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Oculus vs Valve: Deux stratégies différentes pour sauver la VR
La Réalité Virtuelle a été présentée comme une révolution. C’est vrai, en matière de jeu vidéo, elle l’est. En revanche, c’est une révolution qui ne prend pas et seule une toute petite partie des joueurs enfile fréquemment un casque sur la tête. Chaque acteur du milieu souhaite que la VR se démocratise. Et pour y arriver, ils optent pour des stratégies différentes, à l’image de Valve et Oculus.

VALVE ou la volonté de proposer du haut de gamme
Quand on aime, on ne compte pas. On met donc le prix, même si celui-ci atteint les 1079€. Pour ce tarif, vous aurez le nouveau casque de réalité virtuelle Valve Index, deux manettes et deux stations de base, permettant de repérer les déplacements du joueur. C’est cher, oui, mais c’est déjà en rupture de stock en ce qui concerne la première salve qui sera livrée dès le 28 juin.
Le Valve Index se présente comme un casque de réalité virtuelle haut de gamme. Il embarque deux écrans LCD 1440×1660 pour une meilleure définition d’image et une réduction du très désagréable effet de grille. Valve affirme aussi proposer une image bien plus nette et un meilleur champ de vision, comparé à la concurrence. Le son fait aussi sa petite révolution avec des écouteurs situés à proximité des oreilles et non collés à celles-ci; Valve déclare alors que cela donne l’impression que le son vient de bien de l’extérieur.

Les manettes Valve Index Controllers sont quant à elle équipées de 87 capteurs. Ceux-ci servent à déterminer la position des mains et des doigts, voire même la pression qu’ils exercent. Les Valve Index Controllers héritent aussi de boutons physiques et d’un joystick pour faciliter les déplacements.
Seuls, le casque Valve Index, les manettes et une station de base sont respectivement proposées à 539€, 299€ et 159€. Il est important de préciser que le Valve Index est compatible avec les stations de base HTC et les manettes HTC Vive. Cela permet d’alléger la facture, mais pas de bénéficier des dernières technologies.

Avec Index, Valve veut proposer la meilleure expérience possible, ce qui se fait de mieux. Mais pour cela, il faut des jeux. L’offre existante est déjà belle, le catalogue actuel possède quelques pépites. Cela ne suffit toutefois pas. La bonne nouvelle est que Valve le sait et développe actuellement un jeu entièrement dédié à la Réalité Virtuelle, prévu pour cette fin d’année. La mauvaise nouvelle est qu’on ignore le nom de ce titre.
Si c’est une Killer-App, elle repose sans doute sur un nom fort, une licence qui a fait ses preuves. Le nom de Half-Life 3 revient souvent, comme à chaque fois. Ça reste néanmoins une série qui a maintenant un certain âge; cela dit, ce ne sont pas les plus jeunes qui s’offriront le Valve Index. Peut-être est-ce alors Portal qui est plus grand public et dont le génie est encore salué de nos jours… Personne ne sait pour le sait mais il faudra vraiment que la maison mère de Steam frappe très fort avec ce titre, si elle veut que la VR décolle pour de bon.
Oculus veut s’affranchir du PC et des fils
Parmi les critiques formulées à l’égard des casques de réalité virtuelle, il y a le prix et les câbles qui gênent. L’Oculus Quest répond à ces deux problématiques en prenant la forme d’un casque autonome. Il fonctionne à batterie et ne nécessite pas d’être relié d’une manière ou d’une autre à un puissant ordinateur. Bref, il suffit simplement d’acheter un Oculus Quest pour découvrir la Réalité Virtuelle. Cela a néanmoins un prix (449€ pour la version 64Go) et il faut ensuite s’offrir les jeux depuis la boutique en ligne du casque.

Et c’est là que c’est intéressant. Oui, l’Oculus Quest, en tant que casque autonome, est bien moins puissant que ces petits copains. Il dispose néanmoins d’une excellente ludothèque. Plus de cinquante jeux sont ainsi compatibles avec ce casque de réalité virtuelle. On retrouve notamment Superhot, Moss, Creed, Dance Central, Robo Recall, Vader Immortal, Rec Room, I Expect You To Die, Thumper… Il s’agit tout simplement de quelques-uns des meilleurs jeux en réalité virtuelle, si on met de côté les exclusivités PSVR.
Et le PSVR dans tout ça?
On aurait presque tendance à l’oublier en écrivant ces lignes: le leader actuel, en matière de Réalité Virtuelle, est bien Sony dont le PSVR a dépassé les 4 millions de ventes. De nouveaux jeux arrivent chaque mois sur le PlayStation Store, mais peu réussissent à faire parler d’eux. Le prochain gros titre VR est, une nouvelle fois, issu des studios internes de Sony: Blood & Truth, soit la version longue de London Heist. Puis il y aura notamment à la rentrée prochaine, Iron Man VR, dont on sait qu’il ne s’agira pas d’une simple expérience mais bien d’un jeu complet.

Ces derniers jours, on a surtout appris que le PSVR serait compatible avec la PS5, et que tous les jeux actuels fonctionneraient sur cette console next-gen. Cela sous-entend deux choses. La première est que le PSVR est là pour durer. La seconde est que Sony n’est pas encore prêt à présenter son successeur. Il y aura forcément un PSVR2, mais il faudra attendre un petit moment. Cela permettra de faire baisser davantage le prix du PSVR actuel —il tourne en ce moment autour des 250€— et de proposer plus tard une véritable évolution. Les casques de réalité virtuelle sont en effet assez onéreux et proposer des révisions tous les ans n’aident pas forcément les gens à franchir le pas…
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Shyvahna se livre sans filtre dans le podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi
Le nouvel épisode de Tant qu’il y aura du Wi-Fi est disponible. Cette semaine, Shyvahna rejoint Julien Tellouck pour une discussion passionnante autour du gaming, du streaming, de Twitch, des réseaux sociaux et des coulisses parfois méconnues du métier de créateur de contenu.
L’épisode est désormais disponible sur YouTube et sur les principales plateformes audio.
Shyvahna : une figure incontournable du gaming
Dans cet épisode inédit, Shyvahna revient sur son parcours, ses débuts dans le jeu vidéo, son évolution dans l’univers du streaming en France, mais aussi les réalités parfois complexes du métier de créatrice de contenu.
Comment construit-on une communauté fidèle sur Youtubeet les réseaux sociaux ? Comment gérer la pression des audiences, les critiques ou encore l’exposition permanente liée à Internet ? Quels sacrifices demande aujourd’hui une carrière dans le gaming et le streaming ?
Autant de sujets abordés sans filtre dans cet échange authentique, drôle et passionnant.
Au programme de cet épisode avec Shyvahna
Au fil de la discussion, plusieurs thèmes forts sont abordés :
- Les débuts de Shyvahna dans le gaming
- Les coulisses du streaming sur Twitch
- La réalité du métier de créatrice de contenu
- Les réseaux sociaux et leur impact sur le quotidien des streamers
- La pression, les critiques et l’envers du décor
- L’évolution du gaming en France et du streaming
- Ses projets à venir
À travers cet épisode de Tant qu’il y aura du Wi-Fi, découvrez une facette plus personnelle et authentique de Shyvahna, loin des clichés sur les streamers et les créateurs de contenu.
Un épisode incontournable pour les fans de gaming et Twitch
Si vous vous intéressez au jeu vidéo, au streaming Twitch, à la création de contenu ou encore aux coulisses des réseaux sociaux, cet épisode devrait retenir votre attention.
Entre anecdotes, confidences et discussions sur les évolutions du secteur, ce podcast offre un regard rare sur une industrie en pleine mutation.
Où écouter l’épisode avec Shyvahna ?
L’épisode est disponible dès maintenant sur YouTube.
Vous pouvez également l’écouter sur les principales plateformes audio, notamment Spotify, Apple Podcasts, Deezer, Amazon Music et la plupart des applications de podcast.
Si vous aimez les discussions autour du gaming, de la tech, des créateurs de contenu, des médias et de la pop culture, découvrez également les autres épisodes de Tant qu’il y aura du Wi-Fi.alement les autres épisodes de Tant qu’il y aura du Wi-Fi.
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Le studio Bungie dans l’incertitude la plus totale
Bungie, le studio derrière les licences Marathon, Destiny et Halo, pourrait connaître dans les prochains jours une importante vague de licenciements.
Cet article s’appuie sur un extrait du Résumé Jeu Vidéo, newsletter hebdomadaire gratuite disponible sur Substack.
En janvier 2022, Sony rachetait Bungie. Cela surprenait pour deux raisons. La première est que rien n’avait fuité malgré six mois de négociations. La seconde est le prix de la transaction : 3,6 milliards de dollars. C’est beaucoup. Certes, à l’époque, Destiny fonctionnait bien, mais cela semblait surpayé. D’autant plus que Bungie conservait alors un fonctionnement autonome. Mais avec le temps, le studio de Seattle a perdu de sa superbe. Et désormais, c’est l’incertitude qui règne.
Destiny 2 s’arrête
Non, les serveurs de Destiny 2 ne fermeront pas. En revanche, n’espérez plus du contenu inédit passé juin 2026.
Bungie a officiellement annoncé cesser le développement de contenus additionnels pour Destiny 2. La dernière mise à jours sortira le 9 juin à travers Monument Of Triumph. Cet événement accessible à tous ajoutera skins et autres combats de boss afin de clore en beauté ce chapitre débuté en 2017.
La suite de Destiny est loin d’être prête
En temps normal, on imaginerait que Bungie souhaite désormais passer à Destiny 3. Bloomberg révèle que ce n’est pas le cas : aucune suite n’est actuellement en chantier.

Les équipes de Destiny ont désormais pour mission de soumettre des idées pour leur prochain jeu. Rien ne dit que ce sera un titre lié de près ou de loin à Destiny. Et surtout, rien n’indique que ce sera validé, explique Bloomberg.
Bungie n’a plus le vent en poupe. Le studio coûte très cher —il est situé à Seattle—, sa valeur a fortement baissé —Sony a annoncé une dépréciation comptable de 765M$— et son dernier jeu, Marathon, déçoit.
Bungie mise tout sur Marathon
Après un report de six mois, Marathon a débuté sa course en mars 2026. Et on ne sait pas dans quel état il la terminera.
Marathon est un extraction-shooter, le nouveau projet d’envergure de Bungie. Sa proposition et sa direction artistique tranchent beaucoup avec ce que l’on peut connaître. Le jeu n’est ni accessible ni accueillant, et cela se ressent sur les ventes.
Bloomberg rapporte que le jeu n’a toujours pas atteint ses objectifs commerciaux. Pire : il a tendance à perdre une partie de sa communauté chaque jour qui passe.
Mais Bungie y croit toujours. Une partie des effectifs de Destiny iront sur Marathon afin de le sauver. Et Bungie a d’ores et déjà annoncé plusieurs changements à venir : des modes PvE, PvP, rendre l’expérience plus facile et attrayante pour les nouveaux venus…

C’est malheureusement classique que des jeux multijoueur connaissent un lancement compliqué. Marathon n’est pas au niveau de Concord ou de Highguard qui ont fermé quelques jours après leur sortie. On pourrait davantage le comparer à Final Fantasy XIV ou Anthem.
Le premier cité a connu plusieurs mois après son lancement un immense lifting qui l’a sauvé et l’a même transformé en succès. Le second cité n’a pas eu cette chance. Bioware a longtemps planché sur une V2 de Anthem, mais Electronic Arts a finalement pris la décision de ne pas financer ce sauvetage.
Quel avenir pour Bungie ?
On ignore totalement ce qui se passera à l’avenir. Bloomberg rapporte toutefois qu’il faut s’attendre à une importante vague de licenciements — celle-ci n’a pas été quantifiée.
Et ensuite ? On peut penser que le studio parviendra alors à s’en sortir et que Marathon connaitra en second souffle. Ou au contraire, on peut être plus pessimiste et miser sur un démantèlement. En fait, ça a déjà commencé, Sony ayant extrait le projet Gummy Bears de Bungie en fondant le studio teamLFG il y a plusieurs mois.
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Nacon, Ubisoft, Quantic Dream… : les studios français vont mal
Le jeu vidéo français traverse actuellement une zone de turbulence. Et que ce soit Nacon, Ubisoft ou Quantic Dream, personne n’est épargné.
Il y a quelques mois, le studio montpelliérain Sandfall Interactive faisait briller la France du jeu vidéo. Clair Obscur : Expedition 33 enchainait alors les récompenses, décrochant même le titre de « jeu de l’année 2025 » dans chacune des cérémonies majeures.
Le succès de cette petite équipe ne peut toutefois effacer le constat suivant : jeu vidéo français va mal.
Nacon ferme ses studios ou tente de les revendre
L’éditeur Nacon a récemment été placé en redressement judiciaire, Big Ben, sa maison mère, étant dans l’incapacité de rembourser un prêt à 8 chiffres.
Pour survivre, Nacon a alors mis en vente Spiders, studio connu pour ses productions AA comme Stellrising ou Greedfall. Aucun acheteur ne s’est toutefois manifesté et le studio sera alors liquidé, lui qui comptait 70 salariés.
Du côté de Kylotonn, le studio réputé pour ses jeux WRC devrait connaître une importante vague de licenciements, touchant près de 2/3 des employés.
Enfin, Midgar Studio est actuellement dans l’incertitude la plus totale. Nacon a officiellement mis en vente cette équipe, et les repreneurs ont jusqu’au 16 juin pour déposer un dossier. Cette structure compte 29 salariés et sortira, si tout se passe bien, le RPG Edge Of Memories en fin d’année.
Quantic Dream annonce une restructuration
Il y a 3 mois, Quantic Dream se diversifiait. Connu pour ses jeux narratifs à choix multiple, le studio lançait en accès anticipé Spellcasters Chronicles, une sorte de MOBA.
Comme tout jeu multijoueur, il avait besoin d’une solide communauté pour fonctionner. Problème : il n’a pas attiré grand monde.
Quantic Dream a alors pris la difficile décision d’annuler ce projet. Il est d’ores et déjà retiré de Steam, et le studio parisien prévoit désormais une réorganisation interne. Cette expression signifie une vague de licenciements. Celle-ci pourrait toucher jusqu’à un quart des effectifs, soit près de 95 personnes dixit le STJV.

Les équipes de Star Wars Eclipse ne seraient pas impactées par ce chamboulement interne. Les rumeurs évoquent cependant un développement qui piétine. Le jeu a été annoncé en 2021 et n’a toujours pas de date de sortie.
Ubisoft accuse de lourdes pertes
Coté en bourse, Ubisoft a présenté ses résultats financiers pour la dernière année fiscale, celle s’étalant d’avril 2025 à mars 2026. L’éditeur a annoncé une perte nette de 1,47 milliard d’euros. C’est beaucoup.
Pour l’exercice 2026-2027, Ubisoft prévoit une nouvelle année difficile, du fait d’un calendrier de sorties assez faible.
L’ancien fleuron du jeu vidéo français espère toutefois se reprendre en 2027-2028 et 2028-2029 grâce à de nouveaux épisodes de Far Cry, Ghost Recon et Assassin’s Creed.
L’interrogation Dontnod
Dontnod n’est pas cité en début d’article car officiellement, le studio parisien n’a pas encore annoncé de mauvaises nouvelles. Cela dit, on se demande si ce n’est pas qu’une question de temps. Les comptes de cette structure voient souvent rouge ; Jusant, Banishers et Lost Records n’ont pas connu les ventes espérées ; et la récente sortie d’Aphelion s’est fait dans un certain anonymat. Il faut dire que le jeu a pas mal déçu la presse avec un petit 64/100 sur Metacritic.
