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E3 2019: Conférence Xbox, ce qu’il faut retenir

E3 2019: Retour sur la conférence Microsoft dans laquelle les Xbox next-gen ont été dévoilés ainsi que de nouveaux jeux.

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Avec le désistement de Sony et à l’aube de la next-gen, il se dit que Microsoft avait un boulevard pour remporter l’E3. Si la Xbox One a connu une vie difficile, l’avenir se doit d’être radieux. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Microsoft sait se donner les moyens de ses ambitions… mais peine à conclure.

E3 2019: chez Microsoft, 60 jeux montrés

Tout a débuté par The Outer Worlds. C’est un jeu dans l’esprit de Fallout, par Obsidian, les créateurs de New Vegas. Obsidian appartient depuis quelques mois à Microsoft. Mais The Outer Worlds est édité par Take Two. Il est donc multi-plateforme. Drôle de manière que de démarrer une conférence de la sorte. Puis c’est Bleeding Edge qui est apparu. C’est un jeu d’action à la troisième personne en 4v4 par Ninja Theory. Le studio anglais a également été racheté par Microsoft et pour le coup, il s’agit d’une totale exclusivité. Après, c’est la suite d’Ori qui a été montré, et enfin Minecraft Dungeons. Ce dernier est une aventure coopérative avec une vue aérienne et arrivera aussi sur Switch et PlayStation 4.

C’est après ces 4 présentations de jeux que Phil Spencer, chef de la division Xbox, est monté sur scène. Il est presque reparti aussitôt. Faut dire que le programme était chargé: 60 jeux, dont 14 issus des studios internes, et 34 titres qui seront disponibles le jour même de leur sortie sur le Game Pass. Les trailers se sont enchainés, avec pas mal de productions en provenance d’éditeurs tiers. Blair Witch a surpris, CyberPunk 2077 a été époustouflant. Il a hérité de plusieurs trailers, d’une date de sortie (16 avril 2020) et a confirmé la présence de Keanu Reeves au casting.

L’acteur américain était là, sur la scène de Microsoft. Ça a fait le show et ça a plus ou moins confirmé les fuites que nous avions publiées quelques minutes avant la conférence E3 2019 de Microsoft.

Le Xbox Game Pass devient toujours plus indispensable

Mais ce ne sont pas tous ces jeux que l’on retient. C’est principalement la manière qu’a Microsoft de jouer sur tous les tableaux, et de faire ça de manière brillante. La Xbox One n’a pas été une grande réussite pour Microsoft; elle s’est même parfois pas mal plantée. Mais la firme américaine a su parfaitement rebondir et multiplier les expériences pour façonner son avenir. Le Xbox Game Pass a indirectement été la star de cette conférence. Il est presque devenu un incontournable. Il arrive même sur PC et une offre Ultimate regroupe, contre 15 dollars par mois, le Game Pass console, le Xbox Gold Live et la version PC sur laquelle on retrouve Tomb Raider, Football Manager 2019, Forza Horizon, Halo Collection, Prey, Wolfenstein… Le rapport qualité/prix est indécent. Encore faut-il avoir le temps de jouer à tous ces titres. Football Manager 2019 est légèrement chronophage par exemple.

https://www.youtube.com/watch?v=VbxDn2AZgb8

Pour alimenter son Game Pass, Microsoft s’est offert un nouveau studio. Alors que les rumeurs évoquaient des équipes habituées à de très grosses productions, comme IO Interactive (Hitman), c’est finalement sur Double Fine (Psychonauts) que l’Américain a jeté son dévolu. Ce n’est pas très clinquant, mais Microsoft continue de se bâtir une sacrée équipe de studios internes.

Le xCloud, la Next-Gen et Halo Infinite à peine effleurés

Le xCloud a aussi été évoqué. Il sera lancé en octobre et permettra de transformer sa Xbox One en un data center pour jouer à distance, comme c’est le cas sur PS4 avec la PSVita, par exemple. Mais aucun prix ou annonce d’une application iOS/Android pour ceux qui n’auraient pas de console.

On l’a dit et redit, le Cloud Gaming, est l’un des avenirs du jeu vidéo. De ce fait, Microsoft a dévoilé son Project Scarlett, sa console next-gen. Il est dit qu’elle sera 4 fois plus puissante que la Xbox One X et aura de faibles courts de chargement, un refrain maintenant connu. Elle devrait également être rétrocompatible. A son lancement, en fin d’année 2020, elle sera accompagnée d’Halo Infinite dont on a vu un trailer ne montrant rien, même pas des graphismes qui arrachent la rétine.

Bizarrement, Microsoft mène très bien sa marque. Le Xbox Game Pass possède un contenu incroyable et un prix attractif. La firme de Redmond mise à la fois sur le Cloud Gaming et une console next-gen surpuissante. Et pourtant… il y a comme un goût d’inachevé dans cette conférence E3. Les jeux montrés ne sont pas si marquants. Gears, Halo, Bleeding Edge… Ça manquait d’impact. De même, les détails sur xCloud ou Xbox Scarlett restent faibles. Il se dit même que la PS5 serait plus puissante…

Peut-être s’est-on fait avoir par tout ce qui se disait. Peut-être s’est-on fait avoir par nos attentes. On pensait qu’Halo Infinite serait longuement montré. C’est ce qu’un insider déclarait en tout cas. De même, en février dernier, jeuxvideo.com affirmait que 2 Xbox Next-Gen seraient dévoilés et laissait entendre que le Game Pass débarquerait sur Switch. Il devait même y avoir Miyamoto sur scène! Et non, rien de tout ça. Peut-être que ce sera pour plus tard —il reste le Nintendo Direct. On retiendra donc que Microsoft a toutes les cartes en main pour réussir mais qu’il conserve encore un peu trop de munitions pour le moment. Vivement l’E3 2020.

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Sony : pourquoi la fermeture de Bluepoint Games est tragique… et logique

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Ce jeudi, Sony a annoncé la fermeture de Bluepoint Games, studio auteur de jeux majeurs sur PlayStation. Sur les réseaux sociaux, beaucoup de fans se sont dit attristés par cette nouvelle qui est, hélas, logique.

Qui était Bluepoint Games ?

Bluepoint Games est un studio texan fondé en 2006. Pour son 20ème anniversaire, il fermera ses portes.

Au cours de son existence, cette équipe d’environ 70 personnes a sorti de nombreux portages (Titanfall, PlayStation All-Stars Battle Royal…), remasters (Metal Gear Solid HD Collection, Uncharted Collection, God Of War Collection…) et remake (Shadow Of The Colossus, Demon’s Souls). Bluepoint était connu pour son excellence ; c’est un studio qui ne décevait pas.

En 2021, Sony annonçait le rachat de Bluepoint pour une somme non-dévoilée. Celle-ci ne devait pas être élevée car Bluepoint ne possédait aucune licence ; Sony rachetait là un savoir-faire.

Plutôt que de plancher sur un nouveau remake, Bluepoint aida Sony Santa Monica sur le développement de God Of War Ragnarok. En 2022, l’équipe texane travailla sur son premier jeu original, un jeu-service dans l’univers de God Of War.

En début d’année 2025, ce projet fut annulé comme le rapporta Bloomberg. Et un an plus tard, Sony annonça la fermeture de Bluepoint.

Une génération où les remakes sont légion

Il est toujours triste de voir un studio de qualité fermer ses portes. Il y a également un sentiment d’incompréhension. Bluepoint était réputé pour son expertise en matière de remasters et remakes. Ceux de Shadow Of The Colossus et de Demon’s Souls sont brillants.

Il est étonnant de voir que Sony ne leur a pas demandé de continuer dans cette voie. D’autant plus que cette génération PS5 voit de nombreux remakes sortir, souvent avec un joli succès. De tête, on peut citer Silent Hill 2… Metal Gear Solid Delta… Dragon Quest I, II et III… The Elder Scrolls Oblivion… Final Fantasy VII… Resident Evil 2, 3 et 4…

Les éditeurs acceptent de prendre ces paris car ils s’appuient sur des licences populaires capables de plaire à un nouveau public comme aux nostalgiques. Ce sont également des jeux plus faciles à concevoir car les développeurs peuvent s’appuyer sur les matériaux d’origine.

De nombreux jeux mériteraient un magnifique remake façon Demon’s Souls. Ce dernier était à l’origine un jeu PS3. Sur cette même génération les inFamous, MotorStorm et Uncharted auraient pu bénéficier d’un tel traitement. On peut également se demander pourquoi c’est Sony Santa Monica qui développera le remake de la trilogie God Of War, plutôt que Bluepoint. Sans doute car son sort était déjà scellé.

Sony et le mirage des jeux-service

Depuis plusieurs années, Sony s’est mis en tête de s’imposer dans le milieu des jeux-service, ces titres multijoueurs sans cesse mis à jour et financés grâce aux micro-transactions. Le Japonais affiche un bilan contrasté. De nombreux projets ont été annulés en cours de route, d’autres ont échoué, et certains ont réussi, à l’image de Helldivers ou MLB The Show.

Sony continue d’investir dans ce domaine. On a récemment découvert 4Loop lors du dernier State Of Play ; une semaine avant, il avait officialisé Horizon Hunters Gathering. Et on attend toujours FairGames par Haven, studio racheté en 2022.

Si l’annonce de jeux multi fait souvent froncer les sourcils sur les réseaux sociaux, il faut bien se rendre compte que ceux-ci sont hyper populaires. Prenez simplement les jeux les plus joués chaque semaine ou les jeux les plus vendus en 2025. Tous ces classements sont dominés par des titres multijoueur. Et Sony veut sa part du gâteau. Ce n’est pas grave si plusieurs jeux n’y arrivent pas car un seul succès peut effacer ces échecs.

Résultat, Sony a poussé ses studios à aller dans cette voie, et cela a fait des dégâts avec plusieurs annulations et des fermetures de studios.

Une industrie qui ne va pas bien

Sony affiche de très jolis résultats, la PS5 est la console la plus rentable de son histoire, mais malgré tout, le marché du jeu vidéo peine. Celui des consoles a tendance à stagner plutôt que croître. Et les coûts de développement explosent.

Les Etats-Unis sont notamment touchés par cela. Développer un jeu vidéo outre-atlantique demande d’importants budgets contrairement à l’Europe de l’Est, par exemple. Comparez simplement Cronos The New Dawn fait par Bloober en Pologne et The Callisto Protocol conçu par Striking Distance, équipe située sur la côte ouest américaine. Le premier a coûté moins de 30 millions d’euros, le second 160 millions de dollars.

Ce n’est pas pour rien si désormais 1/3 des coûts de production vont des studios tiers ; cela fait baisser la facture. De même, on note que les Etats-Unis ont été très touchés par les licenciements ces dernières années —environ 60% des limogeages mondiaux— et désormais, ils ne compte que pour 20% des postes ouverts. En d’autres termes, les éditeurs fuient les Etats-Unis.

Que signifie la fermeture de Bluepoint ?

D’un point de vue joueur, c’est triste de voir un studio avec une telle expertise fermer. D’un point de vue business, ça se comprend. Malheureusement.

Bluepoint ne semblait plus entrer dans les plans de Sony. Le studio n’a pas su proposer un jeu-service convaincant —ce qui est la stratégie actuelle— et il est situé dans une région où les coûts sont élevés. Le couperet paraît logique.

Sous l’ère d’Hermen Hulst, patron des studios PlayStation, seuls les immenses succès semblent compter, au détriment des petites victoires. C’est l’inverse de la philosophie de Shawn Layden, son prédécesseur. L’Américain s’est toujours fait l’avocat de projets variés à travers des budgets mieux maitrisés.

Au cours des dernières années, PlayStation Studios a changé. Il a fait plusieurs acquisitions dans cette optique des jeux-services. Et il a fermé des structures à cause de ces échecs.

En soi, Sony n’a pas abandonné les jeux solo. Mais il souhaite davantage se diversifier. En 2026 Sony prévoit de sortir Saros, Wolverine et la suite de Kena. Et il a publié God Of War Sons Of Sparta il y a quelques jours. Et en matière de jeux multi, Sony a dans les cartons MLB The Show 26, Marathon et Marvel Tokon, en plus de la grosse mise à jour gratuite Legends pour Ghost Of Yotei.

Sony se veut plus exigeant dans ses objectifs de rentabilité. Et désormais, on peut se demander quel sera l’avenir de plusieurs de ses studios. Que se passera-t-il à la fin de l’été si Marathon ne parvient pas à s’imposer ? Quel avenir pour Bend qui n’a pas eu le droit de faire une suite à Days Gone ? Même question pour Media Molecule qui n’a même pas sorti de versions PS5 ou PC pour Dreams

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GTA 6, PS6, Clair Obscur 2 : pourquoi ce podcast avec Thomas Grellier est à ne surtout pas manquer

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GTA 6 va-t-il vraiment changer le jeu ?

À quoi faut-il s’attendre pour la PS6 ?

Et comment un jeu indépendant français comme Clair Obscur a réussi à bousculer l’industrie ?

Dans le nouvel épisode du podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi !, Julien Tellouck reçoit Thomas Grellier pour une discussion passionnante, accessible et ultra éclairante sur le présent — et surtout l’avenir — du jeu vidéo.
Un épisode pensé pour donner des clés de compréhension, pas juste commenter l’actualité.

Un invité rare, une parole claire

Thomas Grellier n’est pas un simple commentateur.
Il a vécu l’évolution du jeu vidéo de l’intérieur, depuis le lancement de la première Xbox en 2000 jusqu’aux enjeux colossaux d’aujourd’hui.

Dans cet épisode, il partage :
• sa vision du marché actuel,
• les coulisses du développement des gros jeux,
• et ce que les joueurs ne voient jamais derrière les annonces spectaculaires.

GTA 6 : pourquoi l’attente est aussi énorme

Impossible de parler jeu vidéo aujourd’hui sans évoquer GTA 6.

Mais au-delà du hype, l’épisode pose les vraies questions :

  • Pourquoi GTA 6 doit être terminé bien avant sa sortie ?
  • Pourquoi la pression autour du jeu est sans précédent ?
  • Et pourquoi il ne peut pas se permettre le moindre faux pas ?

PS6 : ce que l’on peut déjà anticiper

Autre sujet brûlant : la PlayStation 6.

Sans rumeur gratuite ni fantasme, Julien Tellouck et Thomas Grellier analysent les tendances lourdes du marché :

  • évolution des usages,
  • attentes des joueurs,
  • avenir des consoles face au cloud et au cross-platform.

Clair Obscur : la preuve que tout n’est pas qu’AAA

L’épisode met aussi en lumière Clair Obscur, un jeu indépendant français devenu un vrai symbole.

Pourquoi ce succès est important ?

Parce qu’il montre que :

  • l’innovation peut venir de studios plus modestes,
  • le public est prêt à suivre des propositions fortes,
  • et que le jeu vidéo français a un vrai rôle à jouer.

Le podcast avec Thomas Grellier est disponible dès maintenant sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes de streaming audio :

Spotify : https://bit.ly/3Z2bEOZ
Apple Music : https://apple.co/3NVcGd4
Deezer : https://bit.ly/4kchlUi
Amazon Music : https://bit.ly/4bmvzQ1

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Kayane raconte son parcours dans Tant qu’il y aura du Wi-Fi

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Commencer le jeu vidéo à 4 ans, affronter des adultes en tournoi à 9 ans et devenir l’une des figures majeures de l’eSport français : le parcours de Kayane est tout sauf ordinaire.

Dans le dernier épisode du podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi, Kayane se livre sans filtre sur son histoire, ses combats et la réalité du gaming professionnel.

Très tôt plongée dans l’univers des jeux de combat avec Tekken et Soul Calibur, elle découvre un milieu exigeant, souvent hostile, où être une jeune fille n’allait pas de soi. Mépris, soupçons de triche, refus d’inscription aux tournois : Kayane raconte comment ces obstacles ont forgé son mental de compétitrice.

Mais l’épisode va bien au-delà du récit personnel. Elle y dévoile la face cachée de l’eSport, notamment la réalité économique des jeux de combat, loin des clichés sur les cashprizes millionnaires. Même au plus haut niveau, vivre de sa passion demande indépendance, créativité et sens de la communication.

Game One, sponsors, conventions, réseaux sociaux, mentorat… Kayane explique comment elle a construit une carrière durable tout en restant fidèle à ses valeurs.

Elle aborde aussi un sujet essentiel : la place des femmes dans le gaming, avec un discours lucide, nuancé et profondément humain.

Un épisode inspirant et nécessaire pour comprendre ce qu’est vraiment l’eSport aujourd’hui.

Le podcast avec Kayane est disponible dès maintenant sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes de streaming audio :

Spotify : https://bit.ly/3Z2bEOZ
Apple Music : https://apple.co/3NVcGd4
Deezer : https://bit.ly/4kchlUi
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