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E3 2015 : le bilan en 10 points
C’est désormais officiel : le prochain E3 se déroulera du 14 au 16 juin 2016, à Los Angeles. Mais avant de commencer les pronostics sur cette future édition du salon le plus attendu de l’année, il est temps de revenir sur l’E3 2015 à travers un petit bilan en 10 points, forcément issus d’une sélection subjective.
Des fuites à tous les étages
Parfois incomplètes mais souvent justes dans l’ensemble, les fuites (ou leaks en VO) auront rythmé ce pré-E3 quitte à gâcher certaines surprises ou, au contraire, renforcer l’attrait général de cette édition 2015. On pense forcément à l’incroyable triplette The Last Guardian / Remake de Final Fantasy VII / Shenmue 3, mais aussi au jeu Transformers par PlatinumGames, Horizon, les Amiibo Mario 8-bit et Animal Crossing, Hyrules Warriors sur 3DS, Dark Souls III, Destiny The Taken King, Forza 6, Cammy et Birdie de Street Fighter V, Ryu et Roy de Super Smash Bros. . .
La réalité virtuelle et la réalité augmentée restent flous
A l’issue de la conférence Oculus et de l’officialisation du Project StarVR, on voyait déjà cet E3 2015 être celui de la réalité virtuelle. Sur le salon, ces fameux casques étaient bien présents, mais lors de la conférence de Sony, le Project Morpheus est resté bien discret. Une date de sortie précise, un prix? Non, aucun si ce n’est un vague premier semestre 2016. Du côté de Microsoft, on regrette que la firme américaine n’ait pas précisé la nature de son partenariat avec SteamVR. Hololens, son casque de réalité augmentée, a cependant une nouvelle fois fait le show grâce à une démo sur Minecraft. Le concept de projections holographiques reste encore assez abstrait pour une majorité du public et il faudra sans doute attendre d’avoir ces lunettes sur le bout du nez pour mieux en comprendre les atouts, mais dans les faits, cette présentation sur Minecraft fut des plus impressionnantes. Aucune date et aucun prix n’ont été évoqués pour l’Hololens, mais ça, on s’en doutait un peu.
Unravel, la surprise d’Electronic Arts
Sur la scène d’Electronic Arts, le stress de Martin Sahlin était palpable, presque touchant. Il faut dire qu’au milieu du sensationnel Star Wars Battlefront, de Need For Speed et de Mirror’s Edge Catalyst, son jeu Unravel dénote. Ce titre, développé par la petite équipe suédoise Coldwood, prend en effet la forme d’un jeu de plate-forme en 2,5D avec une esthétique rappelant un peu celle de LittleBigPlanet. La spécificité d’Unravel repose sur son héros, Yarny, une peluche (?) en laine qui laisse trainer derrière elle un long fil rouge à mesure qu’elle progresse dans le niveau. Certains y verront une allusion poétique, d’autres retiendront surtout que cela servira à résoudre des puzzles fondés sur la physique du personnage. Un titre extrêmement prometteur.
Microsoft veut vite rattraper son retard
La Xbox One est actuellement sur la deuxième marche du podium et cela ne convient pas à Microsoft qui vise fort logiquement la médaille d’or. Au cours d’une conférence réussie, le constructeur américain a directement encouragé les possesseurs d’une Xbox 360 à faire le grand saut dans le bain de la next-gen en dégainant ses meilleures exclusivités pour cette fin d’année (Halo 5, Forza 6, Rare Replay, Rise Of The Tomb Raider et Gears Of War : Ultimate Edition) tout en donnant un léger aperçu de 2016 (ReCore, Sea Of Thieves et Gears 4). En outre, Microsoft a également annoncé la future commercialisation d’une manette Elite aux boutons interchangeables et l’arrivée de la rétrocompatibilité pour cette fin d’année sur une centaine de jeux.
Sony vise le long terme
Plus courte et plus intense que les précédentes années, la conférence de Sony à l’E3 2015 a été celle des surprises. Shenmue III? C’est oui! Le remake de Final Fantasy VII? C’est oui! The Last Guardian? C’est oui! Il faudra cependant s’armer de patience avant de toucher à ces titres qui débarqueront, pour les 2 premiers, en 2017, et en 2016 pour le dernier cité. 2016, c’est également la date de sortie évoquée pour Horizon, la nouvelle licence de Guerrilla Games reposant sur un monde post-apocalyptique coloré avec des dino-robots, ou encore le fabuleux Uncharted 4 qui a brillament clôturé ce show rondement mené. Vivement l’E3 2016 avec l’officialisation de Half-Life 3 et le retour d’Agent.
Nintendo patine
Alors que les éditeurs tiers ont presque tous abandonné la Wii U, Nintendo ne peut compter que sur lui-même pour faire perdurer sa console de salon. L’an passé, la Wii U avait notamment pu se reposer sur Super Smash Bros et Bayonetta 2, qui avaient respectivement obtenu 92/100 et 91/100 sur Metacritic. Pour ce Noël, les choses s’annoncent plus compliquées à l’image de ce Nintendo Digital Experience où la folie ne se trouvait pas dans la présentation des jeux mais dans des saynettes avec des marionnettes loufoques. Super Mario Maker semble excellent, mais il n’a pas l’aura d’un Mario Galaxy. StarFox Zero a quant à lui une réalisation datée qui risque de lui jouer quelques tours. Xenoblade Chronicles X paraît réussi mais il ne s’agit pas d’une licence très populaire. A noter également la pétition demandant l’annulation de Metroid Prime – Federation Force (3DS) qui recueille actuellement environ 20 000 signatures. Bref, Nintendo semble déjà regarder vers la NX et on se dit qu’un simple trailer de Zelda U aurait pu réhausser le niveau bien que le jeu soit repoussé à une date indéterminée.
Ubisoft voit double
Le rituel est maintenant connu : vers la fin de la conférence d’Ubisoft, le sémillant Yves Guillemot monte sur scène pour révéler un nouveau titre. Au cours, de cette édition 2015, le dirigeant breton est finalement apparu deux fois pour annoncer tout d’abord For Honor, une nouvelle IP proposant des combats violents à l’épée en 4v4, puis pour dévoiler le nouveau Ghost Recon Wildlands, un sandbox taillé pour le coop. Il est toujours intéressant de voir qu’Ubisoft réussit à garder ces projets secrets alors que les Assassin’s Creed fuitent chaque année.
Call Of Duty change de main, Assassin’s Creed aussi
Cet E3 confirme une nouvelle fois la stratégie de Sony pour cette fin d’année : miser sur les remasterisations (God Of War III, Heavy Rain / Beyond Two Souls, Uncharted Collection) alors que 40% des possesseurs d’une PS4 n’ont jamais eu de PS3, et multiplier les accords avec les éditeurs tiers. Destiny? Deal marketing avec Sony? Metal Gear Solid V The Phantom Pain? Idem. Star Wars Battlefront? Aussi. Plus fort, après une courte escapade chez Microsoft, Assassin’s Creed revient chez PlayStation. Encore plus fort, Sony a récupéré l’exclusivité temporaire (30 jours) des DLC de Call Of Duty avec au passage sans doute quelques précieux accords marketing. Du côté de Microsoft, la Xbox One fera à nouveau équipe avec FIFA 16 et bénéficiera d’une exclusivité temporaire sur l’arrivée des mods de Fallout 4 sur console.
Ils n’étaient pas là
La PSVita est apparue seulement quelques secondes au cours d’un simple trailer lors de la conférence de Sony et la caméra Kinect a carrément été oubliée par Microsoft. Il se dit aussi que le développement de Beyond Good & Evil 2 serait en pause —Michel Ancel et d’autres membres clefs d’Ubisoft Montpellier travaillent notamment sur WiLD— et on est déçu de ne pas avoir revu le nouveau jeu de course de Criterion ou bien quelques jeux Capcom. Au hasard, Resident Evil 7 et DmC 2.
- L’échec Kinect (Mai 2014)
Land Of Confusion
Beaucoup de jeux présentés lors de cet E3 restent encore très mystérieux, à l’image de Dreams (MediaMolecule – PS4), No Man’s Sky (PC, PS4) ou ReCore (Xbox One). On apprécie en revanche les initiatives de Square-Enix qui n’a pas hésité à mettre en ligne de longues vidéos de gameplay de Deus Ex Human Divided et de Rise Of The Tomb Raider. En revanche, on aimerait bien avoir des précisions sur le prochain Hitman. Officiellement, lors de son lancement le 8 décembre sur PC, One et PS4, uniquement en dématérialisé, le jeu sera « complet mais pas terminé. » Curieux.
* * *
Bonus musical
Après avoir relancé les ventes de Not Your Kind Of People de Garbage et fait connaître à un public plus large Nuclear de Mike Oldfield, Hideo Kojima a permis à Elegia de New Order, chanson entendue dans le dernier trailer de MGS V, de se hisser dans le classement des meilleures ventes sur iTunes.
I found New Order's "Elegia" ranked in top 5 in iTunes ranking. pic.twitter.com/B1UJrbelsX
— HIDEO_KOJIMA (@HIDEO_KOJIMA_EN) June 16, 2015
A lire également :
- Preview de FIFA 16
- PES 2016 : un trailer, une date de sortie et des infos
- Youtube Gaming, le concurrent de Twitch
- Super Smash Bros : De nouveaux DLC sont disponibles
- Retour sur la conférence E3 2015 de Bethesda
- MGS V : Trailer #1 E3 2015
- MGS V : Trailer #2 E3 2015
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- Naruto Ninja Storm 4 : nouvelle vidéo
- Rise Of The Tomb Raider : une date de sortie
- Sony ne pense pas à la rétrocompatibilité pour sa PS4
- Retour sur le développement de The Last Guardian
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GTA 6 : pourquoi le jeu ne sortira pas sur PC dès le 19 novembre
C’est désormais officiel : GTA 6 ne sortira pas sur PC à son lancement. Une décision qui fait grincer des dents, surtout quand on connaît l’importance du marché PC aujourd’hui. Pourtant, le PDG de Take-Two a donné une explication claire… et stratégique.
Une sortie confirmée… mais uniquement sur consoles
Après plusieurs reports, GTA 6 est attendu le 19 novembre 2026 sur PS5 et Xbox Series.
Mais comme souvent avec Rockstar, les joueurs PC devront patienter. Aucune date n’a encore été annoncée pour cette version, même si elle est quasiment certaine à long terme.
Le PDG de Take-Two s’explique
Strauss Zelnick, PDG de Take-Two, a été très direct :
les consoles représentent encore aujourd’hui le “public cœur” de ce type de blockbuster.
Autrement dit, pour un jeu comme GTA 6, le lancement doit d’abord séduire la base principale de joueurs, historiquement très forte sur PlayStation et Xbox.
Ce choix n’est pas nouveau. Rockstar a toujours privilégié une sortie console avant de proposer une version PC plus tard.
Une stratégie commerciale bien rodée
Derrière cette décision, il y a aussi une logique économique :
- Les lancements console permettent de maximiser l’impact marketing
- Le développement est plus maîtrisé sur un hardware fixe
- Une sortie PC plus tardive permet de relancer les ventes
Ce modèle a déjà fait ses preuves avec GTA V, qui a cartonné sur plusieurs générations… et plusieurs plateformes.
Le poids du marché PC… de plus en plus important
Ce qui rend la situation frustrante, c’est que le PC a énormément évolué.
Selon Take-Two, les ventes PC peuvent aujourd’hui représenter jusqu’à 50 % sur certains jeux, contre seulement 5 % il y a quelques années.
Malgré cela, la priorité reste donnée aux consoles, jugées plus stratégiques pour un lancement mondial.
Une sortie PC quasi inévitable… mais plus tard
Bonne nouvelle : tout indique que GTA 6 arrivera bien sur PC. Mais comme pour les précédents jeux Rockstar, il faudra probablement attendre plusieurs mois voire plus d’un an. Le temps pour le studio d’optimiser le jeu et proposer une version techniquement supérieure.
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French Days 2026 : les meilleures offres gaming et bureautique chez REKT.FR (jusqu’à -25%)
Les French Days 2026 viennent de démarrer et certaines offres attirent déjà l’attention. Chez REKT.FR, spécialiste des chaises gaming et du mobilier de bureau, les réductions montent jusqu’à -25%. Mais ce sont surtout deux modèles précis qui pourraient rapidement tomber en rupture.
Si vous envisagez d’améliorer votre confort de jeu ou de travail, c’est typiquement le genre de promotion à ne pas laisser passer.

Une vague de promos sur les chaises gaming et le bureau
À l’occasion des French Days, REKT.FR met en avant une sélection de produits orientés confort et performance.
Chaises gaming haut de gamme
Sièges ergonomiques pour le télétravail
Bureaux et accessoires
Équipements pour setup complet
L’objectif est clair. Proposer une amélioration immédiate du confort pour tous ceux qui passent plusieurs heures assis chaque jour.
Une chaise XL à prix réduit qui attire déjà l’attention
Premier modèle mis en avant, la REKT Comfort-R Business.
Affichée à 399 euros au lieu de 479 euros, cette chaise se positionne sur un segment premium accessible pendant les French Days.
Ce qui explique son succès.
Une assise large adaptée aux longues sessions
Un dossier haut pour un bon maintien du dos
Des matériaux robustes conçus pour durer
Une utilisation polyvalente pour le gaming et le travail
Ce type de modèle est souvent recherché par ceux qui veulent éviter les douleurs liées à une mauvaise posture.
Une version pastel qui cartonne déjà chez les gamers
Autre offre très visible pendant ces French Days, la REKT ULTIM8 Pastel Pink.
Proposée à 299 euros au lieu de 369 euros avec le code PINKPARADISE, cette chaise mise autant sur le design que sur le confort.
Pourquoi elle plaît.
Un look pastel très tendance sur les setups gaming
Une assise pensée pour les longues sessions
Des réglages ergonomiques complets
Une disponibilité limitée
Ce type de produit attire particulièrement les créateurs de contenu et les joueurs qui soignent leur installation visuelle.
Pourquoi ces offres fonctionnent aussi bien
Si ces promotions rencontrent autant de succès pendant les French Days, ce n’est pas un hasard.
Le marché du gaming et du télétravail a profondément changé ces dernières années. Le confort est devenu un critère central au même titre que les performances techniques.
Une chaise adaptée permet notamment de réduire la fatigue sur les longues sessions, d’améliorer la posture au quotidien, de limiter les douleurs dorsales et d’optimiser la concentration.
Dans ce contexte, les périodes de promotions comme les French Days deviennent des moments clés pour s’équiper à moindre coût.
Des stocks limités pendant les French Days
Comme souvent sur ce type d’événement, les meilleures offres partent rapidement. Les modèles les plus populaires, notamment les chaises gaming design ou XL, sont généralement les premiers concernés.
Si vous aviez prévu d’investir dans un nouveau fauteuil gaming ou une chaise de bureau ergonomique, cette période reste l’une des plus intéressantes de l’année.
Faut-il profiter des French Days chez REKT.FR
Ces offres sont particulièrement pertinentes si vous cherchez à améliorer votre confort quotidien, optimiser votre setup gaming ou bureau, investir dans un équipement durable ou profiter d’un bon rapport qualité prix.
Entre les modèles premium et les versions plus design, REKT.FR propose une gamme suffisamment large pour répondre à différents besoins.
Conclusion
Les French Days 2026 confirment une tendance. Le confort est devenu une priorité pour les gamers comme pour les télétravailleurs.
Avec des réductions allant jusqu’à -25%, certaines chaises REKT pourraient rapidement disparaître des stocks. Une opportunité à saisir pour ceux qui souhaitent améliorer leur installation sans payer le prix fort.

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Test : Saros (PS5) — le soleil est éternel
Saros aurait pu s’appeler Returnal 2. C’est la même chose, en différent ; une expérience similaire, pourtant changée. Comme son ainé, Saros est envoûtant, hypnotisant et fascinant. Mais il est aussi plus accessible sans pour autant être plus facile. Saros est en fait un Returnal à la carte. Et comme le jeu de 2021, il est génial.
Saros est la suite spirituelle de Returnal. C’est un jeu d’action frénétique à la troisième personne. Les déplacements sont fluides et rapides, et il faut bien ça pour éviter les attaques des ennemis. Ils envoient des dizaines voire des centaines de projectiles sur le joueur, ce qui explique pourquoi on compare souvent Saros (et Returnal) à un bullet-hell. Il faut esquiver, parer et absorber toutes ces offensives. Et contre-attaquer. Car en l’état, même s’il y a un peu d’exploration et de plateforme, Saros est avant tout un jeu où on enchaine les arènes et élimine toutes les menaces présentes.
Nouvelle structure pour une nouvelle aventure
Pour mettre à mal tout ce beau petit monde, notre héros — Arjun Devraj de son nom — possède une arme principale (pistolet, fusil d’assaut, fusil à pompe, lance-disques ou arbalète) ainsi qu’une arme secondaire —une puissante attaque nécessitant pas mal d’énergie pour fonctionner.
Sur le papier, l’arsenal manque de variété et Returnal faisait mieux. Dans les faits, les armes ont tellement de variations et de caractéristiques différentes qu’on a finalement un très large choix. Le début de Saros peut d’ailleurs être un peu intimidant, même si relativement facile. Il faut apprivoiser ces armes, comprendre leurs particularités, tout en assimilant le lexique du jeu et ses différents mécanismes.
Returnal était grosso-modo un Rogue-Like. Cela signifie qu’à chaque partie, il fallait partir de zéro puis progresser jusqu’au dernier biome et flinguer le boss final sans aucun checkpoint ou point de sauvegarde. Saros est un Rogue-Lite. Et entre un Rogue-Like et un Rogue-Lite, l’expérience diffère. Car dans un lite, on peut sans cesse améliorer son personnage entre deux runs.
Une sorte d’arbre de compétences est ainsi présent. Il permet d’améliorer sa résistance, sa jauge d’énergie ou les gains d’XP, par exemple. Cela marque une envie de proposer une expérience plus accessible ; en améliorant son personnage, on survit forcément plus longtemps et on progresse davantage. Cela va de pair avec l’introduction d’un portail pour se téléporter directement dans un biome avancé. Plus besoin de se taper tous les niveaux précédents pour aller de l’avant, surtout que le jeu est parfois découpé en mission et impose de revenir à sa base.
Le rôle de l’éclipse
C’est justement dans cette fameuse base que l’on va améliorer son personnage, choisir où se téléporter, et parler avec son équipage. Arjun Devraj n’est pas seule sur cette planète hostile appelée Carcosa. Auparavant, plusieurs expéditions ont eu lieu afin de miner de précieuses ressources. Mais personne n’a semble-t-il survécu. Le scénario repose alors sur cette simple question : que s’est-il passé ? Puis des intrigues plus personnelles apparaissent et prennent le dessus. Au début, il faut s’accrocher pour suivre l’intrigue ; tout est nouveau, tout semble compliqué, et beaucoup de dialogues se veulent cryptique. Vers le dernier tiers de l’aventure, Saros est toutefois plus direct dans ses révélations.

Toute une partie du lore du jeu s’articule sur le soleil, cet astre qui baigne les environnements dans une lumière dorée et s’efface lors des éclipses. Lorsqu’elles apparaissent, l’environnement se modifie, les ennemis sont plus agressifs. C’est le joueur qui déclenche ces éclipses à des endroits bien précis. Soit parce qu’ils souhaite obtenir de meilleurs butins —avec des malus en contrepartie. Soit pour progresser, certains passages ne s’ouvrant qu’une fois le soleil caché.
Artistiquement, Saros est difficilement attaquable. Oui, ses décors sont parfois redondants, mais ils n’en restent pas moins gigantesques, majestueux et d’une impressionnante verticalité. Les paysages sont parfois divins. Saros est beau ; le jeu rayonne et éblouit par certains de ses panoramas. A contrario, les animations d’Arjun Devraj ne sont pas toujours optimales, mais c’est le prix à payer pour ce qui est avant tout un « jeu à gameplay. »
Un gameplay qui s’adapte à chacun
Saros, c’est de l’action débridée, déchainée et endiablée, soutenue par une fluidité exemplaire. On saute, on dashe, on arrose les ennemis, et on déploie son bouclier pour absorber leurs projectiles. C’est exigeant et brutal, et c’est pour ça qu’on aime Saros. Ce n’est pas un jeu pour tout le monde, et ceux qui ont détesté Returnal passeront sans doute leur chemin. Les combats de Saros sont très proches de ceux vécus dans le jeu de 2021. Ce qui change véritablement, c’est sa structure.

Saros propose une expérience simplifiée. On évolue presque par niveau, et il existe une sauvegarde automatique. Rapidement, on débloque également un écran permettant de personnaliser son aventure. Il faut alors équilibrer bonus et malus ; on peut ainsi choisir de cogner plus fort, mais en échange, on perd énormément d’XP si on meurt. Ce sont des dilemmes et rien n’est obligatoire. On peut faire le jeu sans. On peut le faire avec.
Il s’agit d’aides qui ne dénaturent pas la philosophie du jeu. Saros est une expérience grisante, qui resplendit à travers ce sentiment de montée en puissance jouissif. Au fil des heures, on assimile davantage chaque facette du jeu, on maitrise mieux nos armes ; elles gagnent en bonus, et on découvre chaque point faible et fort des ennemis.
Indirectement, ces adversaires sont les stars de Saros. Ils affichent une belle variété, sont surpuissants, imposants et impitoyables. Ils inondent l’écran de boules de couleur. Notre héros en prend plein la figure. Le joueur en prend plein les yeux. C’est un véritable feu d’artifice avec son lot de particules qui subliment ce gameplay délicieusement arcade.
Saros, Returnal, même combat
Au début de l’aventure, Saros surprend. Le jeu est bizarrement facile, tout semble trop mystérieux, il y a plein de mécanismes à assimiler, et la génération des niveaux aléatoire laisse fréquemment apparaître les mêmes « blocs ». Mais plus on joue, plus on découvre un jeu d’une troublante beauté et d’une intensité folle. Rapidement, elles parviennent à faire oublier les maladresses du début. Et au fil des heures —compter entre 15 et 20h pour le boucler—, Saros parvient à s’imposer brillamment à travers son gameplay exceptionnel et son ambiance unique. Saros est une véritable réussite, et cela n’a rien d’étonnant venant d’Housemarque.
Saros est développé par Housemarque et édité par Sony Interactive Entertainment. Jeu disponible le 30 avril en exclusivité sur PS5. Ce test de Saros a été réalisé sur une PS5 normale. PEGI 12.










