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PS5: Quelles exclus à son lancement et pour plus tard?

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Sony présentera officiellement la PlayStation 5 et une partie de ses jeux le jeudi 4 juin à 22h00. Pour la next-gen, Sony n’adopte pas la même stratégie que Microsoft. Le constructeur japonais compte miser des exclusivités uniquement disponibles sur PS5 afin d’exploiter au mieux des caractéristiques de cette nouvelle machine. Maintenant la question que l’on se pose tous est: quelles exclusivités pour la PS5? Comme on est vraiment trop sympa’, on a décidé de sortir notre boule de cristal pour y répondre.

Spider-Man 2, God Of War 2, Horizon 2…

Sur PS4, Sony a renouvelé son catalogue d’exclusivités. Le Japonais ne voit pas ces jeux comme des one-shot mais comme des franchises. Il y aura donc des suites, si ce n’est plus comme des séries TV ou des films.

On va faire simple: Marvel’s Spider-Man, Horizon Zero Dawn, Days Gone et God Of War auront une suite sur PlayStation 5. Il y a deux raisons à cela: ce sont des titres qui se sont très bien vendus et qui se terminent sur des cliffhangers.

Concevoir un jeu vidéo prend toutefois beaucoup de temps. Il faut même compter entre 3 et 5 ans, voire plus. Cela dit, c’est créer une nouvelle licence qui prend du temps. Il y a tout à faire, et il faut vérifier que chacune des mécaniques fonctionne bien. Produire une suite est, en théorie, plus simple.

Spider-Man PS4 a souvent été utilisé par Sony pour montrer l’intérêt du SSD de la PS5.

Horizon Zero Dawn est sorti le 1er mars 2017. God Of War date d’avril 2018. Marvel’s Spider-Man a tissé sa toile en septembre 2018. Et Days Gone a débarqué en avril 2019. Ça donne forcément quelques indices pour la suite. Il est difficile d’imaginer un lancement de la PS5 avec God Of War: Ragnarok, par exemple. En revanche, il est fort probable que Horizon 2 arrive assez rapidement.

Il ne serait pas non plus étonnant que Spider-Man 2 sorte pour Noël 2021. Aux Etats-Unis, le premier épisode a fait un véritable carton. Sortir cette suite pour le premier vrai Noël de la PlayStation 5 permettrait sans doute de s’assurer de solides ventes. Puis en 2022, il y aurait peut-être God Of War 2 avec notamment un duel entre Kratos et Thor. Un an plus tard, Deacon St. John viendrait enfourcher sa moto pour une suite de Days Gone. Et en 2024, ce serait Ghost Of Tsushima 2. Sur le papier, ça semble possible mais une nouvelle fois, ce ne sont que des suppositions et ça paraît même trop logique, trop simple.

Le cas Guerrilla Games

Horizon Zero Dawn a dépassé les 10 millions de ventes depuis son lancement en février 2017. Pour une nouvelle franchise, c’est un immense performance. Derrière ce projet, on retrouve Guerrilla Games. Le studio amstellodamois était alors abonné aux Killzone, des FPS très linéaires au succès commercial plus modeste.

Avec Horizon, Guerrilla a passé un cap. Le studio européen a créé un jeu avec une identité forte dans un genre très apprécié; ce n’est pas pour rien si Microsoft compte produire un Fable 4. Guerrilla est aussi le créateur du Decima, ce moteur qu’il a ensuite prêté à Hideo Kojima pour Death Stranding. Quand on voit le rendu de ce dernier par une équipe peu habituée à travailler dessus, on n’ose imaginer le rendu de Horizon 2 sur PS5.

Horizon Zero Dawn date de 2017. Depuis, le Decima Engine a notamment été utilisé par Death Stranding.

C’est néanmoins sur PC que l’on s’apprête à revoir le Decima. Il y a tout d’abord le portage de Death Stranding (édité par 505 Games) et celui de Horizon Zero Dawn, pour cet été. Non, Sony ne compte pas basculer toutes ses exclusivités sur PC. Il souhaite toutefois leur offrir une seconde vie, et les faire connaître le plus possible, alors qu’une suite est en préparation. Les dernières rumeurs évoquent un Horizon 2 avec des ambitions colossales, et sans doute le budget qui va avec. Il semble acquis que l’on verra Horizon 2 au cours d’un des événements dédiés à la PlayStation 5.

Difficile de dire si cette suite sera prête pour le lancement de cette console next-gen. Horizon 2 n’aura alors que 3 ans et demi de développement; le DLC The Frozen Wilds (sept. 2017) ne compte pas car il a été conçu par une petite équipe. A l’image d’un inFamous Second Son, ce pourrait être un jeu disponible au cours de la fenêtre de lancement de la PS5, fin mars par exemple. Les mêmes rumeurs au sujet d’Horizon évoquent néanmoins l’existence possible d’un jeu de taille modeste, mettant en avant le coop. Cet avant goût pourrait alors servir à faire patienter avant l’arrivée d’Horizon 2, finalement bien plus tard.

Face à de telles ambitions, Guerrilla Games a largement gonflé ses effectifs, passant de 250 à 450 développeurs. Horizon 2 demande de grandes ressources, mais une seconde équipe a également été formée. A la tête de celle-ci, on retrouve Simon Larouche. Le multi de Killzone 2? C’est lui. Rainbow Six Siege? C’est également lui.

De nouvelles licences en préparation?

On ignore encore sur quoi bosse l’équipe de Simon Larouche depuis deux ans et demi. Avec un tel CV, on devrait se diriger vers un FPS multijoueur. Ou bien est-ce ce fameux jeu Horizon coopératif? Si c’est bien un FPS multi, Guerrilla aurait alors la possibilité de créer une nouvelle licence (IP), ou bien d’en utiliser une appartenant à Sony. Il y a Killzone, forcément, mais aussi SOCOM qui pourrait s’offrir un reboot.

Vers un The Last Of Us 3 ou une nouvelle licence?

En matière de nouvelle IP, le candidat le plus sérieux est Naughty Dog. Maintenant que le développement de The Last Of Us: Part II touche à sa fin, le studio californien doit travailler sur son mode multijoueur. Mais ensuite, que fera-t-il? Une nouvelle suite à TLOU? Un Uncharted 5? On serait tenté de dire qu’une nouvelle licence est en gestation.

Précisons au passage que chez Naugnty Dog, tout laisse à pense qu’il n’y a qu’une équipe. Une fois Uncharted The Lost Legacy (2017) fini, tout le staff est parti sur The Last Of Us: Part II. On parle là du duo de Game Director Anthony Newman et Kurt Margeneau. Quant à Shaun Escayg, le directeur créatif de The Lost Legacy, il a été recruté par les Avengers.

Les deux autres candidats à la création de nouvelles licences sont MediaMolecule et Japan Studio. Le premier cité vient de sortir Dreams. Il va le soutenir, mais une autre production est sans doute en chantier. Quant au studio nippon, il héberge plusieurs équipes avec lesquelles il a sorti les jeux Knack 1 & 2, Gravity Rush et Astro Brot.

Silent Hill fera-t-il son retour sur PlayStation 5?

Il se dit qu’un reboot de Silent Hill —par l’équipe de Gravity Rush— serait actuellement en développement. Konami a démenti mais les rumeurs sont tenaces. Et quand on sait que c’est le père du premier Silent Hill qui superviserait le jeu, on a envie d’y croire.

Enfin, chez Santa Monica, la suite de God Of War est en développement, mais peut-être qu’une nouvelle licence est également en préparation. Cory Barlog (GOW 2, reboot de GOW) a ainsi déclaré qu’il aimerait concevoir quelque chose de nouveau à l’avenir.

Insomniac, le dernier studio racheté par Sony

Lorsque Sony a racheté Insomniac Games en août 2019, il a mis les mains sur un talent, un savoir faire. C’est un studio qui a toujours travaillé sur de grandes licences, sans pour autant les posséder: Spider-Man, Ratchet & Clank, Spyro, Resistance… Il semble acquis qu’Insomniac planche sur une suite de Marvel’s Spider-Man.

Ce studio a toutefois souvent mené plusieurs projets en même temps. Le premier Spider-Man est sorti en septembre 2018, après quatre année de développement. Le remake du premier Ratchet & Clank (2016) a donc été conçu en parallèle, au même titre que plusieurs jeux VR.

On aimerait beaucoup que Ratchet & Clank accompagne le lancement de la PS5.

Sur le papier, Ratchet & Clank pourrait être un excellent jeu de lancement de la PS5. Après tout, le dernier épisode (2016) était magnifique, et a conquis la presse et les joueurs. C’est même l’épisode qui s’est le plus vite vendu. N’oublions pas non plus que Ratchet & Clank est une franchise tout public, qui plait aux plus jeunes comme aux plus adultes. Et c’est autrement plus intéressant que Knack.

Quand on compare les crédits de Ratchet & Clank et ceux de Marvel’s Spider-Man, on note toutefois beaucoup de noms en commun à des postes clés. Mais bon, quand on sait que Ratchet & Clank a été fait en moins d’un an, on se dit que c’est possible. Mais une nouvelle fois, c’est une supposition et une non une affirmation.

La PlayStation 5 sera compatible avec le PSVR

Sony a écoulé 5 millions de casques de réalité virtuelle. Le PSVR n’est pas un gros succès pour Sony, mais ce n’est pas non plus un échec. A l’avenir, il devrait continuer à le soutenir, voire même à lui offrir une révision. Différents brevets ont été déposés, mais il difficile de croire qu’on verra rapidement ce PSVR 2.

En attendant, on sait que ce casque sera compatible avec la PS5. Malgré les limitations techniques du PSVR —résolution de l’écran, repérage dans l’espace—, on peut s’attendre à des titres très immersifs grâce au gain de puissance de la PlayStation 5.

D’ici quelques jours Resident Evil 8 pourrait être officialisé pour une sortie début 2021. Ce serait un jeu multiplateforme et même à cheval sur deux générations de consoles, et compatible PSVR.

Mais pour plus tard, trois studios Sony sont capables de sortir de gros jeux en réalité virtuelle. Il y a Japan Studio, via la Team Asobi, les créateurs de l’excellent Astro Bot. On compte ensuite sur Insomniac qui a livré plusieurs exclusivités de qualité pour Oculus. Et enfin, London Studio. Ce dernier, outre SingStar PS4, a conçu PlayStation VR Worlds et le très bon Blood & Truth. Là encore, on s’attend à une suite.

Historiquement, Japan et London Studio ont souvent été mandatés par Sony pour mettre en avant les nouveautés technologiques des consoles PlayStation et de ses accessoires. Outre les jeux VR, il y a aussi eu Playroom, par exemple. On se demande donc si l’un de ces studios ne prépare pas une application liée à la DualSense. A l’aide de son retour haptique ou de ses gâchettes bénéficiant de différents degrés de résistance, on peut facilement imaginer des mini-jeux. Et après tout, c’est ce qu’a fait Nintendo avec 1, 2, Switch.

Des exclusivités PS5 de la part de studios tiers

Il y a les studios First Party qui appartiennent à un constructeur. Les Second Party sont quant à eux indépendants mais bossent essentiellement avec le même constructeur. Quant aux Third Party, ils ne produisent que des jeux multi-plateforme. A moins que quelqu’un ne signe un gros chèque pour une exclusivité.

Les futures exclu’ de la PS5 ne viendront pas uniquement de ses studios internes. Sony va s’associer avec d’autres équipes. Sur PS4, LittleBigPlanet 3 a été fait par Sumo Digital, et Death Stranding par Kojima Productions. Sony peut aussi acheter des exclusivités auprès de petits studios indépendants. On attend toujours d’en savoir plus sur WiLD (par Michel Ancel) tandis que récemment, Illfonic a sorti Predator: Hunting Grounds.

On ne sait pas si Sony va retravailler avec Hideo Kojima. Etrangement muet ces derniers jours sur Twitter, ce dernier déclare que Death Stranding s’est suffisamment bien vendu pour générer des profits. En revanche, un projet sur lequel il travaillait a été annulé.

On attend également d’en savoir davantage sur Bluepoint. Cette équipe travaille actuellement sur un remake pour la PlayStation 5. Pour rappel, Bluepoint est notamment l’auteur de l’excellent remake de Shadow Of The Colossus, ou des remasters de la trilogie Uncharted. Les rumeurs disent que le studio Texan travaille sur Demon’s Souls, dont la licence appartient à Sony. C’est un jeu hardcore, celui qui est à l’origine de la mode des Souls-Like. La PS4 avait Bloodborne, alors peut-être que la PS5 héritera à nouveau de Demon’s Souls.

Le jeu de Bluepoint semble très important pour Sony. Lorsque la compagnie japonaise a ouvert ses portes à Wired pour officialiser la PS5, c’est uniquement ce studio qui a pu s’exprimer. On ne serait donc pas surpris de voir ce futur jeu au cours de cet été, et même une sortie au lancement de la machine.

Supermassive Games (Until Dawn, Man Of Medan) a également confirmé travailler sur des jeux exclusifs aux consoles PlayStation. Housemarque a de son côté annoncé plancher sur une nouvelle licence dans le cadre d’un titre AAA. On ne sait pas qui a signé ce projet mais ce studio finlandais a souvent été proche de Sony (Dead Nation, Super Stardust, Resogun, Alienation, Matterfall, Nex Machina). Dans le même genre, Ready At Dawn (The Order 1886, Lone Echo) et Arrowhead (Gauntlet, Helldivers) ont des liens forts avec Sony et bossent chacun sur un gros projet.

Un studio secret à San Diego sur un jeu d’action-aventure?

Il y a trois studios dont nous n’avons pas parlé. Le premier est San Diego. Depuis des années, il est assigné à la série des MLB: The Show, un jeu de baseball très populaire aux Etats-Unis. Parfois, cette équipe tente de nouvelles choses, mais ça reste des one-shots (ModNations Racers, Kill Strain…). Elle devrait être assez occupée à l’avenir puisque, à la suite d’un accord avec la ligue de baseball, MLB: The Show va devenir multiplateforme.

Deuxième studio: Polyphony Digital. Cela fait deux ans et demi que Gran Turismo Sport est sorti et qu’il enrichi son contenu à coup de mises à jour. On se dit que c’est sur PS5 que l’on verra enfin Gran Turismo 7. Celui-ci est sans doute en développement depuis pas mal de temps maintenant et on ne serait pas étonné s’il devait rapidement sortir du garage. Bien sûr, une présence sous une forme ou autre au lancement de la PS5 est possible. Et ça nous donnerait alors un sacré duel avec Forza MotorSport 8.

Enfin, c’est un secret de polichinelle: Sony a bâti il y a deux ans un nouveau studio dans la région de San Diego. Cette structure travaille en collaboration avec une équipe appartenant à Sony. Dans les offres d’emploi, on apprend qu’il est important d’être familiarisé avec les jeux d’action-aventure à la troisième personne. Ces quelques mots font forcément penser à Uncharted, mais là encore, rien n’est sûr.

Il y a beaucoup de fois le mot rumeur ou un usage immodéré du conditionnel dans ces lignes. Il n’y a rien d’officiel, et encore moins les dates données au début. Prenez simplement cet article comme un gros récapitulatif des forces de Sony en matière d’exclusivités. Il est évident que les gros jeux PS4 auront des suites. Et il y aura des surprises. La deuxième équipe au sein de Guerrilla est avérée, par exemple. Et Sony n’est pas très performant sur le segment des FPS/TPS multijoueur. Mais les plans peuvent changer.

A l’époque, après God Of War 3, Sony Santa Monica a longtemps travaillé sur une nouvelle licence sur PS4. Celle-ci a été annulée, ce qui a entrainé une vague de licenciements. Créer un jeu vidéo est très compliqué, très difficile. Certains jeux prennent du retard, d’autres sortent dans les temps. C’est pour cette raison qu’il est difficile de prévoir le futur calendrier des sorties de jeux PS5. Mais quand on fait le bilan, on note que pas mal d’équipes bossent sur cette console next-gen depuis un bon petit moment. Et c’est sans doute ça le plus important.

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Le plaisir de se perdre : quand l’exploration devient plus importante que la mission principale

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Les meilleurs souvenirs de jeu vidéo ne sont presque jamais ceux des missions principales. Ce sont les détours imprévus, les zones découvertes par hasard, les moments où le joueur s’écarte du chemin tracé pour suivre sa propre curiosité. Cette dynamique, longtemps considérée comme un effet secondaire du design en monde ouvert, s’est imposée comme l’élément central de l’expérience pour de nombreux joueurs. Les concepteurs qui l’ont compris ajustent désormais leurs créations en conséquence, en investissant autant dans les périphéries de la carte que dans le tracé narratif principal. Cette transformation mérite une analyse attentive parce qu’elle reflète une compréhension plus fine de ce qui produit l’attachement durable au jeu.

Pourquoi la mission principale ne suffit plus

La mission principale d’un jeu remplit une fonction structurante mais elle a ses limites. Elle impose un rythme, des objectifs, des contraintes narratives qui ne correspondent pas toujours à ce que le joueur a envie de vivre dans le moment présent. Un joueur qui a passé sa journée à suivre des consignes au travail n’a pas forcément envie de suivre des consignes le soir dans son loisir, même quand ces consignes sont enveloppées dans une fiction agréable, comme le rappellent les longues réflexions consacrées à la liberté du joueur dans les blogs spécialisés.

L’exploration libre offre l’expérience inverse. Le joueur décide où aller, ce qu’il veut explorer, à quel rythme avancer. Cette liberté restaurée produit un type de plaisir que les missions structurées ne peuvent pas offrir, et beaucoup de joueurs constatent qu’ils retournent dans leurs jeux préférés non pas pour progresser dans l’histoire mais pour passer du temps dans leurs mondes. Les minecraft ps3 jeux ont popularisé cette dynamique auprès du grand public, et leur succès durable est l’un des meilleurs indicateurs de la valeur que les joueurs accordent à cette liberté.

La géographie comme contenu à part entière

Les meilleurs jeux d’aventure traitent la géographie comme un contenu à part entière plutôt que comme un simple support pour les missions. Chaque zone a son identité visuelle, son ambiance sonore, ses détails environnementaux qui récompensent l’observation. Le joueur qui prend le temps d’explorer trouve dans cette densité un plaisir comparable à celui de la lecture, où chaque page contient quelque chose qui mérite l’attention indépendamment de l’intrigue principale.

Cette densité ne s’improvise pas. Elle représente un investissement massif des équipes de conception qui peuplent les zones avec des éléments narratifs, des références cachées, des micro-histoires qui ne sont pas nécessaires à la mission principale mais qui transforment la simple promenade en exploration enrichissante. Les jeux qui réussissent cet investissement créent des mondes que les joueurs habitent vraiment, par opposition aux mondes qu’ils traversent simplement pour atteindre le prochain objectif.

Les récompenses émotionnelles de la dérive

L’exploration libre produit des récompenses émotionnelles différentes de celles que les missions structurées peuvent offrir. La surprise de trouver une zone inattendue. La satisfaction d’avoir résolu un puzzle environnemental sans y avoir été dirigé. La beauté d’un paysage découvert sans intention. Ces moments ne s’accumulent pas dans un compteur de progression mais ils s’inscrivent dans la mémoire du joueur avec une intensité que les récompenses calculées par les concepteurs n’atteignent pas.

Les neurosciences commencent à expliquer pourquoi ces moments produisent un attachement aussi fort, des mécanismes vulgarisés en détail dans les dossiers consacrés au système de récompense cérébral. Le système de récompense du cerveau réagit différemment aux découvertes spontanées qu’aux récompenses anticipées. La dopamine libérée lors d’une découverte inattendue produit une trace mnésique plus durable que celle des récompenses programmées. Les concepteurs qui comprennent ce mécanisme structurent leurs jeux pour multiplier les opportunités de surprise, sachant que c’est dans ces moments que l’attachement se construit.

Les conséquences sur la conception narrative

L’importance prise par l’exploration force les concepteurs à repenser leur approche narrative. Une histoire linéaire qui suppose que le joueur suivra le rythme prévu ne fonctionne plus dans un jeu qui encourage activement les détours. Les meilleurs scénaristes du médium ont développé des techniques pour rendre leurs récits compatibles avec des parcours non linéaires, en utilisant des indices distribués dans l’environnement, des conversations contextuelles, des fragments d’histoire qui s’assemblent dans n’importe quel ordre.

Cette flexibilité narrative est l’une des innovations les plus intéressantes des dernières années. Elle produit des histoires qui ne se déroulent pas mais qui se révèlent, dans un ordre qui dépend des choix du joueur. La même fiction peut être vécue de manière radicalement différente par deux joueurs sans qu’aucun ne se sente confronté à une histoire incomplète. C’est une forme d’écriture qui n’a aucun équivalent dans les médiums précédents.

Le défi des concepteurs face à l’exploration

Concevoir un jeu qui récompense vraiment l’exploration est plus difficile que ce que les présentations marketing suggèrent, une nuance soulignée dans les longues critiques publiées sur les mondes ouverts modernes. Le danger principal est le vide qui peut s’installer dans les zones secondaires si le concepteur n’y a pas investi suffisamment de contenu. Le joueur qui explore une zone et n’y trouve rien d’intéressant retire la leçon que l’exploration n’est pas récompensée, et cesse d’explorer dans la suite de la partie.

Les meilleurs concepteurs maintiennent une densité de récompense suffisante pour que chaque exploration produise quelque chose, même modeste. Une vue spectaculaire. Un dialogue inattendu avec un personnage secondaire. Un objet utile sans être essentiel. Cette politique de récompense systématique demande des budgets de développement importants mais elle produit l’attachement durable qui justifie ces budgets sur le long terme.

Pourquoi les rejouabilités s’allongent

Les jeux qui récompensent l’exploration produisent des durées de jeu qui dépassent largement ce que les missions principales suggèrent. Un jeu dont l’histoire principale dure quarante heures peut occuper un joueur passionné pendant plusieurs centaines d’heures grâce à l’exploration. Cette extension de la durée de vie est précieuse économiquement pour les studios et culturellement pour les joueurs qui s’attachent à leurs mondes préférés.

Les communautés qui se forment autour de ces jeux développent des cultures d’exploration qui amplifient encore le phénomène. Les joueurs partagent leurs découvertes, leurs cartes annotées, leurs théories sur les éléments cachés. Cette dimension sociale prolonge la vie du jeu bien au-delà de ce qu’une expérience purement individuelle permettrait, et elle crée un type d’engagement communautaire que les jeux à mission stricte ne génèrent presque jamais.

Ce que les voyages physiques nous enseignent sur les voyages virtuels

Une analogie utile éclaire le plaisir de l’exploration vidéoludique. Les voyageurs expérimentés savent que les meilleurs souvenirs d’un voyage ne sont presque jamais ceux de l’itinéraire planifié. Ce sont les détours imprévus, les rencontres fortuites, les lieux découverts en se perdant. Cette sagesse millénaire des voyageurs s’applique avec une précision étonnante aux jeux vidéo en monde ouvert. Le joueur qui suit son intuition et accepte de s’écarter du chemin tracé reproduit dans son loisir numérique l’attitude qui a toujours distingué les vrais voyageurs des touristes pressés, et il en retire les mêmes types de satisfaction profonde que les voyages physiques bien menés peuvent offrir à ceux qui acceptent de s’y abandonner.

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Acheter des kamas sur Dofus : le guide pour progresser plus vite en 2026

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Dans l’univers de Dofus, le temps est une ressource presque aussi précieuse que les kamas eux-mêmes. Entre le farm, la montée des métiers et la chasse aux ressources rares, se constituer une véritable fortune virtuelle peut vite ressembler à un second travail. Pourtant, la monnaie du jeu reste au cœur de quasiment toutes les activités. Voici un tour d’horizon complet pour comprendre le rôle des kamas, savoir où les obtenir sereinement, et découvrir pourquoi un serveur comme Draconiros fait autant parler de lui.

À quoi servent vraiment les kamas ?

Dans Dofus, les kamas sont le moteur de toute l’économie. Sans eux, impossible de s’équiper correctement, de monter ses métiers ou de rivaliser en PvP. Ils ouvrent l’accès aux meilleurs objets de l’hôtel des ventes, permettent d’investir dans des ressources rares et de financer ses projets les plus ambitieux. La règle est simple : plus on progresse, plus les besoins augmentent — et plus la pression sur le porte-monnaie virtuel se fait sentir.

Concrètement, les kamas servent à :

  • équiper son personnage avec des panoplies de très haut niveau ;
  • monter rapidement ses métiers de récolte et d’artisanat ;
  • acheter montures, familiers et consommables divers ;
  • investir et spéculer intelligemment à l’hôtel des ventes.

Acheter ses kamas en toute sérénité

Pour les joueurs qui manquent de temps, l’achat de kamas est devenu une solution courante. L’essentiel est de privilégier un service fiable, rapide et discret, afin d’éviter les mauvaises surprises. C’est précisément ce que propose une boutique spécialisée comme acheter des kamas Dofus, avec une livraison en quelques minutes et un accompagnement assuré par un support dédié. L’objectif n’est pas de brûler les étapes, mais de se concentrer sur ce qui plaît vraiment : explorer, combattre, accomplir des quêtes ou défier d’autres joueurs en arène.

Avant tout achat, quelques réflexes s’imposent : vérifier la réputation du vendeur, choisir un mode de paiement sécurisé et rester prudent face aux messages suspects en jeu. Un service sérieux ne vous demandera jamais de rendre vos kamas une fois la livraison effectuée — tout message en ce sens doit être signalé.

Draconiros, un serveur à part

Impossible de parler d’économie sans évoquer les serveurs. Parmi les serveurs Unity, Draconiros s’est imposé comme l’un des plus actifs du jeu. Sa population importante et sa communauté dynamique en font un terrain idéal pour les amateurs d’échanges et de commerce. Sur un serveur aussi vivant, les prix évoluent en permanence, les opportunités se multiplient et chaque transaction peut faire la différence.

Cette effervescence présente un vrai avantage : il est plus simple de trouver ce que l’on cherche, de revendre ses ressources au bon prix et de suivre les tendances du marché. En contrepartie, elle exige un minimum de stratégie pour ne pas se laisser distancer par la concurrence, surtout lorsqu’on débute sur le serveur.

Bien dépenser ses kamas, la vraie clé

Posséder des kamas, c’est bien ; savoir les utiliser, c’est mieux. Les joueurs les plus efficaces planifient leurs dépenses : ils investissent d’abord dans l’équipement qui débloque du contenu, puis dans les métiers qui génèrent des revenus, avant de se faire plaisir avec le cosmétique. Cette logique évite de gaspiller sa fortune et permet de progresser de manière régulière, sans repartir de zéro à chaque nouvelle extension.

En 2026, Dofus reste un savant équilibre entre patience, stratégie et plaisir. Que l’on choisisse de farmer chaque kama ou d’optimiser son temps autrement, l’important est de garder le contrôle de son aventure. Comprendre l’économie du jeu et bien choisir son serveur, comme Draconiros, demeure le meilleur moyen de tirer le maximum de chaque session — et de redécouvrir, encore et toujours, le plaisir d’évoluer dans le Monde des Douze.

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Nintendo Direct 9 juin 2026 : toutes les annonces, toutes les vidéos du Summer Game Fest

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Nintendo est le dernier constructeur à prendre la parole. Ces derniers jours, Sony puis Microsoft ont tapé fort. Ce Nintendo Direct était alors très attendu. D’autant plus que de belles rumeurs l’accompagnaient et qu’il était nécessaire de préciser le calendrier des sorties côté Switch 2. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Nintendo a su être efficace.

Rythm Paradise Groove

Choix curieux, mais pourquoi pas. Ce Nintendo Direct a démarré avec le jeu Rythm Paradise Groove, un titre mêlant mini-jeux (+80) et rythme, forcément. Ça sort le 2 juillet sur la première Switch.

Orbitals

Je dois admettre qu’Orbitals est mon petit chouchou. C’est un peu le It Takes Two avec un skin animé rétro, et ça sort le 3 septembre 2026, uniquement sur Switch 2.

One Piece Grand Gourmet

Rappelant légèrement par moment Dave The Diver, One Piece Grand Gourmet est un jeu très pixelisé demandant de gérer un restaurant. Ça a l’air chouette et ça sort le 23 octobre sur les deux Switch.

Pokémon Pokopia

Carton de ce début d’année, Pokémon Pokopia s’offrira cet été une mise à jour gratuite l’envoyant sous-l’eau, puis des DLC payants avec du contenu supplémentaire.

Fire Emblem : Fortune’s Weave

Très attendu, le nouveau Fire Emblem a désormais une date de sortie: le 17 septembre sur Switch 2.

Xenoblade

Outre des éditions Switch 2 des trois premiers épisodes, Nintendo a révélé un nouveau jeu Xenoblade sous-titré Genesis. Phil Collins aime ça, et il est heureux de savoir que ça sortira l’an prochain.

Nintendo Switch Sports Resort

Nintendo sortira le 22 octobre sur Switch 2 une version améliorée de Switch Sports. Au programme, 12 activités : boxe, ping-pong, tir à l’arc, tennis, volley-ball, bowling, basketball, golf, skateboard, jetski, hydravion, corde à sauter et bataille de pouces (!?).

The Duskbloods

The Duskbloods, le nouveau FromSoftware (Dark Souls, Elden Ring), est toujours une exclusivité Switch 2, et s’offrira un test réseau cet été. Le jeu est en effet présenté comme une expérience multi avant tout.

Splatoon Raiders

Le plein d’infos sur Splatoon Raiders, le spin-off solo de la série à succès de Nintendo. Une présentation plus détaillée aura lieu le 30 juin lors d’un Nintendo Direct dédié.

Kingdom Hearts 4

Square Enix a confirmé que les 3 collections Kingdom Hearts feraient le voyage sur Switch 2 le 8 octobre. Pourquoi faire ça? Pour préparer le terrain pour Kingdom Hearts 4 dont voici un nouveau trailer et la confirmation qu’il sera, au lancement, également disponible sur Switch 2.

Zelda Ocarina Of Time

Conformément aux rumeurs, The Legend Of Zelda : Ocarina Of Time s’offrira un remake en fin d’année. En revanche, mis à part un simple aperçu de Link, on n’a pas vu grand chose. Plus d’informations plus tard.

Mais aussi…

  • Le prochain jeu vidéo Onimusha : Way Of The Sword sera également disponible sur Switch 2 à sa sortie le 25 septembre.
  • Dragon’s Dogma II s’offrira un portage sur Switch 2 le 9 octobre avec en bonus, son extension Dark Arisen très attendue.
  • Même chose pour Stellar Blade qui arrivera sur Switch 2 en fin d’année.
  • Idem pour Rayman Legends Retold, prévu pour le 1er octobre. Pour l’anecdote, le jeu original était, fut un temps, exclusif à la Wii U.
  • Big Walk sortira le 4 août sur Switch 2 ; c’est un jeu d’exploration coopératif tout rigolo.
  • Le jeu d’action en monde ouvert Ninjala 2 : The Uncharted Planet sortira au printemps prochain en exclusivité sur Switch 2.
  • Nintendo propose des défis Donkey Kong à travers plusieurs jeux de la série. Des skins Mario et Luigi sont également proposés dans Bananza.
  • Jujutsu Kaisen Rumble : Survivation est un nouveau jeu dans la veine de Vampire Survivors. Il ajoute un mode duel plutôt intéressant. Prévu sur Switch 2 pour la fin d’année.
  • Lords Of The Fallen II se fraiera lui aussi un chemin sur Switch 2 cet automne.
  • L’édition Complète de Lies Of P sortira sur Switch 2 le 6 août au format numérique.
  • Devil May Cry 5 est également prévu sur Switch 2 dès le 23 juin. C’est bientôt.
  • En 2027, Muramasa passera lui aussi Switch 2.
  • Runscape Dragonwilds sortira sur Switch 2 le 15 septembre.
  • Le party-game Hello Kitty Party Land arrivera le 29 octobre sur Switch 1 et 2, juste avant Halloween donc.
  • Démo de Star Fox disponible.
  • Final Fantasy Resonance est le premier FF en 2D-HD. Prévu pour le 22 octobre sur Switch 1 et 2.
  • Le jeu d’aventure/puzzle Pikuniku 2 sortira l’an prochain sur Switch 2.
  • Nouveau trailer de Dragon Quest Monsters : Le Royaume de Boisflétri qui arrivera le 3 décembre.
  • Le 23 juillet, Nintendo sortira des Joycon bleu et jaune clair pour la Switch 2.
  • Deltarune Chapitre 5 sortira le 24 juin.
  • L’excellent Metaphor : ReFantazio sera porté sur Switch 2 le 12 novembre.
  • Une version Switch 2 de Minecraft arrivera plus tard dans l’année.
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