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PS5: Quelles exclus à son lancement et pour plus tard?

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Sony présentera officiellement la PlayStation 5 et une partie de ses jeux le jeudi 4 juin à 22h00. Pour la next-gen, Sony n’adopte pas la même stratégie que Microsoft. Le constructeur japonais compte miser des exclusivités uniquement disponibles sur PS5 afin d’exploiter au mieux des caractéristiques de cette nouvelle machine. Maintenant la question que l’on se pose tous est: quelles exclusivités pour la PS5? Comme on est vraiment trop sympa’, on a décidé de sortir notre boule de cristal pour y répondre.

Spider-Man 2, God Of War 2, Horizon 2…

Sur PS4, Sony a renouvelé son catalogue d’exclusivités. Le Japonais ne voit pas ces jeux comme des one-shot mais comme des franchises. Il y aura donc des suites, si ce n’est plus comme des séries TV ou des films.

On va faire simple: Marvel’s Spider-Man, Horizon Zero Dawn, Days Gone et God Of War auront une suite sur PlayStation 5. Il y a deux raisons à cela: ce sont des titres qui se sont très bien vendus et qui se terminent sur des cliffhangers.

Concevoir un jeu vidéo prend toutefois beaucoup de temps. Il faut même compter entre 3 et 5 ans, voire plus. Cela dit, c’est créer une nouvelle licence qui prend du temps. Il y a tout à faire, et il faut vérifier que chacune des mécaniques fonctionne bien. Produire une suite est, en théorie, plus simple.

Spider-Man PS4 a souvent été utilisé par Sony pour montrer l’intérêt du SSD de la PS5.

Horizon Zero Dawn est sorti le 1er mars 2017. God Of War date d’avril 2018. Marvel’s Spider-Man a tissé sa toile en septembre 2018. Et Days Gone a débarqué en avril 2019. Ça donne forcément quelques indices pour la suite. Il est difficile d’imaginer un lancement de la PS5 avec God Of War: Ragnarok, par exemple. En revanche, il est fort probable que Horizon 2 arrive assez rapidement.

Il ne serait pas non plus étonnant que Spider-Man 2 sorte pour Noël 2021. Aux Etats-Unis, le premier épisode a fait un véritable carton. Sortir cette suite pour le premier vrai Noël de la PlayStation 5 permettrait sans doute de s’assurer de solides ventes. Puis en 2022, il y aurait peut-être God Of War 2 avec notamment un duel entre Kratos et Thor. Un an plus tard, Deacon St. John viendrait enfourcher sa moto pour une suite de Days Gone. Et en 2024, ce serait Ghost Of Tsushima 2. Sur le papier, ça semble possible mais une nouvelle fois, ce ne sont que des suppositions et ça paraît même trop logique, trop simple.

Le cas Guerrilla Games

Horizon Zero Dawn a dépassé les 10 millions de ventes depuis son lancement en février 2017. Pour une nouvelle franchise, c’est un immense performance. Derrière ce projet, on retrouve Guerrilla Games. Le studio amstellodamois était alors abonné aux Killzone, des FPS très linéaires au succès commercial plus modeste.

Avec Horizon, Guerrilla a passé un cap. Le studio européen a créé un jeu avec une identité forte dans un genre très apprécié; ce n’est pas pour rien si Microsoft compte produire un Fable 4. Guerrilla est aussi le créateur du Decima, ce moteur qu’il a ensuite prêté à Hideo Kojima pour Death Stranding. Quand on voit le rendu de ce dernier par une équipe peu habituée à travailler dessus, on n’ose imaginer le rendu de Horizon 2 sur PS5.

Horizon Zero Dawn date de 2017. Depuis, le Decima Engine a notamment été utilisé par Death Stranding.

C’est néanmoins sur PC que l’on s’apprête à revoir le Decima. Il y a tout d’abord le portage de Death Stranding (édité par 505 Games) et celui de Horizon Zero Dawn, pour cet été. Non, Sony ne compte pas basculer toutes ses exclusivités sur PC. Il souhaite toutefois leur offrir une seconde vie, et les faire connaître le plus possible, alors qu’une suite est en préparation. Les dernières rumeurs évoquent un Horizon 2 avec des ambitions colossales, et sans doute le budget qui va avec. Il semble acquis que l’on verra Horizon 2 au cours d’un des événements dédiés à la PlayStation 5.

Difficile de dire si cette suite sera prête pour le lancement de cette console next-gen. Horizon 2 n’aura alors que 3 ans et demi de développement; le DLC The Frozen Wilds (sept. 2017) ne compte pas car il a été conçu par une petite équipe. A l’image d’un inFamous Second Son, ce pourrait être un jeu disponible au cours de la fenêtre de lancement de la PS5, fin mars par exemple. Les mêmes rumeurs au sujet d’Horizon évoquent néanmoins l’existence possible d’un jeu de taille modeste, mettant en avant le coop. Cet avant goût pourrait alors servir à faire patienter avant l’arrivée d’Horizon 2, finalement bien plus tard.

Face à de telles ambitions, Guerrilla Games a largement gonflé ses effectifs, passant de 250 à 450 développeurs. Horizon 2 demande de grandes ressources, mais une seconde équipe a également été formée. A la tête de celle-ci, on retrouve Simon Larouche. Le multi de Killzone 2? C’est lui. Rainbow Six Siege? C’est également lui.

De nouvelles licences en préparation?

On ignore encore sur quoi bosse l’équipe de Simon Larouche depuis deux ans et demi. Avec un tel CV, on devrait se diriger vers un FPS multijoueur. Ou bien est-ce ce fameux jeu Horizon coopératif? Si c’est bien un FPS multi, Guerrilla aurait alors la possibilité de créer une nouvelle licence (IP), ou bien d’en utiliser une appartenant à Sony. Il y a Killzone, forcément, mais aussi SOCOM qui pourrait s’offrir un reboot.

Vers un The Last Of Us 3 ou une nouvelle licence?

En matière de nouvelle IP, le candidat le plus sérieux est Naughty Dog. Maintenant que le développement de The Last Of Us: Part II touche à sa fin, le studio californien doit travailler sur son mode multijoueur. Mais ensuite, que fera-t-il? Une nouvelle suite à TLOU? Un Uncharted 5? On serait tenté de dire qu’une nouvelle licence est en gestation.

Précisons au passage que chez Naugnty Dog, tout laisse à pense qu’il n’y a qu’une équipe. Une fois Uncharted The Lost Legacy (2017) fini, tout le staff est parti sur The Last Of Us: Part II. On parle là du duo de Game Director Anthony Newman et Kurt Margeneau. Quant à Shaun Escayg, le directeur créatif de The Lost Legacy, il a été recruté par les Avengers.

Les deux autres candidats à la création de nouvelles licences sont MediaMolecule et Japan Studio. Le premier cité vient de sortir Dreams. Il va le soutenir, mais une autre production est sans doute en chantier. Quant au studio nippon, il héberge plusieurs équipes avec lesquelles il a sorti les jeux Knack 1 & 2, Gravity Rush et Astro Brot.

Silent Hill fera-t-il son retour sur PlayStation 5?

Il se dit qu’un reboot de Silent Hill —par l’équipe de Gravity Rush— serait actuellement en développement. Konami a démenti mais les rumeurs sont tenaces. Et quand on sait que c’est le père du premier Silent Hill qui superviserait le jeu, on a envie d’y croire.

Enfin, chez Santa Monica, la suite de God Of War est en développement, mais peut-être qu’une nouvelle licence est également en préparation. Cory Barlog (GOW 2, reboot de GOW) a ainsi déclaré qu’il aimerait concevoir quelque chose de nouveau à l’avenir.

Insomniac, le dernier studio racheté par Sony

Lorsque Sony a racheté Insomniac Games en août 2019, il a mis les mains sur un talent, un savoir faire. C’est un studio qui a toujours travaillé sur de grandes licences, sans pour autant les posséder: Spider-Man, Ratchet & Clank, Spyro, Resistance… Il semble acquis qu’Insomniac planche sur une suite de Marvel’s Spider-Man.

Ce studio a toutefois souvent mené plusieurs projets en même temps. Le premier Spider-Man est sorti en septembre 2018, après quatre année de développement. Le remake du premier Ratchet & Clank (2016) a donc été conçu en parallèle, au même titre que plusieurs jeux VR.

On aimerait beaucoup que Ratchet & Clank accompagne le lancement de la PS5.

Sur le papier, Ratchet & Clank pourrait être un excellent jeu de lancement de la PS5. Après tout, le dernier épisode (2016) était magnifique, et a conquis la presse et les joueurs. C’est même l’épisode qui s’est le plus vite vendu. N’oublions pas non plus que Ratchet & Clank est une franchise tout public, qui plait aux plus jeunes comme aux plus adultes. Et c’est autrement plus intéressant que Knack.

Quand on compare les crédits de Ratchet & Clank et ceux de Marvel’s Spider-Man, on note toutefois beaucoup de noms en commun à des postes clés. Mais bon, quand on sait que Ratchet & Clank a été fait en moins d’un an, on se dit que c’est possible. Mais une nouvelle fois, c’est une supposition et une non une affirmation.

La PlayStation 5 sera compatible avec le PSVR

Sony a écoulé 5 millions de casques de réalité virtuelle. Le PSVR n’est pas un gros succès pour Sony, mais ce n’est pas non plus un échec. A l’avenir, il devrait continuer à le soutenir, voire même à lui offrir une révision. Différents brevets ont été déposés, mais il difficile de croire qu’on verra rapidement ce PSVR 2.

En attendant, on sait que ce casque sera compatible avec la PS5. Malgré les limitations techniques du PSVR —résolution de l’écran, repérage dans l’espace—, on peut s’attendre à des titres très immersifs grâce au gain de puissance de la PlayStation 5.

D’ici quelques jours Resident Evil 8 pourrait être officialisé pour une sortie début 2021. Ce serait un jeu multiplateforme et même à cheval sur deux générations de consoles, et compatible PSVR.

Mais pour plus tard, trois studios Sony sont capables de sortir de gros jeux en réalité virtuelle. Il y a Japan Studio, via la Team Asobi, les créateurs de l’excellent Astro Bot. On compte ensuite sur Insomniac qui a livré plusieurs exclusivités de qualité pour Oculus. Et enfin, London Studio. Ce dernier, outre SingStar PS4, a conçu PlayStation VR Worlds et le très bon Blood & Truth. Là encore, on s’attend à une suite.

Historiquement, Japan et London Studio ont souvent été mandatés par Sony pour mettre en avant les nouveautés technologiques des consoles PlayStation et de ses accessoires. Outre les jeux VR, il y a aussi eu Playroom, par exemple. On se demande donc si l’un de ces studios ne prépare pas une application liée à la DualSense. A l’aide de son retour haptique ou de ses gâchettes bénéficiant de différents degrés de résistance, on peut facilement imaginer des mini-jeux. Et après tout, c’est ce qu’a fait Nintendo avec 1, 2, Switch.

Des exclusivités PS5 de la part de studios tiers

Il y a les studios First Party qui appartiennent à un constructeur. Les Second Party sont quant à eux indépendants mais bossent essentiellement avec le même constructeur. Quant aux Third Party, ils ne produisent que des jeux multi-plateforme. A moins que quelqu’un ne signe un gros chèque pour une exclusivité.

Les futures exclu’ de la PS5 ne viendront pas uniquement de ses studios internes. Sony va s’associer avec d’autres équipes. Sur PS4, LittleBigPlanet 3 a été fait par Sumo Digital, et Death Stranding par Kojima Productions. Sony peut aussi acheter des exclusivités auprès de petits studios indépendants. On attend toujours d’en savoir plus sur WiLD (par Michel Ancel) tandis que récemment, Illfonic a sorti Predator: Hunting Grounds.

On ne sait pas si Sony va retravailler avec Hideo Kojima. Etrangement muet ces derniers jours sur Twitter, ce dernier déclare que Death Stranding s’est suffisamment bien vendu pour générer des profits. En revanche, un projet sur lequel il travaillait a été annulé.

On attend également d’en savoir davantage sur Bluepoint. Cette équipe travaille actuellement sur un remake pour la PlayStation 5. Pour rappel, Bluepoint est notamment l’auteur de l’excellent remake de Shadow Of The Colossus, ou des remasters de la trilogie Uncharted. Les rumeurs disent que le studio Texan travaille sur Demon’s Souls, dont la licence appartient à Sony. C’est un jeu hardcore, celui qui est à l’origine de la mode des Souls-Like. La PS4 avait Bloodborne, alors peut-être que la PS5 héritera à nouveau de Demon’s Souls.

Le jeu de Bluepoint semble très important pour Sony. Lorsque la compagnie japonaise a ouvert ses portes à Wired pour officialiser la PS5, c’est uniquement ce studio qui a pu s’exprimer. On ne serait donc pas surpris de voir ce futur jeu au cours de cet été, et même une sortie au lancement de la machine.

Supermassive Games (Until Dawn, Man Of Medan) a également confirmé travailler sur des jeux exclusifs aux consoles PlayStation. Housemarque a de son côté annoncé plancher sur une nouvelle licence dans le cadre d’un titre AAA. On ne sait pas qui a signé ce projet mais ce studio finlandais a souvent été proche de Sony (Dead Nation, Super Stardust, Resogun, Alienation, Matterfall, Nex Machina). Dans le même genre, Ready At Dawn (The Order 1886, Lone Echo) et Arrowhead (Gauntlet, Helldivers) ont des liens forts avec Sony et bossent chacun sur un gros projet.

Un studio secret à San Diego sur un jeu d’action-aventure?

Il y a trois studios dont nous n’avons pas parlé. Le premier est San Diego. Depuis des années, il est assigné à la série des MLB: The Show, un jeu de baseball très populaire aux Etats-Unis. Parfois, cette équipe tente de nouvelles choses, mais ça reste des one-shots (ModNations Racers, Kill Strain…). Elle devrait être assez occupée à l’avenir puisque, à la suite d’un accord avec la ligue de baseball, MLB: The Show va devenir multiplateforme.

Deuxième studio: Polyphony Digital. Cela fait deux ans et demi que Gran Turismo Sport est sorti et qu’il enrichi son contenu à coup de mises à jour. On se dit que c’est sur PS5 que l’on verra enfin Gran Turismo 7. Celui-ci est sans doute en développement depuis pas mal de temps maintenant et on ne serait pas étonné s’il devait rapidement sortir du garage. Bien sûr, une présence sous une forme ou autre au lancement de la PS5 est possible. Et ça nous donnerait alors un sacré duel avec Forza MotorSport 8.

Enfin, c’est un secret de polichinelle: Sony a bâti il y a deux ans un nouveau studio dans la région de San Diego. Cette structure travaille en collaboration avec une équipe appartenant à Sony. Dans les offres d’emploi, on apprend qu’il est important d’être familiarisé avec les jeux d’action-aventure à la troisième personne. Ces quelques mots font forcément penser à Uncharted, mais là encore, rien n’est sûr.

Il y a beaucoup de fois le mot rumeur ou un usage immodéré du conditionnel dans ces lignes. Il n’y a rien d’officiel, et encore moins les dates données au début. Prenez simplement cet article comme un gros récapitulatif des forces de Sony en matière d’exclusivités. Il est évident que les gros jeux PS4 auront des suites. Et il y aura des surprises. La deuxième équipe au sein de Guerrilla est avérée, par exemple. Et Sony n’est pas très performant sur le segment des FPS/TPS multijoueur. Mais les plans peuvent changer.

A l’époque, après God Of War 3, Sony Santa Monica a longtemps travaillé sur une nouvelle licence sur PS4. Celle-ci a été annulée, ce qui a entrainé une vague de licenciements. Créer un jeu vidéo est très compliqué, très difficile. Certains jeux prennent du retard, d’autres sortent dans les temps. C’est pour cette raison qu’il est difficile de prévoir le futur calendrier des sorties de jeux PS5. Mais quand on fait le bilan, on note que pas mal d’équipes bossent sur cette console next-gen depuis un bon petit moment. Et c’est sans doute ça le plus important.

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Sony : pourquoi la fermeture de Bluepoint Games est tragique… et logique

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Ce jeudi, Sony a annoncé la fermeture de Bluepoint Games, studio auteur de jeux majeurs sur PlayStation. Sur les réseaux sociaux, beaucoup de fans se sont dit attristés par cette nouvelle qui est, hélas, logique.

Qui était Bluepoint Games ?

Bluepoint Games est un studio texan fondé en 2006. Pour son 20ème anniversaire, il fermera ses portes.

Au cours de son existence, cette équipe d’environ 70 personnes a sorti de nombreux portages (Titanfall, PlayStation All-Stars Battle Royal…), remasters (Metal Gear Solid HD Collection, Uncharted Collection, God Of War Collection…) et remake (Shadow Of The Colossus, Demon’s Souls). Bluepoint était connu pour son excellence ; c’est un studio qui ne décevait pas.

En 2021, Sony annonçait le rachat de Bluepoint pour une somme non-dévoilée. Celle-ci ne devait pas être élevée car Bluepoint ne possédait aucune licence ; Sony rachetait là un savoir-faire.

Plutôt que de plancher sur un nouveau remake, Bluepoint aida Sony Santa Monica sur le développement de God Of War Ragnarok. En 2022, l’équipe texane travailla sur son premier jeu original, un jeu-service dans l’univers de God Of War.

En début d’année 2025, ce projet fut annulé comme le rapporta Bloomberg. Et un an plus tard, Sony annonça la fermeture de Bluepoint.

Une génération où les remakes sont légion

Il est toujours triste de voir un studio de qualité fermer ses portes. Il y a également un sentiment d’incompréhension. Bluepoint était réputé pour son expertise en matière de remasters et remakes. Ceux de Shadow Of The Colossus et de Demon’s Souls sont brillants.

Il est étonnant de voir que Sony ne leur a pas demandé de continuer dans cette voie. D’autant plus que cette génération PS5 voit de nombreux remakes sortir, souvent avec un joli succès. De tête, on peut citer Silent Hill 2… Metal Gear Solid Delta… Dragon Quest I, II et III… The Elder Scrolls Oblivion… Final Fantasy VII… Resident Evil 2, 3 et 4…

Les éditeurs acceptent de prendre ces paris car ils s’appuient sur des licences populaires capables de plaire à un nouveau public comme aux nostalgiques. Ce sont également des jeux plus faciles à concevoir car les développeurs peuvent s’appuyer sur les matériaux d’origine.

De nombreux jeux mériteraient un magnifique remake façon Demon’s Souls. Ce dernier était à l’origine un jeu PS3. Sur cette même génération les inFamous, MotorStorm et Uncharted auraient pu bénéficier d’un tel traitement. On peut également se demander pourquoi c’est Sony Santa Monica qui développera le remake de la trilogie God Of War, plutôt que Bluepoint. Sans doute car son sort était déjà scellé.

Sony et le mirage des jeux-service

Depuis plusieurs années, Sony s’est mis en tête de s’imposer dans le milieu des jeux-service, ces titres multijoueurs sans cesse mis à jour et financés grâce aux micro-transactions. Le Japonais affiche un bilan contrasté. De nombreux projets ont été annulés en cours de route, d’autres ont échoué, et certains ont réussi, à l’image de Helldivers ou MLB The Show.

Sony continue d’investir dans ce domaine. On a récemment découvert 4Loop lors du dernier State Of Play ; une semaine avant, il avait officialisé Horizon Hunters Gathering. Et on attend toujours FairGames par Haven, studio racheté en 2022.

Si l’annonce de jeux multi fait souvent froncer les sourcils sur les réseaux sociaux, il faut bien se rendre compte que ceux-ci sont hyper populaires. Prenez simplement les jeux les plus joués chaque semaine ou les jeux les plus vendus en 2025. Tous ces classements sont dominés par des titres multijoueur. Et Sony veut sa part du gâteau. Ce n’est pas grave si plusieurs jeux n’y arrivent pas car un seul succès peut effacer ces échecs.

Résultat, Sony a poussé ses studios à aller dans cette voie, et cela a fait des dégâts avec plusieurs annulations et des fermetures de studios.

Une industrie qui ne va pas bien

Sony affiche de très jolis résultats, la PS5 est la console la plus rentable de son histoire, mais malgré tout, le marché du jeu vidéo peine. Celui des consoles a tendance à stagner plutôt que croître. Et les coûts de développement explosent.

Les Etats-Unis sont notamment touchés par cela. Développer un jeu vidéo outre-atlantique demande d’importants budgets contrairement à l’Europe de l’Est, par exemple. Comparez simplement Cronos The New Dawn fait par Bloober en Pologne et The Callisto Protocol conçu par Striking Distance, équipe située sur la côte ouest américaine. Le premier a coûté moins de 30 millions d’euros, le second 160 millions de dollars.

Ce n’est pas pour rien si désormais 1/3 des coûts de production vont des studios tiers ; cela fait baisser la facture. De même, on note que les Etats-Unis ont été très touchés par les licenciements ces dernières années —environ 60% des limogeages mondiaux— et désormais, ils ne compte que pour 20% des postes ouverts. En d’autres termes, les éditeurs fuient les Etats-Unis.

Que signifie la fermeture de Bluepoint ?

D’un point de vue joueur, c’est triste de voir un studio avec une telle expertise fermer. D’un point de vue business, ça se comprend. Malheureusement.

Bluepoint ne semblait plus entrer dans les plans de Sony. Le studio n’a pas su proposer un jeu-service convaincant —ce qui est la stratégie actuelle— et il est situé dans une région où les coûts sont élevés. Le couperet paraît logique.

Sous l’ère d’Hermen Hulst, patron des studios PlayStation, seuls les immenses succès semblent compter, au détriment des petites victoires. C’est l’inverse de la philosophie de Shawn Layden, son prédécesseur. L’Américain s’est toujours fait l’avocat de projets variés à travers des budgets mieux maitrisés.

Au cours des dernières années, PlayStation Studios a changé. Il a fait plusieurs acquisitions dans cette optique des jeux-services. Et il a fermé des structures à cause de ces échecs.

En soi, Sony n’a pas abandonné les jeux solo. Mais il souhaite davantage se diversifier. En 2026 Sony prévoit de sortir Saros, Wolverine et la suite de Kena. Et il a publié God Of War Sons Of Sparta il y a quelques jours. Et en matière de jeux multi, Sony a dans les cartons MLB The Show 26, Marathon et Marvel Tokon, en plus de la grosse mise à jour gratuite Legends pour Ghost Of Yotei.

Sony se veut plus exigeant dans ses objectifs de rentabilité. Et désormais, on peut se demander quel sera l’avenir de plusieurs de ses studios. Que se passera-t-il à la fin de l’été si Marathon ne parvient pas à s’imposer ? Quel avenir pour Bend qui n’a pas eu le droit de faire une suite à Days Gone ? Même question pour Media Molecule qui n’a même pas sorti de versions PS5 ou PC pour Dreams

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GTA 6, PS6, Clair Obscur 2 : pourquoi ce podcast avec Thomas Grellier est à ne surtout pas manquer

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GTA 6 va-t-il vraiment changer le jeu ?

À quoi faut-il s’attendre pour la PS6 ?

Et comment un jeu indépendant français comme Clair Obscur a réussi à bousculer l’industrie ?

Dans le nouvel épisode du podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi !, Julien Tellouck reçoit Thomas Grellier pour une discussion passionnante, accessible et ultra éclairante sur le présent — et surtout l’avenir — du jeu vidéo.
Un épisode pensé pour donner des clés de compréhension, pas juste commenter l’actualité.

Un invité rare, une parole claire

Thomas Grellier n’est pas un simple commentateur.
Il a vécu l’évolution du jeu vidéo de l’intérieur, depuis le lancement de la première Xbox en 2000 jusqu’aux enjeux colossaux d’aujourd’hui.

Dans cet épisode, il partage :
• sa vision du marché actuel,
• les coulisses du développement des gros jeux,
• et ce que les joueurs ne voient jamais derrière les annonces spectaculaires.

GTA 6 : pourquoi l’attente est aussi énorme

Impossible de parler jeu vidéo aujourd’hui sans évoquer GTA 6.

Mais au-delà du hype, l’épisode pose les vraies questions :

  • Pourquoi GTA 6 doit être terminé bien avant sa sortie ?
  • Pourquoi la pression autour du jeu est sans précédent ?
  • Et pourquoi il ne peut pas se permettre le moindre faux pas ?

PS6 : ce que l’on peut déjà anticiper

Autre sujet brûlant : la PlayStation 6.

Sans rumeur gratuite ni fantasme, Julien Tellouck et Thomas Grellier analysent les tendances lourdes du marché :

  • évolution des usages,
  • attentes des joueurs,
  • avenir des consoles face au cloud et au cross-platform.

Clair Obscur : la preuve que tout n’est pas qu’AAA

L’épisode met aussi en lumière Clair Obscur, un jeu indépendant français devenu un vrai symbole.

Pourquoi ce succès est important ?

Parce qu’il montre que :

  • l’innovation peut venir de studios plus modestes,
  • le public est prêt à suivre des propositions fortes,
  • et que le jeu vidéo français a un vrai rôle à jouer.

Le podcast avec Thomas Grellier est disponible dès maintenant sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes de streaming audio :

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Kayane raconte son parcours dans Tant qu’il y aura du Wi-Fi

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Commencer le jeu vidéo à 4 ans, affronter des adultes en tournoi à 9 ans et devenir l’une des figures majeures de l’eSport français : le parcours de Kayane est tout sauf ordinaire.

Dans le dernier épisode du podcast Tant qu’il y aura du Wi-Fi, Kayane se livre sans filtre sur son histoire, ses combats et la réalité du gaming professionnel.

Très tôt plongée dans l’univers des jeux de combat avec Tekken et Soul Calibur, elle découvre un milieu exigeant, souvent hostile, où être une jeune fille n’allait pas de soi. Mépris, soupçons de triche, refus d’inscription aux tournois : Kayane raconte comment ces obstacles ont forgé son mental de compétitrice.

Mais l’épisode va bien au-delà du récit personnel. Elle y dévoile la face cachée de l’eSport, notamment la réalité économique des jeux de combat, loin des clichés sur les cashprizes millionnaires. Même au plus haut niveau, vivre de sa passion demande indépendance, créativité et sens de la communication.

Game One, sponsors, conventions, réseaux sociaux, mentorat… Kayane explique comment elle a construit une carrière durable tout en restant fidèle à ses valeurs.

Elle aborde aussi un sujet essentiel : la place des femmes dans le gaming, avec un discours lucide, nuancé et profondément humain.

Un épisode inspirant et nécessaire pour comprendre ce qu’est vraiment l’eSport aujourd’hui.

Le podcast avec Kayane est disponible dès maintenant sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes de streaming audio :

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