Connect with us

Jeux Vidéo

Jeu vidéo: 2019 en 10 questions

Publié il y a

le

2019, une grande année pour le jeu vidéo?

D’ici quelques heures, nous serons en 2019. Cette année nous apportera son lot de satisfactions et de déceptions, à l’instar des précédentes. Mais avant de découvrir tout cela en détail, voici toutes les questions que l’on se pose actuellement. On en a sélectionné 10 et c’est déjà pas mal.

Y-aura-t-il des consoles next-gen? (aka nouvelle Xbox et PlayStation 5)

On se trompe peut-être, mais depuis le début, on mise sur l’arrivée de la PlayStation 5 pour 2020 , sans doute en même temps que la prochaine Xbox pour 2020. Mais l’officialisation de ces machines aura-t-elle lieu en 2019? C’est possible. Tout dépend de quand elles sortiront exactement en 2020. Souvent, il y a grosso-modo 6 mois entre l’annonce et la sortie. Si l’heureux événement arrive en mars, alors oui, en 2019, on devrait en entendre parler. Si c’est pour la fin d’année 2020, l’annonce devrait être au printemps de cette année-là.

Il n’y a pas de bonne date pour sortir une console. La PS4 a vu le jour en novembre, et elle cartonne. La Switch est quant à elle arrivée en mars, et elle cartonne aussi.

Ce qui est intéressant à l’heure actuelle, c’est que Sony et Microsoft adoptent chacun deux philosophies différentes. Microsoft joue la carte de la transparence et n’hésite pas à déjà évoquer sommairement ses machines —le nom de code Xbox Scarlett a été entendu à l’E3— tandis que Sony est plus discret. C’est sans doute parce que l’Américain prépare activement l’avenir alors qu’il a perdu cette génération; la Xbox One reste une console qui réalise de solides performances. Au contraire, Sony est le leader et n’a sans doute pas envie de parasiter les ventes de la PS4 en annonçant une PS5.

Mais y aura-t-il des nouvelles consoles en 2019?

La réponse est oui. D’après les rumeurs, Microsoft devrait sortir une Xbox One sans lecteur optique. A l’instar de la PSP Go autrefois, tout se fera donc uniquement en dématérialisé. Cela nous donne quelques indications sur la future Xbox qui devrait, en toute logique, hériter de plusieurs modèles.

Chez Nintendo, il se dit qu’une nouvelle Switch est en préparation. Ce ne serait pas la successeur de cette console portable de salon —elle est encore toute jeune— mais un modèle héritant notamment d’un meilleur écran. Ce ne serait guère étonnant: la DS et la 3DS ont connu de nombreuses versions différentes.

Quant à Sony, il n’y a aucune rumeur actuellement. Mais on se dit qu’il ne serait pas si étonnant de voir débarquer une révision de la PS4 Pro dans un format un peu plus compact.

L’E3 sera-t-il décevant?

Ah bah ça… Ça risque d’être assez spécial car on sera dans une période de transition. Beaucoup planchent déjà sur des jeux next-gen et on ne sait pas s’ils pourront être montrés. On a également la certitude que Sony n’y sera pas; on suppose qu’il ne veut pas remontrer à nouveau les mêmes jeux. Un constructeur en moins, c’est forcément dommage. Cela dit, ça devrait permettre à Microsoft de briller davantage. L’Américain a une occasion en or pour se relancer et on est très curieux de découvrir ce qu’il a préparé pour cet événement qui reste majeur.

Quelle année pour Electronic Arts?

On aurait pu choisir un autre éditeur (au hasard Bethesda) mais finalement, notre choix se porte sur Electronic Arts. En soi, l’entreprise américaine réalise chaque année de solides bénéfices mais son action en bourse a pas mal chuté ces derniers mois. La preuve que tout ne se déroule pas comme prévu. Fin 2017, EA avait été confronté au lancement polémique de Star Wars Battlefront 2 (fichus lootboxes) et la fermeture de Visceral Games (RIP Dead Space). En 2018, le gros jeu d’Electronic Arts était Battlefield V dont plusieurs indicateurs semblent indiquer que ce FPS n’a pas connu le succès espéré. On mettra ça sur le dos des couacs de communication, l’intérêt pour les anciennes guerres qui est passé et un contenu assez faible.

Et justement, en 2019, Battlefield V se devra de relever la tête. Après tout, c’est un jeu construit sur le modèle du Game As A Servicece qui plaît beaucoup à EA— et des mises à jour ne vont pas tarder à débarquer. Au printemps, c’est Firestorm qui aura pour tâche de relancer l’intérêt du jeu. Firestorm, c’est la vision du Battle Royale par DICE. Quand on voit la popularité actuelle de Blackout, on se dit qu’Activision a eu raison de rendre disponible ce mode dès la sortie de Black Ops 4

Le plus grand défi d’Electronic Arts en 2019, ce sera surtout de réussir à imposer Anthem. Repoussé de plusieurs mois, il est maintenant attendu pour le 22 février 2019, histoire de clore l’année fiscale en beauté. Enfin ça, en théorie. Anthem a un gros potentiel, on sent qu’il a été bâti comme le Destiny-Killer, mais peut-il vraiment être ce gros succès commercial? Des vidéos diffusées, Anthem a un petit côté générique. La future démo de fin janvier aura donc son rôle à jouer pour convaincre les foules. Ce sera aussi l’occasion de redorer le blason de Bioware qui, après Andromeda, ne peut se permettre de rester sur un échec. Au passage, Anthem est conçu par les équipes à l’origine de le Trilogie Mass Effect et non Andromeda.

On suppose qu’Electronic Arts sortira aussi du garage un nouveau Need For Speed —les précédents n’étaient pas exceptionnels— et, surtout, Star Wars: Jedi Fallen Order. Ce jeu d’action est développé par Respawn (Titanfall) sous la houlette de Stig Asmussen, le directeur de God Of War 3. Sur le papier, on y croit énormément. Le jeu devrait en plus avoir la bonne idée de sortir plus ou moins en même temps que Star Wars IX.

Bref, en 2019, EA est l’éditeur à surveiller de près.

Fortnite: stop ou encore?

Fortnite est un jeu de 2017, mais on en a surtout parlé en 2018. Et on en reparlera en 2019. Jusqu’à quand? Ça, personne ne le sait. Ce qu’il faut comprendre, c’est que Fortnite a sans doute déjà atteint son pic de popularité. Désormais, pour Epic Games, il lui faut conserver une solide base de joueurs afin de s’assurer des revenus réguliers. En 2018, ça a plutôt bien marché car la société américaine a engrangé 3 milliards de bénéfice. Pas mal.

En décembre, Fortnite a accueilli une grosse mise à jour ajoutant un mode création, transformant le jeu en mode bac-à-sable. La map continue également d’être modifiée et des défis sont ajoutés, afin de pousser les gens à sans cesse revenir. Mais un effet de lassitude interviendra forcément à un moment ou à un autre.

Il reste néanmoins à Epic Games une grosse carte à jouer: rendre gratuit le mode Sauver le Monde. Ce mode coopératif où des joueurs combattent des ennemis dirigés par l’IA devait passer en Free-To-Play en 2018. Ce sera finalement en 2019. On imagine qu’Epic Games a de grands projets pour ce mode qui pourrait, s’il se débrouille bien, parfaitement relancer la machine Fortnite.

Enfin, pour 2019, on pourrait carrément se demander quel est l’avenir du Battle Royale. PUBG est maintenant disponible sur PS4 (dans un sale état technique), Call Of Duty et Battlefield ont chacun (ou presque) leur propre mode… Le battle royale rentre dans le rang, il n’y a plus ce côté événementiel. Les nouveaux arrivants auront sans doute du mal à se faire une place, à moins de proposer quelque chose de vraiment nouveau.

Quelles exclus Nintendo, Microsoft et Sony en 2019?

Chez Microsoft, on sait qu’il n’y aura pas de Forza Motorsport en 2019. Pourtant, les années impaires, c’est toujours le jeu de Turn 10 qui démarre en trombe. Ça signifie peut-être que le jeu est décalé d’un an pour coïncider avec la future Xbox

Le 15 février 2019, on découvrira Crackdown 3, avec seulement 2 ans de retard. Gears 5 est également prévu pour Noël. Et après? C’est la grosse interrogation. Halo Infinite ne semble pas viser 2019 (et peut-être pas la Xbox One). On ignore sur quoi bossent les nouveaux studios acquis par Microsoft ces derniers mois… C’est le mystère et au petit jeu des pronostiques bien hasardeux, on a envie de miser sur un Age Of Empire 4 jouable à la souris et au clavier sur Xbox One.

Du côté de Sony, il semble certain que Dreams, Days Gone, MediEvil et Concrete Genie sortiront en 2019; quatre jeux dont la hype semble au plus bas, pour le moment. Puis il y a trois inconnus: The Last Of Us Part II, Death Stranding et Ghost Of Tsushima. Il n’y aura pas de la place pour tout le monde en 2019 et il y en aura au moins un qui sera poussé vers 2020. Reste à savoir lequel ce sera.

Il s’agit de la dernière grosse fournée de jeux PS4. Il semble sûr que tous les studios majeurs de Sony sont maintenant sur PlayStation 5. Mais on peut aussi imaginer que des productions moins ambitieuses (coûteuses) seront de la partie en 2019, un peu à l’image du remake de Shadow Of The Colossus, en février dernier.

Enfin, Nintendo est, comme toujours, imprévisible. En théorie, la Switch devrait à nouveau vivre une belle année avec Luigi’s Mansion 3, Fire Emblem: Three Houses, et de nouveaux jeux Bayonetta, Metroid et Pokémon. Là encore, s’il fallait faire des pronostiques, on miserait sur un retour de Mario (façon 3D Land ou Maker) et un Zelda en 2D. Mais bon, si la même année on avait Metroid, Mario, Zelda et Pokémon, ce ferait peut-être un peu trop.

Enfin l’année de la VR?

On l’espère. La VR a besoin de confirmer après avoir connu une jolie année: Astro Bot et Beat Saber sont des titres exceptionnels, WipEout et Firewall de très bonnes expériences… Souvent, les jeux VR sont annoncés au dernier moment. Pour 2019, on évoquera donc uniquement Blood & Truth (la version longue de The London Heist), le mode VR de Ace Combat 7, Wolfenstein: Cyber Pilot (parce que Doom VFR, c’était bien) et Vacation Simulator, par les créateurs de Job Simulator.

Quid du Cloud Gaming?

En 2019, le Cloud Gaming, il est certain qu’on en parlera, mais au final, peu s’y abonneront. Tous les acteurs ont cependant besoin de se positionner sur ce marché qui représente l’un des futurs du jeu vidéo. On devrait aussi beaucoup évoquer la notion même d’abonnement, à l’image du Xbox Game Pass qui propose, pour un petit prix, un immense catalogue de jeux.

Un nouvel acteur peut-il émerger?

Avec le Cloud Gaming, les cartes risquent d’être redistribuées. De nombreuses compagnies liées aux hautes-technologies vont probablement se pencher sur le sujet. Ça ne veut pas dire que ça fonctionnera. Par exemple, la plupart des boxes internet en France proposent du Cloud Gaming, mais qui s’en sert réellement? Peut-être que pour percer, il faut des exclusivités. Ou bien le meilleur service. Il sera intéressant d’observer Google dans ce domaine. Une rumeur évoque une console au nom de code Yeti et récemment, une démonstration de Cloud Gaming a été faite en partenariat avec Ubisoft sur Assassin’s Creed Odyssey.

Et puis n’oublions pas les fabricants de téléphones. Huawei a ainsi annoncé que ses téléphones Honor seront capables de streamer de gros jeux.

Les verra-t-on?
  • Ceux qu’on pensait découvrir aux Game Awards: Project Avengers, le nouveau jeu de Rocksteady…
  • Ça serait cool: Saints Row VI, Tekken X Street Fighter, F-Zero Switch, Splinter Cell, Max Payne
  • Le club des trois: Borderlands 3, Titanfall 3, Shenmue 3, Half-Life 3 et Left4Dead 3…
  • Annonce surprise mais pas trop: Harry Potter Next-Gen, Watch Dogs 3, Extension de Destiny 2…
  • Et d’autres qu’on oublie…

Jeux Vidéo

GTA 6 : pourquoi le jeu ne sortira pas sur PC dès le 19 novembre

Publié il y a

le

C’est désormais officiel : GTA 6 ne sortira pas sur PC à son lancement. Une décision qui fait grincer des dents, surtout quand on connaît l’importance du marché PC aujourd’hui. Pourtant, le PDG de Take-Two a donné une explication claire… et stratégique.

Une sortie confirmée… mais uniquement sur consoles

Après plusieurs reports, GTA 6 est attendu le 19 novembre 2026 sur PS5 et Xbox Series.  

Mais comme souvent avec Rockstar, les joueurs PC devront patienter. Aucune date n’a encore été annoncée pour cette version, même si elle est quasiment certaine à long terme.

Le PDG de Take-Two s’explique

Strauss Zelnick, PDG de Take-Two, a été très direct :
les consoles représentent encore aujourd’hui le “public cœur” de ce type de blockbuster.  

Autrement dit, pour un jeu comme GTA 6, le lancement doit d’abord séduire la base principale de joueurs, historiquement très forte sur PlayStation et Xbox.

Ce choix n’est pas nouveau. Rockstar a toujours privilégié une sortie console avant de proposer une version PC plus tard.

https://dai.ly/xa857o0

Une stratégie commerciale bien rodée

Derrière cette décision, il y a aussi une logique économique :

  • Les lancements console permettent de maximiser l’impact marketing
  • Le développement est plus maîtrisé sur un hardware fixe
  • Une sortie PC plus tardive permet de relancer les ventes

Ce modèle a déjà fait ses preuves avec GTA V, qui a cartonné sur plusieurs générations… et plusieurs plateformes.

Le poids du marché PC… de plus en plus important

Ce qui rend la situation frustrante, c’est que le PC a énormément évolué.

Selon Take-Two, les ventes PC peuvent aujourd’hui représenter jusqu’à 50 % sur certains jeux, contre seulement 5 % il y a quelques années.  

Malgré cela, la priorité reste donnée aux consoles, jugées plus stratégiques pour un lancement mondial.

Une sortie PC quasi inévitable… mais plus tard

Bonne nouvelle : tout indique que GTA 6 arrivera bien sur PC. Mais comme pour les précédents jeux Rockstar, il faudra probablement attendre plusieurs mois voire plus d’un an. Le temps pour le studio d’optimiser le jeu et proposer une version techniquement supérieure.

Continuer à lire

Jeux Vidéo

French Days 2026 : les meilleures offres gaming et bureautique chez REKT.FR (jusqu’à -25%)

Publié il y a

le

Les French Days 2026 viennent de démarrer et certaines offres attirent déjà l’attention. Chez REKT.FR, spécialiste des chaises gaming et du mobilier de bureau, les réductions montent jusqu’à -25%. Mais ce sont surtout deux modèles précis qui pourraient rapidement tomber en rupture.

Si vous envisagez d’améliorer votre confort de jeu ou de travail, c’est typiquement le genre de promotion à ne pas laisser passer.

Une vague de promos sur les chaises gaming et le bureau

À l’occasion des French Days, REKT.FR met en avant une sélection de produits orientés confort et performance.

Chaises gaming haut de gamme
Sièges ergonomiques pour le télétravail
Bureaux et accessoires
Équipements pour setup complet

L’objectif est clair. Proposer une amélioration immédiate du confort pour tous ceux qui passent plusieurs heures assis chaque jour.

Une chaise XL à prix réduit qui attire déjà l’attention

Premier modèle mis en avant, la REKT Comfort-R Business.

Affichée à 399 euros au lieu de 479 euros, cette chaise se positionne sur un segment premium accessible pendant les French Days.

Ce qui explique son succès.

Une assise large adaptée aux longues sessions
Un dossier haut pour un bon maintien du dos
Des matériaux robustes conçus pour durer
Une utilisation polyvalente pour le gaming et le travail

Ce type de modèle est souvent recherché par ceux qui veulent éviter les douleurs liées à une mauvaise posture.

Une version pastel qui cartonne déjà chez les gamers

Autre offre très visible pendant ces French Days, la REKT ULTIM8 Pastel Pink.

Proposée à 299 euros au lieu de 369 euros avec le code PINKPARADISE, cette chaise mise autant sur le design que sur le confort.

Pourquoi elle plaît.

Un look pastel très tendance sur les setups gaming
Une assise pensée pour les longues sessions
Des réglages ergonomiques complets
Une disponibilité limitée

Ce type de produit attire particulièrement les créateurs de contenu et les joueurs qui soignent leur installation visuelle.

Pourquoi ces offres fonctionnent aussi bien

Si ces promotions rencontrent autant de succès pendant les French Days, ce n’est pas un hasard.

Le marché du gaming et du télétravail a profondément changé ces dernières années. Le confort est devenu un critère central au même titre que les performances techniques.

Une chaise adaptée permet notamment de réduire la fatigue sur les longues sessions, d’améliorer la posture au quotidien, de limiter les douleurs dorsales et d’optimiser la concentration.

Dans ce contexte, les périodes de promotions comme les French Days deviennent des moments clés pour s’équiper à moindre coût.

Des stocks limités pendant les French Days

Comme souvent sur ce type d’événement, les meilleures offres partent rapidement. Les modèles les plus populaires, notamment les chaises gaming design ou XL, sont généralement les premiers concernés.

Si vous aviez prévu d’investir dans un nouveau fauteuil gaming ou une chaise de bureau ergonomique, cette période reste l’une des plus intéressantes de l’année.

Faut-il profiter des French Days chez REKT.FR

Ces offres sont particulièrement pertinentes si vous cherchez à améliorer votre confort quotidien, optimiser votre setup gaming ou bureau, investir dans un équipement durable ou profiter d’un bon rapport qualité prix.

Entre les modèles premium et les versions plus design, REKT.FR propose une gamme suffisamment large pour répondre à différents besoins.

Conclusion

Les French Days 2026 confirment une tendance. Le confort est devenu une priorité pour les gamers comme pour les télétravailleurs.

Avec des réductions allant jusqu’à -25%, certaines chaises REKT pourraient rapidement disparaître des stocks. Une opportunité à saisir pour ceux qui souhaitent améliorer leur installation sans payer le prix fort.

Continuer à lire

Jeux Vidéo

Test : Saros (PS5) — le soleil est éternel

Publié il y a

le

Par

Saros aurait pu s’appeler Returnal 2. C’est la même chose, en différent ; une expérience similaire, pourtant changée. Comme son ainé, Saros est envoûtant, hypnotisant et fascinant. Mais il est aussi plus accessible sans pour autant être plus facile. Saros est en fait un Returnal à la carte. Et comme le jeu de 2021, il est génial.

Saros est la suite spirituelle de Returnal. C’est un jeu d’action frénétique à la troisième personne. Les déplacements sont fluides et rapides, et il faut bien ça pour éviter les attaques des ennemis. Ils envoient des dizaines voire des centaines de projectiles sur le joueur, ce qui explique pourquoi on compare souvent Saros (et Returnal) à un bullet-hell. Il faut esquiver, parer et absorber toutes ces offensives. Et contre-attaquer. Car en l’état, même s’il y a un peu d’exploration et de plateforme, Saros est avant tout un jeu où on enchaine les arènes et élimine toutes les menaces présentes.

Nouvelle structure pour une nouvelle aventure

Pour mettre à mal tout ce beau petit monde, notre héros — Arjun Devraj de son nom — possède une arme principale (pistolet, fusil d’assaut, fusil à pompe, lance-disques ou arbalète) ainsi qu’une arme secondaire —une puissante attaque nécessitant pas mal d’énergie pour fonctionner.

Sur le papier, l’arsenal manque de variété et Returnal faisait mieux. Dans les faits, les armes ont tellement de variations et de caractéristiques différentes qu’on a finalement un très large choix. Le début de Saros peut d’ailleurs être un peu intimidant, même si relativement facile. Il faut apprivoiser ces armes, comprendre leurs particularités, tout en assimilant le lexique du jeu et ses différents mécanismes.

Returnal était grosso-modo un Rogue-Like. Cela signifie qu’à chaque partie, il fallait partir de zéro puis progresser jusqu’au dernier biome et flinguer le boss final sans aucun checkpoint ou point de sauvegarde. Saros est un Rogue-Lite. Et entre un Rogue-Like et un Rogue-Lite, l’expérience diffère. Car dans un lite, on peut sans cesse améliorer son personnage entre deux runs.

Une sorte d’arbre de compétences est ainsi présent. Il permet d’améliorer sa résistance, sa jauge d’énergie ou les gains d’XP, par exemple. Cela marque une envie de proposer une expérience plus accessible ; en améliorant son personnage, on survit forcément plus longtemps et on progresse davantage. Cela va de pair avec l’introduction d’un portail pour se téléporter directement dans un biome avancé. Plus besoin de se taper tous les niveaux précédents pour aller de l’avant, surtout que le jeu est parfois découpé en mission et impose de revenir à sa base.

Le rôle de l’éclipse

C’est justement dans cette fameuse base que l’on va améliorer son personnage, choisir où se téléporter, et parler avec son équipage. Arjun Devraj n’est pas seule sur cette planète hostile appelée Carcosa. Auparavant, plusieurs expéditions ont eu lieu afin de miner de précieuses ressources. Mais personne n’a semble-t-il survécu. Le scénario repose alors sur cette simple question : que s’est-il passé ? Puis des intrigues plus personnelles apparaissent et prennent le dessus. Au début, il faut s’accrocher pour suivre l’intrigue ; tout est nouveau, tout semble compliqué, et beaucoup de dialogues se veulent cryptique. Vers le dernier tiers de l’aventure, Saros est toutefois plus direct dans ses révélations.

Toute une partie du lore du jeu s’articule sur le soleil, cet astre qui baigne les environnements dans une lumière dorée et s’efface lors des éclipses. Lorsqu’elles apparaissent, l’environnement se modifie, les ennemis sont plus agressifs. C’est le joueur qui déclenche ces éclipses à des endroits bien précis. Soit parce qu’ils souhaite obtenir de meilleurs butins —avec des malus en contrepartie. Soit pour progresser, certains passages ne s’ouvrant qu’une fois le soleil caché.

Artistiquement, Saros est difficilement attaquable. Oui, ses décors sont parfois redondants, mais ils n’en restent pas moins gigantesques, majestueux et d’une impressionnante verticalité. Les paysages sont parfois divins. Saros est beau ; le jeu rayonne et éblouit par certains de ses panoramas. A contrario, les animations d’Arjun Devraj ne sont pas toujours optimales, mais c’est le prix à payer pour ce qui est avant tout un « jeu à gameplay. »

Un gameplay qui s’adapte à chacun

Saros, c’est de l’action débridée, déchainée et endiablée, soutenue par une fluidité exemplaire. On saute, on dashe, on arrose les ennemis, et on déploie son bouclier pour absorber leurs projectiles. C’est exigeant et brutal, et c’est pour ça qu’on aime Saros. Ce n’est pas un jeu pour tout le monde, et ceux qui ont détesté Returnal passeront sans doute leur chemin. Les combats de Saros sont très proches de ceux vécus dans le jeu de 2021. Ce qui change véritablement, c’est sa structure.

Saros propose une expérience simplifiée. On évolue presque par niveau, et il existe une sauvegarde automatique. Rapidement, on débloque également un écran permettant de personnaliser son aventure. Il faut alors équilibrer bonus et malus ; on peut ainsi choisir de cogner plus fort, mais en échange, on perd énormément d’XP si on meurt. Ce sont des dilemmes et rien n’est obligatoire. On peut faire le jeu sans. On peut le faire avec.

Il s’agit d’aides qui ne dénaturent pas la philosophie du jeu. Saros est une expérience grisante, qui resplendit à travers ce sentiment de montée en puissance jouissif. Au fil des heures, on assimile davantage chaque facette du jeu, on maitrise mieux nos armes ; elles gagnent en bonus, et on découvre chaque point faible et fort des ennemis.

Indirectement, ces adversaires sont les stars de Saros. Ils affichent une belle variété, sont surpuissants, imposants et impitoyables. Ils inondent l’écran de boules de couleur. Notre héros en prend plein la figure. Le joueur en prend plein les yeux. C’est un véritable feu d’artifice avec son lot de particules qui subliment ce gameplay délicieusement arcade.

Saros, Returnal, même combat

Au début de l’aventure, Saros surprend. Le jeu est bizarrement facile, tout semble trop mystérieux, il y a plein de mécanismes à assimiler, et la génération des niveaux aléatoire laisse fréquemment apparaître les mêmes « blocs ». Mais plus on joue, plus on découvre un jeu d’une troublante beauté et d’une intensité folle. Rapidement, elles parviennent à faire oublier les maladresses du début. Et au fil des heures —compter entre 15 et 20h pour le boucler—, Saros parvient à s’imposer brillamment à travers son gameplay exceptionnel et son ambiance unique. Saros est une véritable réussite, et cela n’a rien d’étonnant venant d’Housemarque.

Saros est développé par Housemarque et édité par Sony Interactive Entertainment. Jeu disponible le 30 avril en exclusivité sur PS5. Ce test de Saros a été réalisé sur une PS5 normale. PEGI 12.

Continuer à lire