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Jeux Facebook : l’interview d’un expert
Il n’y a pas que X-Box, Sony et Nintendo sur la planète jeu vidéo. Désormais -et je ne vous apprends rien- il faudra compter avec Facebook et une nouvelle forme de jeu en ligne qui prend de plus en plus d’ampleur et de parts de marché : le social gaming. Parmi les sociétés françaises qui comptent, il y a Kobojo, la boîte à l’origine de Goobox et qui vient surtout de rencontrer un succès monstre grâce à son PyramidVille, auquel vous n’avez sûrement pas pu échapper non plus. Je me suis donc chargé de rencontrer Vincent Vergonjeanne, co-fondateur de la célèbre société, qui nous parle de son métier et de cette nouvelle façon de penser le jeu vidéo. Interview.
Peux-tu d’abord te présenter et nous parler de ton parcours ?
Mon histoire commence à l’âge de 12 ans. J’ai toujours été programmeur, en fait. Et j’ai passé ma jeunesse à écrire et programmer des jeux vidéo, entre 12 et 19 ans. J’ai créé ma première société à 19 ans justement, une web agency. L’expérience a été courte, mais m’a beaucoup apporté. Après avoir repris mes études et travaillé dans le monde du jeu vidéo mobile, j’ai travaillé pour Microsoft, en Irlande, puis Microsoft Research à San Francisco sur le lancement de Bing aux Etats-Unis (le moteur de recherche de Microsoft, ndr). Et c’est pendant cette période, qu’avec mes deux compères de Kobojo, on a commencé à faire des applications Facebook. La première, Adopt Me, permettait d’adopter des amis, avec un jeu d’enchères virtuelles. Elle est arrivée à 100 000 utilisateurs en un mois et 80 dollars de chiffres d’affaires. On ne se fait donc pas beaucoup d’argent, mais on se dit qu’il y a quelque chose à faire. On fait donc deux, trois applications supplémentaires. Et on lance Petites Questions entre Amis, en décembre 2008, qui a fait un carton francophone : 8 millions d’inscrits en deux mois, 18 millions d’inscrits en un an et demi. Mais on n’arrivait toujours pas à conserver nos utilisateurs. En juin/juillet 2009, on lance Goobox, notre produit phare (avant PyramideVille, ndr). A ce moment-là, on avait beaucoup d’informations sur le social gaming : la cible (les femmes) et une rejouabilité très forte, presque « addictive ». Et cette addiction pourrait jouer en notre faveur pour conserver et faire revenir les joueurs. Au lancement de Goobox, on a donc 3 millions d’utilisateurs en un mois, mais 3 millions d’utilisateurs qui revenaient tous les jours. Ce qui fait une grosse différence. Notamment au niveau de la dépendance à la plate forme (Facebook), et qui fait que justement, nous sommes moins dépendants de Facebook. La monétisation étant notre troisième enjeu, on lance en 2011 notre premier jeu en micro-paiement, Pyramidville.
Pourquoi avoir choisi de te tourner vers Facebook, plutôt que vers le hardcore gaming « classique » ?
Ce qu’on a à Kobojo, c’est une indépendance, qu’on n’aura plus jamais dans le jeu vidéo classique. Il y a une vraie transformation qui s’est faite durant les 20 dernières années. Je me rappelle, quand j’étais gamin, je lisais des magazines, et les studios qui comptaient étaient tous des indépendants qui faisaient leur propres jeux. Il y avait très peu de licences et beaucoup de créations originales, ce qu’on a maintenant dans le social gaming. Il y a ensuite eu une véritable escalade, due à l’internationalisation, à la concurrence et aux nouvelles consoles. Pour entrer dans cette cour, le ticket d’entrée est tellement énorme, que maintenant, les grands studios ne fonctionnent qu’aux hits. Ils se disent: « je vais claquer deux, trois, voire quatre millions d’euros, je prends entre un et quatre ans pour faire mon jeu et je croise les doigts très fort pour que ça marche ». La difficulté est grande et parfois cela ne fonctionne pas, comme pour le Cities XL de Montecristo. L’intérêt du social gaming, pour les développeurs de jeux, c’est l’accès à des joueurs sans avoir à dépenser les mêmes budgets marketing. Et surtout, la capacité de faire un jeu en quelques mois. Tu le mets en ligne et regardes ce qui se passe. Avec un coup de production minimal, tu peux faire un essai, voir si ça marche, te planter, faire la suite, etc. Et malgré le fait que les jeux Facebook deviennent de plus en plus populaires et que de plus en plus de sociétés commencent à s’y mettre, on retrouve chez les concurrents des réflexes du monde du jeu consoles, avec des sociétés qui vont faire des jeux Facebook en un an, un an et demi. Et j’ai envie de leur dire : « Pourquoi vous faites ça ? N’ayez pas peur, essayez ». C’est vraiment un nouveau métier… Une nouvelle manière de penser le jeu vidéo, qui peut être difficile à appréhender pour les seniors du métier, qui sont à la recherche de la perfection à tout prix. C’est un peu pour ça qu’on a choisi ce métier, pour cette chance de retour immédiat, cette proximité avec le marché et de prise de risque mesuré.
Quelle est la clé du succès d’un jeu sur Facebook ?
Il y a le simple fait de ne pas se disperser. On a failli changer à un moment, opter pour d’autres plateformes, mais finalement on s’est rendu compte que notre point fort, c’était une connaissance quasi-parfaite de Facebook. Ce qui marche, ce qui marche pas, nos petites expériences, nos observations. Passer sur une autre plateforme, c’est foncièrement difficile. Mais la clé du succès d’un social game, c’est la viralité. Il y a deux types d’applications : celles qui sont cross-gender, c’est-à-dire destinées à tout le monde. Dans ce cas là, le revenu par utilisateur moyen sera relativement faible. Et le but sera de gagner un peu d’argent grâce à de nombreux utilisateurs. Sinon, on peut aussi faire comme dans le hardcore gaming : s’adresser à une niche, et toucher peu d’utilisateurs mais qui seront mieux monétisés.
Quelles sont les étapes de fabrication d’un social game ?
La recette, c’est de d’abord choisir la stratégie et le thème. Une fois que le thème est choisi, il faut également connaître la plateforme et l’intégrer à ton game design. Tu ne peux pas prendre un jeu flash sur le web, le mettre sur Facebook et te dire « Ça va fonctionner ». Tu dois faire en sorte que tes joueurs puissent interagir entre eux. Une fois que le game design est bien cadré, il y a une phase de production. Chez Kobojo on s’efforce à la faire en trois mois. Durant cette période, on va se demander ce qu’on garde dans le jeu, et ce qu’on ne garde pas. Ça ne veut pas dire qu’on va bosser jusqu’à trois heures du matin pendant trois mois. Ça veut juste dire qu’on va découper le produit minimal et lancer le jeu. Et se baser sur les comportements des joueurs, l’analyse et l’hyper-itération. En résumé : stratégie et game design qui inclut bien la plateforme puis développement avec les artistes et développeurs pour finir sur un lancement en beta publique puis un lancement officiel. C’est plutôt classique, en somme.
As-tu l’impression que les constructeurs de jeux de salon tentent en ce moment de rendre le hardcore gaming plus social (PSN, XBLA, création de profils, etc.) ?
Je pense qu’ils tentent plutôt de miser sur la micro-transaction et le free-to-play, que le côté social « facebookien ». La différence avec nos jeux, c’est que ces derniers sont sur un réseau social avec un vrai accès aux utilisateurs. Le truc, c’est que les hardcore gamers ne sont pas des grands partageurs. Je ne pense pas que les constructeurs feront des jeux facebook. Il peut y avoir des petites features pour partager sur facebook, mais ce n’est pas stratégique. C’est vraiment le free to play qui prend des parts de marchés sur le jeu vidéo physique.
Comment imagines-tu le futur du social gaming ?
Je pense que la mobilité, c’est le futur du social gaming. Il sera même cross-devices (tablettes, ordinateurs portables, téléphones mobiles, etc.). Pourquoi pas la télé, même, un jour…
Y-a-t-il un type de jeu que tu rêverais de voir sur Facebook ?
Oui… mais je suis en ce moment en train de le préparer, donc je vais éviter d’en parler ! (rires) On en reparle au mois de septembre… (l’interview a été réalisée en juin 2011, ndr)
Est-ce que tu as toujours le temps de jouer et si oui, à quoi ?
Tyrant de Synapses est aujourd’hui mon jeu préféré sur Facebook. Il s’agit d’un jeu de carte avec des compétences à développer. J’ai aussi beaucoup joué à des jeux de voiture sur Xbox et je joue sur Wii avec ma famille!
Merci !
Pour en savoir plus sur Kobojo :
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Two Point Museum accueille une mise à jour gratuite crossover avec Cult of the Lamb
Two Point Studios et SEGA Europe déploient une mise à jour gratuite du Monde virtuel de Two Point Museum consacrée à Cult of the Lamb, disponible dès maintenant sur PC et consoles.
Two Point Studios et SEGA Europe ajoutent Cult of the Lamb à Two Point Museum avec une mise à jour gratuite du Monde virtuel, disponible dès maintenant sur l’ensemble des plateformes annoncées. Cette collaboration introduit de nouveaux points d’intérêt, des spécimens inédits, des décorations et des mécaniques liées à la « Dévotion » au sein du jeu de gestion.
Un crossover gratuit dans le Monde virtuel
Le Monde virtuel de Two Point Museum sert de carte d’expédition en expansion permanente, pensée pour permettre aux joueurs d’explorer des univers variés afin d’y récupérer de nouveaux spécimens et éléments de décoration. Avec cette nouvelle mise à jour, le jeu accueille l’univers de Cult of the Lamb, le roguelike développé par Massive Monster.
Dans ce contenu, les conservateurs peuvent construire leur propre culte de musée en érigeant un Autel pour collecter la Dévotion des visiteurs. Celle-ci sert ensuite à débloquer des récompenses liées au culte. Plus le culte progresse, plus les visiteurs peuvent devenir des adeptes, générant davantage de Dévotion, du Buzz pour le musée et des offrandes sous forme de dons.
Quatre nouveaux points d’intérêt à explorer
La mise à jour permet de voyager à travers quatre nouveaux points d’intérêt situés dans les terres des faux prophètes de Cult of the Lamb. Les expéditions passent notamment par les Bois sombres, l’Antre de soie et Anura. Ces zones débloquent de nouveaux spécimens, des décorations et des améliorations destinées à renforcer le culte et son influence.
Parmi les éléments exposables dans les musées figurent plusieurs spécimens inspirés de ce crossover, dont le Cercle de tambours, la Statue aux offrandes et le Temple. Ce dernier permet de réaliser des rituels mystiques offrant des avantages au musée en échange de Dévotion.
Contenu ajouté et plateformes concernées
La liste des ajouts annoncés comprend quatre points d’intérêt dans l’univers de Cult of the Lamb, quatre spécimens uniques fabriqués à l’atelier, la présence de Lagneau comme spécimen en liberté, ainsi que de nouveaux rituels, décorations et améliorations. La mise à jour ajoute aussi des avantages pour les membres du personnel les plus investis, qui peuvent grimper dans les échelons du culte pour réduire leurs attentes salariales.
Le contenu est disponible dès maintenant sur Steam, PlayStation, Xbox et Nintendo Switch 2. Aucune information de prix n’a été communiquée pour cette mise à jour, qui est présentée comme gratuite.
Un jeu sorti en 2025
Two Point Museum est le troisième volet de la série de simulation de Two Point Studios, après Two Point Hospital et Two Point Campus. Le studio britannique, fondé en 2016 et basé à Farnham, a lancé Two Point Museum en mars 2025. SEGA Europe assure la distribution européenne du groupe, qui comprend aussi Creative Assembly, Sports Interactive et HARDlight.
Avec ce crossover, Two Point Studios poursuit l’enrichissement du Monde virtuel, après d’autres collaborations déjà intégrées au jeu. De nouvelles informations et contenus peuvent être suivis via les canaux officiels du studio.
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Pokémon JCC : l’extension Méga-Évolution – Règne Delta sortira le 6 novembre avec le retour de Méga-Rayquaza-ex
The Pokémon Company International a annoncé Méga-Évolution – Règne Delta, une nouvelle extension du Jeu de Cartes à Collectionner Pokémon attendue le 6 novembre 2026, avec le retour de Méga-Rayquaza-ex, de nouvelles cartes Stade Légendaire et un lancement anticipé en Avant-première puis sur Pokémon JCC Live.
The Pokémon Company International a annoncé une nouvelle extension du Jeu de Cartes à Collectionner Pokémon (JCC) intitulée Méga-Évolution – Règne Delta. Elle sera disponible à partir du 6 novembre 2026 dans les magasins participants du monde entier.
Le retour de Méga-Rayquaza-ex dans le JCC Pokémon
Cette extension marque le retour de Méga-Rayquaza-ex dans le JCC Pokémon, pour la première fois depuis l’extension XY – Origines Antiques. Le Pokémon Cieux sera accompagné de Méga-Golemastoc-ex, Méga-Sepiatroce-ex et Méga-Sarmuraï-ex.
Parmi les cartes mises en avant figurent aussi de nouvelles cartes Stade Légendaire. Celles-ci associent deux cartes Stade : elles sont traitées comme une seule carte et forment une illustration de grande taille lorsqu’elles sont placées côte à côte. Les boosters contenant une carte Stade Légendaire incluront les deux cartes nécessaires pour composer le stade.
Un set centré sur les cartes rares et les nouvelles stratégies
L’extension comprendra notamment :
- 4 Pokémon-ex Méga-Évolution ;
- 6 Pokémon-ex ;
- 6 cartes Stade à combiner pour recréer trois Stades Légendaires ;
- 14 Pokémon “illustration rare” ;
- 17 Pokémon et cartes Dresseur “ultra rare” ;
- 6 Pokémon et cartes Supporter “illustration spéciale rare”.
L’éditeur indique que les cartes Stade Légendaire ouvriront de nouvelles possibilités tactiques dans les parties.

Disponibilités en physique et en numérique
Méga-Évolution – Règne Delta sera proposée dans les boosters, les Coffrets Dresseur d’élite et diverses collections, dans les magasins participants du monde entier.
Avant la sortie en boutique, des tournois d’Avant-première seront organisés dans le cadre du programme Play! Pokémon à partir du 24 octobre 2026, dans les magasins indépendants participants.
La version numérique arrivera ensuite sur l’application JCC Pokémon Live le 5 novembre 2026, soit un jour avant la sortie sur table. Elle sera accessible sur iOS, Android, macOS et Windows. Les joueurs pourront y collectionner les nouveaux Pokémon-ex Méga-Évolution, combattre avec eux et recevoir des bonus en jeu en se connectant à l’application.
Ce qu’il faut retenir
Avec Méga-Évolution – Règne Delta, le JCC Pokémon prépare une nouvelle extension qui remet Méga-Rayquaza-ex au premier plan, tout en introduisant les cartes Stade Légendaire et plusieurs cartes rares. Le lancement mondial est fixé au 6 novembre 2026, précédé d’un accès anticipé en tournoi dès le 24 octobre et d’une arrivée sur JCC Pokémon Live le 5 novembre.
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Pokémon Pocket accueillera un booster à thème consacré à la Team Rocket le 27 août
The Pokémon Company annonce l’arrivée, le 27 août, de L’Ambition de la Team Rocket dans Pokémon Pocket, avec des cartes inédites, des événements en jeu dès le 28 août et une vidéo de présentation prévue le 21 août.
The Pokémon Company a annoncé l’arrivée imminente de L’Ambition de la Team Rocket, un nouveau booster à thème pour Pokémon Pocket. Ce contenu centré sur la célèbre organisation malfaisante sera disponible à partir du 27 août 2026 dans le Jeu de Cartes à Collectionner Pokémon Pocket.
Un booster à thème autour de la Team Rocket
Ce nouveau booster mettra en avant des illustrations montrant la Team Rocket en train de préparer ses mauvais tours, ainsi que des interactions entre ses sbires et leurs Pokémon. Certaines cartes porteront aussi le fameux emblème R de l’organisation.
The Pokémon Company précise qu’une vidéo dédiée sera mise en ligne le 21 août à 13 h 00 UTC sur la chaîne YouTube officielle de Pokémon, afin de donner un aperçu de cette extension à venir.
Des événements en jeu étalés sur plusieurs semaines
Plusieurs événements accompagneront le lancement du booster et s’échelonneront de fin août à fin septembre :
- Objectifs spéciaux de la Team Rocket : du 28 août à 06 h 00 UTC au 29 septembre à 05 h 59 UTC, avec des missions spéciales permettant d’obtenir des Tickets louches de la Team Rocket.
- Événement insigne L’Ambition de la Team Rocket : du 28 août à 06 h 00 UTC au 10 septembre à 05 h 59 UTC, pour décrocher des insignes à l’effigie de la Team Rocket selon le nombre de victoires remportées contre d’autres joueurs.
- Événement butin Lokhlass de la Team Rocket : du 10 septembre à 06 h 00 UTC au 20 septembre à 05 h 59 UTC, avec des combats solo spéciaux donnant accès à des Boosters promo de la série B, vol. 12.
- Événement pioche miracle : du 19 septembre à 06 h 00 UTC au 29 septembre à 05 h 59 UTC, avec des cartes promo de Feunnec et Mistigrix dans la pioche miracle. Des missions permettront aussi d’obtenir un ticket boutique évènement échangeable contre une carte promo en boutique.
Disponibilité et conditions
Les dates et durées des événements sont annoncées comme susceptibles d’être modifiées. Des informations complémentaires sur les conditions de participation seront communiquées dans les actualités en jeu.
Pokémon Pocket est disponible sur les plateformes mobiles compatibles, et davantage d’informations sur le jeu sont accessibles via l’univers officiel Pokémon.

