inconnue il y a quelques années et désormais le n°1 mondial du vidéoprojecteur avec des produits accessibles et simples à installer.
Une approche assez logique, finalement.
On ne vend plus seulement un appareil… mais une expérience complète :
le matériel, le jeu, et le moment à partager.
Le gaming devient un spectacle collectif
Ce que j’ai vu à New York confirme une tendance très claire :
le jeu vidéo n’est plus uniquement une activité solitaire.
Aujourd’hui :
- on joue entre amis
- on regarde les matchs virtuels ensemble (je me suis supris à regarder un champion américain jouer, c’était impressionnant)
- on transforme les sessions gaming en véritables événements
Et quand on joue à un jeu comme EA SPORTS FC 26, qui repose sur l’ambiance et le spectacle, l’écran géant change complètement la dynamique.
On ne joue plus seulement… on vit le match.
Plus d’infos sur les offres sur le site officiel https://fr.xgimi.com/
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La Team : Le Respawn réalise un lancement très remarqué avec plus de 100 000 personnes touchées en 24 heures
Je voulais prendre un moment pour vous dire un immense merci.
Le retour de La Team : Le Respawn, diffusé en direct sur Twitch, YouTube et Facebook, a été un moment très spécial pour moi et pour toute l’équipe. Après des années à partager notre passion du jeu vidéo, de la tech et de la pop culture, retrouver la communauté autour de cette nouvelle émission était à la fois excitant et un peu stressant.
Et vous avez été au rendez-vous.
10 000 spectateurs en direct
Lors de cette première émission, vous étiez 10 000 spectateurs simultanés à suivre le programme en direct pendant plus de deux heures.
Voir autant de monde connecté en même temps pour parler jeux vidéo, innovations technologiques, cinéma, séries et culture geek était tout simplement incroyable.
Une communauté très active
Ce qui m’a aussi marqué, c’est l’énergie dans le chat.
Pendant l’émission, vous avez envoyé 9 800 messages, avec 2 800 participants actifs. L’ambiance était intense et c’est exactement l’esprit que je voulais retrouver avec cette émission : un vrai moment de partage avec vous.
Plus de 80 000 vues en replay en 24 heures
L’aventure ne s’est pas arrêtée au direct.
En seulement 24 heures, le replay a dépassé 80 000 vues, ce qui nous a permis d’atteindre plus de 100 000 personnes touchées pour cette première émission.
Au total, cela représente déjà 57 000 heures de visionnage cumulées.
Ces chiffres montrent à quel point la communauté est toujours là.
La Team revient chaque semaine
Avec La Team : Le Respawn, mon objectif est simple : continuer à partager avec vous notre passion pour les jeux vidéo, la technologie, les films, les séries et la culture geek.
Mais surtout le faire avec vous, avec vos réactions, vos messages et vos débats.
Rendez-vous chaque mercredi
Nous nous retrouvons désormais toutes les semaines :
Tous les mercredis de 17h à 19h, en direct sur Twitch, YouTube et Facebook.
https://www.twitch.tv/lateamlerespawn
Pour celles et ceux qui ne peuvent pas suivre l’émission en direct, La Team : Le Respawn est également disponible en replay sur ma chaine Youtube mais aussi en podcast, afin que vous puissiez écouter l’émission quand vous le souhaitez sur les principales plateformes audio.
La Team Le Podcast : https://open.spotify.com/show/1vnBK2KSK03T45w48OEfAH
Encore une fois, merci à toutes les spectatrices et tous les spectateurs pour votre soutien et votre fidélité.
Sans vous, La Team n’existerait tout simplement pas.
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Test God of War: Sons of Sparta, le spin-off de Kratos qui déçoit
Pendant des années, la saga God of War a repoussé les limites du jeu d’action-aventure. Des épisodes mythiques sur PlayStation 2 aux chefs-d’œuvre modernes comme God of War et God of War Ragnarök, Kratos est devenu l’une des figures les plus marquantes du jeu vidéo.
Avec God of War: Sons of Sparta, l’idée semblait pourtant séduisante : revenir aux origines grecques de la saga et proposer une approche différente, inspirée du genre metroidvania.
Sur le papier, tout était réuni pour un excellent spin-off.
Mais une fois la manette en main, l’expérience s’avère beaucoup plus mitigée.
Un retour prometteur dans la Grèce antique
L’un des principaux attraits de God of War: Sons of Sparta est son retour à la mythologie grecque. Après les aventures nordiques des derniers épisodes, retrouver Kratos dans son univers d’origine procure une certaine nostalgie.
Le jeu met également en avant Deimos, le frère de Kratos, un personnage déjà connu des fans de la saga. Cette relation familiale aurait pu offrir une dimension narrative intéressante.
Malheureusement, ce potentiel est rarement exploité pleinement.
Un concept metroidvania séduisant… mais mal exploité
L’idée centrale du jeu repose sur une structure metroidvania, un genre qui mêle exploration, progression et pouvoirs à débloquer.
Dans ce type de jeu, le plaisir vient souvent de la découverte :
- explorer des zones interconnectées
- débloquer de nouvelles capacités
- revenir dans des lieux déjà visités pour accéder à de nouvelles zones
Sur le papier, ce mélange entre God of War et metroidvania semblait particulièrement prometteur.
Dans la pratique, Sons of Sparta donne souvent l’illusion de la liberté sans réellement l’offrir.
Les zones sont relativement petites, les chemins très évidents et le backtracking, pourtant essentiel dans un metroidvania, apporte rarement quelque chose de nouveau.
On avance donc de zone en zone sans véritable sensation d’exploration.
Des combats qui manquent d’impact
La saga God of War s’est toujours distinguée par ses combats brutaux et spectaculaires.
Dans Sons of Sparta, les affrontements ne sont pas mauvais, mais ils manquent clairement d’intensité.
Les ennemis sont peu mémorables, et la progression du personnage n’apporte jamais ce sentiment de puissance que l’on attend habituellement dans un God of War.
Kratos donne parfois l’impression d’être retenu, presque sage.
Et lorsque la fureur du Spartiate disparaît, c’est une grande partie de l’identité de la saga qui s’efface.
Un pixel art qui divise
Visuellement, le jeu adopte un style pixel art.
Un choix artistique qui peut séduire certains joueurs, notamment les amateurs de rétro gaming.
Cependant, le rendu laisse une impression étrange :
ce n’est ni vraiment rétro, ni réellement moderne.
Le jeu semble parfois coincé entre deux époques.
L’interface est assez rigide, et la lisibilité peut parfois poser problème dans certaines situations.
On a parfois l’impression de jouer à un titre qui aurait pu sortir il y a quinze ans… sans forcément retrouver le charme des classiques de cette période.
Une structure trop dirigiste
Autre problème majeur : la structure du jeu.
Pour un metroidvania, Sons of Sparta reste étonnamment linéaire.
Le principe est presque toujours le même :
- prendre une mission
- se rendre à un point précis
- revenir
Et cette boucle se répète du début à la fin.
Cette approche limite fortement le sentiment d’aventure et de découverte.
Un jeu victime de la comparaison avec les chefs-d’œuvre récents
Le contexte joue également contre God of War: Sons of Sparta.
Le jeu arrive après deux épisodes majeurs qui ont profondément marqué l’industrie :
- God of War (2018)
- God of War Ragnarök
Deux titres salués pour leur narration, leur mise en scène et leur gameplay.
À côté de ces monuments, Sons of Sparta ressemble davantage à un projet secondaire qu’à une véritable extension de l’univers.
Ce qui sauve malgré tout le jeu
Tout n’est pas à jeter.
Le duo Kratos / Deimos reste intéressant, et certains passages narratifs fonctionnent plutôt bien.
La bande-son propose également quelques thèmes réussis.
Enfin, pour les fans de la première trilogie God of War, le retour dans la Grèce antique possède un petit côté nostalgique agréable.
Mais ces qualités ne suffisent pas à faire oublier les limites du jeu.
Verdict : un spin-off anecdotique
God of War: Sons of Sparta n’est pas un mauvais jeu.
Mais il reste un épisode mineur dans une saga pourtant exceptionnelle.
Le concept metroidvania aurait pu apporter un vrai renouveau à la licence, mais l’exécution manque d’ambition.
Au final, Sons of Sparta ressemble davantage à une parenthèse qu’à une évolution de la saga.
Et pour une franchise aussi importante que God of War, c’est probablement son plus grand défaut.
